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TFGA S03 E01 : Montons dans le train de la hype !

Alex semble bien décidé à faire revenir les TFGA à la vie et c’est tout à son honneur. Donc pour cette saison 3, vu que je ne me souviens plus de la numérotation, nous allons donc prendre le train de la hype en jeux vidéo.

De la quoi ? Il est vrai qu’une explication de texte s’impose. « Hype » est un terme anglais désignant un sentiment d’envie chez le joueur, le lecteur ou spectateur, en gros. Pour provoquer cela, il existe une arme redoutable : la communication sous toutes ses formes. Et donc, Alex nous invite dans le wagon «  jeux vidéo » pour un top 5 des jeux pour lesquels les éditeurs ont su se montrer très habiles, ou non. Parfois, cela a fonctionné. Pour d’autres, j’ai été déçu. Préparez vos billets, le voyage va commencer. Voici ma sélection.

Premier arrêt : Chrono Cross, ou comment une intro suffit à éveiller l’intérêt

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Un TFGA sans Chrono Cross, ça vous aurait étonné, je suis sur. Mais ce n’est pas mon RPG favori d’entre tous pour rien, non plus… Ce qui m’a « hypé » pour ce jeu, c’est son introduction. Game One la diffusait de temps en temps dans ses plages de clips, et je dois dire que je trouvais cela magnifique. Un cadre paradisiaque au bord de la mer… Mais je devrai attendre quelques temps avant que je puisse avoir un exemplaire du jeu et qu’il devienne ce qu’il est pour moi…. Quand je dis qu’il a toutes les qualités… Dommage toutefois qu’il m’ait fallu passer par l’import. Allez Square Enix, sortez-le officiellement en Europe !

Deuxième arrêt : Final Fantasy VII, ou une claque un peu inattendue mais je n’ai pas perdu au change

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Une longue histoire avec ce jeu. Je laisse volontiers de côté les pleureuses du style «  ouin, ouin surcoté, ouin, ouin Sephiroth est un émo ». Comment expliquer qu’il ait reçu des notes frôlant la perfection s’il n’avait pas d’immenses qualités ? Et à vrai dire, ce titre ne devait pas être à l’origine mon premier choix. Je m’étais porté sur Tomb Raider II. Mais comme un autre membre de la famille le voulait aussi, j’ai accepté de changer mon choix. Et comme j’étais grand lecteur de magazines papier, je voyais qu’un autre titre avait eu des 97% chez l’un, 19/20 chez un autre, etc. Final Fantasy VII. Il fut pour moi un putain de choc à plusieurs niveaux. Une aventure épique sur 3 CD, un système de combat en béton armé, je le dis, pour moi il n’a qu’un seul défaut : sa traduction en français. Il faut noter que le spot de pub qui a été diffusé en France montre un gros spoiler… Bon, maintenant, tout le monde le connait. Et c’est sans doute parce que j’adore ce jeu que j’ai peur en ce qui concerne le remake actuellement en développement…

Troisième arrêt : Shadow Hearts : Covenant, ou comment un grand jeu de la PS2 est passé inaperçu

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Vous le savez, la série Shadow Hearts a toujours été dans l’ombre d’autres grosses licences du RPG. Et pourtant, elle mérite largement le détour, notamment pour son système de combat qui interdit de s’endormir ou de jouer de manière robotique.

Et c’est avec le deuxième Shadow Hearts que j’ai découvert la série. Pourtant le jeu n’a pas fait l’objet d’une communication monstre. La première fois que je l’ai vu, c’était lors d’un vidéo test du site anglophone GameSpot. Le testeur était enthousiaste, et après visionnage je me suis dit que je ferais bien de le prendre s’il sortait en France. Un peu plus tard, je le vois en test import d’un magazine spécialisé. Finalement, le jeu sort en France, avec des textes traduits. Je n’ai pas regretté mon achat, car il est à mon sens le meilleur jeu de la trilogie et un des meilleurs RPG de la PS2. Une suite, certes, mais quelle suite…

