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Weekly Retro #35 : Le retour du hérisson bleu fête ses 25 ans

Un Weekly Retro spécial cette semaine, consacré aux 25 ans de Sonic The Hedgehog 2.  Alors que Sonic Mania a connu un succès fulgurant cet été chez les fans de la saga et les nostalgiques des premiers épisodes ( C2J et moi nous incluons dedans), , il est de plus bon de rappeler d’où viennent certaines de ses inspirations, notamment concernant ce qui est, sans doute, l’épisode le plus populaire sur Megadrive. De quoi frapper d’une pierre deux coups.

Un retour et des nouveautés

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2000

Après un premier épisode qui a marqué les esprits en 1991, Sega charge sa branche américaine de développer un deuxième épisode, et elle sera secondée par les créateurs du premier titre. Le jeu sort mondialement aux alentours du 22 novembre 1992 sur Megadrive. A l’époque, c’était un événement rare, et les autres versions suivront peu après. Sega a frappé fort : le jeu comporte encore plus de zones, des niveaux plus longs, sans atteindre toutefois la vastitude de certains dans les épisodes qui suivront, et surtout, un nouveau compagnon pour notre hérisson, le petit renard Miles Prower,  surnommé « Tails » à cause de ses deux queues. Le titre offre la possibilité de jouer avec lui via le menu des options. Ce sera d’ailleurs le seul sur MD à offrir une telle fonctionnalité.

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2005

Sega introduit aussi un nouveau mouvement, le « spin dash », qui consiste à appuyer sur le bas de la croix directionnelle et la touche de saut pour que nos héros fassent une accélération bien pratique pour gravir des pentes, ce qui pouvait parfois poser problème dans le premier jeu, dans lequel ce mouvement n’existait pas. Le scénario tient sur un  timbre-poste : une fois encore, il faut contrer les plans du Docteur Eggman ( connu  alors en Europe sous le nom de Robotnik) qui capture encore des petits animaux innocent pour lancer son arme suprême de domination du monde. Il ne lui manque plus qu’une chose : Les 7 émeraudes du Chaos. Sonic et Tails les trouveront-ils avant lui ? 

Les différentes zones sont divisées non plus en trois, mais deux actes. A la fin du second, le savant fou attaque dans des inventions parfois farfelues. La seule qui en compte trois est Metropolis. Techniquement, le jeu fait encore plus fort : décors encore plus fouillés et colorés, une vitesse augmentée, même en zone PAL au prix d’une image un peu plus écrasée. Les joies du 50 Hz. Les musiques sont aussi inoubliables, aussi bien pour leur variété que pour leur qualité sonore. 

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2023

Je ne vais pas vous refaire la critique, il y en a une sur ce blog, mais l’épisode Megadrive  m’a vraiment marqué. Il faut noter que les versions 8 bits, c’est-à-dire celles sorties sur Game Gear et Master System, sont totalement différentes  : les zones ne sont pas les mêmes, le jeu est uniquement en solo, et le troisième acte est consacré au combat de boss, qui se fait, bien entendu, sans anneaux. Dans celui-ci, Tails se fait enlever par Eggman, et Sonic doit le délivrer. Mais pour y arriver, il devra trouver les 5 émeraudes du Chaos qui ouvriront le dernier niveau… 

Mon souvenir : Le mode deux joueurs

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2060

Sonic 2 introduisait aussi une option deux joueurs. Il n’y avait que quatre zones à parcourir, dans l’ordre de son choix, c’est-à-dire Emerald Hill, Casino Night, Mystic Cave et la zone bonus.  Il offrait une image écrasée pire qu’en 16/9eme  et des ralentissements. Le jeu n’offrait pas le choix des personnages : celui qui avait la manette 1 était Sonic, et occupait la moitié supérieure de l’écran, et le deuxième était Tails dans la moitié inférieure. Seule la zone bonus n’était pas comme ça, étant donné qu’elle était en simili 3D, et nos héros étaient vus de dos. 

