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TFGA S03 E01 : Montons dans le train de la hype !

Alex semble bien décidé à faire revenir les TFGA à la vie et c’est tout à son honneur. Donc pour cette saison 3, vu que je ne me souviens plus de la numérotation, nous allons donc prendre le train de la hype en jeux vidéo.

De la quoi ? Il est vrai qu’une explication de texte s’impose. « Hype » est un terme anglais désignant un sentiment d’envie chez le joueur, le lecteur ou spectateur, en gros. Pour provoquer cela, il existe une arme redoutable : la communication sous toutes ses formes. Et donc, Alex nous invite dans le wagon «  jeux vidéo » pour un top 5 des jeux pour lesquels les éditeurs ont su se montrer très habiles, ou non. Parfois, cela a fonctionné. Pour d’autres, j’ai été déçu. Préparez vos billets, le voyage va commencer. Voici ma sélection.

Premier arrêt : Chrono Cross, ou comment une intro suffit à éveiller l’intérêt

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Un TFGA sans Chrono Cross, ça vous aurait étonné, je suis sur. Mais ce n’est pas mon RPG favori d’entre tous pour rien, non plus… Ce qui m’a « hypé » pour ce jeu, c’est son introduction. Game One la diffusait de temps en temps dans ses plages de clips, et je dois dire que je trouvais cela magnifique. Un cadre paradisiaque au bord de la mer… Mais je devrai attendre quelques temps avant que je puisse avoir un exemplaire du jeu et qu’il devienne ce qu’il est pour moi…. Quand je dis qu’il a toutes les qualités… Dommage toutefois qu’il m’ait fallu passer par l’import. Allez Square Enix, sortez-le officiellement en Europe !

Deuxième arrêt : Final Fantasy VII, ou une claque un peu inattendue mais je n’ai pas perdu au change

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Une longue histoire avec ce jeu. Je laisse volontiers de côté les pleureuses du style «  ouin, ouin surcoté, ouin, ouin Sephiroth est un émo ». Comment expliquer qu’il ait reçu des notes frôlant la perfection s’il n’avait pas d’immenses qualités ? Et à vrai dire, ce titre ne devait pas être à l’origine mon premier choix. Je m’étais porté sur Tomb Raider II. Mais comme un autre membre de la famille le voulait aussi, j’ai accepté de changer mon choix. Et comme j’étais grand lecteur de magazines papier, je voyais qu’un autre titre avait eu des 97% chez l’un, 19/20 chez un autre, etc. Final Fantasy VII. Il fut pour moi un putain de choc à plusieurs niveaux. Une aventure épique sur 3 CD, un système de combat en béton armé, je le dis, pour moi il n’a qu’un seul défaut : sa traduction en français. Il faut noter que le spot de pub qui a été diffusé en France montre un gros spoiler… Bon, maintenant, tout le monde le connait. Et c’est sans doute parce que j’adore ce jeu que j’ai peur en ce qui concerne le remake actuellement en développement…

Troisième arrêt : Shadow Hearts : Covenant, ou comment un grand jeu de la PS2 est passé inaperçu

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Vous le savez, la série Shadow Hearts a toujours été dans l’ombre d’autres grosses licences du RPG. Et pourtant, elle mérite largement le détour, notamment pour son système de combat qui interdit de s’endormir ou de jouer de manière robotique.

Et c’est avec le deuxième Shadow Hearts que j’ai découvert la série. Pourtant le jeu n’a pas fait l’objet d’une communication monstre. La première fois que je l’ai vu, c’était lors d’un vidéo test du site anglophone GameSpot. Le testeur était enthousiaste, et après visionnage je me suis dit que je ferais bien de le prendre s’il sortait en France. Un peu plus tard, je le vois en test import d’un magazine spécialisé. Finalement, le jeu sort en France, avec des textes traduits. Je n’ai pas regretté mon achat, car il est à mon sens le meilleur jeu de la trilogie et un des meilleurs RPG de la PS2. Une suite, certes, mais quelle suite…