Voie de garage : Final Fantasy XIII : incohérences et mensonges de l’éditeur

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Plus que Final Fantasy XV, que beaucoup décrient, moi, c’est contre  le treizième épisode je garde une dent dure. Pourquoi ? Parce qu’il est très loin des promesses faites par Square Enix, mis à part pour les graphismes. Inutile de nier, le titre est magnifique. Pour le reste, il y a un grand décalage, et c’est ça que j’ai du mal à lui pardonner. A quelques jours de sa sortie en Europe, le réalisateur et le producteur du jeu promettaient monts et merveilles, avec notamment, un monde ouvert, encore plus que dans le douzième qui faisait déjà assez fort dans le domaine. Ah… au vu du résultat final, on a pas du avoir la même conception de « monde ouvert ». FF XIII est un putain de couloir sur 90% de son parcours, et ce n’est pas l’évasion sur Grand Pulse qui me fera changer d’avis tant il y a peu de choses à y faire à part des chasses. Ajoutez à cela un univers incohérent, un scénario limite incompréhensible, un système de combat archi-bourrin, des héros à claquer, notamment Snow avec ses phrases nanardesques à souhait, du style «les vrais héros n’ont pas besoin de plan»… Bref. Quelques jours après, sortait Resonance of Fate. Bien que plus difficile, je l’ai largement préféré. Et le titre aurait pu être premier si un autre n’avait pas non plus eu sa place niveau déception…

Déraillement : Duke Nukem Forever, ou comment une attente de 15 ans finit par mettre à jour les lacunes du développement

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Eh oui. Duke se retrouve premier, mais pas pour de bonnes raisons. Alors que je suis archi-fan de l’épisode 3D, grâce à la variété des armes , dont certaines sont vraiment géniales, la qualité de level-design dans tous les chapitres du jeu, cette suite au développement chaotique qui s’est étalé sur 15 ans est un immense ratage. Oh, je ne m’attendais pas à une merveille graphique, loin de là, mais tout le monde sait que ça ne fait pas tout. Ici, le level design est pauvre, sans imagination, avec des idées mal exploitées. On se contente de suivre des couloirs. De plus, le pauvre Duke ne peut plus porter que deux (2, 1*2, 1+1, vous avez bien lu) armes à la fois. FUCK IT. Le problème, c’est que le jeu a connu un développement chaotique, avec comme point d’orgue la faillite de 3D Realms. Gearbox Software, qui avait repris le projet, s’est juste contenté de le terminer. Pourtant le nouvel éditeur n’a pas manqué de communiquer sur le titre au moyens de vidéos rigolotes… Mais le résultat est archi décevant, et l ‘édition collector une vaste arnaque au vu de ce qui a été proposé. Fail to the King, Baby…

Voilà, c’est tout pour ce TFGA. A bientôt pour un nouvel article et n’hésitez pas à aller voir celle des autres blogueurs ici même ça leur fera plaisir.

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TFGA #24 : Voilà, c’est fini…

« Voilà, c’est fini », chantait Jean-Louis Aubert. Eh bien là c’est pareil, pour le TFGA, auquel Alex a décidé de mettre un terme. J’ai participé à l’aventure pendant un an et demi et je prenais plaisir à vous faire partager ce que j’aimais ou pas. Ce fut une belle expérience et il vaut mieux, effectivement arrêter sur une bonne note (Alex vous explique les raisons ici), mais du coup je ne sais pas quoi faire comme classement… Un sur les meilleures ou pire fins dans les jeux vidéo, selon moi ? Nope, trop classique et risque de spoil majeur pour ceux qui n’y ont jamais joué. En faire un sur les raisons pour lesquelles j’ai participé à l’aventure ? Ça ferait redite par rapport à ce que j’ai écrit il y a pile un an pour son anniversaire. Alors, quoi faire ? Philosopher un peu sur le concept de fin, que tout ce qui commence doit finir, et que même si selon La Fontaine, il faut la considérer en toute chose, peut-être qu’elle n’est qu’un début… Je risque d’en perdre quelques uns en route.

Je ne sais pas, peut-être que le TFGA perdurera par l’entremise d’une autre personne, auquel cas cela ne serait qu’un simple passage de relais…

Alors non, je ne vais pas vous spoiler des fins de jeu. Je vais plutôt choisir les 5 mots ou expressions qui ont compté dans l’aventure TFGA.

5- Écriture

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Le TFGA m’a redonné le goût d’écrire pour faire découvrir des choses aux lecteurs, à un moment où je m’interrogeais vraiment sur comment relancer le blog. Rien que pour ça, merci. Un point court, mais efficace. Et puis, à chacun son style, sa façon d’écrire les choses. J’apprécie un article du moment qu’il est lisible et qu’il n’est pas truffé de fautes. Heureusement, les participants au TFGA savent tous très bien écrire à tel point que je me sens parfois un peu ridicule par rapport à eux.  

