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[Critique rétro] Parasite Eve, le survival-horror selon Squaresoft

Ça me fait mal de le dire, mais les gros éditeurs prenaient des risques à la fin des années 90, quitte à se planter. Au moins, ils auront essayé. C’était le cas de Squaresoft, qui avec l’arrivée de Sony sur le marché des consoles a pu ainsi expérimenter différents types de jeux. Certes, la firme reste spécialisée dans le RPG mais cela ne l’empêchera pas de sortir des jeux dans le domaine de la baston comme Tobal No1 et 2, Ergheiz (ahaha) ou la course avec Chocobo Racing. Et encore j’en cite bien peu. Et voilà qu’en 1998, Square nous pond un jeu hybride, entre RPG et horreur, du nom de Parasite Eve. Une prise de risque qui s’avérera payante vu que l’éditeur en sortira deux suites, même si chez nous, en Europe, nous n’avons jamais eu le droit au premier jeu en version officielle. Mais ça ne m’empêchera pas de revenir sur ce « RPG cinématique » comme la jaquette du jeu le décrit si bien. Parce que c’est quoi Parasite Eve, en fait ?

Ca annonce la couleur…

C’est l’histoire de la mite aux condries…

C’est ce qui s’appelle brûler les planches. Littéralement.

Eh bien, Parasite Eve est à la base un roman écrit en 1995 par Hideaki Sena. L’histoire parle de mutations cellulaires, de mitochondries, d’êtres génétiquement modifiés et d’expériences scientifiques assez horribles. Il n’existe pas, à ma connaissance, de traduction de l’ouvrage en français, mais le livre est sorti en version anglophone. Il en existe même un film mais il n’est pas très bon d’après les retours que j’ai eus.

Et donc, Squaresoft décide de faire, à partir de cette base, un jeu vidéo. Nous sommes donc le 24 décembre 1997 à New York, et la jeune agent de police du NYPD Aya Brea va assister à un opéra à Carnegie Hall. Mais la pièce tourne au drame lorsque la cantatrice, Melissa Pearce, met littéralement le feu à la scène. Aya voit ainsi les acteurs, mais aussi les spectateurs prendre feu. Seule survivante du carnage, elle tente d’arrêter la jeune femme, qui se fait désormais appeler Eve. Cette dernière s’enfuit. Aya tente de la suivre dans les loges et les égouts, mais ne trouve sur son chemin que des personnes carbonisées ou des créatures mutantes. Eve lui révèle cependant qu’elles se connaissent, et que ses mitochondries vont bientôt s’éveiller.

C’est ainsi que démarre une semaine de poursuites à travers Manhattan pour empêcher le pire de se produire, avec un monstre mutant en liberté.

Et si le roman se passait au Japon, Square déplace l’action en Amérique du Nord. On apprend assez rapidement que le jeu se présente comme une suite au roman, notamment avec l’arrivée du scientifique japonais Kunihiko Maeda, qui a vécu pareille situation sur l’Archipel.

Mais dis moi Jamy, euh Julius, qu’est-ce qu’une mitochondrie ? Eh bien, c’est l’organisme qui fournit l’énergie aux cellules des êtres vivants quels qu’ils soient, pour faire très simple.

Et dans Parasite Eve, ces mitochondries deviennent folles et se mettent à attaquer les cellules, transformant les gens et animaux en monstres, ou les brûle dans des combustions spontanées.

Seule Aya semble immunisée à ce phénomène. La raison de sa résistance à cela est aussi une des intrigues du soft.

Eve lève-toi

Un combat de boss sur un carrosse. Original.

Parasite Eve se divise en 6 chapitres qui sont autant de jours, à savoir Resonance, Fusion, Selection, Conception, Liberation et Evolution. Tous ces noms, sauf celui du premier chapitre, font allusion à la division cellulaire et à la naissance d’un être vivant, ça annonce la couleur… Le jeu, bien qu’assez court, tient sur 2 CD. Square ayant toujours la folie des grandeurs, le développeur n’a pas manqué de mettre de jolies cinématiques pour l’époque pour illustrer l’histoire. C’est un RPG « cinématique », je le rappelle…

Vous incarnez uniquement Aya, qui évolue dans des lieux que vous choisissez sur la carte de Manhattan, avec ses endroits emblématiques. La jeune policière pourra toutefois compter sur ses collègues policiers, notamment son coéquipier Daniel Dollis, qui ressemble beaucoup à Danny Glover dans l’Arme Fatale, soit dit en passant. Elle pourra aussi compter sur Maeda, venu tout droit du Japon pour des raisons évoquées plus haut.

