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TFGA Spécial : Renaissance

Alors que nous avons cru que le concept des TFGA serait enterré à jamais, voilà que Alex surprend tout le monde en annonçant leur éventuel retour, du moins au moins pour un numéro spécial, intitulé « Renaissance ». Renaissance ? Oui, du concept. Mais le thème vise essentiellement les remakes de jeux, ou les titres qui ont connu une seconde jeunesse. Il est vrai qu’en cette période de « remasters » et remakes à tout va le thème est d’actualité. Alors voici les 5 jeux reliftés, ou réédités, que j’ai sélectionnés. Pour certains, j’y ai joué, et d’autres devraient vite arriver et j’ai hâte de les voir de nouveau.

5-Day of the Tentacle Remastered : le summum des jeux Lucas Arts

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Le temps de mes années collège et du club informatique transparaît dans cette cinquième place. Day of the Tentacle m’a marqué, par ses personnages, son humour, et ses énigmes bien tordues. Si vous ne connaissez pas le jeu d’origine, je ne saurai que vous conseiller de faire le remake, qui reste absolument fidèle à l’esprit de l’original même dans ses graphismes. Je connaissais tellement bien le jeu que j’ai réussi à le platiner sur PS4, et pourtant, je ne cours pas forcément après, parce que faire 500 pompes en 30 secondes sur 1 doigt dans un jeu pour le décrocher, ça me gave sévère. Alors il est vrai que j’ai bouclé l’aventure en 5 heures, mais si vous ne connaissez pas, comptez au moins le double. Et pour les fans, la version remasterisée de Full Throttle vient de sortir. Mais je me demande, pour les deux, si cela vaut vraiment 15 €  notamment pour les connaisseurs des originaux, ou s’ils ne méritent pas une petite baisse de prix, quand même…

4-Tomb Raider : Anniversary : Un remake pour presque un autre jeu

Tomb_Raider_-_Anniversary

Rejouer au premier Tomb Raider dans sa version d ‘origine de 1996 relève aujourd’hui du supplice.Décors en 3D pixélisés et polygones anguleux-allant jusqu’à la poitrine triangulaire de Lara, sauvegardes limitées par l’utilisation de diamants, et surtout, une jouabilité archi-raide. Le titre est témoin d’une époque, et si on savait s’en contenter, il accuse son âge. Depuis, la série a connu des reboots, avec une histoire de Miss Croft réécrite au fil des développeurs et éditeurs. En 2007 sortit Tomb Raider Anniversary, sur  toutes les consoles de l’époque. Le jeu reprend la base de l’original, mais en améliore le level design, je peux vous dire que certains niveaux sont nettement moins chiants à passer, il est devenu également beaucoup plus beau, instaure des checkpoints et des sauvegardes plus fréquentes, mais surtout,  il bénéficie d’une jouabilité beaucoup plus souple. Lara a de nouveaux mouvements, et peut même ralentir le temps pour éliminer les ennemis. Mieux, elle est équipée d’un grappin, ce qui permet de faire de nouvelles énigmes. Bref, un remake de qualité, comme on aimerait en voir plus souvent.

3-Final Fantasy XII : sa beauté viendra bientôt sur écran HD

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Je fais partie de ceux qui ont adoré Final Fantasy XII malgré ses défauts. Oui, il est différent. Oui, il a été fait par une grosse partie de la team à l’origine de Vagrant Story. Final Fantasy XII peut se vanter d’avoir un monde ouvert crédible, et plus vivant que celui de FF XV, qui s’est lamentablement planté sur ce point. Ce douzième épisode est également très beau… sur TV cathodique. Lorsqu’il est sorti, la HD commençait tout juste à arriver, et le consommateur devait choisir entre un HD ready et un Full HD en matière de téléviseurs. Mais justement, sur écran HD, le jeu ne passe plus du tout. Les textures bavent, les couleurs sont plus ternes et le tout pixelise pas mal. C’est pour cela que j’ai hâte d’être au 11 juillet prochain, pour voir comment le lifting graphique fera des miracles sur écrans HD, avec, en plus les ajouts de la version Zodiac Job System japonaise… Square avait bien réussi le lifting de Final Fantasy X, donc je me dis qu’il n’y a aucune raison qu’ils se foirent là dessus.

2-Star Ocean : Till the End of Time: Un lifting pour effacer les ravages du 50Hz ?

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Le troisième Star Ocean a subi moins de dégâts que le jeu précédent, et fait l’objet d’un remake qui est déjà sorti au Japon. Sa sortie européenne, uniquement sur le PSStore ne devrait plus tarder, du moins je l’espère. J’aimerais voir les améliorations, ne serait-ce que visuelles. Parce que, inutile de le nier, le titre avait déjà subi des dégâts en passant en Europe, et bien que le 50 Hz n’ait pas fait autant de ravages que pour Final Fantasy X à l’époque ( les personnages qui couraient au ralenti!), l’optimisation s’est faite au prix de deux grosses bandes noires en haut et en bas de l’écran. Alors oui, ce dernier très bon épisode de la saga (comment ça, je suis méchant ? Mais non, c’est une vérité…) méritait bien quelques retouches. Attention toutefois, si vous voulez vous lancer dans le jeu : la difficulté est assez élevée, et vous mourrez si vos MP arrivent à zéro. Et les ennemis ne se priveront parfois pas de vous en enlever. Je crois que j’en ferai enfin une critique sur le blog, d’ailleurs…

1-Persona 4 Golden : un remake en or pour la Vita

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Et c’est un jeu Persona qui occupe la première place ! P4G est une version améliorée de P4. Pas forcément sur le plan graphique, si ce n’est des effets de lumières et des graphismes lissés et adaptés à l’écran de la Vita, mais le jeu propose des arcanes de tarot et des Social Links supplémentaires, un nouveau personnage, ainsi qu’une histoire enrichie.  Vous pouvez aussi demander de l’aide aux joueurs connectés si vous êtes coincés dans les donjons ou si un boss vous cause des difficultés. Impossible d’oublier ce grand jeu de la Vita, qui est maintenant à 5 ou 6 €, si vous ne l’avez jamais fait, c’est le moment ou jamais. D’ailleurs, je vais en profiter pour dire quelques mots sur Persona 5. Je ne le testerai pas sur le blog, parce que je suis rédacteur pour JVL et je l’ai fait là-bas. Mais je peux toutefois dire que le jeu est une claque, définitivement. Qu’il est sans doute un des meilleurs RPG japonais jamais faits, et que vous devrez vous attendre à des surprises dans tous les domaines. De plus, si vous n’avez pas de PS4, il est également sorti sur PS3. Oui bon, l’anglais, tout ça… Arrêtez de m’énerver, merci, parce que quand je vois les prétendus joueurs lui mettre entre 0 et 5/20 dans les tests des lecteurs d’un certain site très connu, juste à cause de la langue, ça me met dans une rage que vous ne pouvez pas imaginer. S’ils savaient ce que coûte une traduction… Non, ne me parlez pas de l’excuse Google Trad, vous voulez vraiment me fâcher ou bien ?

