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Mes Tales of préférés

En RPG japonais, il n’y a pas que Final Fantasy dans la vie. En fait, je crois que j’aime toutes les séries qui ont fait la gloire des consoles 16 et 32 bits, et même après. Je joue beaucoup à une saga faite par Namco, à savoir les Tales of, une série peut-être encore plus prolifique que FF. Et donc, je vais vous faire part de mes épisodes préférés dans la saga. Bien évidement, cela est non-exhaustif et est un classement personnel qui ne saurait être une vérité générale.

Tales of Phantasia

Le premier jeu de la série ouvre le bal. Hé oui. Alors je dois bien avouer qu’avant de l’avoir sur GBA, je l’ai connu en émulation avec une traduction amateur. Mais je ne pouvais passer à côté d’une des plus grosses cartouches de la 16 bits de Nintendo. En effet, elle partage ce titre avec le premier Star Ocean qui verra le jour un peu plus tard et fait par la même équipe, mais pour le compte d’Enix, qui n’avait pas encore fusionné avec Square. L’histoire du jeu démarre en plein combat. Un groupe de guerriers se débarrasse d’un puissant sorcier, Dhaos, avec le sort « Indignation » et l’enferment dans un tombeau grâce à deux médaillons, L’un deux est ensuite confié à Manuel Alvein, et l’autre à Meryl Aldnade. Et, pour éviter que le sorcier maléfique ne revienne à la vie, ils décidèrent de se séparer et de ne jamais se recroiser. Une dizaine d’années plus tard, Cless Alvein, le fils de Manuel, alors âgé de 17 ans, se retrouve embarqué dans une histoire qui va l’amener à voyager dans le passé, pour tenter de vaincre Dhaos avant même qu’il ne sème le chaos dans son époque.

Le système de combat est le Linear Battle Motion System, qui sera repris dans bien d’autres épisodes. Vous voyez les combattants en vue de profil et vous vous déplacez que vers la gauche ou la droite. Bien entendu, les ennemis pourront attaquer des deux côtés. Vous pouvez toutefois assigner des techniques de combats à vos combattants et configurer leur comportement dans le menu. Face à des boss, ça peut être salvateur. Si vous allez à un bout de la zone de combat, vous pourrez fuir au bout de quelques secondes.

Le jeu étonne par sa réalisation : c’est superbe. Les graphismes sont jolis et fouillés, les sprites sont énormes, les effets spéciaux magnifiques. On insistera sur la partie sonore, avec non seulement des musiques magnifiques et variées signées Motoi Sakuraba, certains morceaux sont inoubliables et surtout, le jeu contient une intro chantée et des voix. Tales of Phantasia sera l’une des deux seules cartouches de la console à en posséder, permettant de rendre l’aventure plus vivante. N’oubliez pas que nous étions en 1996 et que le support cartouche avait une taille plus limitée qu’un CD.

L’aventure se boucle en une quarantaine d’heures, et est inoubliable. Pour certains, le premier Tales Of est le meilleur de la série et on peut les comprendre, même si ce n’est pas mon cas. Il n’empêche, pour un premier jeu c’est un coup de maître. Et si vous avez été victime du  » bug du poulet », sachez que vous n’êtes pas seuls.

Tales of Symphonia

Sorti d’abord sur Game Cube en 2004, je dois vous avouer que c’est ce jeu qui m’a décidé à prendre la console. Combien d’heures passées à accompagner Colette Brunel (le nom n’est pas des plus judicieux, on est d’accord) dans son pèlerinage ? Le héros, Lloyd Irving, détonne. Il n’est pas le gentil héros adolescent qui veut sauver le monde, non, il est une tête de con. Un cancre j’men-foutiste comme pas permis et tout est bon pour faire l’école buissonnière. Mais ce qui semble être au départ un conte naïf d’un pèlerinage d’une jeune fille élue par les dieux tourne à quelque chose de plus dramatique à la moitié de l’aventure. Il faut avouer, ça surprend, et Symphonia devient alors une critique des dogmes et des religions. En réalité, le sous-texte sombre est là dès le départ, avec l’armée qui occupe le territoire et fait travailler les gens dans des « fermes humaines ». Et gare à ceux qui se rebellent…

Le système de combat met en avant les titres acquis par les personnages, qui peuvent avoir certains avantages grâce à eux, mais aussi un système de gemmes EX permettant d’améliorer les statistiques et les techniques des personnages. Le jeu pouvait se jouer à quatre joueurs simultanément dans les batailles.

La publicité vantait le jeu comme  » le plus beau RPG japonais du monde », il faut avouer que si c’était quand même un peu exagéré le jeu envoyait du bois, tout en cell-shading et très coloré. Motoi Sakuraba est toujours aux musiques et même si elles sont assez inégales, Symphonia dispose tout de même d’un des meilleurs thèmes de cartes du monde tous jeux confondus dans cette catégorie. Toutefois, j’ai regretté plusieurs choses : l’absence de voix japonaises avec les voix en anglais imposées et les saynètes sur la carte non doublées. Voir les textes et les personnages simplement ouvrir la bouche, ça fait bizarre. Il sortira aussi sur PS2 au Japon et plus tard sur PS3 dans une version comprenant voix en japonais et scènes doublées.

