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[retrogaming] Sonic & Knuckles a passé tous les tests, sauf un

Mega Force était enthousiaste

Le 18 octobre 1994, Sonic & Knuckles sortait sur Mega Drive. Le jeu est en réalité la deuxième partie de Sonic 3, sorti le 2 février de cette même année, qui avait été divisé en deux pour des questions de délai. Conscient que le jeu s’enchainait directement, Sega a mis au point un adaptateur sur la partie supérieure de la cartouche, appelée « Lock-On ». Le but premier de cela était bien entendu de jouer au véritable Sonic 3, ce qu’aurait dû être le jeu à la base, et pour lequel Sega avait demandé aux équipes de se lâcher. Le jeu devenant alors Sonic 3 & Knuckles. La partie Sonic 3, à la fin de Launch Base, enchainait alors directement avec le début de Sonic & Knuckles, qui était lui aussi jouable en solo. De fait, Tails pouvait par ce système explorer la partie S& K et Knuckles la partie Sonic 3. Le nombre d’émeraudes à récolter passe alors de 7 à 14. Je ne vais pas refaire la critique que j’ai rédigée il y a deux ans, mais Sonic 3 & Knuckles demeure un des plus grands jeux de plateformes de son époque, rivalisant sans mal avec un Mario.

Internet n’étant pas encore dans les foyers français, je me reportais à la presse papier pour me renseigner sur les jeux du mois. Comme quoi l’argent de poche ça servait… Et justement, les journalistes français sont pour la plupart, enthousiastes. Consoles + adjuge 93% à S& K, louant l’intérêt du jeu seul, le qualifiant de « petite bombe » qui devient « atomique » couplé avec Sonic 2 ou 3. Player One lui octroie un 95% disant que  » le système mérite bien des éloges ». SuperSonic un magazine spécialisé Sega, adjugera allez, un bon 92% louant l’intérêt du lock-on bien que soulignant le peu de nouveautés par rapport à Sonic 3 et Méga Force, le magazine de référence des consoles Sega de l’époque, un 93% avec un testeur enthousiaste : « comment pourrais-je critiquer un tel chef d’oeuvre ? » « j’en reste sans voix! «  louant là aussi le concept du lock-on.

Bref, toute la presse de novembre/décembre 1994 est enthousiaste. Toute? Non! Il y a un magazine qui n’a pas apprécié plus que ça Sonic & Knuckles, et pas des moindres : il s’agit de Joypad. Testé par un certain « Judge Dredd » , (qui n’est apparemment pas resté très longtemps à la rédac), le jeu se fait descendre. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais le testeur n’a visiblement pas compris le système du Lock-On. Ni même pris en compte que le jeu solo propose un contenu équivalent, voire légèrement supérieur à celui de Sonic 3. La notation s’en ressent : 11/20 en graphismes… Il se moque de qui, sérieusement ? Pour lui « seuls trois niveaux méritent le détour, et encore je suis gentil ». Euh mec, ils sont dans la continuité de Sonic 3, donc fouillés, colorés et fins, et si tu voulais souligner un manque de renouvellement des univers, ce n’était pas une raison de le descendre ainsi. Il y a même certains effets qui relèvent de la prouesse sur la console ! Et quid de la narration, qui prouve qu’un jeu n’a pas forcément besoin de textes pour raconter une histoire?

Joypad beaucoup moins.

Dans la même veine, 12/20 en note sonore : « manque d’originalité sauf Sandopolis. Où sont les bruitages, au fait ? » En fait, il a joué sans le son, c’est ça ? En réalité, je pense qu’il n’a pas compris que le jeu était dans la continuité de Sonic 3 et que s’il voulait quelque chose de vraiment différent, ce n’était pas avec ce jeu qu’il allait l’avoir. En témoigne cette phrase sur l’animation :  » Sonic, lui, semble ne pas avoir évolué depuis ses prestations dans le volume 3. Pourquoi ? «  La note globale sera de 81%. Pas si mal dans l’absolu, mais dans la presse, ça signifiait déjà un jeu en deçà des hits et ce n’est pas ce qui manquait en 1994 ( EarthWorm Jim, Mickey Mania, Le Roi Lion et plein d’autres). Effectivement, je pense que ce Judge Dredd n’a pas compris ce qu’était visiblement le jeu et nous n’avons pas dû jouer au même que ce soit moi ou ses confrères.