Mais Jul, tu n’as pas parlé de Final fantasy VII remake, et pourtant, dieu sait combien tu adores aussi ce jeu… C’est vrai. Mais je n’en ai pas parlé parce que j’ai peur. Enfin, peur… disons que j’éprouve vis à vis de ce remake, qui apparemment n’est pas près de sortir, un sentiment de curiosité de d’attente. Le fait qu’il soit découpé en épisodes me refroidit grandement. Et j’espère que les scénaristes, s’ils promettent d’explorer d’autres facettes et d’autres lieux, n’ont pas enlevé l’événement majeur de la fin de la première partie du jeu original. Que tout le monde connait, depuis 20 ans, mais bon…

Voilà, c’est tout pour cette fois, je vous dis à bientôt pour un nouveau TFGA.

Pour terminer, quelque chose qui n’a rien à voir avec cet article, je veux juste faire une mise au point par rapport à un commentaire qui m’a particulièrement déplu concernant Jeux Vidéo Pratique. On a le droit de ne pas être d’accord, bien que je soupçonne cette commentatrice d’être quelqu’un de l’équipe rédactionnelle. Mais pas d’affirmer que nous sommes payés pour dire du mal, ou du bien de quoi que ce soit. Ce blog est fait à titre bénévole, et ce sont nos sous qui sont investis lorsque nous parlons de quelque chose. Donc, si nos mains ne sont pas remplies d’argent, au moins, elles sont propres.

[contribution] La super croquette de Proust ou pourquoi j’aime Persona 4 golden

L’article présenté est une contribution offerte par Gaki, un ami. Il tenait à affirmer son amour pour Persona 4 Golden sur Vita et à rappeler  tout ce qu’il est possible de faire dans le jeu, en  se plaçant dans la peau du héros. En espérant que ce rappel sur cet indispensable de la console portable de Sony vous plaira. Je lui laisse maintenant la parole.

Soyons clair, dans la vie de chaque joueur, il y a des jeux qui nous ont marqués à vie, qui nous rappellent des souvenirs forts de notre jeunesse. Pour certains, ca va être le premier niveau de Super Mario Bros. sur NES, pour d’autres le combat contre Dracula dans Castlevania ou même pour les plus jeunes un combat épique dans God of War. Dans mon cas, mon jeu “Prousteque” est un jeu assez récent dans l’histoire du jeu vidéo : il s’agit de Persona 4 Golden, qui est simplement le remake PSVita de Persona 4 sorti sur PS2 en 2009.

Pourquoi mon choix s’est -il porté sur ce jeu en particulier alors qu’il existe des multitudes de jeux aussi bien ? Tout simplement parce que jouer a P4G est une expérience de vie unique. Je tiens a préciser que je ne vais pas faire une autre critique du jeu ( qui a déjà été magnifiquement chroniqué par Julius) mais simplement vous donner mes raisons de mon amour pour ce magnifique RPG et mes souvenirs liés a ce dernier. Je ne serai donc pas du tout objectif et je vous promets de ne pas “spoiler” nos lecteurs qui n’auraient pas encore joué a P4G .

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Bienvenue a Inaba

Quand je relance ma sauvegarde New Game+ de P4G et que je redémarre un run, je me sens immédiatement chez moi,comme si Inaba était ma seconde ville natale virtuelle. J’y retrouve mes ami(e)s, mes ennemis, mes soucis et mes joies. Je me sens comme chez moi dans ma petite chambre avec mon canapé usé , mon futon bien roulé (avec, selon certains amis, des choses que j’aime cacher en dessous) et ma petite télévision. J’aime travailler sur ma petite table a faire des enveloppes ou bien monter des maquettes de Jack Frost ou de mon scooter .

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Quand je sors en ville, je revis lorsque j’ interagis avec mon vendeur préféré d’armure un peu brut de décoffrage, à écouter les élans philosophiques de mon énigmatique mentor au long nez et de son assistante a la fois séduisante et mystérieuse. Je vais me renseigner sur le meilleur tofu puis vais admirer les tissus dans le nord du centre ville .

Lorsque je ne suis pas chez moi ou en ville, je profite de ma vie provisoire de lycéen d’une ville de campagne en rentrant en interaction avec mes ami(e)s et mes professeurs (même si certains me traitent ouvertement de crétin). Il m’arrive de sécher les cours pour faire du shopping avec une amie riche, ou alors vais aussi souvent travailler mon jeu d’acteur, mes talents musicaux ou bien perfectionner mes dribbles sur le terrain de basket .

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Quand la réalité me rattrape et que je dois enquêter avec mes partenaires sur la vague de crimes qui touche ma ville d’adoption, il m’arrive de devoir attendre que le rayon télévision de Junes se vide de ses clients afin de pouvoir aller faire mon devoir et combattre le mal, même si parfois je dois affronter le coté sombre de mes ami(e)s,mais c’est pour leur bien. Mon mentor et son assistante sont encore là pour me soutenir et il m’arrive d’avoir un mignon petit animal en soutien même si ce dernier aime un peu trop l’argent parfois .

