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[Rétrogaming] Sonic, un ami de 30 ans

Voilà, nous sommes en juin. Et ce mois de juin 2021 qui rime avec rhume des foins, est particulier. En effet, Sonic, la mascotte de Sega, va fêter ses 30 ans. Et pourtant, j’ai l’impression que le hérisson bleu m’a toujours plus ou moins accompagné dans ma vie de joueur.

Pour moi, tout commence à Noel 1992, où je reçois ce qui fut sans doute le meilleur pack de Megadrive 1 n’ayant jamais existé: le pack avec Sonic et Streets of Rage et deux manettes, pour 1290 francs. Je connaissais un peu le hérisson avant d’avoir la console, via les pubs, n’oubliez pas que Sega, c’est plus fort que toi, mais j’avais déjà joué à la version Master System du premier chez les cousins qui habitaient le même village. Alors forcément, l’être humain ayant tendance à reproduire les schémas qu’il vit, j’ai vit demandé la console avec le jeu pour le Noël suivant. Ma mère, très réticente à cette idée, finit par céder et me dit que le Sonic de la Megadrive est plus joli tout de même, et que le pack avec deux jeux et deux manettes n’est pas si cher. C’est certain… Donc, finalement elle est d’accord pour ça, sous condition de bulletin de premier trimestre satisfaisant pour l’élève de 6ème que j’étais.

Sonic The Hedgehog a été le premier jeu à squatter le port cartouche de ma console. Alors, forcément, ça marque. Un jeu beau, bien réalisé…Je n’ai pas passé la deuxième zone, Marble, mais j’étais bien décidé à aller loin. Quelques semaines plus tard, je m’offrais Sonic 2. Je n’ai jamais eu Sonic 3 à l’époque de sa sortie, à cause de son prix très élevé, et je suis donc passé directement à Sonic & Knuckles. Autant dire que je me suis éclaté, au propre comme au figuré, comme une bête. Combien d’heures passées sur le mode deux joueurs de Sonic 2 avec ma soeur? J’ai aussi eu Sonic 3D: Flickies Island, qui est pour le moins particulier et ne s’inscrit pas pour moi dans la ligne des « Sonic ».

Et ça, juste avant de passer à la PlayStation. Autant dire, pas de Sonic chez Sony. Même si la console grise et les consoles de Sony m’ont offert des heures de jeu et de joie, cela ne m’empêchait pas de rebrancher ma Megadrive et de rejouer aux différents épisodes. Lorsque j’ai dit récemment à ma mère que je me faisait encore des runs Sonic, cela l’a faite sourire. Elle non plus n’a pas oublié le bruit des anneaux qu’on récolte en jeu… Je n’ai pas eu la Dreamcast au moment de sa sortie. En effet, j’ai ensuite continué sur PS2 et là, coup de tonnerre début 2001 : Sega arrête la production de la console à spirale et décide de devenir simple éditeur de jeux. Une page de l’histoire vidéoludique se tournait, mais Sega aura fini son aventure hardware avec une console qui a su marquer les esprits par la grande qualité des jeux sortis. Mais la firme paie très cher certaines décisions comme le développement de la Megadrive 32X ou le semi-échec de la Saturn. Cependant, c’était désormais une évidence, Sonic allait venir chez les autres constructeurs. Imaginez juste si un visiteur du futur m’avait dit en 1993 que Sonic allait ensuite se retrouver sur consoles Nintendo! Nintendo récupérera les deux Sonic Adventure, en version améliorées pour la Gamecube. Le premier jeu Sonic hors console Sega que j’achèterai sera Sonic Heroes sur PS2 en 2004. J’allais enfin retrouver le hérisson bleu et il n’était pas seul. Même si j’ai eu plus de mal avec les Sonic en 3D, certains jeux mériteraient tout de même une petite réhabilitation, j’ai bien dit « certains ». Parce que pour Sonic 2006 ou Sonic Boom, je ne peux hélas rien faire. J’ai enrichi petit à petit ma collection de jeux mettant en scène le hérisson bleu, même si j’en conviens, il m’en manque encore beaucoup. En général, ils ne coutent vraiment pas très cher.

Ce qui est formidable, c’est que même si les jeux en 3D sont de qualité irrégulière, mon amour du hérisson n’a pas faibli. J’ai également adoré les jeux de courses All Star Racing et All Star Racing Transformed. Et j’espère que Sonic continuera encore longtemps à m’accompagner dans ma vie joueur. Comme un vrai ami de trente ans, en fait. C’est reparti pour le même nombre d’années, allez…

[Retrogaming] Mes 10 jeux préférés de la Megadrive

Vous le savez, je voue un amour sans bornes à la Megadrive, la console 16 bits de Sega. Sonic, Streets of Rage et bien d’autres jeux ont forgé mon identité de joueur. Voici donc les 10 jeux que je préfère que la console noire. Bien entendu, ce classement est purement personnel et ne saurait s’ériger en vérité absolue. Bonne lecture.