Voie de garage : Final Fantasy XIII : incohérences et mensonges de l’éditeur

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Plus que Final Fantasy XV, que beaucoup décrient, moi, c’est contre  le treizième épisode je garde une dent dure. Pourquoi ? Parce qu’il est très loin des promesses faites par Square Enix, mis à part pour les graphismes. Inutile de nier, le titre est magnifique. Pour le reste, il y a un grand décalage, et c’est ça que j’ai du mal à lui pardonner. A quelques jours de sa sortie en Europe, le réalisateur et le producteur du jeu promettaient monts et merveilles, avec notamment, un monde ouvert, encore plus que dans le douzième qui faisait déjà assez fort dans le domaine. Ah… au vu du résultat final, on a pas du avoir la même conception de « monde ouvert ». FF XIII est un putain de couloir sur 90% de son parcours, et ce n’est pas l’évasion sur Grand Pulse qui me fera changer d’avis tant il y a peu de choses à y faire à part des chasses. Ajoutez à cela un univers incohérent, un scénario limite incompréhensible, un système de combat archi-bourrin, des héros à claquer, notamment Snow avec ses phrases nanardesques à souhait, du style «les vrais héros n’ont pas besoin de plan»… Bref. Quelques jours après, sortait Resonance of Fate. Bien que plus difficile, je l’ai largement préféré. Et le titre aurait pu être premier si un autre n’avait pas non plus eu sa place niveau déception…

Déraillement : Duke Nukem Forever, ou comment une attente de 15 ans finit par mettre à jour les lacunes du développement

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Eh oui. Duke se retrouve premier, mais pas pour de bonnes raisons. Alors que je suis archi-fan de l’épisode 3D, grâce à la variété des armes , dont certaines sont vraiment géniales, la qualité de level-design dans tous les chapitres du jeu, cette suite au développement chaotique qui s’est étalé sur 15 ans est un immense ratage. Oh, je ne m’attendais pas à une merveille graphique, loin de là, mais tout le monde sait que ça ne fait pas tout. Ici, le level design est pauvre, sans imagination, avec des idées mal exploitées. On se contente de suivre des couloirs. De plus, le pauvre Duke ne peut plus porter que deux (2, 1*2, 1+1, vous avez bien lu) armes à la fois. FUCK IT. Le problème, c’est que le jeu a connu un développement chaotique, avec comme point d’orgue la faillite de 3D Realms. Gearbox Software, qui avait repris le projet, s’est juste contenté de le terminer. Pourtant le nouvel éditeur n’a pas manqué de communiquer sur le titre au moyens de vidéos rigolotes… Mais le résultat est archi décevant, et l ‘édition collector une vaste arnaque au vu de ce qui a été proposé. Fail to the King, Baby…

Voilà, c’est tout pour ce TFGA. A bientôt pour un nouvel article et n’hésitez pas à aller voir celle des autres blogueurs ici même ça leur fera plaisir.

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TFGA en retard : Ces jeux qui auraient mérité une meilleure promotion

Cela a été le premier TFGA proposé par Alex, il y a plus d’un an maintenant. Et comme il n’y a pas d’heure pour partager son classement et rattraper son retard, voici le mien.  Quels sont les jeux qui auraient mérité une meilleur promotion ?  C’est vrai, le manque de communication, de budget pub, peut faire passer le commun des joueurs à côté de certaines perles. En voici 5 que j’ai sélectionnées avec soin.Avant toute chose je tiens à préciser qu’en tant que joueur de RPG il y en aura forcément, et je me suis imposé une règle : j’exclus du classement les jeux uniquement disponibles en import. Il portera donc uniquement sur les jeux sortis en France. 

5-Resonance of Fate

Tri-Ace fait en 2010 une infidélité à Square Enix pour se faire éditer par Sega. Le problème, c’est que Resonance o f Fate (ou End of Eternity au Japon) est sorti dans l’ombre écrasante de Final Fantasy XIII, trois semaines plus tard. Vous parlez d’une visibilité… C’est dommage, parce que le jeu a pas mal d’atouts : un système de combat complexe mais maîtrisé, trois personnages au passé complexe, un humour bien trouvé. Si le scénario est assez éclaté, Tri-Ace ne commet pas de nouveau les erreurs faites pour le quatrième Star Ocean. De plus, on retrouve un duo de compositeurs pour les musiques, entre un Sakuraba furieux sur ses synthés pour les batailles et Kouhei Tanaka pour les musiques d’ambiance, ce qui ajoute à la qualité de l’ensemble. Bref, avec Resonance of Fate on pardonne les erreurs passées du développeur…Leanne1

4-NieR

Rebelote. Sorti également dans l’ombre de FF XIII mais un poil plus tard, NieR du studio Cavia et édité pourtant par Square Enix, aucune promo pour ce jeu au scénario mature, des personnages forts et bizarres, offrant une variété de gameplays jamais vue dans le genre. Certains combats ressemblent même à certains danmakus avec les boulettes à esquiver. La bande-son est également à tomber. Tout comme RoF, il ne brille pas par ses graphismes, mais par ses idées. J’ai hâte de voir ce que sera NieR : Automata, développé par Platinum Games.