4-Deadly Premonition

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Jamais je n’aurai autant parlé du jeu que dans les tops du TFGA, si on exclut la critique faite sur le blog, bien entendu. Le jeu figure dans pas mal de mesTFGA et j’espère que cela vous aura donné l’envie de vous intéresser à ce titre certes clivant, raté d’un point de vue technique mais au scénario qui met une claque à pas mal de ses congénères. D’autant qu’il n’est, du moins pour le moment, pas trop cher, et traduit en français. Alors si vous le voyez sur 360 ou PS3, surtout, n’hésitez pas, et jouez-y jusqu’au bout. Vous vous direz ensuite que celui qui a osé le revendre était un fou.

 

 

3- Libre arbitre

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Si Alex nous donnait un thème défini, sauf pour le TFGA précédent, il nous laissait toutefois carte blanche quant à l’interprétation de celui ci et la façon de le traiter. Résultat : Il y avait autant d’articles que de participants différents. On appelle ça la diversité. Et ça c’est bien, ça prouve que nous avons tous un passé différent dans le domaine des jeux vidéo. me concernant, vous avez pu voir mon amour inconditionnel pour certains jeux, dont celui cité au dessus, les RPG japonais, Sonic et bien d’autres. 

 

 

 

 

2-Découverte

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L’avantage du TFGA c’est qu’il y avait plusieurs participants. Grâce à lui, j’ai découvert des blogs et des articles vraiment très intéressants. J’espère que l’arrêt de ces articles participatifs ne signera pas l’arrêt des blogs, parce que j’espère continuer à les lire encore longtemps et déposer le cas échéant un petit commentaire. C’est dire l’utilité de ce genre de démarche. Et merci à vous qui avez également connu le blog, voire laissé un commentaire grâce à ce concours participatif. Ce point résume bien certains précédents. J’espère  également vous avoir aidé à découvrir des titres, auxquels vous n’aviez pas forcément songé , tout comme vous m’avez fait découvrir des choses. Parce que le mot qui pourrait entrer en corrélation avec « découverte » n’est autre que « échange« .  Et ça j’espère que cela va perdurer encore longtemps.

1-Avenir

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Le TFGA s’arrête en pleine apogée. Certes. Mais si finalement, la fin n’était pas celle d’un début, celle d’autres concepts qui je l’espère réuniront aussi les blogueurs. Et ce d’autant qu’Alex promet d’autres concepts participatifs. Parce qu’il ne faut pas oublier que tant qu’il y aura des blogs, il y aura des moyens de s’exprimer sur les loisirs qu’on aime, notamment les jeux vidéo. Au final, c’est peut être maintenant que tout commence…

 

Au départ, je n’y croyais pas lorsque Alex a annoncé la fin du TFGA. Alors oui, une page se tourne, et je me sens un peu comme lorsque je termine un jeu : avec le sentiment du devoir accompli. Je suis fier d’y avoir participé et j’espère vous avoir fait découvrir des choses. Mais j’ai deux certitudes: la première, c’est que le blog que vous lisez ne s’arrêtera pas, et la deuxième, je vous dis simplement « à bientôt » parce que je suis convaincu que nous serons sûrement amenés à nous revoir.

Bien entendu n’hésitez pas à voir les TFGA finaux de mes collègues blogueurs ici car Alex les rassemble tous. Et si vous alliez souhaiter la bienvenue à Pixel Rose, une nouvelle dans le concept, bien qu’arrivant un peu tard il est vrai ? Comme j’ai dit, une visite fait toujours plaisir. 

TFGA #22 : les 5 péchés capitaux

Depuis qu’il avait proposé aux participants d’avoir le choix des sujets, Alex avait mis le thème «  les 5 péchés capitaux » comme possibilité. Celle-ci était sur le point de l’emporter, mais finalement ce sont « nos amies les bêtes » qui a remporté le morceau, d’une très courte tête. Alors voilà, le sujet revient cette-fois ci sur le devant de la scène.

