Archives du blog

Les 20 ans de Final Fantasy Tactics

Dans les années 90, le jeu de rôles en jeux vidéo était pratiquement inconnu en Europe. Si certains titres parvenaient tout de même à atteindre nos côtes,  ils restaient confidentiels, d’autant que, la plupart du temps,  les textes restaient en anglais, ce qui les coupaient d’un large public. Mais l’âge d’or eut lieu surtout au Japon et aux Etats-Unis. Pour attendre une venue massive du genre en Europe, il faudra attendre l’arrivée de Final Fantasy VII sur PlayStation, qui malgré son numéro, fut le premier FF à atteindre le vieux continent, dans les dernières semaines de 1997.  Le jeu dont je vous parle aujourd’hui  date d’avant son arrivée, et n’a pas atteint l’Europe sous sa première version. 

Final Fantasy Tactics  fête aujourd’hui les 20 ans de sa sortie au Japon. L’Amérique du Nord suivra dans les premiers jours de 1998, alors que les européens, eux, se régalaient avec FF VII, justement. Mais un petit retour sur FFT ça ne se refuse pas…

SCUS_942.21_20062017_131910_0469

Pendant ce temps, en Ivalice…

SCUS_942.21_20062017_132804_0264

Et, comme son nom l’indique, le jeu est un jeu… tactique. C’est à dire que contrairement à un RPG classique, ici, les combats se font sur un champ de bataille entre deux camps qui ont chacun leurs propres unités.  Chacune n’agit qu’une seule fois par tour, et la gestion des déplacements est primordiale pour pouvoir prendre l’avantage.  Dans FFT, vous avez une phase  » joueur » et une phase « ennemis ». Les objectifs consistent généralement dans ce genre de jeu à éliminer toutes les unités adverses ou le boss du lieu, mais le scénario pourra varier avec par exemple, des personnes à protéger.  FFT est un jeu difficile, mais heureusement, vous pouvez recruter des unités pour grossir vos rangs, soit en vous rendant à la caserne, soit  au cours du scénario. Le jeu  dispose aussi d’un système de 20 classes de métiers qui contiennent chacune 8 niveaux de maîtrise. Il est possible d’en changer entre  les phases de combat.

Le relief des cartes est à prendre en compte lors des batailles, ainsi que la direction vers laquelle vous positionnez votre personnage.  D’autres facteurs entrent en jeu dans la réussite ou l’échec d’un coup, notamment les signes du zodiaque, le jeu vous demandera dès le début d’en choisir un, et cela affectera les affinités avec les personnages d’autres signes, qui peuvent être excellentes, bonnes, ou mauvaises. 

Scénario en béton et réalisation en or

SCUS_942.21_20062017_230550_0980

Parlons-en du scénario car c’est un jeu développé par Yasumi Matsuno, déjà à l’origine de Ogre Battle et Tactics Ogre, donc ce dernier est assez complexe et remplis d’enjeux  plus développés que dans ce qui existait jusque là. C’est sans doute pour cela que le titre est encore considéré comme LA référence du genre : aucun ne lui arrive à la cheville sur ce critère, tant les niveaux de lecture, pour peu que vous compreniez l’anglais, sont nombreux. Le jeu se passe dans le monde d’Ivalice, et est à ma connaissance le premier à l’introduire, il raconte le déroulement de la « Guerre des Lions » et tourne autour de l’histoire de deux garçons, Ramza Beoulve , incarné par le joueur et Delita Hyral. Le premier est issu d’une famille noble, l’autre d’une famille de roturiers. Ce sont deux amis d’enfance qui ont connus des destins différents. Le tout se déroule sous forme de flashback pendant une grande partie du titre, mais n’est pas non plus avare en twists bien sentis. C’est cela qui surprend : le jeu est en trompe-l’œil. Matsuno y a inclus des enjeux politiques qui permettent de comprendre ce qui se passe. 

Techniquement, le jeu est superbe. La réalisation technique est au top, dans un univers médiéval, ce qui permet de lui donner une identité. Il faut noter que les cartes de batailles sont en 3D et que nous avons la possibilité de les tourner à 360 degrés pour avoir une meilleure visibilité. Les musiques sont faites par Hitoshi Sakimoto et Masaharu Iwata. Orchestrale et souvent grandiloquente, la bande-son s’est faite remarquer et elle est parfaitement adaptée au conflit politique qui se passe dans le jeu.

Le titre pourra paraître peu évident, et c’est dû au fait qu’il est assez facile de rater son coup. Avoir l’avantage ne signifie pas forcément réussir. De plus, il faut faire attention aux sorts de zone, par exemple, pour ne pas brûler un allié  un allié avec le sort de feu ou guérir des adversaires par inadvertance…

FFT était de plus rempli de références  aux autres FF sortis jusque là,  et il était même possible d’y voir Cloud et Aerith, de FF VII, sorti depuis quelques mois déjà au Japon. 

Enfin, le titre arrivera en Europe dans sa version PSP, en 2007, et sous-titré « The War of the Lions ». Les textes sont hélas restés en anglais, bien qu’un peu modifiés, mais requiert quand même un plus haut niveau qu’un jeu lambda. 

Voilà, c’est tout pour ce bref hommage à un jeu qui a su s’imposer comme la référence absolue  du  T-RPG  sur consoles. 

Publicités