Mais bon, à vrai dire, même si je n’ai jamais compris cette descente en flèche du jeu, même 27 ans plus tard, Joypad n’était pas un mauvais magazine, bien au contraire. Et au début des années 90, oui, il pouvait arriver que les testeurs d’un magazine n’aimaient pas un jeu, pour diverses raisons : ils n’ont pas compris où le soft voulait en venir, ou encore, en voulant trop comparer par rapport à d’autres épisodes d’une saga. Un exemple ? Consoles + s’était montré cette même année 94 peu enthousiaste quant à la venue de Castlevania : New Generation sur Mega Drive, arguant principalement qu’il ne tenait pas la comparaison avec Super Castlevania IV sur Super Nintendo… Mais cela prouvait aussi que les rédacteurs en chef laissaient une certaine liberté d’évaluation à leurs testeurs.

Il est toutefois dommage qu’un des plus grands paltformers de son époque une fois couplé à Sonic 3 ait bénéficié d’un tel traitement…

[Retrogaming] Mes 10 jeux préférés de la Megadrive

Vous le savez, je voue un amour sans bornes à la Megadrive, la console 16 bits de Sega. Sonic, Streets of Rage et bien d’autres jeux ont forgé mon identité de joueur. Voici donc les 10 jeux que je préfère que la console noire. Bien entendu, ce classement est purement personnel et ne saurait s’ériger en vérité absolue. Bonne lecture.

10-Castlevania : Bloodlines/the New Generation

Konami arrivera tardivement sur Megadrive, mais lui offrira de jolis jeux sur les licences qu’elle exploite, dont l’exclusivité Rocket Knight Adventures. Mais là, nous allons parler du seul Castlevania de la console. Un jeu long, offrant deux personnages inédits, Eric Lecarde et John Morris, dans une aventure qui les fera voyager à travers toute l’Europe pour de nouveau empêcher Dracula de revenir terroriser le monde. Les graphismes sont un peu simples mais les boss et sprites de bonne taille et très détaillés. Certains effets difficilement programmables sont présents sur la console. Sans compter de jolies musiques, faites par Michiru Yamane. Réussite technique et ludique, ce soft difficile n’a pas à rougir par rapport aux autres épisodes sortis sur les consoles concurrentes.

9- Comix Zone

Un des derniers grands jeux de la Megadrive. Sorti tardivement, Comix Zone a toute sa place dans ce top, car il est bien plus qu’une BD interactive, c’est un jeu, un vrai. Assez court, mais très difficile et vous devrez bien réfléchir à la meilleure façon de franchir les cases, d’autant plus que vous n’avez qu’une seule vie. On lui reprochera juste l’absence d’un mode deux joueurs, mais c’est la structure qui veut ça, certaines choses peu judicieuses comme perdre de la santé en tapant des objets solides, mais pour le reste, c’est du tout bon. Graphismes colorés, musiques rock tendance « grunge », bonne jouabilité, même si je recommande chaudement la manette 6 boutons pour faciliter l’utilisation des objets. Immanquable, ne serait-ce que pour son originalité.

8-Tiny Toon Adventures : Buster’s Hidden Treasure

Sans doute mon jeu préféré de chez Konami sur la console. Tiny Toon Adventures sur Megadrive vous emmène dans un jeu de plates-formes très réussi et coloré à mi-chemin entre Super Mario World, pour la map et le nombre de niveaux, et Sonic, pour la vitesse que peut atteindre Buster. Différent de son homologue sur Super Nintendo, ça n’empêche pas le soft d’être une merveille à la fois graphique et musicale, et disposant d’une animation digne du dessin animé d’origine. Bien qu’il y ait les Continues infinis et des mots de passe, j’aurais préféré une sauvegarde tant il est vaste et la difficulté peut s’avérer frustrante sur la fin.

7-Aladdin

On ne peut être qu’admiratif devant le travail réalisé en seulement 4 mois et demi par l’équipe de Virgin et son programmeur de génie, David Perry. Graphismes fidèles au dessin animé, faisant de lui un jeu sublime sur la console, animation du même tonneau, même s’il manque un peu de peaufinage (ça se voit surtout sur les derniers niveaux), Aladdin version Megadrive est une très grande réussite, un Disney incontournable pour n’importe quel possesseur de la console. D’autant que le jeu est bourré d’humour et de petits gags très amusants, comme les gardes qui se brûlent ou perdent leur pantalon… Et d’après vous, pourquoi je maîtrise la chanson du film Prince Ali sur le bout des doigts ? VOUS AVEZ 4 HEURES !!!