 

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2031Même s’il avait ses défauts, combien d’heures n’ai-je pas passé sur ce mode, avec ma sœur ou des amis, à faire la course aux anneaux ?  Parfois, on jouait à deux aussi en mode solo, si la configuration laissait le renard suivre le hérisson bleu. le deuxième joueur pouvait contrôler Tails, sauf que le caméra était centrée sur Sonic, et si ce dernier  accélérait d’un coup, il revenait en volant. L’avantage du renard, c’est qu’il pouvait tout se prendre sur la tronche, il avait les vies infinies. De fait le deuxième jouer le contrôlait par intermittence, mais ça donnait aussi des moments drôles. Il fallait toutefois faire attention aux hitboxes des boss.

Sonic the Hedgehog 2 est sans doute le jeu de la série sur MD sur lequel j’ai sans doute passé le plus de temps. Et comme il fête son quart de siècle, il méritait bien un petit hommage.

Voilà, c’est tout pour ce Weekly Retro, à bientôt pour un nouvel article.

[critique jeu] Sonic Mania, 1ère partie : Un constat amer

Cette critique de Sonic Mania sera en deux parties et publiée sur deux jours. La première est une introduction/coup de gueule contre Sega et la Sonic Team et ce qu’ils ont fait du hérisson bleu et la seconde le test de Sonic Mania proprement dit. C2J et moi-même sommes fans depuis le début du hérisson bleu qui a bercé nos enfances/adolescences avec les épisodes Megadrive.

Comme une critique double aurait été redondante, d’un commun accord, ce sera donc une critique écrite en majorité par moi-même et commentée par C2J. Voilà…

A blue hedgehog in a nutshell

Sonic Compilation (E) [f1]000

C’est l’histoire d’un hérisson bleu qui rentre dans un café et… Oui, on pourrait commencer cette critique ainsi. L’histoire d’un hérisson bleu né en 1991 et qui a séduit les joueurs notamment avec ses épisodes 2D sur Megadrive. Sega offrait une réponse crédible à Mario tout en affichant ses différences. La 16 bits de Sega connaîtra 4 épisodes extraordinaires, aussi bien dans ses principes que dans son level-design. Sonic 3 couplé avec Sonic and Knuckles donnera même une des plus grosses cartouches de la console en termes de taille avec Super Street Fighter II, jusqu’à l’arrivée de Pier Solar.

La suite, pour notre hérisson, fut hélas moins glorieuse. Contrairement au plombier à casquette rouge, notre héros speedé est allé trop vite et a très mal géré son passage à la 3D. Je n’ai jamais vraiment adhéré à vrai dire, même si les Sonic Adventure, notamment le premier valent quand même d’être joués. Mais plus que dans le passage à la 3D, c’est surtout au niveau des idées et de l’univers du hérisson que Sega et la Sonic Team échoueront lamentablement : multiplication de personnages complètement bidons pour certains (on ne les appelle pas les « Shitty Friends » pour rien »), idées de gameplay à côté de la plaque ( une épée, un hérisson-garou…), la période n’est hélas pas faste pour notre hérisson depuis plus de 15 ans. Seuls quelques jeux arrivent à surnager : Sonic Generations tente de renouer et de mélanger les niveaux 2D et 3D, et les Sonic All Star Racing, développés par Sumo Digital, sont de très bons jeux de courses, n’ayant rien à envier à un Mario Kart ou Crash Team Racing. Je sens que je ne vais pas me faire que des copains en disant cela mais j’assume. On pourrait aussi mentionner Sonic Colors sur DS et Wii qui jouit d’une belle réputation auprès des afficionados. Personnellement, je ne l’ai pas testé donc je m’abstiendrai de tout commentaire.