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3-Psycho Fox

Ce sympathique et vieux jeu de plates-formes n’a pas eu le succès qu’il aurait du avoir. En attendant Sonic, Sega a préféré promouvoir Alex Kidd, qui était sa mascotte dans les années 80, et pourtant, si j’avais été le directeur commercial de la firme, j’aurais inclus ce jeu dans les Master System II. Vaste, joli et proposant de chouettes musiques, malgré une jouabilité un poil raide, Psycho Fox mérite qu’on le redécouvre d’autant que le principe de se transformer en divers animaux pour franchir les obstacles était original.

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2-Shadow Hearts Covenant

Alors lui, je le défendrai également jusqu’au bout. Sorti en 2005 en Europe, Shadow Hearts Covenant est la suite directe du premier jeu, qu’il transcende. Je n’utilise pas ce terme pour rien, que ce soit au niveau technique, artistique, de la durée de vie , il est à plusieurs milliers de kilomètres au dessus du premier. Si vous ne l’avez pas fait, les événements du premier SH vous seront résumés dans cette aventure extraordinaire. L’histoire est plus travaillée, le système de combat également et demande vraiment réflexes et anticipations, avec une variété de coups très appréciables, et le jeu tient sur deux DVD ce qui en fait le plus long de la saga. On saluera aussi le couple vedette Yuri/Karin et l’ensemble du casting , du bon et du mauvais côté.( mis à part peut être, Lucia). Techniquement, s’il n’atteint pas les sommets de Square-Enix, il reste largement acceptable et cette fois ci, bien qu’un peu en retrait, la traduction française est compréhensible, ce qui n’était pas le cas avant.

Le jeu se passe 6 mois après la fin tragique du premier épisode, nous sommes désormais en 1915 et la Première Guerre Mondiale a éclaté. Le jeu se déroule toutefois dans une époque uchronique mais portant des personnages et des événements ayant réellement eu lieu s’ trouvent. On ne peut qu’applaudir.

Pour tout ça, Shadow Hearts Covenant est à mon sens un des meilleurs RPG japonais de la PS2. Malheureusement, lors de sa sortie il y a 10 ans, on n peut pas dire que les magasins l’aient mis vraiment en valeur. Le vendeur a même dit que j’avais acheté le dernier exemplaire sur les quatre qu’il y avait en rayon. C’était pourtant une chaîne spécialisée très connue…

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1-Deadly Premonition

Je suis sans doute un ardent défenseur du jeu et maintiens ma position vis à vis de lui. C’est pour ça qu’il arrive en première place de ce top. Hé non, ce n’est pas un RPG. Mais le jeu n’a hélas pas été bien accueilli par la profession. Pas beau, raide dans sa jouabilité, ce jeu offre pourtant une des meilleurs intrigues jamais vues dans une ambiance qui fait penser à la série Twin Peaks de David Lynch. On s ‘attache vite à Francis York Morgan (appelez moi York), ses alliés et la jolie galerie d’habitants de Greenvale. Deadly premonition ou comment le fond est privilégié sur la forme. Le jeu est bourré de références aussi bien dans son scénario que dans sa conception. Et si jamais vous avez l’envie d’y jouer, prenez, de préférence, la version Director’s Cut sortie sur PS3 : elle contient des scènes supplémentaires et est un poil plus jouable (notamment lors des déplacements dans les escaliers). Si vous n’êtes toujours pas convaincus, vous pouvez aller rendre visite à la critique que j’ai faite sur ce même blog.

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Voilà, c’était juste pour rattraper un TFGA en retard mais très intéressant. Je vous retrouve bientôt pour reprendre le flux régulier de ce classement mensuel. 

Les 10 ans de Shadow Hearts Covenant

Le 11 mars 2005 débarquait en Europe un jeu déjà sorti aux Etats-Unis et au Japon : Shadow Hearts Covenant. Le titre s’est vite imposé comme un des grands RPG japonais de la PS2 et il fait parti pour moi du jeu qui m’a le plus surpris sur la console. En voici quelques raisons. Attention, cet article peut contenir des spoilers

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C’est la suite directe du premier Shadow Hearts