En plus c’est l’été, c’est l’époque où on mange des pêches et ses dérivés. Alors oui, les pêchers sont pour moi capitaux, parce que leur fruits me rappellent l’été et le Tarn de mes origines. Mais de là à sélectionner 5 arbres qui comptent… comment dire, il n’y a rien qui ressemble à un arbre en bois qu’un autre arbre… Comment ? Ah, il ne s’agit pas de sylviculture mais de référence à la Bible ? Donc les « péchés » et non les « pêchers » ? J’ai failli confondre !

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Plus sérieusement, et sans faire un cours d’histoire des religions, les « péchés capitaux » modernes sont au nombre de 7. Il s’agit de l’orgueil, l’avarice, l’envie ( dans le sens « jalousie »), la colère, la luxure (comprendre : plaisirs sexuels), la gourmandise et la paresse. Tout excès de celui ou celle qui s’y était adonné(e) entraînait la peine « capitale », c’est à dire une condamnation à mort.

Mais de là à voir ce qui pourrait correspondre en termes de jeux vidéo, c’est au autre paire de manches, d’autant qu’il ne faut en choisir que 5. En effet, c’est un « Top Five » et non un « Top Seven »…

L’envie : la Neo-Geo

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Premier péché capital : l’envie. Et je ne vais pas parler d’un jeu en particulier, ou d’un personnage mais d’une console que pratiquement personne, à moins d’être un fils à papa, pouvait s’offrir : la Neo Geo. Depuis, j’y ai joué en convention, mais quand j’étais au collège, les tests dans les magazines me faisaient baver d’envie. Le pire dans tout ça, c’est que j’en ai vu une dans une boutique de jeux, allumée, et qui faisait tourner World Heroes 2. Une console énorme, avec des cartouches de très grande capacité tout aussi énormes, et des pavés en guise de manette avec un joystick et 4 boutons qui se tenaient sur les genoux. Mais le prix aussi, était énorme : 3000 francs la console. Et 1500 francs pour les jeux. Évidemment, un tel prix impliquait de ne pas acheter n’importe quoi. Parce que pour 1500 balles, tu avais une Super Nintendo ou une Megadrive, avec sans doute une deuxième manette et un jeu compris. De toute façon, sur Neo Geo, il n’y avait que des jeux de baston et les Metal Slug, allez-vous me dire. C’est faux, il y avait aussi un jeu de compétition de frisbee. La preuve avec la photo d’illustration.

La Luxure : Tifa

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Et allez, encore un personnage d’un de mes RPG préférés dans un TFGA. Il faut dire que l’arrivée de la PlayStation avec sa 3D a aussi amené à l’hypersexualisation du corps de la femme. Lara Croft, avec Tomb Raider, aurait également fait une bonne candidate, mais Final Fantasy VII m’ayant durablement marqué, je ne pouvais pas m’empêcher de mettre Tifa en représentante de ce péché. Il faut dire que Square a tout fait pour. Etait-il nécessaire de la vêtir simplement d’un T-shirt blanc qui arrive juste en dessous de sa poitrine, et d’un mini-short aussi court ? Sans compter les zooms lors des combats et des poses de victoire… Mais Tifa ne sera que la première, d’autres dans les RPG, suivront la tendance. On sait à qui les programmeurs s’adressaient en priorité… J’aurais pu citer aussi les filles de Dead or Alive mais cela aurait été trop facile.

Je dois avouer que je ne savais pas comment traiter ce péché, qui semblait un peu complexe pour moi. Mais une partie de FF VII m’a donné l’illumination.

L’orgueil : Duke Nukem

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Plus imbu de sa personne, je ne connais pas en jeux vidéo. Cette caricature de macho américain aimant les aliens, surtout lorsqu’ils sont morts et qu’il peut s’en faire un barbecue, ça tombe bien c’est l’été, a une cathédrale (de préférence celle d’Amiens, c’est la plus vaste de France) en guise d’ego surdimensionné. Tout le laisse paraître : il se parle à lui-même, n’hésitant pas à dire des phrases telles que «  Damn I’m Good », mais la plus connue est sans aucun doute « Hail to the King, Baby ! », empruntée à un film mais je vous laisse deviner qui est le roi dans cette histoire…

D’ailleurs, il a même fait un livre, intitulé Why I’m So Great (Pourquoi je suis aussi génial), que l’on peut voir dans Duke Nukem Forever. De plus, il joue au début de cette suite de sinistre mémoire, à son propre jeu ( la séquence de fin lors de l’affrontement avec l’Empereur Cycloide sur le stade de foot américain), et la barre de santé est renommée barre d’Ego. Pour la faire grandir, il faut faire des actions stupides. Orgueilleux, le Duke ? Non, juste un peu.