Sonic_4_Screenshot

Il y eut aussi des tentatives en 2D, qui ne sont pas toutes des réussites. Si Sonic Colors s’en tire bien, ce n’est pas le cas de Sonic 4, qui a été divisé en 2 épisodes, développés par Dimps. Oui, ce dernier prouve qu’on peut aussi se planter avec un prétendu retour aux sources ! Level design sans imagination, univers repompé et à peine maquillé des anciens épisodes, avec un mauvais goût affiché au niveau des graphismes et des musiques. Mais surtout, un gameplay totalement foireux, nécessitant l’utilisation de la « homing attack », implémentée pour les épisodes 3D, pour éliminer les ennemis ! On est très loin du gameplay instinctif et bondissant qui avait bercé ma jeunesse… Autrement dit, Sonic 4, ou du moins l’épisode qui prétendait l’être, était une insulte au hérisson. Et quand il copie Mario, on ne peut pas dire que le hérisson soit à la hauteur. Le tout pour aboutir, en 2015, à la catastrophe Sonic Boom, pas fini et buggé jusqu’à la moelle sur Wii U. Rien qu’à voir le look des héros, au format body-builders, j’ai envie de vomir. A noter quand même que la série animée qui en découle reste regardable, avec quelques gags bien sentis, mais pas plus… (NDJUL : non, même pas à mon sens, tant elle s’adresse à des demeurés…)

Sonic vit encore

Freedom_Planet_Running_Boss

En réaction, des passionnés ont fait leurs propres fan-games Sonic en 2D, souvent de très bonne qualité et opérant un vrai retour aux sources, sans que Sega n’y trouve à redire, même si la firme au logo bleu a été moins conciliante avec certaines autres franchises (On reparle de Streets Of Rage Remake, SEGA?). Certains se démarqueront tellement qu’ils deviendront des jeux à part entière, et à ce titre, Freedom Planet est considéré comme le successeur spirituel des épisodes en 2D. Le 2ème épisode de cette série est d’ailleurs prévu pour quelques mois et il sera intéressant de voir comment le gameplay a évolué.

Mais c’était sans compter sur un fan de la première heure, Christian Whitehead. Responsable des versions smartphones et PS3/360/PC de Sonic CD puis des deux premiers jeux sur les mêmes supports, SEGA le propulsa responsable du projet Sonic Mania. Avec l’aide de Pagoda West et Headcannon, l’homme fit un jeu entièrement en 2D rappelant fortement les épisodes Megadrive. Ce sera l’objet de la critique à venir proprement dite, tant cette introduction coup de gueule est longue.

La Sonic Team est-elle devenue folle ?

SonicForcesArtwork

Parce que, comme dit sur le blog anglophone Rash Bandicoot, le problème, ce n’est pas Sonic. C’est Sega et la Sonic Team. Un constat d’autant plus flagrant que lors de l’E3, il y avait deux jeux mettant en scène le hérisson bleu, à savoir Sonic Forces, développé par la Sonic Team et Sonic Mania, de Whitehead. Devinez lequel a remporté le plus d’adhésion auprès des journalistes et du public ? Le deuxième. Vous avez bien lu.

Pourquoi, peut-on se demander. Eh bien, j’avancerai deux arguments : soit parce que le gens ont tellement été déçus des épisodes 3D qu’ils en viennent à souhaiter un retour aux sources, soit la Sonic Team en a plus rien à faire. Et justement, la question qu’on peut se poser est la suivante : Y’a t-il encore un pilote dans la Sonic Team ?

Une interrogation d’autant plus légitime que Sonic Mania est devenu le jeu Sonic le mieux noté depuis bien longtemps sur Metacritic. Rien que ça, ça devrait pousser les pontes de Sega, et en particulier de la Sonic Team, à se poser de vraies questions sur ce qu’ils ont fait de leur mascotte. Tant d’années perdues… Pire encore, certains fan-games ont plus d’intérêt que les jeux sortis de manière officielle dans le commerce depuis plus de 10 ans ! Un comble ! Sans doute est-ce là un signe que quelque chose ne tourne pas rond chez Sega.

Pour apporter quand même une défense à SEGA, il faut quand même mentionner que deux membres de la Sonic Team ont été spécialement mandatés par SEGA pour superviser le travail et apporter quelques conseils. Ajoutons aussi que, même si SEGA a joué les censeurs concernant certains fan-games par le passé (j’ai déjà mentionné le cas de Streets of Rage Remake), il n’en reste pas moins que cette dernière a fini par reconnaître les mérites de certains créateurs de fan-games et leur ont finalement proposé de travailler sur un projet pour eux (une pratique qui était pourtant courante dans les années 80/90), contrairement à une autre firme bien plus psychorigide sur le sujet (*kof kof* Pokémon Uranium *kof kof* AM2R).

