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Weekly Retro #28 : Revue de presse estivale

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-huitième Weekly Retro, qui a fait une petite pause pendant un moment pour diverses raisons. Alors on va reprendre doucement avec une revue de presse estivale. Figurez-vous qu’en ce début de mois d’août, nous sommes gâtés car trois revues sur le rétrogaming sont sorties : le hors-série JV Le Mag,  Retro Gamer Collection 10 et Video Gamer Retro. Et l’ombre écrasante d’une console plane sur le trio de papier : celle de la Nintendo 64 qui a fêté ses 20 ans et dont l’impact dans le monde du jeu fut énorme.

1-Il parait qu’on en reviendrait pas…

Ultra64

Premier de la liste, le hors série JV consacré à la Nintendo 64. Un bel hommage à la 64 bits de Nintendo, qui a fêté ses 20 ans, qui n’oublie rien, de la genèse de la console, de son premier nom, Ultra 64 (cf logo), et de ses déboires ainsi que de ses choix de support (cartouche alors que Sony et Sega avaient déjà fait le choix du CD-ROM, permettant un stockage plus important et des coûts moins élevés),  de la publicité agressive de Nintendo dans  la presse française pour tenter de contrer l’avènement des 32 bits,  mais aussi et surtout de ses réussites, et elles sont nombreuses : Super Mario 64 fait la révolution de la série et du jeu en 3D en général, les perles de Rare  ( Conker’s Bad Fur Day, GoldenEye 007…), deux Zelda mythiques, et j’en oublie plein… A l’instar de la Dreamcast, venue un poil plus tard, la N64 a eu un cycle de vie assez court, mais qui aura marqué ceux qui y ont joué.

Au niveau de la structure, c’est un calque identique à tous les hors-série de la revue, c’est à dire en premier lieu l’état du monde vidéoludique au moment de sa sortie, les accessoires, des interviews, les personnes qui ont compté, puis une revue de certains jeux importants, et un résumé des hits absolus, des jeux qui sont à ne pas oublier et des daubes dont on se serait passé. Le tout se termine avec les souvenirs des rédacteurs avec la console. 

2-L’encyclopédie trimestrielle

Retro Gamer Collection ne sort que tous les trois mois, mais quel contenu pour ce dixième volume, cela vaut son prix assez élevé (12,90 €).  Là aussi, nous retrouvons un hommage à la Nintendo 64, anniversaire oblige, et le magazine trouve 64 raisons de le fêter. Nintendo est d’ailleurs assez présent dans le magazine, avec une interview du créateur de Mario’s Picross,une interview de Satoru Okada, qui assistait Gunpei Yokoi, grand créateur chez Nintendo. Mais également un retour sur Metroid et ce comment la série a influencé le jeu vidéo en 2D et 3D, et un retour sur la manette super Nintendo. Sega n’est pas en reste avec un dossier sur Sega Rally,  les trésors oubliés de la Saturn, et le  » pur moment » consacré à Panzer Dragoon.  Le jeu tiré d’un film est cette fois-ci Top Gun mais ce n’est là que quelques uns du contenu présent, avec notamment  un dossier sur Diablo, Chase H.Q. et  bien d’autres choses encore. Les rétro-tests ( auparavant appelés « classiques de demain ») sont toujours présents, mais dommage que NieR Automata se fasse un peu descendre. Sans être totalement négatif, heureusement, le rédacteur insiste trop sur les défauts, pourtant,  on le sait, les qualités du soft outrepassent ses stigmates bien visibles.