10-Castlevania : Bloodlines/the New Generation

Konami arrivera tardivement sur Megadrive, mais lui offrira de jolis jeux sur les licences qu’elle exploite, dont l’exclusivité Rocket Knight Adventures. Mais là, nous allons parler du seul Castlevania de la console. Un jeu long, offrant deux personnages inédits, Eric Lecarde et John Morris, dans une aventure qui les fera voyager à travers toute l’Europe pour de nouveau empêcher Dracula de revenir terroriser le monde. Les graphismes sont un peu simples mais les boss et sprites de bonne taille et très détaillés. Certains effets difficilement programmables sont présents sur la console. Sans compter de jolies musiques, faites par Michiru Yamane. Réussite technique et ludique, ce soft difficile n’a pas à rougir par rapport aux autres épisodes sortis sur les consoles concurrentes.

9- Comix Zone

Un des derniers grands jeux de la Megadrive. Sorti tardivement, Comix Zone a toute sa place dans ce top, car il est bien plus qu’une BD interactive, c’est un jeu, un vrai. Assez court, mais très difficile et vous devrez bien réfléchir à la meilleure façon de franchir les cases, d’autant plus que vous n’avez qu’une seule vie. On lui reprochera juste l’absence d’un mode deux joueurs, mais c’est la structure qui veut ça, certaines choses peu judicieuses comme perdre de la santé en tapant des objets solides, mais pour le reste, c’est du tout bon. Graphismes colorés, musiques rock tendance « grunge », bonne jouabilité, même si je recommande chaudement la manette 6 boutons pour faciliter l’utilisation des objets. Immanquable, ne serait-ce que pour son originalité.

8-Tiny Toon Adventures : Buster’s Hidden Treasure

Sans doute mon jeu préféré de chez Konami sur la console. Tiny Toon Adventures sur Megadrive vous emmène dans un jeu de plates-formes très réussi et coloré à mi-chemin entre Super Mario World, pour la map et le nombre de niveaux, et Sonic, pour la vitesse que peut atteindre Buster. Différent de son homologue sur Super Nintendo, ça n’empêche pas le soft d’être une merveille à la fois graphique et musicale, et disposant d’une animation digne du dessin animé d’origine. Bien qu’il y ait les Continues infinis et des mots de passe, j’aurais préféré une sauvegarde tant il est vaste et la difficulté peut s’avérer frustrante sur la fin.

7-Aladdin

On ne peut être qu’admiratif devant le travail réalisé en seulement 4 mois et demi par l’équipe de Virgin et son programmeur de génie, David Perry. Graphismes fidèles au dessin animé, faisant de lui un jeu sublime sur la console, animation du même tonneau, même s’il manque un peu de peaufinage (ça se voit surtout sur les derniers niveaux), Aladdin version Megadrive est une très grande réussite, un Disney incontournable pour n’importe quel possesseur de la console. D’autant que le jeu est bourré d’humour et de petits gags très amusants, comme les gardes qui se brûlent ou perdent leur pantalon… Et d’après vous, pourquoi je maîtrise la chanson du film Prince Ali sur le bout des doigts ? VOUS AVEZ 4 HEURES !!!

6- Earthworm Jim

Puisque je parlais de David Perry, voici le jeu qu’il a pondu l’année suivante, en 1994, j’ai nommé Earthworm Jim. Totalement délirant, varié à mort, fun, disposant d’excellentes musiques signées Tommy Tallarico ainsi que de bruitages et de voix donnant l’impression de jouer à un vrai dessin animé, EWJ est une sorte de chien fou sur lequel j’y ai passé des heures, d’autant plus qu’il n’est pas simple. Mais quelle joie une fois qu’on arrive à le terminer ! On s’extasie devant la variété des situations : on affronte une poubelle sur pneus, un robot-poulet en chute libre, on fait du saut à l’élastique contre Major Mucus ou on chevauche des hamsters géants… L’éclate totale ! J’ai également aimé le 2, mais je le trouve moins réussi sur certains points et par conséquent moins marquant, même si lui non plus n’est pas avare en surprises.

5-Shining Force II

La Megadrive a moins de RPG que sa principale rivale, la Super Nintendo, mais la plupart sont de grande qualité. J’aurais pu mettre Phantasy Star IV également tant le jeu est une réussite, mais j’ai eu plus d’affinités avec Shining Force II. C’est fou ce que les programmeurs de chez Camelot ont réussi à faire un an de temps. Plus abouti, au au niveau technique que du scénario, plus long et mieux équilibré, le titre a gagné son entrée dans les références du RPG tactique, bien qu’un peu trop facile. Plus de personnages, de races vivantes dans le monde, et plus de possibilités d’évolution. Un très grand jeu. Camelot ne nous aura pas trompés sur la marchandise c’est certain.