Il n’en reste pas moins que si nous vous invitons à profiter pleinement de Sonic Mania, les raisons vous seront expliquées dans la critique du jeu proprement dite, dites-vous une chose : Mania est à l’origine le projet d’un fan,et doit être le jeu qui permet de patienter en attendant Sonic Forces qui devrait sortir le 7 novembre. Sauf que, hélas, l’apéritif risque d’être meilleur que le plat de résistance. Mais restons prudents, on est jamais à l’abri d’une agréable surprise

Bien, maintenant que notre amertume est passée, mais il fallait tout de même que ça sorte, Nous vous invitons à vous réjouir dès le prochain article. Mais ce sera pour demain…

Julius et C2J

Weekly Retro #29 : Feeling Supersonique

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-neuvième numéro de Weekly Retro. Cette fois, nous allons parler d’un RPG que j’adore et du retour d’un certain hérisson.

1-Chrono Cross…again

CC panorama

Je n’ai jamais caché qu’en matière de RPG japonais, je plaçais Chrono Cross au dessus des autres tous titres confondus. Mais qu’est ce qui fait que j’adore tant ce titre ? A vrai dire, c’est dur à définir. Chrono Cross est magnifique sur tous les plans, et pourtant, j’aurais très bien pu dire  » mouaif » et le laisser là où il est. En fait, c’est sur à expliquer. Un truc, qui s’appelle le « feeling » et qui a fonctionné sur plein d’autres jeux et pas sur d’autres. Par exemple, je n’ai pas accroché à Dishonored. Je ne remets pas ses qualités techniques en cause, elles sont bien là, mais « le truc » n’est pas passé avec moi.  Ce sont des choses qui arrivent. 

Pour Chrono Cross,  le jeu est une claque technique. le chara-design, fait par celui responsable de Vision d’Escaflowne et des Chroniques de la Guerre de Lodoss, est magnifique. Le trio inoubliable du titre composé de Kid, Serge et Lynx est mémorable sur tous les plans, et si le chiffre 3 est sacré en littérature, il l’est apparemment aussi en jeux vidéo. Les graphismes sont magnifiques et sont une invitation au voyage dans ce monde insulaire. Le système de combat tente de nouvelles idées, qui ne s’accordent pas forcément mais qui ont au moins le mérite d’essayer, et il est possible de fuir tous les combats, y compris ceux des boss, pour repenser la stratégie si ces derniers vous ont assez malmené. D’ailleurs, les combats contre les monstres lambda sont totalement facultatifs et vous pouvez les éviter, car seuls les boss feront vraiment évoluer votre équipe. 

CC LynxCG

Le jeu continue de diviser les joueurs au-delà de l’aspect esthétique: ceux qui ont adoré cette suite directe à Chrono Trigger, dont je fais partie, et ceux qui furent déçus. Pourtant, j’ai adoré le scénario, les ambitions, le plan des dragons et le fait qu’il ne se dévoile vraiment qu’à la fin.  De plus il révèle quelle était, selon les programmeurs, la fin canonique de CT. Cependant, il faut avouer que le début pourra sembler assez obscur dans son déroulement. 

Et si je refais Chrono Cross  régulièrement, il y a quelque chose du jeu que je fais encore plus : écouter ses musiques. S’il y a bien un aspect qui met tout le monde d’accord, c’est  son extraordinaire bande-son, composée par Yasunori Mitsuda. C’est le deuxième aspect qui rend le titre inoubliable. Il y n’y a quasiment pas de fausses notes dans ces 3 CD de musiques. Et si les thèmes sont joués en concerts de musiques de jeux et par des orchestres, ce n’est pas pour rien. Parfois, je les écoute même lors de mes travaux d’écriture, elles m’aident pour l’inspiration. Certains morceaux sont même très motivants… Concernant mes histoires à mes heures perdues, je ne sais pas si j’en publierai des passages ici, peut-être que cela ne serait pas prudent…

Quoi qu’il en soit, Chrono Cross m’inspire, et bien que ce ne soit pas le seul jeu à m’influencer, il reste pour moi éternel. 