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Je suis apprécie dans ma ville et parmi mes amies pour mon charisme. Il m’arrive d’etre fidèle à une seule fille à qui je donne tout, que ce soit mon temps ou mon amour. Il m’arrive aussi, selon mon humeur , d’être un peu plus volage et de partager mon amour et mon temps libre avec plus d’une petite amie. Mais les événements de la vie me rattrapent assez vite et les choix cruciaux arrivent… Je dois donc choisir en conséquence qui sera avec moi pour Noël ou une certaine fête de février appréciée des couples.

Ces moments sont malgré tout une source de joie, quand mes amours me déclarent leurs flammes, en toute honnêteté et d’une manière vraiment craquante. Je peux prendre des risques pour elles, combattre à leur cotés ou les soutenir moralement dans leur problèmes de la vie .

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Mais il n’y a pas que l’amour dans la vie et mes amis sont aussi une part importante de ma vie. Ils nous arrive de nous battre pour prouver notre amitié. Je suis aussi très souvent assez franc avec eux afin qu’ils réalisent qu’ils vont dans la mauvaise direction .

Ma famille est aussi primordiale et j’ai appris avec le temps à me faire accepter par mon oncle et ma jeune nièce. Grâce au temps consacré pour eux, je suis devenu un membre important de leur monde , malgré le fait que je ne les connaisais presque pas au début .

Pour moi, Inaba avec les trois mots suivants : famille, amis et amours .

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no music, no life

Dans mon voyage , je suis accompagné par un certain Meguro-san qui m’aide a me sentir chez moi parfois, qui me fait comprendre que je dois profiter des moments avec mes amis ou bien que la situation s’aggrave et que je dois agir au plus vite. C’est là qu’on se rend compte de la puissance de la musique de ce jeu, qui arrive avec juste des notes et des arrangements, a faire que ma personne humaine puisse se projeter de manière totale dans mon avatar de 1 et de 0.

Jouer sans son à P4G est une hérésie à mon sens même si la musique de certaines “émissions” télévisées que je regarde peut parfois me lasser un peu . Et je ne parle pas de la musique du télé-achat que je regarde tous les dimanches a la recherche de la perle rare .

La période hivernale me fait me sentir nostalgique, l’aria du bureau de mon mentor au long nez me met en transe et le jingle de mon grand magasin me met en joie a chaque fois que je l’entends .

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re-start

Par ces allusions que les fans de P4G reconnaitront surement , j’ai essayé d’exprimer mon amour envers ce bijou made in Atlus. J’ai presque 10 New Game + à mon actif et même si j’ai presque tout fini dans le jeu (à l’exception d’un trophée particulièrement difficile a obtenir), je n’hésite jamais a revenir dessus et a redevenir pour une semaine ou deux, un habitant d’Inaba , un héros, un petit ami attentionné ou bien un ami en or. Et croyez moi, je réussirai un jour en un seul run a obtenir tous les équipements d’une certaine entité qui se cache de manière fourbe dans des coffres au trésor, même si ce dernier peut s’avérer vraiment dur à vaincre.

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J’aime de tout mon cœur P4G et pour revenir a la vie réelle, je regrette sincèrement que la gare de la ville japonaise qui a inspiré la gare de ma belle ville virtuelle d’Inaba soit désormais détruite et de n’avoir pas pu faire un pèlerinage sur place afin de me sentir, une fois dans ma vie, un peu comme un vrai habitant d’Inaba.

Merci encore à Julius et C2J pour m’avoir laissé carte blanche pour exprimer ma passion par rapport a ce fabuleux RPG et en espérant ne pas vous avoir trop spoilés, je vous invite de tout mon cœur a tester P4G au plus vite.

Gaki

Un petit bilan perso de jeux vidéo en 2013

Je n’ai pas joué à tellement de jeux en 2013, mais suffisamment quand même pour parler de ceux  que j’ai eu entre les mains.

En matière de RPG, il va sans dire que mon gros coup de cœur va à Persona 4 The Golden, qui , s’il est un remake de l’épisode original de la PS2 dispose non seulement de graphismes améliorés et  aussi d’arcs narratifs et de relations supplémentaires. Sans compter que le système de combat est toujours aussi riche et prenant,  ce mélange  habile entre  RPG et simulateur de vie lycéen japonais  a su me retenir pas mal de temps devant ma Vita.

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Tales of Xilia  m’a aussi agréablement surpris. Pour un Tales, il est assez mature, et il est possible de jouer avec  Jude ou Milla au choix. Le système de combat est dynamique et le système de liaison est une très bonne idée. Le deuxième devrait sortir cette année en Europe.

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J’ai  également eu un coup de cœur  pour  Dragon’s Crown, et se mélange beat’em all/RPG est des plus plaisants, avec 6 personnages au choix, un mode multijoueur jusqu’à 4 en ligne ou en local, et il prouve de plus que la 2D  a encore de beaux restes tant vous évoluerez dans une toile de maître à chaque instant.  Si vous cherchez de l‘heroic fantasy digne des livres de Terry Pratchett,  c’est ce jeu qu’il vous faut, d’autant qu’il autorise maintenant le cross-play et le cross-save  entre Vita et PS3.Les différentes mis à jour relancent l’intérêt du titre ( possibilité d’aller jusqu’au niveau 255, nouveau mode de difficulté).

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Je vais vous faire une confidence: je me suis lancé cette année dans  deux jeux qui jusque là me laissaient indifférent : Pokemon et Animal Crossing.  Le premier sur la version Y , qui est bien réalisé et dispose de combats efficaces. Vous avez également la possibilité d’échanger des Pokemons avec vos mais, efficace pour progresser plus vite. Le second , sous-titré New Leaf, sous ses airs naïfs et enfantin, est plus subtil qu’il n’y parait dans la gestion de votre petite ville peuplée d’animaux anthropomorphes ( une poule, un jaguar, un crocodile, un pingouin…) . L’aspect communautaire et multijoueur est mis en avant avec la possibilité de visiter les villes de vos amis  qui ont une 3DS, de leur offrir des présents pour les aider à se développer, et pourquoi pas, participer à des mini jeux ensemble.