4- QuackShot

Mon jeu préféré de la trilogie Mickey & Donald. Évidemment, en tant que fan de l’univers des canards Disney, qu’il allait se retrouver dans mon top. Donald a droit à un grand jeu, varié et coloré qui l’emmènera, lui et ses neveux, autour du monde en quête du trésor du roi Garuzia. On notera que le jeu n’est pas linéaire et nécessite de trouver des objets pour progresser. Jeu Disney oblige, le canard colérique tire des ventouses pour déboucher les éviers, et paralyse ainsi ses ennemis. Il peut aussi tirer du pop-corn ou du chewing Gum explosif pour péter les murs…Le level design est bien pensé, et les musiques excellentes, mention spéciale à celui de la Transylvanie, vraiment dans l’ambiance des lieux. Reste qu’une fois qu’on connait l’itinéraire pour récupérer les différents objets de la progression on peut très vite le terminer, mais le plaisir est toujours là quand on lance une partie.

3- LandStalker

Le jeu de Climax occupe la troisième marche du podium. Un très grand jeu que LandStalker, qui résume à lui seul ce qu’est un jeu d’aventure. Le héros, Ryle, part à la chasse au trésor du Roi Noleavec Friday, une petite fée des forêts sur l’île de Mercator. Des heures à résoudre les énigmes parfois tordues du titre, à tirer le meilleur profit de la 3D isométrique, à trouver les réserves de vie et à ne pas tomber d’une plate-forme parce que des sauts ratés, vous en ferez plein et quand bien même vous connaissez le jeu par cœur. Les derniers donjons vous donneront réellement du fil à retordre. Je regrette toutefois une traduction française très approximative. Pour le reste, ce faux clone de Zelda m’a séduit. Une partie des programmeurs du jeu fera ensuite Alundra sur PS1, dont l’inspiration du modèle est flagrante.

2- Streets of Rage II

Un top sans SoR 2 n’en serait pas un, soyons d’accord. Streets of Rage 2, c’est l’excellence même du beat’em up des années 90. Plus abouti que son ainé, avec des couleurs qui chatoient, d’énormes sprites, des niveaux encore plus longs et une musique absolument divine parfaitement dans son époque signée Yuzo Koshiro, ce titre est LA référence du genre que très peu (pour ne pas dire aucun) n’ont sur égaler. Quatre personnages ayant chacun leurs techniques et à deux, le plaisir est décuplé, c’est dire. J’ai beau avoir commencé avec le premier, mon préféré reste incontestablement celui-ci. Je regrette vraiment que le 3 multiplie les ratés en plus d’une censure outrancière et d’une difficulté aberrante en occident. Il paraît que le quatrième, sorti en 2020 rattrape bien le coup mais je n’y ai pas encore joué. Ça ne devrait plus tarder.

1- Sonic the Hedgehog 2

A tout seigneur, tout honneur. Si la Megadrive a connu le succès c’est grâce à lui. Le hérisson bleu a fait l’effet d’une bombe. Une mascotte largement à la hauteur de Mario. Mais pourquoi le 2 et pas le 1 ni le 3 ? Déjà parce qu’il ne fallait en choisir qu’un. Ensuite, ne vous méprenez pas, les Sonic en 2D de la console sont tous excellents, et Sonic 3 & Knuckles est sans doute un des plus vastes jeux de son époque jamais créés et l’épisode le plus abouti, mais c‘est sur le deuxième épisode que j’ai passé le plus de temps. Mais ai-je encore besoin de vous présenter ? Sonic 2 est superbe, et est considéré à raison comme le modèle technique de la console. Un évolution majeure de la saga, à n’en point douter. Le jeu a représenté pour moi l’amour que j’ai pour la console, et combien d ‘heures passées sur le mode deux joueurs malgré ses défauts, je ne saurai dire.

Voilà pour mes 10 jeux préférés sur la 16 bits de Sega. Un peu de rétrogaming, ça ne fait pas de mal. Bien d’autres titres auraient mérité une place tant la console regorgeait de hits. Je pense notamment à Rocket Knight, aux Tortues Ninja, Dynamite Headdy, Flashback, James Pond II, Wonder Boy in Monster World, ou encore La Légende de Thor, mais voilà, il a fallu faire des choix. Et vous, quels sont les vôtres ?

Et si vous voulez voir un autre top 10, allez donc chez Romain, qui m’a donné l’idée il faut bien le dire.

A bientôt pour un nouvel article.

La Megadrive fête ses 30 ans : mes jeux du cœur

J’aurais pu vous parler des polémiques jeux vidéo qui enflamment les réseaux sociaux en ce moment. Mais non, je vais vous parler d’autre chose. De la console 16 bits  qui a bercé toute mon adolescence : la Megadrive.  En effet, cette console fêtera ses 30 ans le 30 octobre prochain au Japon. Une trentenaire, certes, mais qui n’a jamais su percer dans son pays d’origine, dans lequel Nintendo a toujours dominé. C’est surtout en Amérique et en Europe qu’elle connaîtra le succès.Pour cela, Sega s’appuiera sur plusieurs piliers : Le premier, ce fut de s’attirer les faveurs d’Electronic Arts  qui publiera sur la console des jeux de sports de licences prestigieuses pour attirer le public nord-américain. On notera que la console sera rebaptisée aux US sous le nom de Genesis. Ensuite, un marketing fort et agressif, notamment aux States où la publicité comparative était autorisée. Le slogan « Genesis does What Nintendon’t » est  resté dans les mémoires. En France, on se souvient aussi du slogan « Sega, c’est plus fort que toi » ainsi que des pubs avec le punk halluciné qui se prenait des taules. Cette stratégie agressive sera reprise quelques années plus tard par un nouvel entrant : Sony.  Vu qu’on a désormais la PS4 de nos jours inutile de vous dire ce que ça donné… Mais revenons à notre 16 bits.