En 2002, Shadow Hearts avait réussi à surnager du flot de J-RPG médiocres qui sortaient sur la console de Sony grâce à son histoire et son système de combat. Pour le reste, on ne peut pas dire qu’il brillait. Le jeu était très moche et ne tenait aucunement la comparaison avec Final Fantasy X qui sortait au même moment. Même s’il était trop court, le jeu se concentrait sur le parcours de Yuri Bolt Hyuga, un jeune homme qui a la faculté de se transformer en monstre. Il croise la route d’Alice Elliot, fille d’un pasteur alors que les autorités japonaises l’emmènent en Mandchourie dans le Transsibérien. Il empêche ainsi son enlèvement par Albert Simon. Le jeu se passe en 1913, dans un univers réaliste et se concluait sur une issue dramatique. En voulant empêcher l’invocation d’Albert de détruire le monde, Alice n’a d’autre choix que de se sacrifier. C’est à partir de cette fin (une autre est possible) que commence Shadow Hearts Covenant en 1914.

La guerre à éclaté et tout commence lorsqu’un bataillon de l’armée allemande mené par le lieutenant Karin Koenig veut prendre le village de Domrémy en Lorraine. Une rumeur prétend qu’un démon qui vivrait dans l’église protégerait les habitants de l’envahisseur… Démon qui n’est autre que Yuri.

Domrémy, le village où tout commence...

Domrémy, le village où tout commence…

Cependant, pas besoin d’avoir joué au premier SH pour tout comprendre, les principaux faits vous sont résumés à travers l’histoire.

Un bond technique remarquable.

Le fossé est grand entre ce jeu et le précédent sur le plan technique, c’est clair. Nautilus n’avait visiblement pas les moyens de Square Enix, mais SH 2 était nettement plus regardable. Les personnages sont bien proportionnés, et c’est plutôt assez joli, même si on pourra pester sur l’aspect de certains monuments et l’emplacement de certains lieux. Les séquences cinématiques sont bien réalisées et mises en scène, certaines restent même parmi les plus marquantes de la console. Les musiques, composés par un trio de musiciens (Yasunori Mitsuda/ Yoshitaka Hirota/ Kenji Ito) sont formidables et nettement plus audibles. Le tout est d’une cohérence rare. Parfois, je laissais le jeu tourner sur la carte de l’Europe rien que pour profiter du thème. On regrettera que le jeu ne permette pas de mettre les voix en japonais…

Certains lieux baignent dans une étrange lumière...

Certains lieux baignent dans une étrange lumière…

Puisqu’on en est dans les constatation techniques, j’en profite également pour signaler que le jeu est enfin compréhensible en français. La traduction est bien meilleure, alors que j’avais du remettre le premier en anglais pour y comprendre quelque chose. Oui, ne pas comprendre ce qui est mis dans sa langue maternelle, ça peut arriver dans les jeux vidéo.

Un système de combat amélioré

Certes, le système de « roue du jugement » était une excellent idée mais ici, le système se retrouve sublimé, avec de nombreuses possibilités de coups et d’attaques. Sans compter les combos, pouvant inclure toute l’équipe de quatre combattants, le système est nettement plus rapide et si vous vous endormez, c’est que vous souffrez de narcolepsie. Vos réflexes seront mis à rude épreuve… Bien entendu, il y a aussi le retour des points de santé mentale (SP, pour « Sanity Points ») qui font devenir un personnage « berserk » s’ils tombent à zéro… sinon ça n’aurait pas été drôle, et surtout, trop facile. Les membres non-combattants reçoivent aussi de l’expérience à la fin des combats, en quantité moindre, mais cela évite de se traîner des boulets. De plus, vous avez la possibilité de composer trois équipes de combattants et d’en changer quand vous le souhaitez.

Une roue à 5  zones... l'ennemi va morfler.

Une roue à 5 zones… l’ennemi va morfler.

Pour les magies, vous devrez trouver des symboles de créatures démoniaques dans des coffres, ou en battant des boss, puis les installer dans le secteur approprié de la « Table de Salomon ». Si un secteur est correctement rempli, les magies sont plus puissantes. Une bonne idée mais les explications sont assez confuses cela rend le tout peu évident.

Le système de placement des symboles de magie.

Le système de placement des symboles de magie.

La durée de vie est plus que doublée

Le jeu est un des rares sur PS2 à tenir sur 2 DVD de jeu, et je n’ai chez moi que Star Ocean III qui soit dans le même cas. Le jeu est long, et la fin du premier disque, qui se passe intégralement en Europe, donne lieu à une surprise. Lorsqu’on démarre avec le deuxième DVD, le jeu nous emmène directement au Japon. Mais même sans cela le jeu dépasse son aîné sur un seul disque en terme de durée de vie.