2- La Sonic Mania va t-elle reprendre ? 

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2011

Et voilà, nous y sommes… Demain sortira  Sonic Mania, une aventure tout en 2D promettant un  » retour aux sources »  vers les premières aventures du hérisson bleu. Mais cette fois, il  ne sera pas seul puisque nous y retrouverons Tails et Knuckles à ses côtés (manquerait plus que Cream ou Big, tiens…Ou pire, un perso de la « Team Chaotix »…) qui devront bien entendu  lutter contre les plans du Docteur Eggman. Le jeu promet de mélanger zones inédites et d’autres déjà présentes dans les épisodes en 2D, ainsi, nous pourrons parcourir Green Hill avec Tails…  Le feeling sera t-il de nouveau présent ? Je l’espère, d’autant qu’il sera vendu au prix de 20 €.

Les souvenirs que j’ai sur les premiers Sonic sont uniques. Sonic 1 et 2 notamment ont vu mes premiers pas de joueur sur ma bonne vieille MD qui fonctionne encore (25 balais et pas une ride), et je les refais régulièrement. Ils étaient les vitrines technologiques de la console, offrant des graphismes de qualité et surtout, une animation ultra-rapide. La jouabilité était simple : la croix servait à diriger nos héros, et les trois boutons ( A,B,C) de la  console servaient à les faire sauter pour franchir des précipices ou éliminer des ennemis. Sonic 2 a introduit le « spin dash », bien pratique pour franchir les pentes . Il sera de retour dans Sonic Mania, ainsi que le mouvement vu dans Sonic CD qui permettait  de prendre de la vitesse sur place.  Et avec ma sœur, combien de temps n’avons nous pas passé sur le mode deux joueurs du titre, malgré son image écrasée et ses ralentissements? 

Ayant été élevé à l’école Sega, je me refuse à penser qu’un épisode de Sonic en 2D, notamment celui-ci, puisse être moyen ou mauvais. Alors on le sait, c’est quand la 3D est apparue que tout cela s’est gâté, que Sonic 4 n’existe pas en fait et que Sega s’est fourvoyé dans le développement de son héros… Mais c’est une autre histoire. Je suis prêt, au nom des souvenirs, à laisser sa chance à Sonic Mania

Voilà, c’est tout et je vous dis à bientôt pour un prochain article.

 

Weekly Retro#26 : Sega, c’est toujours plus fort que toi ?

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-sixième Weekly Retro. Aujourd’hui nous allons parler de Sega, suite à une news qui n’a pas échappé à votre serviteur. Il faut dire aussi que la Megadrive a bercé mon adolescence…

Alors voilà, Sega a décidé de rééditer les jeux qui ont contribué à sa gloire  sur mobiles, et  la compilation s’appelle Sega Forever. Ou plutôt, pour être exact, c’est une application. Dans la première fournée, ce sont 5 jeux Megadrive qui sont disponibles : Sonic The Hedgehog, Kid Chameleon, Altered Beast, Comix Zone et Phantasy Star II. L’appli est disponible de deux façons : gratuitement, ou pour 1,99 € pour chaque jeu. La raison ? Rien n’est jamais réellement gratuit et l’appli comportera des pubs si  vous ne payez pas  le prix demandé. En espérant que cela ne gâche pas le plaisir de jouer… Autrement dit, si vous prenez les 5, vous pourrez y jouer pour 10 € sans publicités. Reste à voir si cela les vaut. 

Sonic Compilation (E) [f1]000

Ce sont donc des titres pionniers de la console pour l’essentiel,  témoins de leur époque, ainsi que « le dernier grand hit »  qu’est Comix Zone, jeu auquel je vous recommande absolument de jouer tant ses idées sont brillamment exploitées. Sonic se recommande bien entendu de lui-même, notamment si vous voulez amuser les petits-neveux.  Mais je vais m’attarder sur les trois autres brièvement.