Sega_Mega_Drive_PAL

La console en elle-même se présentait comme un objet aux formes arrondies et faisant penser à quelque chose de moderne pour l’époque. Il faut avouer que la première version de la MD a toujours son petit côté charmant même trois décennies plus tard. J’ai toujours trouvé le look de la Megadrive 2 moins bien fait. La première version de la MD permettait aussi de brancher un casque audio sur la console. La manette, en forme de croissant, était alors plus ergonomique que les gros pavés de l’époque. Elle disposait d’une croix directionnelle circulaire permettant 8 directions et de quatre boutons : A,B,C, et Start. Plus tard, une manette 6 boutons sortira améliorant grandement le gameplay des jeux de combat ou de certains autres jeux.  La Megadrive embarquait un processeur très rapide, plus que celui qui sera mis dans la Super Nintendo. Cela permettait une fluidité à toute épreuve sur des shoot’em up, et sans ce processeur, sans doute Sonic et ses suites n’auraient pas été ce qu’elles sont devenues. J’arrête là pour la technique, il faut dire que c’est assez barbant pour un article de blog, et je ne suis pas là pour relancer la guerre qui faisait rage dans les cours de collège, je veux  juste lui rendre hommage, je vais donc vous parler des jeux du cœur, de mon cœur, sur cette console. Ces quelques jeux ne pouvant satisfaire tout le monde, merci de ne pas me reprocher de ne pas y avoir inclus votre jeu de la mort qui tue.

QuackShot (1991)

Quack Shot Starring Donald Duck présentation

Les jeux Disney ont toujours été sauf exceptions, des jeux de qualité sur Mega Drive. Alors, en tant que fan de l’univers des canards Disney, QuackShot se devait d’être là, et les raisons sont multiples : d’abord,  la réalisation globale est magnifique. Le jeu est coloré, les sprites sont énormes, les musiques très bien faites (mention spéciale au thème de la Transylvanie, lugubre à souhait). Ensuite, l’aventure est dépaysante et le level-design très bien pensé. On rencontre divers personnages de l’univers Disney et cet hommage à Indiana Jones se refait toujours avec le même plaisir.

Sonic the Hedgehog 2 (1992)

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2031

Certains me diront que Sonic 3 et Knuckles est meilleur et tout et tout. D’accord. Mais Sonic 2  est sans doute l’épisode sur lequel j’ai passé le plus de temps. Notamment parce que mes parents ne m’ont jamais offert Sonic 3 à l’époque, qui coûtait plus cher que la moyenne des cartouches MD. Mais bref. Le jeu est plus long, plus beau, plus difficile aussi par rapport à Sonic 1. Le jeu ajoute des nouveautés comme le spindash et surtout un nouveau personnage jouable, Miles « Tails » Prower, qui se paie même le luxe d’apparaître sur l’écran de présentation. Je me souviens aussi des heures sur le mode deux joueurs du titre, avec son image écrasée et ses ralentissements…

LandStalker (1993)

Landstalker puits

Une grande aventure. Qualifié de  » Zelda de la Mega Drive » lors de sa sortie,  le jeu de Kan Naito avait une particularité : il était en 3D isométrique. C’est-à-dire une vue de trois-quarts, permettant de jouer sur les éléments du décor et les perspectives.  Il utilise la puce spéciale DDS-520 qui permettait un tel rendu. Le soft regorge de coffres à trésors cachés. Mais de Zelda, le titre n’en possède pas grand chose, en fait si ce n’est son héros elfique. Ce dernier part en compagnie de Friday, une nymphe des bois, à la recherche des trésors du roi Nole sur une île isolée. La seule princesse du jeu est une cruche. En gros, Lyle part dans un quête pour son profit à lui et lui seul. Bien entendu le méchant duc de Mercator ainsi que d’autres chasseurs voudront mettre la main sur lesdits trésors… Le jeu est bien réalisé, et possède des énigmes à s’arracher les cheveux. Ainsi que des phases de plates-formes bien reloues, mais bon, pour l’exploration, l’aventure et les découvertes, la MD tenait là son grand jeu d’aventure, qui avait eu le mérite aussi d’avoir été traduit en français.

