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[Critique film d’animation] Hotel Transylvanie

Il se peut, si vous avez entre 20 et 30 ans, que vos parents, lorsque vous étiez collégiens ou lycéens, eussent été abonnés à Canal Satellite. Dans ce cas, vous avez du connaitre Cartoon Network dans les années 90, coincée entre MCM et C: Peut-être même l’époque ou c’était encore « TNT-Cartoon ». Les voix off étaient en français , mais les dessins animés étaient, pour leur immense majorité, restés en anglais ( et « Cow and Chicken » en français, c’était bien « Vache et Poulet » et non « Cléo et Chico », nom donné lors de la diffusion sur France 3, petit coup de gueule perso). Et donc, le nom de Genndy Tartakovsky ne peut vous avoir échappé. En effet, c’est lui qui a imaginé, entre autres, Le Laboratoire de Dexter, Les Super Nanas ( The Powerpuff Girls en V.O.), Samouraï Jack ou encore Star Wars Clone Wars ( à ne pas confondre avec THE Clone Wars, et c’est la meilleure chose qui soit arrivée à la licence depuis les épisodes IV, V et VI, troll totalement assumé). Dotées d’un graphismes assez simpliste, ces séries méritaient une deuxième lecture, car, sous le vernis d’apparence enfantin, se cachait un fond de vérité pour les plus grands.

Ce créateur est donc passé à la réalisation au grand écran. Pour un premier essai, c’est à mon sens, une réussite. Déjà, le rythme ne faiblit presque jamais. Oh, certes, il y a des passages obligatoires de « pause » mais c’est bien enlevé, sur un très bon rythme. L’histoire, bien que simple et déjà vue ailleurs, ne s’adresse pas qu’aux enfants, car Tartakovsky, a là aussi réussi à implanté un fond de fable pour les adultes. C’est sans doute ce une de ses forces. L’autre est celle de la narration : le script nous emmène souvent vers des directions auxquelles on ne s’attend pas forcément et c’est très souvent bien trouvé. C’est également bourré de gags en tous genres.

Cependant l’habillage technique n’est pas en reste. Graphiquement, c’est vraiment joli, les créatures sont toutes plus belles les unes que les autres , on retrouve même des têtes connues : Frankenstein, le loup garou, la momie, l’homme invisible, bref, tous sont invités dans le somptueux hôtel de Dracula pour fêter les 118 ans de sa fille Mavis. Mais tout se gâte lorsqu’un humain débarque , par pur hasard, dans cet endroit réservé aux seuls monstres. C’est aussi très bien animé, rapide et fluide. Les musiques sont bien trouvées et ajoutent à l’ambiance. Pour la VF ( désolé, pas le choix) on saluera certains efforts : jeux de mots, calembours, bonnes vannes effort sur les jurons et accent de l’Est pour le papa vampire sont de très bonnes idées.

Les enfants apprécieront, car l’histoire est taillée pour eux. Les adultes aussi, d’ailleurs, et les plus observateurs s’amuseront à repérer les différentes références culturelles aussi bien dans les images que dans les dialogues.
Si j’ai des regrets à formuler, ce serait la fin, qui vient un peu abruptement. Mais bon, il y a tellement de bonnes intentions que je pardonne. A ne pas manquer non plus, le générique de fin, avec les personnages représentés en 2D, dans le plus pur style de Tartakovsky.

Julius

Le début :

Suite au décès de sa femme, tuée par des humains, Dracula décide de construire un hôtel où tous les monstres seraient bienvenus. Du moins c’est la raison officielle. Car c’est surtout pour protéger sa fille, Mavis, de la cruauté humaine, qu’il l’a fait. Mais celle-ci a 118 ans et décide d’aller voir le monde…  Lors de sa fête d’anniversaire, un humain, Jonathan, débarque à l’hôtel…

affiche hotel transylvanie

Hotel Transylvanie

Réalisation : Genndy Tartakovsky

Genre : film d’animation 

Distribution: Sony Pictures Releasing France

Durée: 1 h 31

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LucasFilm racheté par Disney et nouvelle trilogie en vue

Grande nouvelle dans le monde du cinéma : George Lucas a vendu LucasFilm à Disney pour plus de 4 milliards de dollars. Dans la foulée, Disney a annoncée une nouvelle  trilogie Star Wars… Je crois qu’il y a de quoi pleurer. Même si nous n’avons encore aucune image  de ces trois films, le premier étant prévu pour 2015 et ses suites  avec 2 à 3 ans d’écart entre chaque long-métrage, et donc ne pouvons juger des films proprement dits, difficile de ne pas voir comment Lucas cherche encore à surexploiter son filon bien juteux. Mais il faut voir un peu la gueule du filon, qui commence à se tarir. Si les produits dérivés existent depuis longtemps, il est malheureux de voir que la seconde trilogie de films sortie entre 1999 et 2005 est en grande partie ratée, s’adressant aux gamins plus qu’aux adultes, et cela étant confirmé par Star Wars : Clone Wars, série d’animation en images de synthèse  avec ses scénarios à deux sous. Sans compter les différentes rééditions DVD e t Blu-ray des métrages  vendues au prix fort sans forcément quelque chose de neuf. J’ai peur qu’avec Disney, cela empire. Imaginez le Star Wars extrême, avec Mickey et Donald  qui rencontrent les Jedi… Horrible, non ?  Remarquez, il y a déjà Angry Birds Star Wars… hé oui le  » grand public » mesdames et messieurs,  c’est lui qu’il faut toucher en priorité.  C’est bien là le reproche qu’on peut faire à la franchise : de statut d’icône geek, Star Wars  est passée de l’autre côté de la barrière, en voulant s’adresser à tout le monde. 

Julius