En plus si vous ajoutez les quêtes personnelles de chaque personnage du jeu, vous en aurez pour un moment. Par exemple, Karin devra trouver les partitions de l’Anneau du Nibelung pour développer ses pouvoirs, et si vous les trouvez tous, vous aurez l’invocation ultime. Blanca devra participer au «  Tournoi des Loups », qui consiste à affronter en duel les différents loups de par le monde (parfois bien cachés au fond des donjons) pour améliorer ses capacités. Ce mini-jeu a droit à son propre thème musical.

Karin a des techniques basées sur le feu.

Karin a des techniques basées sur le feu.

Pour couronner le tout, le titre dispose de l’option New Game + qui permet d’accéder au mode « Théâtre » pour visionner les cinématiques de jeu. De plus, vous conservez dans ce mode toutes les capacités acquises par vos personnages (un conseil toutefois : n’utilisez pas les formes les plus puissantes de Yuri dès les premières heures de jeu, vous le sentiriez passer au niveau des SP). De quoi acquérir ce que vous avez manqué, et de voir la deuxième fin… Elle dépend de la question posée par Jeanne peu avant le dernier boss, selon la réponse que vous donnez.

Le couple Yuri/Karin est inoubliable.

shadowhearts2_conceptart_x92vrL’histoire démarre en pleine Première Guerre Mondiale. Yuri a perdu Alice pour les raisons ShadowHearts_KarinKoenig_accentévoquées plus haut, il vit et protège les habitants de Domrémy de l’envahisseur allemand. Le destin mettra sur sa route le lieutenant Karin Koenig qui ne tardera pas à développer une fascination pour lui. Peu à peu, cette fascination se transformera en amour, et elle le lui dira vers la fin du jeu. Cependant on sait très bien que ce sentiment est à sens unique, Yuri n’en aimant qu’une qu’il ne parvient pas à oublier. Mais le titre nous surprendra avec la nature même de cette relation, ou du moins ce qu’elle pourrait être. Nous avons donc deux héros vraiment développés, entre Yuri qui a perdu sa raison de vivre, de plus maudit par une secte, et Karin qui se montre à la fois forte et fragile. Ces deux personnages sont tellement sujets à interprétation que cet article ne suffirait pas à tout expliquer.

Beaucoup auraient aimé les revoir dans le troisième SH mais malheureusement les deux conclusions possibles, la différence de lieu et d’époque ne permettaient pas hélas de le faire.

Un jeu qui mêle histoire réelle et fiction

Tout comme son aîné, Shadow Hearts : Covenant se base sur l’histoire de l’humanité réelle pour créer une œuvre de fiction. Cela s’appelle une Uchronie. Vous voyagerez dans des villes existantes, portant leur nom d’époque et les références aux événements de l’époque sont nombreuses. Le jeu y évoque même la guerre russo-japonaise et la future révolution russe. De plus, on y croise des personnages qui ont réellement existé : Anastasia, qui rejoindra l’équipe est bien la fille du Tsar Nicolas II qui apparaît également dans le jeu, tout comme le sinistre Raspoutine qui sera un de vos opposants.

la carte de l'Europe. SH 2 se déroule dans un univers existant.

la carte de l’Europe. SH 2 se déroule dans un univers existant.

On y voit également Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie.

Pour me baser sur un personnage principal du jeu, sachez que Roger Bacon, qui a plus de 400 ans dans le jeu est basé sur le vrai personnage du même nom qui vécut entre 1214 et 1294. C’était comme lui, un scientifique/inventeur britannique, qui s’est fait persécuter par l’Église.

Roger Bacon.

Roger Bacon.

Les références à l’histoire ne manquent pas et je ne vous en ai cité que quelques unes…

Un habile mélange d’humour et d’horreur

Le premier Shadow Hearts a peut être été un poil trop glauque, et ici malgré l’ambiance crépusculaire du titre, le jeu l’est un peu moins. Les concepteurs laissent la place à un humour bien senti et jamais niais, notamment dans les dialogues. Par exemple, les scènes entre Yuri, Karin et l’esprit de la Roue donnent lieu à de savoureuses piques. L’élément comique du groupe vient de la part de Joachim, dont la robustesse est inversement proportionnelle à son QI et qui fait ses armes à partir d’objets volumineux, qu’il trouve au gré des voyages, cela pourra être une boite aux lettres anglaise, un thon congelé entier ou encore…Le Nautilus, vous savez, le sous-marin légendaire. Avec son équipage dedans, ça fait plus mal. Et il n’y a qu’à voir le grand moment de kitsch lors des rencontres avec son maître pour acquérir ses techniques… 

Une rencontre avec l'esprit de la roue.