Mais mon coup de cœur sur 3DS est arrivé tardivement, il s’agit bien sur de Bravely Default, un RPG qui renoue avec les anciens Final Fantasy tels que les  puristes ont connu la saga , c’est à dire avec  des cristaux, et des classes de métiers à attribuer aux  quatre personnages. Alors que Tiz a vu son village  englouti dans un énorme gouffre, il rencontre la vestale du cristal du vent, Agnès Oblige, qui veut restaurer l’harmonie des quatre cristaux élémentaires, alors que l’empire d’Eternia a décidé de les détruire. Viendront se greffer aux deux héros un  homme amnésique du nom de Ringabel porteur d’un mystérieux grimoire et Edea, fille d’un des chefs d’Eternia.  L’originalité vient  du système de combat, qui consiste à stocker des points d’action ( jusqu’à trois ) pour pouvoir ensuite faire plusieurs actions en un tour de jeu.  Le système collaboratif est également de mise, vu que vous pouvez faire appel à vos amis si jamais un boss vous trolle de manière pas correcte. La critique complète du jeu devrait venir dans le courant de l’année. 

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De gauche à droite : Edea, Tiz, Agnès et Ringabel, les quatre héros du jeu. Ca me rappelle quelque chose, pas vous ?

Bon, je n’ai pas joué qu’à des RPG,  j’ai joué à d’autres genres de jeu.

BioShock Infinite m’a aussi bien plu. Certes, la fin est difficilement compréhensible et du coup le jeu semble moins maîtrisé que le le premier, et pourtant, évoluer dans la cité volante de Columbia a été un véritable plaisir.  Et ce d’autant que le jeu critique une fois de plus non seulement les sociétés utopistes, mais aussi les  moutons qui font aveuglément confiance à un gourou, représenté par Comstock.  De plus Elizabeth, qui sera votre partenaire,  n’a rien d’un bulot et saura vous trouver soit des objets utiles, soit se planquer pendant les scènes de  tir.  Le jeu offre aussi diverses possibilités grâces aux différents toniques ( qui remplacent les plasmides) que vous trouverez.  On notera aussi la réussite de la VF, le jeu étant intégralement doublé. Pour ceux qui l’auraient loupé, une rumeur court comme quoi il serait proposé dès février gratuitement aux abonnés PlayStation+…

The Last of Us mérite t-il tous les éloges qu’on lui a consacrés ?  Je  dis oui. Naughty  Dog  a réussi une fois de plus à frapper un grand coup, en imaginant une apocalypse non pas due à un virus transformant les gens en zombies, mais  à un champignon  ayant répandu ses spores  sur l’humanité.  Le jeu ne semble pas extraordinaire au début, ce n’est qu’ne progressant qu’il se révèle au joueur. Quelques passages sont assez lourds, mais les bonnes idées de jeu enlèvent ce défaut. Le duo Joel/ Ellie  est magnifique  et on voit leur relation évoluer le long de l’aventure.  Comme quoi mêler  émotion et gameplay, c’est possible.

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Chose qu’à mon sens,  Beyond : Two Souls a échoué à faire. Le jeu  est pétri de bonnes intentions sur le papier, est plutôt bien fait, l’histoire  est discutable sur bien des points aussi bien en terme d’écriture que de narration, mais c’était aussi le cas pour Heavy Rain.  Je n’ai pas aimé Heavy Rain,  parce que je l’ai trouvé trop limité dans son gameplay et je n’ai pas eu l’impression de vraiment jouer. C’est pareil avec Beyond, mais là, il y a  une différence de taille :  Dans HR, nos choix nous menaient dans une autre direction, dans Beyond, les choix ne sont qu’illusion. La plupart des scènes ne se terminent que d’une façon et  si Jodie se retrouve en mauvaise posture, son  » ange gardien » Aiden viendra la tirer d’un mauvais pas.  Tout ça pour ça, franchement non M. De Grutolla, ce n’est pas ce que j’appelle un jeu vidéo. Ce serait plutôt  un film vaguement interactif.

Mais Beyond n’a pas été le pire dans le genre foutage de gueule intégraux .  On peut en citer deux qui tiennent le haut du pavé.

Je vais commencer par The Walking Dead : Survival Instinct.  Sans doute rendu jaloux par le succès et l’obtention du prix Game Of the Year 2012  du jeu TWD Saison 1 de Telltale , Activision a demandé à un développeur tiers de lui pondre un FPS en trois mois sur la licence.  C’est franchement un des plus mauvais jeux de la 7ème génération de consoles, une insulte non seulement aux joueurs, mais aussi aux FPS  et à la licence The Walking Dead, qui ne mérite vraiment pas ça, prenant par conséquent  vraiment tout le monde pour des cons. Il suffit de quelques minutes  pour s’en rendre compte. Et au prix fort, en plus. Livrée sans vaseline, la daubasse bien puante.

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Aliens Colonial Marines peut dire merci à ce jeu. C’est grâce à lui qu’il évite le titre de pire FPS de l’année. Il aura eu chaud.

Ensuite, je vais m’attaquer à Electronic Arts et sa franchise Sim City. Ce City Builder  était jusqu’à l’arrivée du cinquième jeu une référence en la matière,  avec sa gestion complète et ses possibilités. On pouvait faire des villes de différentes tailles et les spécialiser dans divers domaines. Le quatrième épisode proposait des villes et régions interconnectées, mais ça n’allait pas plus loin.  Dans le dernier Sim City, on sent que le géant américain a envie de tuer sa licence.  Déjà, par l’absence de mode offline,même si cela devrait changer dans les emaines qui viennent, hélas trop tard. Oui, vous avez bien lu, c’est connexion obligatoire pour pouvoir y jouer. Et comme les leçons du lancement fiasco de Diablo III n’ont pas été tirée, ça a fait la même chose : serveurs saturés, impossibilité de se connecter, si bien que l’éditeur a du mettre de nouveaux serveurs en place pour tenir le choc. Comme quoi les DRM de ce type c’est pas bien.  Si encore il n’y avait eu que ça… Mais non, il a fallu qu’EA saborde le jeu lui-même! Fini le zoning payant, la gestion poussée et les villes à taille variable. Là, c’est un carré de 2 kilomètres de côté. Autant jouer sur un timbre-poste… En fait, cette licence est devenu un simple réceptacle à DLC ( et payants, hein, ce n’est pas CDProjekt, c’est EA je vous  le rappelle),  et le fait que les deux fondateurs de Maxis aient quitté l’éditeur ne doit à mon avis rien au  hasard. Un conseil, restez sur Sim City 4 .