6- Earthworm Jim

Puisque je parlais de David Perry, voici le jeu qu’il a pondu l’année suivante, en 1994, j’ai nommé Earthworm Jim. Totalement délirant, varié à mort, fun, disposant d’excellentes musiques signées Tommy Tallarico ainsi que de bruitages et de voix donnant l’impression de jouer à un vrai dessin animé, EWJ est une sorte de chien fou sur lequel j’y ai passé des heures, d’autant plus qu’il n’est pas simple. Mais quelle joie une fois qu’on arrive à le terminer ! On s’extasie devant la variété des situations : on affronte une poubelle sur pneus, un robot-poulet en chute libre, on fait du saut à l’élastique contre Major Mucus ou on chevauche des hamsters géants… L’éclate totale ! J’ai également aimé le 2, mais je le trouve moins réussi sur certains points et par conséquent moins marquant, même si lui non plus n’est pas avare en surprises.

5-Shining Force II

La Megadrive a moins de RPG que sa principale rivale, la Super Nintendo, mais la plupart sont de grande qualité. J’aurais pu mettre Phantasy Star IV également tant le jeu est une réussite, mais j’ai eu plus d’affinités avec Shining Force II. C’est fou ce que les programmeurs de chez Camelot ont réussi à faire un an de temps. Plus abouti, au au niveau technique que du scénario, plus long et mieux équilibré, le titre a gagné son entrée dans les références du RPG tactique, bien qu’un peu trop facile. Plus de personnages, de races vivantes dans le monde, et plus de possibilités d’évolution. Un très grand jeu. Camelot ne nous aura pas trompés sur la marchandise c’est certain.

4- QuackShot

Mon jeu préféré de la trilogie Mickey & Donald. Évidemment, en tant que fan de l’univers des canards Disney, qu’il allait se retrouver dans mon top. Donald a droit à un grand jeu, varié et coloré qui l’emmènera, lui et ses neveux, autour du monde en quête du trésor du roi Garuzia. On notera que le jeu n’est pas linéaire et nécessite de trouver des objets pour progresser. Jeu Disney oblige, le canard colérique tire des ventouses pour déboucher les éviers, et paralyse ainsi ses ennemis. Il peut aussi tirer du pop-corn ou du chewing Gum explosif pour péter les murs…Le level design est bien pensé, et les musiques excellentes, mention spéciale à celui de la Transylvanie, vraiment dans l’ambiance des lieux. Reste qu’une fois qu’on connait l’itinéraire pour récupérer les différents objets de la progression on peut très vite le terminer, mais le plaisir est toujours là quand on lance une partie.

3- LandStalker

Le jeu de Climax occupe la troisième marche du podium. Un très grand jeu que LandStalker, qui résume à lui seul ce qu’est un jeu d’aventure. Le héros, Ryle, part à la chasse au trésor du Roi Noleavec Friday, une petite fée des forêts sur l’île de Mercator. Des heures à résoudre les énigmes parfois tordues du titre, à tirer le meilleur profit de la 3D isométrique, à trouver les réserves de vie et à ne pas tomber d’une plate-forme parce que des sauts ratés, vous en ferez plein et quand bien même vous connaissez le jeu par cœur. Les derniers donjons vous donneront réellement du fil à retordre. Je regrette toutefois une traduction française très approximative. Pour le reste, ce faux clone de Zelda m’a séduit. Une partie des programmeurs du jeu fera ensuite Alundra sur PS1, dont l’inspiration du modèle est flagrante.

2- Streets of Rage II

Un top sans SoR 2 n’en serait pas un, soyons d’accord. Streets of Rage 2, c’est l’excellence même du beat’em up des années 90. Plus abouti que son ainé, avec des couleurs qui chatoient, d’énormes sprites, des niveaux encore plus longs et une musique absolument divine parfaitement dans son époque signée Yuzo Koshiro, ce titre est LA référence du genre que très peu (pour ne pas dire aucun) n’ont sur égaler. Quatre personnages ayant chacun leurs techniques et à deux, le plaisir est décuplé, c’est dire. J’ai beau avoir commencé avec le premier, mon préféré reste incontestablement celui-ci. Je regrette vraiment que le 3 multiplie les ratés en plus d’une censure outrancière et d’une difficulté aberrante en occident. Il paraît que le quatrième, sorti en 2020 rattrape bien le coup mais je n’y ai pas encore joué. Ça ne devrait plus tarder.