Une rencontre avec l’esprit de la roue.

Malgré tout, il ne faut pas oublier que la plupart des ennemis semblent être des monstres qui semblent sortis de chez H.P. Lovecraft et que la plupart des lieux baignent dans une ambiance gothique à souhait. Les concepteurs ont compris que l’humour, c’est bien, mais à petites touches. Dommage que l’épisode suivant, From The New World, bien que lié par un élément scénaristique, inverse la tendance en misant plus sur l’humour que sur l’horreur…

 

Voilà, après le jeu n’est pas sans défauts et est assez dirigiste, mais il améliore tellement son prédécesseur qu’il parvient à se hisser au niveau des plus grands du genre. Pour plus de détails, vous avez toujours la critique présente sur ce blog… Bon anniversaire, Shadow Hearts Covenant.

Mes meilleurs thèmes de carte du monde dans les J-RPG.

Dans les RPG japonais, il y a souvent un ensemble appelé « carte du monde » ou « atlas », qui est une structure permettant de relier les villes entre elles, de mettre les donjons et on y trouve aussi des rencontres aléatoires avec des ennemis la plupart du temps. Ces lieux font l’objet d’une cartographie très poussée. Mais dans les jeux vidéo, on y a aussi ajouté de la musique. Je vous propose donc une petite sélection de thèmes de cartes du monde. Ce classement est bien évidemment personnel et est basé sur mes expériences de jeu.

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Final Fantasy VI- Terra’s theme

Évidemment que ce titre venait en premier. C’est à mon sens le thème le plus réussi du genre, avec un Uematsu au sommet de son art. Le thème du «  World of Balance » est absolument à écouter. Pour un peu, il serait l’identité du jeu à lui tout seul. C’est un des morceaux les plus repris dans les adaptations symphoniques et concerts.

Chrono Cross – Dream of the Shore NearAnother World

Si le thème du Home World est une reprise d’un thème de Chrono Trigger, laissez-vous bercer par le thème de la carte générale du Another World. Un thème doux, au violon, qu’on écouterait sans se lasser au bord d’une plage un soir d’été…

Final Fantasy VII- Main Theme

Il se devait d’être là. Le thème de la première partie du jeu (avant l’arrivée du météore) est une merveille et c’est avec ce jeu que j’ai découvert le genre, alors forcément, ça marque… On arrive de plus sur la carte après avoir passé plus de 4 heures dans les bas-fonds de Midgar, on se sent d’un coup plus libre…

Xenogears-Emotions

Dans ce très bon RPG hélas assez méconnu chez nous, le thème de la carte fait partie des plus réussis, avec des cordes dominant le morceau. Un morceau assez joyeux qui contraste assez avec les événements du jeu Il en existe aussi une version chantée du nom de Star of Tears, par la chanteuse Joan Hogg. C’est le deuxième morceau présent sur le premier CD de l’OST du jeu.

Final Fantasy XII -The Phon Coast

La musique joyeuse et entraînante est en accord avec le lieu ( gaffe aux monstres, assez coriaces en revanche). Sakimoto nous livre une musique qui contraste largement avec les lieux dont on vient de sortir mais qui donne la pêche, en raccord avec le temps qu’il fait. Archadès n’est d’ailleurs plus très loin…

Shining Force II- Wandering Warriors

Le thème des cartes de terrains  découverts de Shining Force II est un hymne pour aller à l’aventure sur des terres inconnues tout en se débarrassant des méchants qui nous bloquent le passage.

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D ‘accord, ici les cartes sont réduites à leur plus simple expression, servant juste à choisir les lieux où on veut se rendre, mais le thème de celle de l’Europe est tout simplement divin. Il m’arrivait même de ne pas poursuivre le jeu rien que pour entendre la musique …

Star Ocean The Second Story-Field of Expel

On dirait que Motoi Sakuraba avait parfaitement compris ce que signifie le mot « aventure » avec la musique de la carte du deuxième jeu de la saga Star Ocean. Un thème épique bien comme il faut.

Suikoden II- Even Farther

Ce thème deviendra celui  de la carte du jeu une fois que vous aurez obtenu votre château et battu Solon Jhee sur vos terres. Effectivement, il incite à aller plus avant. Miki Higashino avait bien saisi le déroulement de cette aventure pas avare en rebondissements. Le morceau ajoute à l’excellence du jeu.