Tales of Eternia

J’ai connu le jeu sur PSP. Portage de la version PS1, qui tenait elle sur trois CD (contre un seul UMD-le média lu par la première portable de Sony), Eternia est une aventure chatoyante. Vous incarnez donc Reid Herschel, qui voit un jour un OVNI se crasher près de son village. Il s’y rend avec son amie Farah Oersteed, et le duo découvre une jeune femme, Meredy, qui vient d’un autre monde. Au départ, elle aura du mal à se faire comprendre. En réalité, elle veut faire comprendre au monde d’Inferia que la Barrière d’Orbus se réduit de plus en plus et qu’une collision avec celui de Celestia est imminente. Le trio arrivera t-il à empêcher ce qui semble inéluctable ?

Le jeu reprend le système de combat des premiers titres, c’est-à-dire le LMBS C’est toujours aussi fluide, et le cœur du système repose sur les invocations et les  » Cramyels », qui permettent de les assigner à un eprsonnage mais aussi de leur définir un rôle.

L’aventure exploite bien les capacités de la PS1, et les progrès par rapport à Tales of Destiny au niveau graphique sont flagrants. C’est toujours Sakuraba aux musiques et les morceaux sont variés. Dommage toutefois que le doublage anglophone soit complètement aux fraises, avec des acteurs en surjeu, donnant une impression assez bizarre. Pour le reste, cette belle aventure mérite toute votre attention.

Tales of Vesperia

Sorti d’abord sur Xbox 360 exclusivement en Europe il y a dix ans, le titre est venu dans sa version  » definitive edition » au début de cette année sur les trois consoles du moment. Comprenez qu’il y a tous les ajouts de la version sortie sur PS3, notamment Flynn et Patty jouables qui s’intègrent très bien au jeu, ainsi que de nouvelles tenues pour tout le monde. Alors on peut se poser la question : pourquoi la version sortie sur la console de Microsoft, qui a accueilli un temps la majorité des JRPG sortis, est arrivée tronquée ? Ou alors pourquoi Sony s’est refusé à sortir la version PS3 du jeu sur les territoires occidentaux ?

Quoi qu’il en soit, cet épisode, que j’ai refaite près de dix ans plus tard pour me remémorer pas mal de choses, en plus de voir les ajouts, est sans doute mon préféré. Déjà, parce que le héros Yuri Lovell, est plus mature que la plupart de ceux que l’on croisait jusqu’alors. Plus cynique aussi. Le titre dispose d’un très bon cast de personnages avec chacun leur style. Ensuite, le jeu est beau et utilise un système de combat à base de combos et les compétences des héros seront primordiales.

Vous incarnez donc Yuri, qui va se retrouver à aider la princesse Estellise, qui veut prévenir leur ami commun, Flynn Sciffo, chef des chevaliers royaux, d’un danger qui le menace. Très vite, ils découvriront les véritables enjeux, et Vesperia a un contexte politique beaucoup plus marqué que les autres. Un jeu dépaysant et rythmé, qu’on se doit de (re)faire d’autant que sa version « Definitive Edition » est traduite en français et offre la possibilité d’avoir les voix japonaises.

Tales of Berseria

Pour finir, je ne pouvais pas mentionner un des derniers Tales of en date, sorti en 2017 sur PS4. D’accord, le moteur montre ses limites, d’autant plus qu’il a été développé aussi sur PS3. Mais le jeu propose une scénario très sombre, à base de sacrifice et vengeance. Ce sentiment anime l’héroïne du jeu, Velvet Crowe, une femme bien badass.

Berseria offre un système de combat assez bourrin et défoulant basé sur l’utilisation de cristaux, tout en étant tactique, notamment face aux boss. De plus, son univers insulaire dépayse, les villes sont grandes et bien faites. Il offre de plus une quarantaine d’heures de jeu en ligne droite, et plein de choses à faire, la chasse aux monstres vous prendra énormément de temps, notamment ceux notés  » code rouge ». Et ce en dépit de décors un peu vides, tout comme les donjons. Heureusement, Bandai Namco semble décidé à évoluer au niveau technique, et Tales of Arise, montré lors du dernier E3, s’annonce prometteur sur ce plan. J’aurais voulu vous offrir un screenshot du jeu plutôt qu’une jaquette pour celui-ci, mais Bandai Namco n’autorise pas les captures directement via la PS4, même plus de deux ans après la sortie du jeu. Il faut avouer, ça m’énerve un peu.

Voilà, c’est tout pour les Tales Of que j’ai le plus aimé. J’en ai joué également à d’autres, pas à tous, évidemment, mais ceux de cette sélection m’ont plus parlé que d’autres. Attention, je ne dis pas qu’ils sont mauvais, bien au contraire, les Tales Of sont une très bonne saga que tout amateur de RPG japonais sur console se doit de connaître. Et vous, quels sont vos jeux préférés de la série ?

Je terminerai par une citation:

S’il existe du mal en ce monde, alors il est dans le cœur des hommes.