Comix Zone ( 1995)

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Qualifié de  » Dernier grand jeu de la Megadrive », Comix Zone est un jeu surprenant qui n’a pas volé son appellation.  Skectch Turner, auteur de comics new-yokais, se retrouve aspiré dans sa propre bande dessinée et c’est désormais sa créature la plus redoutable, Mortus, qui tient le crayon. Il devra se frayer un chemin de case en case en résolvant des énigmes pour progresser, et passer les boss de fin d’épisode. Le jeu est d’une réalisation qui montre les capacités de la MD, avec des musiques « grunge »  qui ambiançaient les parties. Coups variés, utilisation d’objets,  voix, Comix Zone est un jeu assez court, mais difficile et dispose de deux fins différentes. Je me suis éclaté dessus comme un dingue. J’ai juste regretté l’absence d’un mode deux joueurs.

Streets of Rage 2 (1992)

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1992 fut l’année des suites pour deux licences Sega emblématiques de la console.  Mais des suites encore meilleures. C’était le cas pour Sonic ( voir plus haut)  mais aussi pour Streets of Rage. Comparer le premier SoR à celui ci reviendrait à comparer du pâté et du foie gras tant les améliorations sont nombreuses : quatre combattants, meilleurs graphismes, cris, musiques de folie avec un Yuzo Koshiro au meilleur de sa forme, mais surtout un gameplay soigné. A deux, le plaisir est encore plus grand. Le jeu démontre le meilleur de la Megadrive et ce n’est pas pour rien que j’y rejoue encore assez souvent histoire de distribuer quelques mandales virtuelles. Il n’y a pas à dire, ça défoule.

Aladdin (1993)

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Dire que j’ai failli l’oublier… Pourtant, je suis un fervent défenseur de la version Megadrive d’Aladdin  par rapport à la version Super Nintendo.  Combien de temps passé à y jouer ? Certes, ce n’est pas le jeu le plus difficile de la console, mais on reste baba devant tant de beauté graphique, d’animations et de musiques restées assez fidèles au film ( bien que le processeur de la MD ne leur rende pas honneur).  Aladdin fait évidemment partie de mes jeux du cœur.

 

Voilà pour ma sélection mais il est vrai que la console a accueilli nombre de grand hits, et les jeux du cœur  varieront d’un joueur à l’autre, par exemple je suis sur que C2J aura une sélection différente de la mienne.  Vous pouvez retrouver la plupart de ces jeux dans les différentes compilations sorties par Sega sur consoles actuelles. 

La console a 30 ans, j’ai grandi avec, et pourtant, j’ai l’impression que les jeux cités n’ont pas vieilli d’un poil. Bref, la Megadrive nous rappelle qu’elle est une trentenaire toujours dans la fougue de sa jeunesse.

Et vous, quels ont été les jeux de cette respectable console qui vous ont vraiment marqués ?

 

Weekly Retro #29 : Feeling Supersonique

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-neuvième numéro de Weekly Retro. Cette fois, nous allons parler d’un RPG que j’adore et du retour d’un certain hérisson.

1-Chrono Cross…again

CC panorama

Je n’ai jamais caché qu’en matière de RPG japonais, je plaçais Chrono Cross au dessus des autres tous titres confondus. Mais qu’est ce qui fait que j’adore tant ce titre ? A vrai dire, c’est dur à définir. Chrono Cross est magnifique sur tous les plans, et pourtant, j’aurais très bien pu dire  » mouaif » et le laisser là où il est. En fait, c’est sur à expliquer. Un truc, qui s’appelle le « feeling » et qui a fonctionné sur plein d’autres jeux et pas sur d’autres. Par exemple, je n’ai pas accroché à Dishonored. Je ne remets pas ses qualités techniques en cause, elles sont bien là, mais « le truc » n’est pas passé avec moi.  Ce sont des choses qui arrivent. 

Pour Chrono Cross,  le jeu est une claque technique. le chara-design, fait par celui responsable de Vision d’Escaflowne et des Chroniques de la Guerre de Lodoss, est magnifique. Le trio inoubliable du titre composé de Kid, Serge et Lynx est mémorable sur tous les plans, et si le chiffre 3 est sacré en littérature, il l’est apparemment aussi en jeux vidéo. Les graphismes sont magnifiques et sont une invitation au voyage dans ce monde insulaire. Le système de combat tente de nouvelles idées, qui ne s’accordent pas forcément mais qui ont au moins le mérite d’essayer, et il est possible de fuir tous les combats, y compris ceux des boss, pour repenser la stratégie si ces derniers vous ont assez malmené. D’ailleurs, les combats contre les monstres lambda sont totalement facultatifs et vous pouvez les éviter, car seuls les boss feront vraiment évoluer votre équipe. 

CC LynxCG

Le jeu continue de diviser les joueurs au-delà de l’aspect esthétique: ceux qui ont adoré cette suite directe à Chrono Trigger, dont je fais partie, et ceux qui furent déçus. Pourtant, j’ai adoré le scénario, les ambitions, le plan des dragons et le fait qu’il ne se dévoile vraiment qu’à la fin.  De plus il révèle quelle était, selon les programmeurs, la fin canonique de CT. Cependant, il faut avouer que le début pourra sembler assez obscur dans son déroulement. 