On évacue tout de suite Altered Beast, clairement dépassé dans son déroulement et sur le plan technique. Pour la petite histoire, c’est Sega of America qui eut l’audace de changer de jeu en bundle, c’est à dire de remplacer celui-ci par Sonic, ce qui provoqua l’ire du PDG de Sega Japon. Mais bien leur en a pris.

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Kid Chameleon est un jeu de plates-formes corsé mais bien réalisé, et dont la progression dans les niveaux se fait à  l’aide de casques de transformations  et chacune dispose d’un gameplay particulier. Le jeu est vaste, et je ne sais pas si le nombre de niveaux est réellement connu, mais il y en aurait plus de 100.  Le titre est dur, avec des pièges bien vicieux, par exemple, j’ai perdu une vie en dépassant le drapeau qui symbolisait la fin de niveau après en avoir parcouru une vingtaine. Je me suis rétamé dans les pics disposés au mur. Tout à recommencer… C’est vous dire l’ingéniosité des programmeurs…D’autant que les vies et les continues sont loin d’être infinis mais peuvent se gagner selon le score.

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Phantasy Star II est un RPG. Un grand jeu, en avance sur son temps en 1989. Oui mais voilà, ce titre a vraiment vieilli dans ses mécanismes. Il est doté d’une difficulté élevée dès le début, et le levelling est obligatoire si vous désirez voir la fin. Mais le titre dispose d’une équipe attachante, à commencer par Nei… Si bien que sa disparition a dû créer un traumatisme chez les joueurs de l’époque.

Le jeu se passe dans le système solaire d’Algol, sur la planète Motavia. Rolf, le héros du jeu fait des cauchemars récurrents, celui d’une jeune femme combattant un démon, mais ne peut rien faire pour lui venir en aide.  Lorsque le jeu débute, le commandant de Motavia lui assigne une nouvelle mission : Mother Brain, le super ordinateur qui a permis le développement de la vie sur cette planète auparavant désertique, se transforme, lentement mais surement, en Skynet. Rolf doit donc enquêter sur ce qui ne va pas à commencer par la recrudescence de monstres et le dérèglement du climat. 

Le titre assume pleinement son coté SF,  offre des graphismes très colorés même s’il n’exploite pas pleinement les capacités de la Megadrive.  Il est de plus sacrément long et offrira du fil à retordre aux joueurs. Si vous trouvez les RPG actuels trop faciles, essayez donc celui-ci…

Voilà… Pour finir, sachez que Sega promet des jeux toutes les deux semaines sur son application. Cependant, je me demande comment vont tourner les titres issus du catalogue Saturn et Dreamcast promis par l’éditeur…

On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau Weekly Retro.

Geek Contest #2 : Nos zamos les animis!

Je sais, le titre n’est pas nouveau et je l’avais déjà proposé pour un TFGA… Pourtant, le thème des animaux revient pour le deuxième Geek Contest. Je rappelle qu’à la différence du premier top, celui ci consiste à choisir un jeu vidéo, un film, une série, un livre, et une personne ou un objet. Mais je suis sur que vous savez déjà qui est la ou le gagnant de la dernière catégorie, vu ce qu’il s’est passé chez moi… Bon allez, pas la peine de se brancher sur la fréquence « Sangsue point huître », voici ma sélection.