1- Sonic the Hedgehog 2

A tout seigneur, tout honneur. Si la Megadrive a connu le succès c’est grâce à lui. Le hérisson bleu a fait l’effet d’une bombe. Une mascotte largement à la hauteur de Mario. Mais pourquoi le 2 et pas le 1 ni le 3 ? Déjà parce qu’il ne fallait en choisir qu’un. Ensuite, ne vous méprenez pas, les Sonic en 2D de la console sont tous excellents, et Sonic 3 & Knuckles est sans doute un des plus vastes jeux de son époque jamais créés et l’épisode le plus abouti, mais c‘est sur le deuxième épisode que j’ai passé le plus de temps. Mais ai-je encore besoin de vous présenter ? Sonic 2 est superbe, et est considéré à raison comme le modèle technique de la console. Un évolution majeure de la saga, à n’en point douter. Le jeu a représenté pour moi l’amour que j’ai pour la console, et combien d ‘heures passées sur le mode deux joueurs malgré ses défauts, je ne saurai dire.

Voilà pour mes 10 jeux préférés sur la 16 bits de Sega. Un peu de rétrogaming, ça ne fait pas de mal. Bien d’autres titres auraient mérité une place tant la console regorgeait de hits. Je pense notamment à Rocket Knight, aux Tortues Ninja, Dynamite Headdy, Flashback, James Pond II, Wonder Boy in Monster World, ou encore La Légende de Thor, mais voilà, il a fallu faire des choix. Et vous, quels sont les vôtres ?

Et si vous voulez voir un autre top 10, allez donc chez Romain, qui m’a donné l’idée il faut bien le dire.

A bientôt pour un nouvel article.

Sonic & Knuckles fête ses 25 ans

On le sait, les jeux Sonic sur Megadrive sont quasiment tous incontournables. Et le 18 octobre 2019, c’est Sonic & Knuckles qui a fêté ses 25 ans d’existence. Retour sur un jeu de dingue à tous les niveaux.

Une cartouche particulière

Je me souviens, j’ai eu cette cartouche pour mon anniversaire en 1994, alors que je n’avais pas eu Sonic 3, étant donné son prix très élevé par rapport à la moyenne des cartouches Megadrive ( 549 francs de l’époque, contre 400 en moyenne pour un autre jeu). Mais qu’importe. Je me souviens aussi de la pub française de l’époque, où nous voyons un jeune garçon attaché sur une chaise, avec ces lignes en dessous :  » votre petit frère regrettera longtemps d’avoir échangé vous anciens jeux Sonic ».

La forme de la cartouche en elle-même est particulière : en effet, elle s’ouvre sur le dessus, permettant d’insérer une autre cartouche de la MD en elle : c’est le « lock-on ». Pourquoi cette particularité ? En réalité, Sonic & Knuckles est la deuxième partie de Sonic 3. Le jeu a été coupé en deux parties pour des raisons de délai, d’autant plus que le troisième épisode de Sonic avait déjà manqué les fêtes de 1993. Ainsi, sortit en février 1994 Sonic 3 avec les 6 premières zones, et le 18 octobre de cette même année, S&K avec les 8 zones manquantes. Projet plus vaste, et plus ambitieux que les deux premiers épisodes, SEGA n’avait sans doute pas anticipé le fait qu’il lui aurait fallu plus de temps pour achever son oeuvre.

Une suite directe

Le personnage choisi par défaut est Sonic, et le scénario du jeu se poursuit avec lui : le hérisson bleu a réussi à faire échouer le lancement du Death Egg, et ce dernier s’écrase sur le cratère du volcan de l’île Flottante, sur lesquelles se trouvent également les émeraudes du chaos. Eggman sait que ces dernières feraient une source d’énergie inépuisable pour son satellite… d’autant plus que la rumeur dit que l’Emeraude-Mère s’y trouverait. Sonic devra traverser 8 zones immenses qui sont dans l’ordre : Mushroom Hill, Flying Battery, Sandopolis, Lava Reef, Hidden Palace, Sky Sanctuary, Death Egg et Dooomsday Zone. Si vous enchaînez depuis Sonic 3, vous n’aurez pas droit à la forme ultime du dernier boss de Launch Base, et le jeu enchaînera sans interruption sur la première zone de S&K.

Bien entendu, le hérisson bleu devra toujours composer avec Knuckles, qui lui mettra des bâtons dans les roues jusqu’à un certain point, lorsque notre échidné comprendra finalement que le véritable ennemi n’est pas Sonic, mais bien Eggman. A ce titre, les efforts de mise en scène initiés par Sonic 3 se retrouvent ici amplifiés. Certes, il n’y a pas de cinématiques, mais les mouvements sont suffisamment compréhensibles pour comprendre de quoi il retourne.

Mais une des nouveautés de cet épisode, c’est que Knuckles dispose désormais de sa propre aventure. Chronologiquement, elle se déroule après celle de Sonic sur l’île, comme semblent en témoigner certains détails des niveaux. Qui lui a envoyé cette bombe, et pour quelle raison ? Notre échidné décide d’aller tirer tout ça au clair. L’aventure est toutefois un peu plus courte que celle de Sonic.