La colère : Max Payne

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« New York. Fugitive Undercover Cop. A Man with Nothing to lose. ». Voilà ce qu’on peut lire sur la jaquette du premier Max Payne. Flic new-yorkais, dans une ville rongée par le trafic de drogue, il retrouve un soir sa femme et son bébé assassinés par des junkies victimes d’une nouvelle drogue, la Valkyrie. Ivre de rage, Max décide alors de nettoyer les quartiers de Big Apple de la pègre qui l’infeste, quitte à violer les lois, un comble pour un policier. Mais comme on le sait, la colère est mauvaise conseillère et Max s’enfonce de plus en plus dans la douleur, jusqu’à se perdre lui-même… La saga Max Payne est intéressante notamment pour le développement du personnage lui-même. Un digne représentant de ce sentiment qui peut parfois nous amener à commettre l’irréparable…

La paresse: Tous ces héros de JRPG qui se lèvent tard pour démarrer l’aventure de leur vie

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Pour ce péché capital, j’aurais pu laisser un vide, dire que je n’avais plus d’idée au bout de 4 et pas envie de chercher un cinquième, mais non, comme je joue le jeu à fond je vais exploiter un cliché maintes fois répandu dans l’univers du RPG japonais : la paresse, dans le sens « théorie de Serge et Crono ». En effet, le point de départ de pas mal de jeux du genre est : le héros qui se lève trop tard. Mais au final, je me demande s’il ne devrait pas rester couché parce qu’à chaque fois, cette journée commencée tardivement sera le point de départ de tout un tas d’emmerdes, mais c’est toujours valorisant de sauver le monde, voire l’univers… Bien entendu, le fait de se lever tard donne lieu à d’autres clichés par la suite : la jouvencelle que le héros connaît à peine et qui porte sur elle l’objet capable de sauver le monde ou de le détruire, et que ledit héros veut protéger alors qu’il ne la connaît pas depuis une minute, ou le village de départ se retrouve incendié par les méchants…Parfois,ça se cumule. Mais, au vu du destin qui les attend, cela ne vaut-il pas le coup de se lever ?

Allez, debout tas de feignasses ! Le Monde vous attend, butez-moi ce salaud d’Archi-Demon !

Voilà pour ce TFGA. Mais comme c’est l’été, et qu’il faut manger des fruits, et que j’aime les pêches, vous aurez quand même droit à un « pécher » capital.

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TFGA #20 : Etre ou ne pas être…à contre-courant

« Être ou ne pas être, telle est la question, sinusoïdale, de l’anachorète…hypocondriaque. » chantaient les Inconnus dans Et vice et Versa ( la chanson, pas l’excellent film sorti l’année dernière). Ou alors j’aurais pu vous la jouer comme Schwarzy dans Last Action Hero où Mc Tiernan signe un résumé musclé de Hamlet version « hardcore » : « Être, ou ne pas être ? Ne pas être. » BAOUM.*

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Je dois avouer que le titre de ce nouveau TFGA m’a laissé perplexe. Puis finalement, aller « à contre-courant », le sujet est plutôt vaste et je ne pense pas faire de hors-sujet en écrivant ce TFGA , et puis nous ne sommes pas en dissertation de philo, n’est ce pas ? Voici cinq points pour lesquels que me sens à contre-courant d’une tendance générale :

5- Killer 7

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Les jeux de Suda 51 sont toujours très particuliers, par leur ambiance ou leurs principes. Mais je n’ai jamais réussi à accrocher à sa première création, à savoir Killer 7, pourtant encensé à se sortie, ou le jouer incarne 7 tueurs dans l’esprit d’Hartman Smith. Chacun a un pouvoir particulier et il faut savoir alterner entre eux pour passer les obstacles. Sauf que je n’ai jamais compris comment faire ni qui utiliser pour réussir à passer le premier écran d’action de jeu, et ce n’est pas faut d’avoir essayé. Dommage. J’ai joué a d’autres de ses jeux, et j’ai plutôt aimé, mais Killer 7, j’ai vite lâché. Au final mon jeu préféré de Grasshopper Manufacture reste Shadow of the Damned, bien que comportant pas mal de défauts, mais le jeu vaut par sa galerie de personnages à commencer par Garcia « Fucking » Hotspur.