Ne vous y fiez pas, sous ces jolis graphismes se cache en fait  tout ce que EA fait de pire. RIP Sim City.

Ne vous y fiez pas, sous ces jolis graphismes se cache en fait tout ce que EA fait de pire. RIP Sim City.

Voilà pour 2013. Je ne sais pas encore ce que je vais prendre pour 2014,  mais je  pense que je ne passerai pas à la la PS4 ou Xbox One même si j’en ai les moyens, car trop peu intéressantes, mal finies,  et surtout j’ai appris qu’il était impossible de supprimer l’installation d’un jeu sur la console de Microsoft. Sur qu’avec un disque dur de 500 Go avec des jeux qui en prennent 50,  faites le calcul… Chez Sony la moitié des jeux prévus sur PS4 sortiront aussi sur PS3.  Raison de plus de rester sur cette dernière, et de refaire mon retard  sur des jeux qui peuvent s’avérer intéressants et que j’ai manqués à leur sortie. Le marché de l’occasion est là pour ça.  Peut-être qu’il y aura aussi de bonnes surprises chez Steam et Good Old Games, histoire de pouvoir faire des jeux indés compatibles avec mon vieux coucou ou une culture vidéoludique digne de ce nom… Côté critiques je continuerai d’en écrire  (et j’espère que C2J en écrira aussi certaines)  également sur les jeux anciens qu’il serait bon de redécouvrir, j’en ai déjà quelques unes en tête.  

Julius

[Critique RPG] Persona 4 Golden

La série Persona est dérivée de la série Shin Megami Tensei, dont le premier jeu de la série est sorti en 1992, et était lui même la suite de la série Megami Tensei, sorti en 1987 sur Famicom. La saga des « Megami » est très complexe et cet article ne suffirait certainement à faire un rappel exhaustif. Elle compte en effet plus de 20 épisodes, mais si certains d’entre eux sortiront aux États-Unis, le premier à sortir en Europe fut Shin Megami Tensei : Lucifer’sCall en 2005.

Il faudra attendre 2008 pour que le premier Persona arrive sur le vieux continent, série dérivée des SMT avec le troisième épisode, sur PlayStation 2. Le jeu, avec ses graphismes typés manga, ayant son propre style, mêlait habilement deux styles : simulateur de vie d’un lycéen pendant toute une année scolaire, et dungeon-RPG la nuit. Très bien rodé, le jeu a eu un certain succès d’estime, et Atlus éditera quelques mois plus tard l’édition FES, rajoutant du contenu. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit.

En 2009 le quatrième Persona arriva aussi chez nous sur PlayStation 2. Il fut très bien accueilli par les critiques et les joueurs. Mais le jeu se fait rare, hélas. Quelle ne fut pas la joie d’apprendre que Persona 4 allait revenir sur Vita, la nouvelle console portable de Sony, avec le suffixe Golden, histoire de bien montrer que le jeu revenait, mais avec pas mal de nouvelles choses… Alors, Persona 4 Golden est-il la pépite tant attendue ? Réponse dans cette critique.

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« Vous regardez trop la télévision, bonsoir! »

Lorsque le jeu commence, vous êtes un jeune lycéen auquel vous devez donner un nom et un prénom, comme dans tous les jeux SMT d’ailleurs, qui part faire une année scolaire dans la ville d’Inaba, dans la campagne japonaise, car ses parents sont partis travailler à l’étranger. Le genre de truc qui fait assez mal, de se retrouver dans un trou paumé alors qu’on était habitué à la ville, pour étudier. Heureusement, notre lycéen sera hébergé chez son oncle, Ryotaro Dojima, mais il le connait à peine. Il fera la connaissance de la petite Nanako, qui est sa cousine. Inaba est de plus très connue pour sa météo capricieuse, où il peut pleuvoir sans discontinuer pendant plusieurs jours… L’année risque d’être longue, parce qu’en plus, il se retrouve dans la classe de M. Morooka, un prof principal édenté et rustre n’hésitant pas à inculquer des vérités toutes acquises et souvent fausses, ainsi qu’insulter ses élèves, que tout le monde déteste et appelle « Roi des Crétins ». Pour un prof de philo,ça fait mal. Mais comme lui dira une de ses camarades, tous sont dans la même galère jusqu’à la fin de l’année. Du moins, notre pauvre lycéen le pensait-il car dès le lendemain de son arrivée, une personne connue est retrouvée morte pendue à une antenne de télévision. Une deuxième ne tarde pas à suivre, et a eu lieu comme par hasard une nuit de brouillard épais. Très vite, une rumeur se répand dans le lycée : les victimes seraient apparues à la télévision, sur un canal n’émettant qu’à minuit les jours de pluie, le Midnight Channel. Notre lycéen va s’apercevoir que ce n’était pas qu’une rumeur. La silhouette des personnes sur le point de mourir apparaissent bien sur ce canal. Cela se corse lorsqu’une camarade de classe est portée absente, et qu’elle apparaît sur la télévision… En fait, notre homme n’aura pas le temps de s’ennuyer ferme dans sa cambrousse.

 

M. Morooka, votre prof principal. Un homme..."raffiné".

M. Morooka, votre prof principal. Un homme… »raffiné ».

Dans sa structure de jeu, Persona 4 Golden est comme l’épisode précédent : votre emploi du temps, calé sur l’année 2011, commence en avril, à la rentrée scolaire japonaise. En journée, vous vivez votre vie de lycéen, c’est à dire que vous assistez aux cours, et il se peut que vous soyez interrogé ou qu’un camarade vous demande une réponse. Si vous donnez la bonne réponse, un de vos attributs augmentera. Très vite, vous pourrez faire diverses choses après les cours, comme vous inscrire dans différents clubs, aller trainer en ville, draguer une camarade en passant du temps avec elle, ou explorer le monde fascinant de la télévision. Car oui c’est bien de télévision qu’il s’agira dans Persona 4 Golden. En effet, Le soir, vous pourrez regarder les émissions de la télévision japonaise, fictives, bien entendu, avec Nanako. Ou dans votre chambre. Peut-être même achèterez vous des objets auprès du Pierre Bellemarre du jeu. Mais surtout, un programme qui comptera plus que les autres sera bien entendu la météo régionale. En effet, la météo aura une influence sur divers paramètres de jeu : dans votre vie de lycéen, si vous vous inscrivez à un club de sport, il n’y aura pas d’entrainement les jours de pluie.