Et si je refais Chrono Cross  régulièrement, il y a quelque chose du jeu que je fais encore plus : écouter ses musiques. S’il y a bien un aspect qui met tout le monde d’accord, c’est  son extraordinaire bande-son, composée par Yasunori Mitsuda. C’est le deuxième aspect qui rend le titre inoubliable. Il y n’y a quasiment pas de fausses notes dans ces 3 CD de musiques. Et si les thèmes sont joués en concerts de musiques de jeux et par des orchestres, ce n’est pas pour rien. Parfois, je les écoute même lors de mes travaux d’écriture, elles m’aident pour l’inspiration. Certains morceaux sont même très motivants… Concernant mes histoires à mes heures perdues, je ne sais pas si j’en publierai des passages ici, peut-être que cela ne serait pas prudent…

Quoi qu’il en soit, Chrono Cross m’inspire, et bien que ce ne soit pas le seul jeu à m’influencer, il reste pour moi éternel. 

2- La Sonic Mania va t-elle reprendre ? 

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2011

Et voilà, nous y sommes… Demain sortira  Sonic Mania, une aventure tout en 2D promettant un  » retour aux sources »  vers les premières aventures du hérisson bleu. Mais cette fois, il  ne sera pas seul puisque nous y retrouverons Tails et Knuckles à ses côtés (manquerait plus que Cream ou Big, tiens…Ou pire, un perso de la « Team Chaotix »…) qui devront bien entendu  lutter contre les plans du Docteur Eggman. Le jeu promet de mélanger zones inédites et d’autres déjà présentes dans les épisodes en 2D, ainsi, nous pourrons parcourir Green Hill avec Tails…  Le feeling sera t-il de nouveau présent ? Je l’espère, d’autant qu’il sera vendu au prix de 20 €.

Les souvenirs que j’ai sur les premiers Sonic sont uniques. Sonic 1 et 2 notamment ont vu mes premiers pas de joueur sur ma bonne vieille MD qui fonctionne encore (25 balais et pas une ride), et je les refais régulièrement. Ils étaient les vitrines technologiques de la console, offrant des graphismes de qualité et surtout, une animation ultra-rapide. La jouabilité était simple : la croix servait à diriger nos héros, et les trois boutons ( A,B,C) de la  console servaient à les faire sauter pour franchir des précipices ou éliminer des ennemis. Sonic 2 a introduit le « spin dash », bien pratique pour franchir les pentes . Il sera de retour dans Sonic Mania, ainsi que le mouvement vu dans Sonic CD qui permettait  de prendre de la vitesse sur place.  Et avec ma sœur, combien de temps n’avons nous pas passé sur le mode deux joueurs du titre, malgré son image écrasée et ses ralentissements? 

Ayant été élevé à l’école Sega, je me refuse à penser qu’un épisode de Sonic en 2D, notamment celui-ci, puisse être moyen ou mauvais. Alors on le sait, c’est quand la 3D est apparue que tout cela s’est gâté, que Sonic 4 n’existe pas en fait et que Sega s’est fourvoyé dans le développement de son héros… Mais c’est une autre histoire. Je suis prêt, au nom des souvenirs, à laisser sa chance à Sonic Mania

Voilà, c’est tout et je vous dis à bientôt pour un prochain article.

 

Weekly Retro #21 : Il fait chaud…

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-et-unième  Weekly Retro. Nous allons parler cette fois ci des zones « chaudes », tellement que c’est un peu rude pour aller y piquer une tête…

1-Le hérisson grillé, c’est bon ?

Sonic Compilation (E) [f1]019

Dans les années 90, rares étaient les jeux à ne pas contenir de zone ayant pour thème le feu ou la lave. Pour moi, ça s’est manifesté dès les premières minutes de jeu sur ma Megadrive, avec le premier Sonic the Hedgehog.  En effet, après Green Hill et ses paysages de côte maritime, avec palmiers et son décor à damier très reconnaissable, on passe à Marble Zone et son ambiance d’un tout autre genre : plus sombre, elle est composée de vieilles ruines à dominante de marbre violet mais qui sont posées sur de la lave en fusion. La zone exige d’être extrêmement prudent, mais n’est cependant pas avare en passages cachés qui peuvent donner des vies supplémentaires en vous épargnant aussi une bonne partie du parcours. Parce que si la lave ne vous tuait pas instantanément, elle représentait un obstacle de taille. Parfois, il y avait même des chutes de lave dans un bassin en contrebas. On se retrouve ainsi  a sauter sur des plates-formes qui parfois tombent à mesure de votre parcours, ou à naviguer sur un pavé avant qu’un geyser nous propulse vers le haut. Et il fallait également faire attention aux boules de feu qui jaillissaient, ou aux îlots qui brûlaient dès que vous vous posiez dessus. Le boss était assez simple à battre, il suffisait de sauter d’un bord à l’autre, tout en touchant Eggman. 