Valkyrie Profile-Sky Gate

Le thème de la carte du premier Valkyrie Profile se devait d’être là. En plus, on la parcourt en volant au dessus du monde des hommes.

Voilà, c’est une petite sélection de ma part, le choix fut rude, et si un thème de carte ne reflète pas forcément la qualité intrinsèque des jeux, il peut y contribuer. Et vous, quels sont vos morceaux de cartes du monde préférés ?

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Adieu la PS2…

Sony a décidé de mettre fin hier à la production de la PlayStation 2. c’est à dire qu’une fois les stocks écoulés, elle ne sera plsu trouvable que sur le marché de l’occasion.  Console qui a connu le succès, maintenant deuxième console la plus vendue vendue de tous les temps derrière la DS de Nintendo, alors qu’elle était encore en tête quelques jours avant Noël. Lancée le 4 mars 2000 au japon ,le 26 octobre en Amérique du Nord et le 24 novembre de la même année en Europe, cette console au look de monolithe noir affublé de « PS2 » en dégradé de bleu sur une typo futuriste,  surfait sur la vague crée par la première PlayStation. Ça a marché, et pour cause, la console était 100% compatible, avec les jeux mais aussi les accessoires comme les cartes mémoires de cette dernière. De plus elle pouvait lire les DVD qu’il s’agisse de jeux ou de films, mais ce dernier usage était déconseillé ( usure de la lentille). La console connut une évolution en 2004, avec une forme plus légère.  J’ai vécu des moments de dingue avec elle. Alors voici une petite sélection maison de jeux qu’il faut avoir fait sur PlayStation 2 :

Devil May Cry

Le jeu qui m’a clairement donné envie d’acheter la console. Malgré une version 50 Hz ralentie, je me suis éclaté commejaquette-DMC1 un dingue en compagnie de Dante  dans cette aventure où combats homériques contre des ennemis ou des boss énormes sur fond de rock furieux  riment avec style. Car Dante, il est classe. On pouvait alterner deux style de combats : à l’épée  ou aux flingues. Sans compter les différentes orbes à ramasser pour faire évoluer son équipement auprès du dieu du temps… De plus le jeu était assez long et comportait des objectifs secondaires.

 

 

Jak and Daxter ; The Precursor Legacy

Jak daxter coverLicence apparue sur cette console, le premier Jak and Daxter détonait sur la console. On retiendra son aspect cartoon, ses beaux graphismes , son gameplay  bien pensé et l’excellent doublage français. Dans le jeu  Jak doit aider son meilleur ami Daxter transformé en loutre suite à une chute dans un chaudron d’Eko noire à retrouver sa forme originelle. Le jeu est très amusant et très drôle,  varie les plaisirs et est parfait pour des enfants. En revanche j’ai été moins emballé par les deux suites.

 

 

Time Splitters 2:

Un de mes FPS préférés. Plus long, mieux réalisé, plus mature que l’épisode précédent, Time Splitters 2 assurait déjà avecTS2 cover son mode solo conséquent, mais en multijoueur, il devenait jouissif. Seul face à des bots gérés par l’ordinateur ou avec des amis, les divers modes jouables jusqu’à 4  offraient suffisamment de plaisir pour y jouer très longtemps. Le jeu comportait 95 personnages à débloquer et un éditeur de cartes.

 

 

Resident Evil 4:

RE4 coverMis à part des différences graphiques somme toute assez mineures,  cette version n’a rien à envier à  celle sortie sur GameCube.  Leon Kennedy part sauver la fille du président des Etats-Unis  au fin fond de l’Espagne dans un village reculé sous l’emprise d’une secte. Une aventure de 15 à 20 heures offrant trois grands lieux de jeu, des combats de boss mémorables  et un gameplay plus souple qu’avant en font un incontournable, malgré un scénario de Série B. Cette version offre, de plus, des modes de jeu supplémentaires, ainsi que des costumes alternatifs.

 

 

Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty

Metal-gear-solid-2-sons-of-liberty-ps2-cover-front-eu-49555Un grand jeu. L’ histoire se passe en 2005, trois ans après les évènements du premier MGS . Je sais que beaucoup n’ont pas aimé à cause de l’arrivée de Rayden après un premier acte mémorable sur un bateau, et pourtant… Le jeu accroche,  avec une histoire complexe virant à la limite du surréalisme à la fin du jeu,  des boss superbes, et un gameplay  bien pensé tout en y incluant des nouveautés.