Knuckles dispose de pouvoirs tels que planer dans les airs et s’accrocher aux murs, lui permettant de passer par des chemins la plupart du temps inaccessibles au hérisson bleu. En revanche, il saute moins haut. Vous l’aurez compris, ajouter Knuckles donne une belle rejouabilité au titre.

Des changements dans la continuité

Sonic & Knuckles n’est pas tout à fait comme Sonic 3. Les changements se voient notamment au niveau des tableaux bonus. Certes, les « Blue Spheres » en 3D dans les anneaux géants existent toujours, de quoi donner encore plus des maux de tête aux joueurs pour la récolte des émeraudes, ce qui porte le total à 14 avec celles de Sonic 3,mais cette fois, si vous passez un reverbère étoilé avec 20 ou 50 rings, vous aurez droit à deux séquences bonus différentes. La première est « les boules brillantes » : tout en verticalité, vous devrez prendre de l’élan auprès de boules brillantes pour monter le plus haut possible et faire attention à ne pas tomber en bas de l’écran. La seconde est un mélange entre le niveau bonus du premier Sonic et Casino Night de Sonic 2, avec une machine à sous présente dans un labyrinthe tournant sur lui-même. Très utile pour glaner des continues. Il faut noter que vous conservez tous vos anneaux et éventuellement votre bouclier si vous sortez des zones bonus.

Le fait qu’il est la suite directe de Sonic 3 se sent directement : même police d’écriture pour les niveaux toujours divisés en deux actes immenses se terminant tous par un boss à la fin ( un robot dans l’acte 1 et Eggman dans une des inventions farfelues dans l’acte 2), et le HUD. Et quand je dis « actes immenses », ce n’est pas pour rien. Combien de fois n’ai-je pas eu de vies perdues pour dépassement de temps (toujours limité à 10 minutes par acte), dans la pyramide de Sandopolis ? On y retrouve les mêmes bonus contenus dans le même type de télés, à savoir le Super-Ring qui offre dix anneaux supplémentaires, les vies supplémentaires, les espadrilles magiques mais aussi les trois boucliers de Sonic 3 à savoir le bouclier de feu ( très utile dans Lava Reef, notamment face au boss), le bouclier électrique, qui attire les anneaux environnants et dévie certains projectiles, et le bouclier bulle qui permet de respirer sous l’eau indéfiniment, bien que ce thème soit absent de S&K. Le titre introduit cependant pour la première fois de la saga un niveau situé dans le désert.

Un jeu magnifique

On comprend pourquoi les programmeurs ont eu besoin de temps pour peaufiner cette deuxième partie : le jeu est encore plus poussé que Sonic 3 techniquement. Le titre est magnifique, avec de belles couleurs, des dégradés dans certains niveaux . La Megadrive poussée dans ses derniers retranchements, à une époque où les 32 bits pointaient déjà le bout de leur nez. Mieux encore, certains niveaux peuvent changer d’un acte à l’autre : l’acte 2 de Lava Reef se passera dans des tunnels de lave cristallisée, par exemple. Et l’animation n’est pas en reste. Sonic, c’est rapide, et là encore nous sommes servis, avec des loopings, des voies tortueuses dans des niveaux gigantesques, ça va dans tous les sens, et ça ne ralentit jamais. Bien entendu, les programmeurs, malins, ont souvent posé des pièges exactement là où vous êtes sensé atterrir…

Les musiques sont encore meilleures que dans Sonic 3, pour lequel certaines étaient de qualité inférieure aux standards attendus pour un jeu de la saga ( Launch Base… mon dieu…), et faites par les musiciens de Michael Jackson, voire le King of Pop lui-même, bien que non crédité, mais là, le compositeur du jeu est Howard Drossin (qui signera ensuite les musiques de Comix Zone). Il y a toujours une variation du thème de zone entre l’acte 1 et l’acte 2, quand il ne change pas du tout au tout. Les bruitages sont fidèles à ce qu’on attend et les fans n’ont pas été dépaysés.