Une fois de plus, je ferai le reproche que j’ai fait dans la présentation générale du titre : on ne sait pas qui rédige les articles. Dommage, j’aime bien connaitre les gens de l’ombre…

3- Hors-série Rétro et gros troll

Vidéo Gamer est un magazine qui parait depuis un moment déjà. Je ne l’ai jamais acheté, mais il peut plaire  grâce à une rédaction des articles assez concise, et ne vous inquiétez pas, ce n’est pas Jeux Vidéo Pratique, heureusement. C’est le hors-série rétro qui m’a attiré. Celui-ci est essentiellement consacré à la Super Nintendo Classic Mini qui sortira le 29 Septembre. Et la revue fait dans le détail, en testant tous les jeux  ( à l’exception de Star Fox 2), qui seront présent dans cette petite console. C’est globalement bien écrit, et il est vrai que certains ont hélas mal vieilli. Cependant, j’aurais aimé que la rubrique « Grands absents » ne trolle pas comme un vieux porc les défenseurs de la version Megadrive d’Aladdin ! Rester objectif, ç’aurait était bien, pour ce titre… A bon entendeur…  A part cela, on y trouve également un hommage à la Nintendo 64, bien entendu, mais aussi deux autres consacré à deux consoles qui ont également un compte rond dans leurs anniversaires : la Master System ( 30 ans) et la PlayStation 3 (10 ans en Europe). C’est bien d’y avoir pensé. Le dossier sur les façon de faire du rétrogaming est également très intéressant. 

N64-Console-Set (2)

Voilà, c’est tout pour cette fois, et je vous dis à bientôt pour un nouvel article.

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Weekly Retro #22 : Prince du soleil

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-deuxième  Weekly Retro, qui avait sauté la semaine dernière pour cause d’activité chargée. Ceci dit, après une cure intensive de jeux « actuels » et excellents, j’avais besoin de retrouver un peu de rétrogaming pour pouvoir souffler un peu.  Au sommaire, donc deux jeux références et un magazine meilleur que celui dont j’ai parlé il y a peu.

1-Soleil glacé

0171 - Golden Sun (U)(Mode7)_17

J’ai poursuivi ma partie du premier Golden Sun.  Cette fois, j’ai fait la phase du Phare de Mercure, dans la partie de nord, qui est bien sur enneigée, de la carte. C’est également ici que nous rencontrons Sophia, affiliée à l’élément eau, elle est de fait une excellente soigneuse. Lorsque Vlad Garet  et Ivan arrivent, les habitants  du village d’Imil sont tous malades à cause du froid polaire et l’eau de la fontaine au pied du phare n’est plus.  Ledit phare est une succession de salles à énigmes, pas bien  dures pour  la plupart, et comporte un Djinn caché. Golden Sun rend techniquement honneur à la GBA, avec de beaux graphismes fouillés, de jolies musiques signées Motoi Sakuraba, bien que restant  très old school dans sa conception, avec des combats aléatoires. L’originalité de celui-ci vient du système de Djinns, qui sont affiliés aux quatre éléments  représentés par des planètes : Mars(feu) Mercure (eau) Vénus (terre) et Jupiter (air). Vous pouvez les lier à chacun des personnages, ce qui leur conférera plus de magies à utiliser. Ils peuvent même être invoqués, soit pour attaquer les ennemis ou donner des statuts bénéfiques au groupe. Il faut faire attention, car  cela modifie les statistiques de l’utilisateur. Une fois invoqués, selon le nombre lié à l’élément, il sera possible de lâcher de puissantes invocations. Le système est intuitif et rapide, représenté par des icônes reconnaissables. Le seul bémol est que si un ennemi visé par un personnage meurt avant son tour, ce dernier se mettra en défense au lieu d’en choisir un autre. 

2-Prince Ali, oui c’est bien lui…

Aladdin (Europe)001

Lorsqu’ Aladdin est apparu sur les écrans, non seulement, j’avais adoré le film, mais en plus j’ai eu droit au jeu sur Megadrive, que j’ai également adoré. Alors je me refais une petite session de temps en temps histoire de ne pas perdre la main… Le jeu est composé de 10 niveaux reprenant les principales scènes du métrage. Le soft fait partie sans conteste des plus beaux jeux que la Megadrive puisse offrir. inutile de nier, c’est magnifique, les programmeurs de Virgin ayant bénéficié de l’aide de ceux de chez Disney, et ce fut également le cas pour l’animation, réellement impressionnante.  C’est fluide et rapide et on se croirait vraiment devant un véritable dessin animé. Certains reprocheront la piètre qualité des musiques… Je rappellerait qu’effectivement, la MD n’a pas le même processeur sonore que sa concurrente directe, mais qu’on a entendu bien pire. Ensuite, le fait de jouer avec un sabre est un parti pris des programmeurs.