4 -Le sport, ce n’est pas vraiment mon truc…

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Aussi bien dans la vie réelle que virtuelle. Déjà, je ne suis pas fan de faire une version chaque année de FIFA à peine révisée et vendue au prix fort sans opération de réduction pour ceux qui ramènent leurs anciennes moutures. Je parle de FIFA mais j’aurais aussi bien pu parler du basket ou autre sport collectif. Bref la politique EA. La manette en main, je ne comprends jamais comment faire pour avoir le joueur le plus près du possesseur du ballon pour pouvoir lui piquer. Je n’aime pas non plus les jeux du style Track&Field, où on doit frénétiquement taper sur les boutons de la manette pour avancer. Je tiens à mes doigts, moi.

3- Dishonored

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Le feeling n’est vraiment pas passé. J’aurais bien voulu apprécier le jeu de Arkane Studios, mais alors que j’avais kiffé BioShock Infinite et les Borderlands, j’ai trouvé Dishonored bien fade à côté. La construction des niveaux est bancale, et j’ai trouvé les missions d’infiltration frustrantes. L’ambiance victorienne du jeu n’a pas suffi à me convaincre. Dommage parce que je reconnais que sa réalisation technique est excellente. Bref, Dishonored n’aura pas eu mes honneurs, mais je comprends que la plupart de ceux qui y ont joué ont aimé. Il n’est pas sur cependant que le 2 me réconcilie avec, à moins que…

2- Final Fantasy XIII

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Pourquoi Final fantasy XIII se retrouve t-il dans mon top alors qu’il fait partie à mon sens de la plus grosse déception en RPG sur PS3 /Xbox 360 ? Justement pour ça. Alors que absolument toute la presse l’a encensé, voici ce que j’y ai vu, moi : un jeu superbe visuellement, de belles musiques mais : Un univers sans cohérence, fait de zones mises bout à bout, des personnages caricaturaux (Snow et sa stupidité… il aurait eu sa place dans «  Nos amies les bêtes », au sens propre du terme, d’ailleurs quelqu’un l’a mis dedans et je le suis bien marré, tenez allez voir chez Cinémax.) un système de combat qui manque clairement de profondeur, et surtout, j’ai eu l’impression d’avancer UN PUTAIN DE COULOIR ! Et ne me parlez pas de Grand Pulse, hein… Vous me direz que Final Fantasy X aussi, était au final un couloir. Oui. Mais il avait pour lui un monde construit, vivant, des villages, et un système de combat excellent avec le remplacement des personnages à la volée. Et comment appelle-ton un jeu où on avance quasiment tout le temps en ligne droite, avec quasi impossibilité d’éviter les ennemis et dont les combats se résument trop souvent à appuyer sur Croix pour taper comme un sourd ? Un Beat’em all. Parfaitement. On est bien loin des promesses que Square Enix avait fait quelques jours avant sa sortie. A la même période Tri-Ace avait fait éditer par Sega le très osé Resonance of Fate, et Square Enix éditait NieR de Cavia quelques semaines plus tard. Deux excellents RPG restés hélas dans l’ombre de FF XIII, et pourtant, je les ai largement préférés à lui.

1-Je suis un ardent défenseur de Deadly Premonition

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Allez, on va terminer avec un point positif pour terminer ce TFGA.

Deadly Premonition est un jeu qui a tout pour déplaire : laid, lourd dans ses contrôles, il s’est fait descendre par une bonne partie de la presse lors de sa sortie. Et pourtant ! Ce jeu met une claque de pas son ambiance, largement inspirée de Twin Peaks, par son personnage principal, Francis York Morgan (appelez-moi York) et surtout, de Zack et de la galerie de personnages évoluant à Greenvale, petite bourgade qui connaît une série de meurtres de jeunes femmes par un tueur particulièrement sadique. Le scénario est bourré de références, notamment au cinéma mais combien s’en sont rendus compte ? Pas les critiques de l’époque en tout cas. Et même de la part de non-professionnels. Certains sont même prêts à tout pour avoir raison et n’hésitent pas à traiter les défenseurs du jeu de « pseudo élite ». Pire, qu’il salit Twin Peaks en osant pomper honteusement dessus, sans se rendre compte de l’hommage que le jeu rend à la série ! Je vous assure que j’ai vu cela sur un site sur lequel je suis membre. Mais dites moi qui est le plus snob dans l’histoire ? D’autant que si je défends Red Seeds Profile, son nom japonais, je reconnais volontiers ses défauts. Oui, Deadly Premoniton est clivant, et oui il ne plaira pas à tout le monde. Mais parfois je me dis que ce jeu, c’est peut être donner de la confiture à des cochons. «  Tu te rends compte, Zach ? Nous sommes numéro 1 d’un TFGA ! »

Voilà pour ce mois-ci, et j’espère que cela vous aura plu. On se retrouve le mois prochain pour le suivant, tout en rappelant que le concept a été initié par Alex .