1-Le jeu vidéo : Sonic the Hedgehog

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Je ne vais pas vous cacher que j’ai connu plein de jeux de la période «mascottes animales. » Je suis sur que certains de mes très estimés collègues blogueurs auront déjà choisi Mister Nutz, ravissant écureuil, dans un jeu tout aussi charmant, et j’en rate sûrement d’autres. Perso j’adore les chats mais dur de trouver un jeu vidéo qui les met en vedette et je n’ai jamais joué à Blinx sur Xbox. Quant à Bubsy, je ne vais pas encore réveiller un mort… J’aurais pu vous parler d’Awesome Possum, mascotte ratée dans une grosse bouse , mais il vaut mieux parler de ce qu’on aime, non ? Alors pour moi, ce sera Sonic. En effet, l’objectif dans les deux premiers épisodes MD, c’est de délivrer les animaux emprisonnés par l’infâme docteur Eggman, alors connu en occident sous le nom de Robotnik. Le troisième jeu, accompagné de Knuckles, a une intrigue plus centrée sur les émeraudes, même si on délivre toujours des bébêtes. Dès que vous tuez un ennemi, sa carapace de robot se brise et laisse échapper un animal du lieu. Et après avoir battu le boss d’une zone, à la fin de l’acte 2 ou 3, vous les libérez de la capsule qui les retenait prisonniers. Et chaque zone comportait deux espèces animales. Certaines, comme les flickies, revenaient dans certaines. Dans d’autres, on délivrait des cochons, des ours, des vautours ou des singes, par exemple. Ces petits détails font de Sonic un grand jeu, avec un message écologique subtil, contrairement à d’autres avec leurs gros sabots qui font tout comme et se foirent. Une fois de plus, Awesome Possum se positionne en leader… Comment a t-on pu imaginer qu’un hérisson irait lutter contre les envies de destruction de la nature et de pouvoir d’un savant fou ? L’histoire est assez complexe et sachez que ce n’était pas le scénario initial du premier Sonic. Mais je crois qu’on a pas perdu au change…

2-Le film : Jurassic Park

affiche jurassic park

Je ne suis sûrement pas le seul à l’avoir choisi, mais Jurassic Park représente pour moi mes premières vraies émotions cinéma. Un grand merci donc à Steven Spielberg, qui a adapté le roman de Michael Crichton, avec des effets spéciaux bluffants. Et la qualité de la salle compte également dans un film. C’était la première fois que je rentrais dans la grande salle du cinéma « Artistic », celle de 500 places avec un écran géant et surtout, le son certifié THX. Autant dire que les dinosaures, je les voyais à côté de moi, pour un peu. C’est sûrement pour ça que j’aime autant ce film même des années après… De plus je possédais aussi le jeu sur Megadrive.  En revanche, j’ai été largement moins convaincu par ses suites. Pire, je crains même, au vu des perspectives ouvertes avec Jurassic World, que la saga penche vers le nanar à terme… Mais pourvu que je me trompe.

3-La série : Red Dwarf

Cat_from_Red_Dwarf

Quoi ? Mais tu n’as pas vu de dessins animés dans ta jeunesse ? Bien sur que si. J’aurais pu choisir entre Les Entrechats, Les trois mousquetaires, Les animaux du bois de Quat’sous par exemple, mais finalement j’ai choisi une série dont je suis fan depuis sa diffusion sur C : ( ancêtre de Game One et Nolife), j’ai nommé Red Dwarf. Pourquoi cette parodie de science-fiction ? A cause du personnage de Cat, interprété par Danny John-Jules. En effet, celui-ci est un sacré phénomène, qui apparaît dès 1988 dans le premier épisode de la saison 1 intitulé « The End ». Élégant et délicat, il a encore gardé des comportements félins malgré une évolution de trois millions d’années. Il est très sensible à la mode, toute faute de goût est un crime et il a toujours un spray pour délimiter son territoire. Mais d’un autre côté, il est aussi très superficiel.

Comme le dit Holy, l’ordinateur à 6000 de QI pince-sans-rire à Lister, il descend des chats, et non des singes. La légende dit que la Sainte-Mère, Frankenstein, aurait été mise dans une capsule par « Cloister Le Stupide » pour sauver le peuple chat et retourner sur Terre, sur les îles Fuchal.

Sauf qu’en réalité, le premier épisode montre que Lister a effectivement emmené à bord du vaisseau minier qui donne son nom à la série sa chatte noire, Frankenstein, alors enceinte de chatons. Il la cachait dans un conduit d’aération, parce que le règlement l’interdit. Malheureusement, le capitaine  Hollister l’apprend, parce que dans sa stupidité,Lister a fait développer une photo au laboratoire le montrant avec la minette… Et il refuse de livrer son chat,je le comprends, et se retrouve donc en stase temporelle pour 18 mois. Dommage, ça fait des sous en moins pour son projet de ferme aux îles Fidji… Enfin ça c’est pour la théorie, parce que Holy ne le libère que trois millions d’années plus tard à cause d’un accident qui a provoqué une forte radioactivité… Donc, les chats ont eu le temps d’évoluer. Oui c’est assez tordu, mais c’est drôle. Et Cat est sans doute un des personnages les plus originaux de la série. Chose assez drôle, il conserve de longues canines pointues, comme un chat, en fait.