Vous voyez les silhouettes des personnes disparue sur le Midnight Channel

Vous voyez les silhouettes des personnes disparue sur le Midnight Channel

Mais quand je dis que vous explorerez le monde de la télévision, vous le ferez au sens propre du terme . En effet, votre héros et son groupe ont le pouvoir de passer à travers les écrans pour se rendre dans une sorte de monde parallèle. Là, Teddie, le maître des lieux, vous accueillera. Si un membre vient pour la première fois, il lui donnera une paire de lunettes, comme celles qu’on porte pour corriger notre vue, qui permettront de voir à travers le brouillard de ce monde. En général, vous venez là pour sauver la personne que vous avez vue auparavant apparaître sur votre TV sur le Midnight Channel. En réalité, ce monde est un exutoire des pensées non-avouées et chaque donjon sera une représentation de son for intérieur. Donjons au sens propre du terme d’ailleurs, car ils auront plusieurs étages, et ce sans points de sauvegardes. Cependant, les lieux sont variés, et il n’y en pas un seul comme c’était le cas dans le troisième épisode. Mais si vous venez pour sauver une personne prisonnière, il est rare que vous puissiez franchir le niveau d’un seul coup. En effet, vous aurez des ennemis à combattre, je vais y revenir après. Vous serez aussi limité par le temps. En effet, le temps ne sera pas une durée en minutes ou heures, mais en jours. Il faut que vous sauviez la personne de ses démons avant l’apparition du brouillard dans votre monde. Sans quoi elle mourra. Et la partie se terminera. Dans ce cas, le jeu vous proposera de reprendre une semaine avant. Mais divers indices vous indiquent que l’échéance se rapproche. Déjà, le brouillard ne se forme qu’après plusieurs jours de pluie non stop. Si vous en êtes là, vous savez qu’il y a vraiment urgence. Mais le jeu ou vos camarades laisseront aussi des indices sur la conduite à tenir… Il vous sera possible de vous échapper d’un étage pour reprendre des forces grâce à l’objet Goho-M. Vous serez alors téléportés à l’entrée du donjon en cours. Lorsque vous y retournerez, le jeu vous proposera de reprendre à l’étage où vous vous étiez arrêtés. Il en est de même si vous subissez une défaite cuisante : le jeu vous permettra de reprendre depuis l’étage, du moins en mode de difficulté normale. Les petits joueurs qui auront pris le mode « Very Easy » pourront même reprendre le combat directement. Les vrais durs, eux, en mode « Very Hard » devront recharger leur sauvegarde.

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Système de combat

Ce qui fait la force des Persona, c’est le système de jeu. Autant le dire, ici il est très réussi, et depuis l’opus PS2, il y a certaines choses sympa qui s’y sont ajoutées. Les combats contre les shadows ne sont pas aléatoires : vous voyez leurs formes flasques sur le sol, et selon les circonstances, la bataille peut débuter sur un avantage. Pour vous si vous surprenez les ennemis, pour eux s’ils vous surprennent. Il faut faire très attention à ça, car ce système très carré basé sur les faiblesses élémentaires ne laisse quasiment pas de droit à l’erreur. Il vous faudra agir vite et bien pour pouvoir passer les combats sans encombres, sachant que non seulement, exploiter les faiblesses pourra assommer les ennemis, tout comme les coups critiques, mais en plus cela vous donnera un tour supplémentaire. Mais attention, cela est valable pour les deux camps. Si tous les ennemis sont au sol, vous pourrez lancer une « all-out attack », c’est à dire une mêlée généralisée qui peut faire très mal.

Choisissez bien l'action à faire...

Choisissez bien l’action à faire…

Il se peut aussi que l’ennemi trouve une de vos faiblesses, et dans ce cas, le perso se retrouvera par terre, s’il n’est pas tué d’un coup, car en général, ça fait très mal. N’oubliez pas non plus une chose : si le héros, qui sera le chef d’équipe, meurt, le jeu se termine. Et il faut faire très attention : les ennemis ne sont pas avares pour lancer des sorts sur tout le groupe, ou de se protéger entre eux notamment de leurs faiblesses élémentaires.

Bien évidemment, pour utiliser les pouvoirs, vous devrez passer par des Persona, des entités liées à chacun de vos alliés. Seul le héros du jeu peut en utiliser plusieurs, et en changer une fois par tour, afin d’utiliser ses pouvoirs.

Une des nouveautés des combats est qu’on peut régler le niveau d’intelligence artificielles de nos co-équipiers : s’ils agissent par eux mêmes de façon assez équilibrée, vous pouvez leur ordonner de se concentrer sur les soins, la défense ou l’attaque. Mieux encore, via l’option « direct orders » vous pourrez les contrôler et décider des commandes. Je ne saurai que trop vous conseiller de le faire.

On retrouve le « shuffle time » déjà présent dans P3, sauf que cette fois, les cartes ne sont plus face cachée et ne se mélangent pas. Vous les voyez et pouvez choisir laquelle tirer : acquérir une nouvelle Persona, plus d’XP ou remettre de la santé à tous les membres ? Choix cornélien lorsqu’on sait qu’on s’approche du boss du lieu…

 

Certaines cartes vous offrent des avantages, d'autres se feront au détriment de moins d'XP ou d'argent.

Certaines cartes vous offrent des avantages, d’autres se feront au détriment de moins d’XP ou d’argent.