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Sonic 2 aura aussi une zone basée sur la lave, Hill Top, avec des passages souterrains  en proie aux tremblements de terre et aux montées de lave. La zone, bien qu’elle ne soit pas marquante à cause d’un level-design trop peu imaginatif, bénéficie toutefois d’un des plus beaux backgrounds à l’extérieur, avec ses conifères, et ses sommets dépassant des nuages qui défilent en animation d’arrière-plan. Le boss est assez facile à vaincre, avec un peu de chance, vous pourrez même rebondir dessus 8 fois de suite avant qu’il ne réagisse.  Il faut faire attention, le jeu a parfois tendance à bugger dans certaines zones du niveau, notamment lors des séismes. 

Sonic and Knuckles (W) [!]003

Et si Sonic 3  nous laissait tranquilles avec ce thème, c’était sans compter sa deuxième partie, Sonic &Knuckles, qui en propose une encore plus grande, encore plus compliquée et labyrinthique. Il s’agit bien entendu de Lava Reef, où le joueur comprend que la difficulté commence à augmenter sérieusement. La zone est divisée en deux actes totalement différents : Dans le premier, le niveau se passe au milieux de rochers explosifs, chutes de lave et d’ennemis vicieux sortant du décor.  Sans compter ceux qui émettent un nuage toxique vous enlevant un anneau par seconde…C’est grand, et le thème qui accompagne le niveau est sans doute un des meilleurs du jeu.  Le boss du premier acte est une sorte de main mécanique, qui peut faire très mal si elle vous écrase. il faudra aussi se méfier des canons qu’elle enverra avant d’apparaitre…

Le deuxième acte se passe dans un réseau de lave pétrifiée, et sa longueur dépendra avec quel personnage vous jouez. Avec Knuckles, le niveau est très court, et sert juste transition vers Hidden Palace. Avec Sonic ou Tails, c’est autre chose. Le décor est à dominante bleue, vous devrez vous propulser à l’aide de gros cylindres tournants, vous frayer un chemin à travers des lance-flammes placés un peu partout. Heureusement quelques boucliers de feu permettent de faciliter l’avancée. Le tout se termine avec Knuckles qui  vous jette un rocher. Vous tombez ainsi dans la cachette où Eggman réparait son Oeuf de la Mort, pire, le savant fou le remet en marche. Vous devrez donc échapper à l’effondrement du niveau et sauter de plateforme en plateforme jusqu’à descendre jusqu’au boss. Eggman apparaîtra dans un lance-mines qui  est intouchable à cause des pointes sur le dessus. Il faut donc attendre que le sol penche du côté du boss et que les mines qu’il a placées sur les plates-formes viennent le frapper. Il en faut 12, et c’est très long, d’autant que vous devez aussi éviter de tomber dans la lave notamment si vous n’avez pas le bouclier de feu. Lava Reef est une vaste zone, peut-être trop, et comme dans Sandopolis 2, il ne sera pas rare de perdre des vies à cause du temps.

Anecdote amusante : je n’ai appris il y a quelques jours seulement qu’il existait un moyen de choisir son niveau dans ce jeu sans Action Replay. Pourtant, j’y joue depuis longtemps. Vous connaissez sans doute l’astuce mais je vous la donne quand même : Commencez une partie. Lorsque vous voyez la première machine à traction pour monter, suspendez vous à une des poignées et faites la manipulation suivante : gauche,gauche, gauche, droite, droite, droite, haut, haut, haut. Vous devrez entendre un « cling ». Mettez le jeu en pause, appuyez sur A pour revenir à l’écran-titre. Ensuite, choisissez le personnage désiré et appuyez sur A+Start. L’écran de sélection comprend aussi les niveaux de Sonic 3, mais vous ne pourrez vous y rendre si la cartouche n’est pas connectée au lock-on de S&K. Ce qui prouve bien que le véritable jeu a été coupé pour des raisons de délai. D’ailleurs, c’est la même chose pour Sonic 3 ou Sonic 3 and Knuckles, il faut faire la même manip suspendu à une plateforme dans Angel Island. Comme quoi on en apprend tous les jours…

2-Les zones de feu dans les RPG

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Le thème du feu n’est pas toujours présent dans les RPG. Mais il arrive que dans certains d’entre eux, un lieu avec de la lave se présente.  Par exemple, le Mont Pyre de Chrono Cross. Ce volcan empêche l’accès à Fort Dragonia, un des meilleurs passages du jeu. La lave est un obstacle et y mettre les pieds fera baisser le nombre de HP de l’équipe. En réalité, pour passer le lieu, il vous faudra un objet remis par le dragon aquatique, qui gèlera les étendues de lave… en contrepartie, vous ne pourrez plus avoir les coffres qui étaient présents, donc ce sera à vous de choisir…

Un autre lieu très réussi est le Temple de Prynn dans Skies of Arcadia. Cette pyramide, situé dans un désert est le  deuxième donjon du jeu où se trouve un cristal. Pour passer la lave, il faut résoudre une série d’énigmes assez simples. Elle est surtout présente dans le fond du niveau. Le boss du lieu, Rockwyrm, est un dragon de cendres qui peut faire de gros dégâts avec son attaque de cendres, pouvant pétrifier les membres de votre équipe. Heureusement, les sorts de glaces sont évidemment assez efficaces contre lui. 