Quant à la jouabilité, là encore, c’est exemplaire. Sonic se manie bien, et dispose toujours des mouvements présents dans Sonic 2 et 3 : le spin dash, mais aussi  » l’insta -shield » qui permet de faire un bouclier contre un projectile en appuyant deux fois sur une touche de saut, ou de se transformer en torche avec le bouclier de feu… Les mouvements de Knuckles s’apprivoisent très vite. Attention toutefois, notre échidné saute moins haut que le hérisson bleu... on ne peut pas tout avoir… Le gameplay varie aussi selon les niveaux : vous devrez par exemple rallumer la lumière dans l’acte 2 de Sandopolis, ou encore jouer avec la gravité dans Death Egg

Une durée de vie immense

Terminer un Sonic n’est pas très difficile, et celui-ci ne déroge pas à la règle. C’est vrai, boucler les actes vous prendra un peu plus de temps que d’habitude, mais l’aventure reste globalement assez courte, notamment avec Knuckles qui n’aura pas accès aux dernières zones et s’arrêtera à Sky Sanctuary (même si le méchant de son scénario est bien trouvé). La dernière zone avec Sonic, Doomsday Zone, ne s’ouvrira que si le joueur a trouvé au moins 7 émeraudes du chaos permettant la transformation en Super Sonic. Mais avoir deux personnages permet une belle rejouabilité.

Mais surtout, la technologie du « Lock-On » permet de prolonger le plaisir , notamment si vous mettez Sonic 3. Un jeu immense vous attend et 14 zones à traverser, rien que ça, avec Sonic, Tails, et Knuckles, au choix. Le nombre d’émeraudes est porté à 14 et permet la transformation ultime de Sonic. Encore faut-il ne pas devenir fou avant de toutes les trouver. Quoi qu’il en soit, Sonic 3& Knuckles signe l’aventure la plus longue d’un épisode Sonic en 2D, le véritable Sonic 3 prévu par les programmeurs.

Et si vous mettez votre cartouche de Sonic 2 à la place, Knuckles est jouable dans le jeu. Bon, on ne peut plus jouer que lui, mais ses facultés permettent notamment de dénicher quelques vies haut perchées.

Tout autre jeu fiché dans la cartouche verra marqué « No way » à l’écran, mais si vous appuyez sur A, B et C en même temps, cela vous donnera l’occasion de vous entraîner pour la récolte des emeraudes…

Je terminerai sur un regret : On ne trouve plus S&K, tout comme Sonic 3, dans les différentes compilations, ni même dans la Megadrive Mini. La faute à une question de droits sur les musiques… ce qui renforce la thèse d’une probable participation de MJ à certains morceaux… c’est regrettable, mais c’est ainsi, hélas…

Conclusion : Un Sonic de dingue

Sonic & Knuckles est un excellent Sonic dans tous les sens du terme. Seul, il offre déjà un très bon contenu, mais sa technologie « Lock-On » permet de rallonger le plaisir notamment avec Sonic 3, pour obtenir le plus long jeu 2D de la saga jamais créé. Brillant aussi bien ludiquement que techniquement, S&K est un must-have de la console noire.

La Mega Drive Mini arrive t-elle trop tard ?

Je vais être clair, la Mega Drive aura été la console qui aura accompagné une bonne partie de mon adolescence. Je l’ai toujours d’ailleurs. Et je suis persuadé qu’elle possède la meilleure version d’Aladdin sur 16 bits. Même si le level-designer en chef avouera qu’il aurait voulu faire mieux, mais que finalement, il s’en est pas si mal tiré pour un jeu réalisé en trois mois et demi. Oui vous avez bien lu… Imaginez, vu l’excellent qualité de soft, ce qu’ils auraient pu faire en 6 ou 12 mois ! Ou sinon, lisez le Retro Gamer Collection de ce trimestre (avril-juin 2019), c’est de là que je tiens l’info.

Bref, cette console respectable et trentenaire avait une ludothèque de qualité, et beaucoup s’en souviennent. Entretemps, de l’eau a coulé sous les ponts, des constructeurs majeurs ont sorti des consoles miniatures : Nintendo, avec la NES Classic et la SNES classic, dont la qualité générale et la ludothèque sont de grande qualité, SNK avec la Neo Geo Mini qui a au moins le mérite d’être une curiosité, et Sony qui a sorti la PlayStation Mini… à la qualité et à la ludothèque plus que discutable (Rainbow Six putain !!!). Evidemment, Sega ne pouvait laisser passer l’occasion, et a décidé, à son tour, de sortir une… Mega Drive Classic, avec 40 jeux inclus. Pour le moment, les 10 jeux qui ont été révélés s’avèrent intrinsèquement excellents pour au moins 8 d’entre eux. Sonic, Shining Force, CastleVania : Bloodlines, Gunstar Heroes, Ecco the Dolphin, Comix Zone, Doctor Robotnik ‘s Mean Bean Machine, Space Harrier 2, EarthWorm Jim, et Altered Beast ont été les premiers jeux annoncés. De plus, la console sera livrée avec deux manettes trois boutons filaires. Le tout pour 80 €, ce qui reste correct, du moins pour le moment. Même si des manettes 6 boutons comme au Japon, ça n’aurait pas été de trop, notamment pour le line-up présenté, avec Comix Zone qui est ainsi bien plus pratique à jouer concernant l’utilisation des objets.