Pour les articles, d’une façon plus générale, il  en aura d’autres,  même s’il est vrai qu’ne ce moment, je suis assez occupé. Mais j’ai envie de vous parler de nouveau de RPG et de jeux que j’aime.

*Cette fois, personne ne souhaitera bonne nuit à ce doux prince! 

TFGA #18 : Personal Achievement Unlocked

Jouer aux jeux vidéo, c’est souvent réaliser des exploits. Par exemple, réussir à passer un boss très coriace, explorer un jeu à 100 %, etc.  Ca tombe bien, le  thème du TFGA  de mars  est  » vos plus grands accomplissements ».Je ne parlerai pas ici de trophées platine, parce que je ne cours pas après, ni même du fait de quand j’ai terminé mon premier jeu, car c’est assez commun. Mais voici tout de même ma sélection de 5 «achievements » personnels dans le domaine.

5-J’ai toujours le goût d’écrire

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Les jeux vidéo sont pour moi une passion et il était naturel pour moi que j’en parle d’une façon où d’une autre. J’ai commencé à en parler dans des cahiers qui doivent sommeiller dans le grenier des parents, avec des articles écrits au stylo. Une de mes influences ayant été le magazine Consoles+ des années 90, je mettais comme eux une expression pour dire si le jeu m’avait plus ou non, et je notais en pourcentages, comme c’était la grande mode. Il faut savoir que dans la famille, nous avons eu un ordinateur avec traitement de texte assez tard. Ce n’est qu’en 1999 que j’ai commencé à véritablement écrire mes articles sous Word. Puis j’ai créé un blog en 2005 d’abord généraliste, puis j’ai séparé les deux : un blog jeux vidéo puis un autre plus orienté pensées personnelles. Depuis, comme C2J m’a rejoint, je fais le blog actuel. Le but ? Parler de ce que nous aimons. Et perso lorsque je parle de RPG, ça prend des pages et pages, et je ne compte pas arrêter à en parler en détail.

Mais l’année dernière je crois que j’ai réussi à décrocher un autre haut-fait en écrivant des news et aussi des tests pour ce site. Comme je le dis souvent, merci à l’équipe de Jeuxvideo-live  de m’avoir accueilli et de m’aider. C’est de là je que tiens ma nouvelle façon d’illustrer mes articles de blog en alternant les côtés pour les images.

Et je ne peux pas oublier non plus les blogs que je connais qui ont toujours eux aussi la passion des jeux vidéo, que je lis et ça me fait plaisir de voir  je ne suis pas le seul à en parler. Pourvu que nous soyons de plus en plus nombreux. D’ailleurs, je rappelle que que le TFGA est un concept créé par Alex.

4-Je suis capable de terminer Zelda Link’s Awakening très vite en 100%

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L’épisode Game Boy de la série Zelda, Link’s Awakening bien que différent,reste mon épisode préféré de toute la saga. Techniquement, c’est ce que la Game Boy fait de meilleur. Je le refais régulièrement et je connais l’emplacement de tous les objets, même des quarts de cœur cachés de façon vicieuse, ou comment augmenter le nombre de bombes et de flèches transportables. Un quatrième accomplissement assez court, mais bon il fallait que je le dise quand même !

3-Avoir les 7 émeraudes du Chaos et se transformer en Super Sonic dans Sonic 2

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Je sais, Sonic 2 est rempli de codes avec les musiques à écouter dans le sound test pour faciliter la vie des joueurs, notamment celui pour choisir son niveau. Il en existe un aussi permettant de se transformer en Super Sonic à partir de 50 anneaux récoltés sans passer par la récolte des émeraudes. Ou même en objet de son choix et de le dupliquer. Et les deux codes peuvent se cumuler ne plus. Bref.