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Parmi les autres zones notables, on notera aussi la Vallée du Feu dans Seiken Densetsu 3, dans laquelle nous  gagnons Athanor, l’esprit du feu. Il faudra y retourner plus tard pour affronter un des huit gardiens majeurs du titre… Il faut toutefois faire attention, parce que les jours affectent la puissance et le comportement des ennemis. Si vous y allez le jour d’Athanor, vous risquez d’avoir beaucoup de mal à progresser.  De toute façon, Seiken Densetsu 3 est un jeu à faire absolument, comme les deux autres sus-cités. Il y a d’ailleurs une critique sur le blog.

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Final Fantasy VI a aussi une zone remplie de lave. C’est la caverne qui mène à la porte vers le monde des Espers. En effet, cette dernière se trouve dans la première partie du jeu, et vous devrez progresser sur des pontons  qui apparaissent de façon intempestive. Un faux pas et vous deviez reprendre tout le parcours, et une perte de HP pour le groupe en  prime. Sans compter que les ennemis sont des morts-vivants, j’espère que vous avez  fait le plein d’objets tels des queues de phénix… 

Quoi qu’il en soit, là aussi la lave est un obstacle qui doit être franchi d’une façon ou d’une autre.

3-Trésor bouillu, trésor foutu

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 Je vais vous parler d’un monde qui m’a marqué dans l’univers Mario. Enfin, Mario, c’est plutôt avec son jumeau maléfique Wario. En effet, les deux premiers Mario Land n’avaient pas de mondes thématisés sur cet élément. Mais Wario Land en a un, lui. C’est la quatrième zone, troisième si le joueur choisit ou ne trouve pas l’accès au monde de glace, Sherbet Land.  Le Stove Canyon comporte six niveaux, dont un secret, qui consiste à passer au dessus d’une gigantesque rivière de lave. Le moindre contact est mortel. Vous devrez grimper à des échelles, passer sur des ponts en ruines et éviter des canards jouant aux boomerang.  Il est évident qu’en Jet-Wario, cela facilite le franchissement de certains passages. Pire, le premier niveau donne déjà le ton avec une course non pas contre la montre, bien que le temps soit limité, mais contre la lave qui sera à vos trousses. Le truc, c’est qu’il y a un trésor planqué et il faut arriver à prendre la clé avant que le liquide bouillant ne vous carbonise…  La zone en elle même est très réussie, ne serait-ce que pour son premier niveau. Le boss est une tête  géante du nom de Funfun,  qui léchera le sol et vous enverra des boulets enflammés de ses narines. Le truc, c’est qu’il faut attendre que les boulets aient rebondi une fois avant de lui retourner sans quoi vous mourrez instantanément. Assez simple à battre lorsqu’on a compris le truc.

4-On se prend un dernier ver ?

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Impossible aussi d’oublier le niveau du volcan dans EarthWorm Jim. Le jeu est tellement tordu  que les programmeurs s’en sont donné également à cœur joie. C’est le deuxième niveau du jeu, nommé What the Heck, et c’est le domaine de Evil le le chat. Dans un décor orange, Jim  aura fort à faire entre fleurs carnivores qui rugissent comme des lions, des  représentants et leur mallettes, il devra également courir sur des diamants. Preuve de la loufoquerie  du lieu : le boss de mi-parcours est un bonhomme de neige. Si, si, ils ont osé… Les programmeurs ne devaient pas carburer qu’au jus d’orange. Le boss est Evil le chat et le combat se fait en deux phases. Dans la  première, vous êtes sans votre combinaison et devrez esquiver les tirs de votre adversaire. Sautez par dessus et au bout d’un moment, la plateforme sur laquelle il se trouve finira par s’effondrer. Ensuite, vous devrez lui tirer dessus dès que vous voyez ses yeux apparaître. Et comme c’est un chat, il a 9 vies, donc vous devrez viser autant de fois au but. Cela ne l’empêchera pas de revenir dans le  deuxième jeu… Une autre chose qui contribue à la loufoquerie du lieu est la bande-son. En effet, elle commence sur l’air de Une Nuit sur le Mont Chauve, puis s’interrompt pour une musique d’ascenseur. Le tout accompagné de cris  qui font qu’on se croit vraiment en enfer… 

Voilà, ce ne sont que quelques exemples de mondes de feu, que j’ai eu l’occasion de traverser. Il faut dire que cet élément est devenu un passage obligé dans certains genres. J’ai oublié de le mentionner mais certains Zelda possèdent également des donjons ayant le thème du feu. Je vous dis à bientôt pour un autre Weekly Retro.