4-Le livre : Les Fourmis

Les fourmis

Oui, on peut penser ce qu’on veut de Bernard Werber. Personnellement, je trouve la qualité des ses ouvrages irrégulière. Cela ne l’a pas empêché d’écrire de bons livres malgré tout. Et parmi ceux ci, Les Fourmis en fait partie. Ce fut son premier roman publié, sorti en 1991. La force de ce livre est d’arriver à alterner entre le monde humain, et le monde fourmi. Et de faire deux histoires en une, qui se rejoignent à la fin. Dans le monde humain, Jonathan Wells, accompagné de sa femme et son fils, emménage dans le grand appartement légué en sous-sol par son oncle Edmond. Augusta Wells, la mère de ce dernier, lui donne une lettre qu’il avait rédigé à son attention et ne comprenant qu’une phrase : « Surtout ne pas descendre à la cave ! » Sauf que cela a eu l’effet contraire, qui était en réalité celui recherché et Jonathan y va. Quel farceur ce Edmond… Petit à petit, il rejoint par d’autres personnes, pour découvrir quelque chose d’extraordinaire : une machine capable de communiquer avec les fourmis. Pendant ce temps, en alternance, nous assistons aussi à la vie dans une fourmilière, et il y a fort à faire car on y apprend qu’il se cache un mouvement rebelle à l’intérieur de celle-ci. Le tout est ponctué par des extraits de l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, qui sont des théories émises prétendument par Edmond lui-même.

Le roman initia deux suites grâce à son succès : dans Le Jour des fourmis, deux humains, le commissaire Jacques Méliès et la journaliste Laetitia Wells, fille d’Edmond, devront résoudre une série de meurtres concernant des fabricants d’insecticides. Le monde fourmi sera lui confronté à un mouvement déiste au sein de la communauté. On apprend également ce que devient Jonathan et sa troupe… Le récit est plus long mais également plus structuré.

Et si ce deuxième livre est également bon à mon sens, car on sent qu’il a été fait dans la continuité du premier, le troisième, La Révolution des Fourmis, sorti à plusieurs années d’écart, presque 10 ans avec le premier, m’a vraiment barbé. Je pense que Werber n’avait plus l’envie, voulait passer à autre chose et ça se sent tant ça part un peu trop dans le n’importe quoi.

5-La personne : Vanille

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Je crois que vous vous en seriez doutés. D’accord, je triche un peu.Lorsque j’avais rédigé mon TFGA sur ce thème, elle était encore vivante.Maintenant, elle n’est plus de ce monde. Ma minette, je l’aimais. Plus de trois mois après, je n’arrive pas à faire mon deuil de cette perte, sur venue le 7 janvier dernier à 18 heures. Autant dire que je ne pouvais commencer plus mal l’année… Depuis j’éprouve un sentiment encore plus fort, celui de la solitude. Un chat, c’est là sans vraiment l’être. Comme s’il veillait sur nous. Et si je n’ai pas été le plus parfait des maîtres, elle était la minette parfaite. J’adorais lui faire des câlins, plonger ma main dans sa fourrure douce qu’elle prenait grand soin à nettoyer entre deux sommes sur mon lit. Je ne saurai pas de quoi elle est vraiment morte, mais j’étais là pour l’accompagner dans ses derniers moments. Pour moi, elle faisait vraiment partie de la famille. Peut-être m’a t-elle appris l’amour des animaux… J’espère qu’elle repose en paix au paradis des chats, et que je lui manque énormément comme c’est le cas pour moi.

Voilà, je vous dis à bientôt pour le troisième Geek Contest, qui je l’espère se terminera sur une note plus légère…