Mais avoir la transformation en Super Sonic de façon « legit »demande du skill et une précision au micropoil. Parce que si les deux premiers bonus stages sont « faciles » ça se complique sacrément ensuite, notamment si vous avez Tails qui vous accompagne ! Pour vous dire, une fois j’ai perdu au dernier bonus et au dernier checkpoint pour UN SEUL anneau manquant ! Tout ça parce que le renard s’est pris un bombe qu’il ne fallait pas… Mais j’ai  finalement réussi ! J’ai eu les 7 émeraudes, et croyez moi, c’est un grand accomplissement. Ce que je ne savais pas c’est que les niveaux cachés pour récolter les émeraudes dans Sonic 3 et Knuckles seraient….ENCORE PIRES ! Là, je n’ai jamais réussi à toutes les rassembler. Ouais, allez-y, traitez moi de nullos, mais j’aimerais bien vous y voir quand même… Évidemment, cela ne concerne que la version Megadrive,mais de ce que j’ai vu pour les versions 8 bits, récolter certaines émeraudes sans aide relevait presque de l’impossible, et pire encore celles-ci permettaient d’ouvrir la dernière zone…

2-Jouer aux jeux en noir et blanc.

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Noël 1996, alors que la télévision couleur est installée partout, et qu’on parle déjà de TV par satellite avec une parabole (TPS et CanalSat se sont lancés en version numérique dans l’année), j’ai la joie et le bonheur d’accueillir la première PlayStation dans ma demeure, avec le CD Demo-1 et Die Hard Trilogy en jeu complet. Je branche la bête au matin et là… stupeur. Lorsque le logo Sony apparaît, c’est en noir est blanc ! J’avais beau modifier les réglages, couleur, contraste, luminosité, rien n’y a fait. Pourquoi cette injustice alors qu’on captait les 6 chaines nationales en couleur ( pour les plus jeunes lecteurs, non, il n’y avait pas la TNT) et que la Megadrive ne posait pas problèmes  ? Tout simplement parce que la TV ne captait que le SECAM ( bien joué encore la France, alors que dans toute l’UE ils avaient adopté le PAL), et n’était donc pas compatible avec le signal PAL de la console grise de Sony, parce que mine de rien ils n’allaient pas s’embêter à créer une console modifiée que pour le format hexagonal, et ils ont eu raison, vu que 99, 999999% des téléviseurs décryptaient les deux signaux. Toutes, sauf la mienne… Donc pendant environ 6 mois j’ai joué aux jeux de la PlayStation en noir et blanc. Heureusement, pour cause d’obtention du brevet, j’ai ensuite eu une télévision qui cette fois ci m’a permis de découvrir les jeux de la console en couleurs, et au départ, ça m’a fait drôle de voir Lara Croft dans Tomb Raider ou les combattants de Soul Blade évoluer dans des décors colorés tant j’avais pris l’habitude d’avoir une Game Boy évoluée sur l’écran.Ou Limbo avant l’heure…

1-Être toujours curieux

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La curiosité dans les jeux vidéo est un vaste sujet. Mais ça fait raccord avec le numéro 5 en fait. Parce qu’il est clair que comme tout le monde, je ne peux avoir ni tester les jeux d’une génération de consoles. Je suis passé à côté de plein de perles oubliées. Que je redécouvre aujourd’hui grâce au rétrogaming. Certes, la spéculation sur certains anciens titres n’est pas justifiée. Cependant, ma dernière acquisition est Tail Concerto (photo), que j’ai réussi à trouver pour 15 € . Il a été assez apprécié à l’époque de sa sortie… La curiosité vidéoludique permet non seulement d’enrichir sa collection mais aussi d’élargir son champ de gaming et de jouer à des jeux auxquels nous n’aurions pas pensé. A mon sens, il ne faut pas rester cantonné à un seul genre de jeu, et voir large. Même si je ne supporte pas les jeux de sport.

Et j’ai beau avoir 34 ans, avoir entendu à plein de reprises que les jeux vidéo, ce n’est pas un loisir d’adulte, je m’en fous. Tant que je serai curieux, que je continuerai à écrire,  à dénicher des perles, ce sera le signe que la flamme de joueur brûle toujours en moi, j’espère le plus longtemps possible.

Voilà, ceci fait une belle conclusion pour ce TFGA, on se retrouve le mois prochain pour le suivant.