Mais voilà… Sony avait lui aussi sorti une liste de dix jeux et quand on voit ce qui s’est passé ensuite, ça en a refroidi plus d’un , notamment pour 100 €. Pour info, la Neo Geo Mini n’en coûtait que 30 de plus pour 20 jeux en plus inclus… De plus, la technique ne suivait pas. Résultat : La console est bradée à 50 voire 30 € et Sony ne communique pas sur les chiffres de ventes, comme c’est bizarre… Pour en revenir à Sega j’espère que les 30 jeux qui seront dévoilés plus tard vaudront également le détour… Et je pense aussi que l’échec technique de la PS1 Mini a dû servir aux équipes. Mais voilà… Pour Sega, il y a aussi d’autres problèmes, ce qui amène à se poser la question : La MD Mini n’arrive t-elle pas trop tard ?

Notamment par le fait que Sega, qui n’est plus constructeur depuis presque 20 ans, a laissé AT Games envahir le marché de MD au rabais avec prétendument 80 jeux dont seuls 40 étaient vraiment issus de la machine, pour le reste, c’était soit des versions brésiliennes, soit des trucs minables. Le pire dans tout ça, c’est que la qualité ne suivait pas. Jeux ralentis, musiques grésillantes au possible, je ne vous raconte pas le massacre. Côté purement hardware, c’était aussi un joli tableau avec des manettes de piètre qualité, avec boutons qui grincent et utilisation de piles pour les faire fonctionner! De plus, depuis son arrêt en tant que constructeur, nous avons pu voir fleurir beaucoup de « Ultimate Collections » compilant les grands classiques de la 16 bits de Sega sur un seul disque. A chaque fois, il y a au moins 40 jeux. Dans la dernière itération, sortie sur toutes les consoles actuelles et PC, on y trouve même des hits qu’on attendait plus tels que LandStalker ou Beyond Oasis (La Légende de Thor chez nous). Alors, quelle valeur ajoutée pour cette Megadrive Classic ? D’accord, Castlevania et EarthWorm Jim n’étaient dans aucune compil auparavant ,et c’est même fort de la part de Sega d’avoir réussi à les ajouter à la liste. Mais doit-on vraiment investir 80 € dans une machine dont on ne connaît pas l’aspect technique, ni les trois quarts des jeux ?

Je vous conseillerai d’attendre d’en voir plus avant de précommander. Même si Nintendo a créé la pénurie sciemment pour ses consoles mini, perso je vais attendre avant de mettre mes sous dans cette machine même si la nostalgie et les souvenirs font que ce serait très tentant. Parce que côté hardware, on ne sait pas grand chose. Quelles seront les fonctionnalités proposées ? Sera t-il possible d’interrompre chaque jeu à la volée et de faire une quicksave dans plusieurs slots pour chacun comme c’est le cas chez Nintendo ? Les jeux seront ils tous en 60 Hz , ou au moins compatibles ? Certains titres de la PS1 mini sont quasi-injouables à cause du 50Hz que Sony a imposé à certains titres. On avait pas vraiment besoin que les joueurs américains nous prennent en pitié… Bon, on sait que Yuzo Koshiro, le compositeur de la saga Streets of Rage (entre autres) fera la musique des menus, c’est déjà ça de pris. Je ne vous ferai pas ma liste de souhaits pour les autres jeux de la liste, mais j’espère que le très bon suivra. Il est évident que comme les autres consoles « mini », elle ne pourra satisfaire tout le monde, mais j’ose espérer qu’elle ne décevra pas la quasi totalité des acheteurs comme chez Sony qui a vraiment raclé les fonds de tiroirs. Et si Sega pouvait aussi remettre à l’honneur quelques perles oubliées mais également très bonnes à jouer, ce serait super. Tiens, pourquoi inclure dans le line-up occidental Pulseman, jeu de Game Freak fait avant même Pokémon et jamais sorti officiellement en Europe ? Pour tout cela, on se donne rendez vous le 19 septembre…

Weekly Retro #35 : Le retour du hérisson bleu fête ses 25 ans

Un Weekly Retro spécial cette semaine, consacré aux 25 ans de Sonic The Hedgehog 2.  Alors que Sonic Mania a connu un succès fulgurant cet été chez les fans de la saga et les nostalgiques des premiers épisodes ( C2J et moi nous incluons dedans), , il est de plus bon de rappeler d’où viennent certaines de ses inspirations, notamment concernant ce qui est, sans doute, l’épisode le plus populaire sur Megadrive. De quoi frapper d’une pierre deux coups.