« Coucou, tu veux voir mon arcane ? »

D’autant que les Persona, c’est bien gentil, mais vous ne pourrez en stocker qu’une quantité limitée auprès de vous. Si celles du début sont sympa pour débuter, il faudra vite que notre héros en acquiert des plus puissantes, en les fusionnant, pour cela il devra aller dans la Velvet Room avec toujours ce cher Igor et son nez démesuré, un brin flippant d’ailleurs, et Elizabeth. Cependant, une nouvelle a fait son apparition une apparition dans cet épisode Vita, il s’agit de Marie, avec qui vous pourrez construire un lien social dans le jeu. Vous pouvez faire deux types de fusions : une fusion de deux Persona, ou une en triangle, avec trois d’entre elles. D’autres seront possibles par la suite, à mesure de votre progression. Vous pouvez voir le résultat de la fusion, mais attention : si vous voyez le résultat en ombre, c’est que la Persona est trop puissante par rapport à votre niveau actuel, et donc, ne pourrez faire la fusion. Attention aussi au temps : la météo peut influer sur le résultat final, notamment les jours d’orage, et ainsi, vous pourrez ne pas avoir la créature escomptée. Un atout également rajouté pour cette version Vita : vous pouvez choisir les pouvoirs que le nouveau Persona héritera de ses parents. Très bien vu, notamment pour ne pas perdre certains sorts puissants.

Un exemple de fusion.

Un exemple de fusion.

Les Personas du héros évoluent indépendamment de lui : elles changent de niveau de façon autonome, et parfois, acquièrent de nouveaux pouvoirs. Mais là encore, la place est limitée. Si une des créatures évolue et que vous n’avez plus de place, elle devra en abandonner un déjà acquis.

Tous sont reliés aux différentes arcanes du tarot. Ce qui n’est pas sans lien avec vos interactions d’après cours. C’est en créant des relations sociales avec les gens de votre entourage que vous pourrez créer ces liens, et si vous donnez les réponses que les gens attendent, votre lien sera renforcé, l’arcane aussi, rendant votre Persona correspondant plus fort et vos coéquipiers plus efficaces en combat.. A vous de voir comment vous choisissez de gérer vos activités extra-scolaires, il n’est pas rare qu’un de vos camarades vous demande à midi de passer du temps avec lui , par exemple, ou alors, le jeu vous suggérera aussi des choses…

Maximisez vos liens sociaux, et ils ne pourront être rompus par la suite.

Maximisez vos liens sociaux, et ils ne pourront être rompus par la suite.

Tout expliquer dans les détails relève clairement de la gageure tant c’est à la fois riche et complet, mais P4G a fait l’objet d’un système jouissif tant il y a de choix possibles.

Persona, vraiment « Golden » ?

Pour ce qui est du côté technique, la console s’en sort magnifiquement. Certes, la Vita a hérité d’un jeu venu tout droit la PS2. Pourtant, les graphismes sont dans le style de Persona, et si les personnages manquent de détails dans le rendu ingame, leurs artworks sont très bien travaillés, et les décors bénéficient de la puissance de l’écran OLED de la console. On notera aussi que chaque donjon a sa propre identité, mention spéciale à celui en mode 8-bits, qui maintenant, n’est pas sans rappeler Minecraft! Une pépite chatoyante, donc .

La bande son est fantastique. De nouvelles musiques ont également été crées pour l’occasion, en plus de celles existantes. On retrouve ce mélange si particulier à la série, avec des morceaux chantés. Je trouve que les voix américaines sont bonnes, même si on aurait aimé la possibilité d’activer les voix japonaises pour plus d’immersion dans le pays où se déroule l’action.

"Twin Dragons", le pouvoir combiné de Chie et Yukiko.

« Twin Dragons », le pouvoir combiné de Chie et Yukiko.

Le gameplay hors combat est également instinctif. Les boutons de la console sont remarquablement utilisés, et on regrettera juste la tendance de la caméra à zoomer en passant une porte, ce qui n’est pas forcément pratique. Pour le reste c’est du bonheur. On appréciera aussi la fonction réseau, qui permet de se connecter et de demander de l’aide en cas de besoin. en pressant simplement l’icône SOS en haut de l’écran. Si des personnes sont reliées au réseau et dans le même donjon que vous, elle soigneront vos persos et vous encourageront si vous vous retrouvez face à un boss, par exemple. On notera aussi que le jeu, de par son rythme assez découpé, se prête bien au format portable.

Ceux qui connaissent déjà le jeu sur PS2 ont déjà une idée du scénario du jeu. Il n’en reste pas moins qu’il est très bien trouvé, abordant des thèmes matures ( sexualité non-assumée, meurtres, libido, désir de puissance…), mais il y a également deux arcs narratifs supplémentaires, un nouveau personnage et le jeu sait surprendre, l’histoire prenant des tournants souvent inattendus, pour qui n’a pas déjà fait la version PS2 bien entendu. Mais Persona 4 Golden est avant tout un voyage au Japon. Ainsi, le jeu vous fera vivre l’emploi du temps japonais, avec ses rythmes scolaires, ses jours fériés et ses traditions.

Ce cher Igor nous avait manqué...

Ce cher Igor nous avait manqué…

Côté durée de vie, ne vous en faites pas vous aurez largement de quoi faire. Près de 60 heures pour une première partie, et encore, si vous voulez avoir toutes les fins, tous les trophées, toutes les combinaisons de Persona disponibles, d’autant que de nouvelles interactions et arcanes ont été rajoutées, croyez-moi, vous recommencerez le jeu encore et encore. D’autant qu’il est tellement prenant que seuls l’épuisement de vos points de magie vous indiqueront qu’il est temps de faire une pause, ou alors… l’épuisement de la batterie. De plus, le jeu est loin d’être facile. Si vous êtes débutants dans le RPG, ce n’est clairement pas celui-ci qu’il faut prendre, vous risquez d’avoir des surprises, même si on peut choisir la difficulté en début de jeu. Certains boss sont juste abusés, et en général ils ne peuvent être vaincus sans une bonne stratégie, n’oubliez cependant pas que patience et longueur de temps… font que vous les aurez au final, même si parfois ça passera à un cheveu.

Verdict : 

Persona 4 Golden est un grand RPG . Non content d’être le remake d’un épisode déjà unanimement salué à l’époque sur PS2, il le transcende littéralement, avec ses diverses fonctionnalités, ses nouveautés bienvenues, rallongeant une durée de vie déjà conséquente. Certes, on peut lui reprocher d’être une version revue et corrigée d’un jeu déjà sorti. Mais il faut aussi avouer qu’avec les rajouts, et les nouveautés bienvenues, Atlus a su éviter le simple portage et ne s’est pas moqué des joueurs. Donc, ne vous laissez pas endormir par les chantres de la traduction à tout prix, qui descendent le jeu sans même y avoir joué sous prétexte qu’il est en anglais. Si vous avez une PS Vita et que vous cherchez un excellent RPG, vous auriez tort de vous priver de celui-ci.