Cela nous amène à parler de la version Super Nintendo, développée par Capcom.  Cette fois, le jeu se rapproche plus d’un platformer traditionnel, c’est-à-dire que sauter sur la tête des ennemis permet des les éliminer. De fait, c’est plus fluide. Cette version est également très jolie mais prend vraiment trop de libertés par rapport au film lui-même. Ce qui ne l’empêche pas d’être également excellente, mais je préfère la version Sega. Lâchez ces cailloux, merci.

3-Un peu de lecture, et de la bonne, cette fois

 

Je vous ai parlé récemment de l’infâme Jeux Vidéo Pratique. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, c’est par ici et je me demande encore comment il a pu voir le jour, je persiste et je matraque. Mais oublions  ce truc vite fait, et parlons d’autre chose.

Enfin,pas tout à fait, parce qu’apparemment, pour eux le rétrogaming c’est LOL. Dur de voir dans la rubrique  » le saviez-vous » (inutile par excellence) une fausse news sur l’Odyssée d’Abe. L’entrefilet marquait qu’en délivrant 99 Mudokons on avait accès à une pub cachée. Vraiment ? Pourquoi mes recherches n’ont rien donné alors ? Non seulement, c’est faux, mais quand je vois qu’ils ont traité Abe et ses compagnons de « têtes de poissons verts (SIC) »… Au secours! Heureusement, cela n’aurait pas lieu dans le magazine dont je vais vous parler maintenant.

RGC9-Couverture

Les amateurs de rétrogaming sont nombreux, mais les magazines consacrés à cette branche du jeu vidéo le sont beaucoup moins, notamment en presse classique dans les kiosques. Cela n’a pas empêché certains d’entre eux d’avoir une rubrique qui leur était consacrée, par exemple, à la fin  de JV Le Mag, ou de IG, qui reste une source inépuisable. Mais la revue s’est arrêtée en 2013, car elle accusait trop de pertes. 

Et en 2015 apparaît donc Retro Gamer Collection, un magazine entièrement consacré  au rétrogaming. Je devrais plutôt dire « réapparaît » parce qu’une tentative avait été faite en 2012. Malheureusement, le fait qu’elle soit un calque de l’édition anglaise s’était vue.  Elle n’a pas duré longtemps sous sa première forme. Mais elle est revenue sous l’impulsion de Jean-Martial Lefranc, ancien de chez Cryo Interactive. C’est un trimestriel avec un format plus grand que l’ensemble de la presse, et vendu 12, 90 €. Cependant, on en a pour son argent. J’ai acheté le numéro 9, et il bénéficie d’une bonne maquette, et de dossiers sur bon nombre de jeux. Par exemple, dans ce numéro,   il y a entre autres un article sur Streets of Rage 2,  La Légende de Thor, Les 25 ans de Sonic et un autre sur Aladdin (tiens, on en parlait juste au dessus), et avec souvent la participation développeurs de l’époque.  C’est bien écrit, en plus. On appréciera aussi la rubrique des classiques de demain, permettant de parler de quelques titres actuels qui peuvent potentiellement devenir des références…

Mais une chose me chiffonne quand même malgré une certaine qualité : impossible de savoir qui a collaboré au magazine, les articles n’étant hélas pas signés et l’ours ne montre que le gérant de la maison d’édition, c’est à dire M. Lefranc. On ne sait pas non plus s’il s’agit toujours d’une traduction de l’édition anglaise ou si le rédactionnel est fait par une équipe française. Mine de rien, difficile de trouver mieux dans cette branche dans la presse papier pour le moment.

Voilà, c’est tout pour ce Weekly Retro, et je vous dis à bientôt pour un nouvel article.