Un retour et des nouveautés

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2000

Après un premier épisode qui a marqué les esprits en 1991, Sega charge sa branche américaine de développer un deuxième épisode, et elle sera secondée par les créateurs du premier titre. Le jeu sort mondialement aux alentours du 22 novembre 1992 sur Megadrive. A l’époque, c’était un événement rare, et les autres versions suivront peu après. Sega a frappé fort : le jeu comporte encore plus de zones, des niveaux plus longs, sans atteindre toutefois la vastitude de certains dans les épisodes qui suivront, et surtout, un nouveau compagnon pour notre hérisson, le petit renard Miles Prower,  surnommé « Tails » à cause de ses deux queues. Le titre offre la possibilité de jouer avec lui via le menu des options. Ce sera d’ailleurs le seul sur MD à offrir une telle fonctionnalité.

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2005

Sega introduit aussi un nouveau mouvement, le « spin dash », qui consiste à appuyer sur le bas de la croix directionnelle et la touche de saut pour que nos héros fassent une accélération bien pratique pour gravir des pentes, ce qui pouvait parfois poser problème dans le premier jeu, dans lequel ce mouvement n’existait pas. Le scénario tient sur un  timbre-poste : une fois encore, il faut contrer les plans du Docteur Eggman ( connu  alors en Europe sous le nom de Robotnik) qui capture encore des petits animaux innocent pour lancer son arme suprême de domination du monde. Il ne lui manque plus qu’une chose : Les 7 émeraudes du Chaos. Sonic et Tails les trouveront-ils avant lui ? 

Les différentes zones sont divisées non plus en trois, mais deux actes. A la fin du second, le savant fou attaque dans des inventions parfois farfelues. La seule qui en compte trois est Metropolis. Techniquement, le jeu fait encore plus fort : décors encore plus fouillés et colorés, une vitesse augmentée, même en zone PAL au prix d’une image un peu plus écrasée. Les joies du 50 Hz. Les musiques sont aussi inoubliables, aussi bien pour leur variété que pour leur qualité sonore. 

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Je ne vais pas vous refaire la critique, il y en a une sur ce blog, mais l’épisode Megadrive  m’a vraiment marqué. Il faut noter que les versions 8 bits, c’est-à-dire celles sorties sur Game Gear et Master System, sont totalement différentes  : les zones ne sont pas les mêmes, le jeu est uniquement en solo, et le troisième acte est consacré au combat de boss, qui se fait, bien entendu, sans anneaux. Dans celui-ci, Tails se fait enlever par Eggman, et Sonic doit le délivrer. Mais pour y arriver, il devra trouver les 5 émeraudes du Chaos qui ouvriront le dernier niveau… 

Mon souvenir : Le mode deux joueurs

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Sonic 2 introduisait aussi une option deux joueurs. Il n’y avait que quatre zones à parcourir, dans l’ordre de son choix, c’est-à-dire Emerald Hill, Casino Night, Mystic Cave et la zone bonus.  Il offrait une image écrasée pire qu’en 16/9eme  et des ralentissements. Le jeu n’offrait pas le choix des personnages : celui qui avait la manette 1 était Sonic, et occupait la moitié supérieure de l’écran, et le deuxième était Tails dans la moitié inférieure. Seule la zone bonus n’était pas comme ça, étant donné qu’elle était en simili 3D, et nos héros étaient vus de dos. 

 

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2031Même s’il avait ses défauts, combien d’heures n’ai-je pas passé sur ce mode, avec ma sœur ou des amis, à faire la course aux anneaux ?  Parfois, on jouait à deux aussi en mode solo, si la configuration laissait le renard suivre le hérisson bleu. le deuxième joueur pouvait contrôler Tails, sauf que le caméra était centrée sur Sonic, et si ce dernier  accélérait d’un coup, il revenait en volant. L’avantage du renard, c’est qu’il pouvait tout se prendre sur la tronche, il avait les vies infinies. De fait le deuxième jouer le contrôlait par intermittence, mais ça donnait aussi des moments drôles. Il fallait toutefois faire attention aux hitboxes des boss.

Sonic the Hedgehog 2 est sans doute le jeu de la série sur MD sur lequel j’ai sans doute passé le plus de temps. Et comme il fête son quart de siècle, il méritait bien un petit hommage.

Voilà, c’est tout pour ce Weekly Retro, à bientôt pour un nouvel article.