 

 

Metal Gear Solid 3 : Snake Eater

Cette fois, nous sommes plongés en pleine Guerre Froide, dans les années 60. Le gameplay change une fois de plus pourMGS3 cover une expérience incluant la survie : masques de camouflage, nourriture à trouver et dégâts à réparer seront à prendre en compte.  Mais MGS 3 n’est pas que ça. C’est aussi une histoire de trahison et de  prolifération nucléaire qui menace le monde. On y apprend les origines de Big Boss.  Les boss du jeu portent tous le nom de sentiments humains : The Fear, The Pain, The Sorrow… Et il  existe plusieurs façons de tuer The End!

 

 

Shadow Hearts : Covenantcover Shadow Hearts 2

Il ne pouvait pas ne pas figurer dans mon classement, car je l’ai préféré à Final Fantasy X et reste pour moi LE RPG marquant de la console. Suite directe du premier Shadow Hearts, on retrouve Yuri qui est cette fois ci victime d’une malédiction lancée par une secte du nom de Sapientes Gladio. Il va donc parcourir le monde en proie à la Première Guerre Mondiale pour tenter de l’arrêter… Ce deuxième épisode sublime son aîné en matière de réalisation, de musique, mais aussi au niveau du système de combat, grandement amélioré, avec plusieurs possibilités de coups et de combos très bien gérés. Le jeu tient sur 2 DVD, lui garantissant ainsi une durée de vie conséquente. une critique ( ainsi que celle des  2 autres SH) est présente sur ce blog à la rubrique « Level Up ».

Final Fantasy XII

Un FF fait par Matsuno  se  devait de figurer ici.  Soyons clair, il ne mérite pas un 40/40 . il est cependant beau, épique, FF XII coverlong, FF XII n’a pourtant pas fait l’unanimité à cause de son côté MMO Offline non assumé et certains de ses personnages.  Il est vrai que Vaan et Penelo sont deux gamins qui auraient dû avoir un rôle secondaire… S’ils vous débectent tant, laissez-les dans la réserve et combattez avec d’autres… Perso je salue la prise de risque pour le système de combat en semi-temps réel et le système de Gambits permettant de donner des ordres aux coéquipiers. Et j’ai toujours rêvé d’explorer Ivalice et sa mythologie propre, force est de constater qu’ici je suis servi. une critique longue est à venir ( sans doute en 2013),  parmi les défauts,  je regrette la grille des permis qui me semble juste inutile,  et de grosses incohérences dans la structure de certaines villes. Mais le jeu ne contient que la moitié de ce qu’il aurait du être, Squix ayant pressé les programmeurs de finir après avoir écarté Matsuno du projet . Mais le maître continua de travailler jusqu’au dernier moment sur les masters en donnant des ordres et des conseils à l’équipe de développement.

Drakengard

Drakengard coverLes deux Drakengard sont à faire, mais j’ai trouvé le premier plus marquant. Subtil mélange entre Panzer Dragoon et Dynasty Warriors, le jeu ne vous séduira pas par  sa réalisation technique : clipping et brouillards à gogo, personnages raides… Cependant le travail du scénario et des personnages est tel que si on accroche,  on est happé par cette aventure, qui propose des phases à pieds, à dos de dragon où mélangeant les deux, et qui est de plus assez longue. Plus on utilise une arme, plus elle évolue. le jeu comporte 4 fins, toutes étonnantes. Le studio cavia surprenait déjà son monde.

 

 

Zone of the Enders  : the second runner

Suite du premier ZoE,  ce deuxième volet signé Kojima commence lorsqu’un mineur de Callisto, une des lunes de Jupiter,zoe 2 cover tombe sur le Jehuty, un orbital frame enseveli sous une couche de minerai. Mais l’engin est aussi convoité par l’Empire Bahram… Scénario épique présenté en cinématiques animées,  gameplay nerveux, excellente réalisation, le jeu a tout pour plaire, et ne conserve qu’un seul défaut de son ainé : il est trop court. Mais si vous aimez les méchas et les jeux dans lesquels on a pas le temps de souffler,  il est clairement fait pour vous. 

 

 

J’aurais pu mettre ICO et Shadow of the Colossus. mais je ne les ai pas fait personnellement, donc je ne vais pas tricher. On ne m’en a dit que du bien et je pense que je ne vais pas tarder à les faire si je les trouve.

Voilà pour cette petite sélection personnelle… La PS2, des moments… bien.  Bien entendu, il y aurait d’autres jeux, et la console dispose de tellement de jeux ( et des bons) que tous les lister  prendrait un annuaire entier. Après, tout cela dépend de l’expérience de chacun. 

Julius