 Julius

2013-02-23-222139

Les +

Une excellente réalisation

Un système de combat parfait

De très bonnes musiques

Un très bon mélange exploration/simulation de vie

La gestion de la météo

Des nouveautés toutes très appréciables ( aide en ligne, nouveaux arcs narratifs, nouvelles personas)

Un scénario en béton.

Les –

Les voix japonaises n’auraient pas été de trop…

Parfois très dur, même en mode normal

Répétitif par nature.

 

Note finale : cette critique est également disponible sur le site  de GameWedge à l’adresse suivante :

http://www.gamewedge.fr/article/203/critique-persona-4-golden/

Je les remercie  de m’avoir fait confiance. 

 

Persona 4 Golden

Disponible sur : PS Vita

Genre : RPG

Éditeur : Atlus

Développeur: Atlus

Prix: 40 €

Voix: anglaises

Textes: anglais

 

Guns of the Kikoolols épisode #32

Do you speak English ?

Oui je sais, c’est une question qu’on pose en primaire ou au collège…  Mais vous savez que dans le monde des jeux vidéo, le circuit, c’est Japon, Amériques et Europe, non ? Enfin dans l’immense majorité des cas, car quelques jeux ont pris le chemin inverse : par exemple, Dragon Ball sur NES est passé de l’archipel nippon a l’Europe avant d’arriver aux Etats-Unis, avec la cartouche traduite en français, merci le Club Dorothée. 

Et qui dit jeux avec du texte, je veux dire beaucoup de texte, on pense généralement RPG.  Certes, le déclencheur de la déferlante en Europe a été Final fantasy VII sur PlayStation.  Certes, il a été (mal) traduit.  Remarquez, avant 1997 quelques autres RPG étaient déjà sortis sur consoles 32 bits mais  leur distribution fut assez restreinte en terme d’exemplaires et non traduits. Mais lorsque j’en vois certains  se plaindre qu’un RPG n’a pas été traduit en français, que c’est un scandale qu’il soit resté en anglais, j’ai envie de leur mettre 365 claques TTC par seconde et de lui faire prononcer très vite Engelbert Humperdink. Mais je vais me restreindre à l’arrivée du dernier Persona sur PSVita, sorti il y a quelques jours.

Sur un site bien connu, j’ai vu deux commentaires  saquant le jeu, en divisant la note par 2 ou en lui mettant que 1/20. Non pas parce qu’ils n’ont pas aimé, l’ont trouvé trop dur, trop répétitif,  ou quoi que ce soit, et là, à la rigueur je comprendrais ( la série des Persona est vraiment particulière et peut s’avérer difficile pour les non-initiés), non, c’est juste parce qu’il est en anglais. Faut il en faire un scandale en 2013 ? La réponse est non.

Beaucoup de gens ne savent pas ce que coûte une traduction. C’est un enjeu, qui coûte entre 400 000 et 1 million d’€.  Et si Square Enix a les moyens de mettre une telle somme sur la table, ce n’est pas le cas de tous, dont Atlus.  Qui avait d’ailleurs tenté l’expérience en 2005  avec Shin Megami Tensei : Lucifer’s Call sur PlayStation 2. Sauf que le  jeu ne s’est pas vendu. Forcément ça rend frileux ensuite.

De plus l’Europe n’a pas une seule langue, comme en Amérique du Nord,  et deux en Amérique latine ( on parle portugais au Brésil), mais plusieurs. Ce qui multiplie les coûts pour les principales langues que sont l’anglais (et encore, ils doivent avoir la version sortie aux Etats-Unis) le français, l’allemand, l’espagnol et l’italien.  Mais qu’on ne se plaigne pas! Nos amis néerlandais, pour ne citer qu’eux  ont les jeux uniquement en anglais, et semblent ne pas en faire un scandale!  C’est sans doute pour ça qu’ils sont meilleurs que nous…

Blague à part, si je trouve qu’effectivement, c’est plus confortable de jouer à un jeu traduit dans sa langue maternelle, je suis déjà fort content qu’un jeu de mon genre de prédilection arrive chez nous, fut-il avec des textes dans la langue de Shakespeare. 

« Arrête de raconter des conneries, Jul, Google Trad, ça existe et les éditeurs n’ont qu’à s’en servir« .  ALORS LA,  c’est sans doute la plus grosse connerie que vous pourriez me sortir sur le sujet. Très franchement avez-vous déjà vu le résultat d’une  traduction via ce logiciel ou même un autre de T.A.O . ( Traduction Assistée par Ordinateur) ?  C’est pire que tout et incompréhensible. Pourquoi ? Parce qu’un tel logiciel ne peut que  traduire mot à mot, parfois sans avoir le bon sens,  tandis qu’un humain a les capacités de réfléchir  aux nuances, et même aux tournures idiomatiques ainsi qu’aux différentes expressions. Une machine ne remplacera pas un traducteur humain dans le domaine. Ou alors dans très longtemps.

Mais j’ai envie de vous dire… Continuez de vous offusquer  qu’un jeu sorte en anglais.  N’achetez pas le titre. Ainsi certains jeux seront réservés à une niche. les grandes enseignes n’en prendront que deux exemplaires, dont un en rayon et un autre pour un gars ( ou une fille) qui l’aura réservé. Or, c’est l’attitude contraire qu’il faut adopter. Si vous achetez un jeu en anglais, peut-être, si le succès est au rendez-vous, que l’éditeur se dira qu’il y a un public,  que ce serait une bonne une bonne chose de le traduire. Car n’oubliez pas que nous sommes tout de même relativement privilégiés. 

Et vous ne m’enlèverez jamais  de l’idée que sacquer un jeu  sans y avoir joué ou  diviser sa note à cause d’une langue qui ne vous convient pas, reste du plus grand ridicule, niant ainsi les qualités intrinsèques qu’il peut  renfermer. 

Julius