Vous évoluerez dans différent lieux réalistes comme un musée, Chinatown ou un hôpital, mais ces lieux sont très mal fréquentés. En effet, si les combats aléatoires sont moins fréquents que dans d’autres jeux du genre, vous en ferez tout de même, avec plein de créatures mutantes comme des serpents, des araignées géantes, des rats mutants et bien entendu des boss assez impressionnants à la fin d’un donjon ou d’une intrigue. Lorsqu’un combat se déclenche, vous pouvez vous déplacer dans l’aire de jeu. En effet, vos armes ont une certaine portée, représentée par une demi-sphère verte et il faudra bien se placer pour pouvoir toucher l’ennemi. Si ce dernier a plusieurs cibles, vous pouvez choisir laquelle viser en premier. Les ennemis disposent souvent d’attaques à distance comme des bras-boomerang, des tentacules ou des projectiles, qui peuvent aussi vous empoisonner ou vous infliger une anomalie de statut. Cependant, leur taille sur l’écran peut limiter vos déplacements dans l’aire de jeu. Bien entendu, la distance joue également un rôle sur les dégâts causés et subis. Le système est géré par l’ATB, l’Active Time Battle, représenté par la jauge bleue au dessus des HP de notre héroïne. La barre verte en dessous représente la Parasite Energy, qui permet d’utiliser des pouvoirs spéciaux. Si certains sont de puissantes attaques, la plupart d’entre eux sont défensifs ou servent à guérir. Elle se reconstitue petit à petit au cours des combats. Attention toutefois, car les magies les plus puissantes, obtenues évidemment vers la fin de l’aventure, consommeront toute votre barre de PE et pire encore, Aya se retrouvera étourdie pendant quelques instants. Imaginez si un boss lance une attaque et que vous en puissiez rien faire ou n’avez pas assez de PE pour vous guérir…

Les dinosaures du musée ne seront pas aussi gentils que Denver.

Aya utilise généralement les armes à feu de diverses sortes (pistolets, pistolets automatiques, fusils, lance-grenades) mais elle peut en cas de besoin utiliser sa matraque au corps à corps. Aucune inquiétude à avoir néanmoins : les munitions sont tellement nombreuses qu’il faudrait vraiment le vouloir pour tomber à court malgré le fait qu’elles soient comptées. Et en bonne flic qu’elle est, elle utilisera des gilets pare-balles pour sa protection.

Ton crafting a grandi

L’aspect survival-horror de Parasite Eve repose aussi sur un inventaire limité. Vous ne pourrez pas stocker les objets dans un sac sans fond et la gestion est primordiale. Vous pourrez augmenter les emplacements en utilisant les points bonus accordés à chaque changement de niveau, par exemple. Seules les munitions n’obéissent pas à cette règle.

Mais vous pouvez aussi combiner votre équipement. Par exemple, vous pourrez mélanger deux armes l’une avec l’autre. Il vous faut des outils, représentés par une clé à molette, ou une autorisation pour le faire auprès de votre collègue à l’armurerie du commissariat. Le truc c’est que les subtilités du système ne sont pas expliquées, alors je vais m’attarder un peu dessus. Pour améliorer les armes ou armures en dehors du commissariat, sélectionnez l’avant-dernière option du menu principal. Mais je recommande d’être près d’un téléphone, qui sert à sauvegarder, pour relancer le jeu en cas d’erreur. D’une manière générale, la fusion d’équipement entraînera la perte d’un des deux objets. Et je conseille de sélectionner en premier l’objet le moins puissant, pour transférer les compétences de celui-ci au plus puissant. Le truc c’est qu’on ne connaît le résultat qu’une fois la manœuvre effectuée, il est impossible de voir ce que cela peut donner avant et revenir sur nos pas une fois la manip terminée.

Faire cela permet généralement d’avoir des équipements plus puissants (un lance-grenades avec une attaque de ouf ça ne se refuse pas par exemple) mais permet aussi de libérer de la place dans l’inventaire.

De l’énergie à revendre

In New Yooork… Pardon.

Techniquement, Parasite Eve est très réussi. Pour un jeu datant de 1998, les graphismes sont très jolis, et New York est représentée de façon réaliste, tout comme les humains. Les ennemis sont de belle taille, et je ne parle même pas de certains boss, absolument énormes. Square n’a pas manqué d’agrémenter les points clés de l’histoire avec de jolies cinématiques bien mises en scène. Reste que le jeu trahit quand même son âge avec des textures parfois assez floues qui passent moins bien qu’avant. Mais l’aspect « horreur » se voit assez souvent, notamment lors des mutations d’ennemis, ou même lorsqu’on voit dès les premières secondes de l’intro la Statue de la Liberté pleurer des larmes de sang… Et comment ne pas oublier sur un accord de piano assez lugubre, la phrase de l’intro qui annonce la couleur : The worst foe lies within the self ( « le pire ennemi réside en nous-mêmes ») ?

Par ailleurs, l’ambiance horrifique du jeu est bien restituée par les musiques faites par Yoko Shimomura qui a cette fois utilisé des synthétiseurs pour créer diverses ambiances. Des morceaux assez organiques, donc, mais qui passent assez bien, et qui parfois font preuve de créativité étonnante. Par exemple, dans Urban Noise, le thème de la carte de Manhattan, on entend des sonorités évoquant les touches d’un téléphone. La compositrice sait aussi bien restituer les moments glauques. Entre ça, et les morceaux dignes de l’opéra avec des échantillons de voix, la variété est de mise.

Les bruitages sont assez nombreux, mais comme dans de nombreux jeux de l’époque, il n’y a malheureusement pas de voix à part les cris d’Aya lorsqu’elle se fait toucher.

L’animation est bonne, il n’y a pas de ralentissements que ce soit dans les déplacements ou les combats, qui se déroulent exactement dans la même aire de jeu. On regrettera juste une Aya un poil lente tout de même.

La jouabilité est très bonne elle aussi. On se fait vite aux déplacements de notre policière et le système de combat devient vite instinctif. Le menu de jeu est assez clair et intuitif également.

Court mais dense. Mais court…

En réalité, Parasite Eve n’a qu’un seul point faible : sa durée de vie. En effet, bien que tenant sur 2 CD, vous plierez le jeu en 10 à 12 heures lors de votre premier run. La faute sans doute à une structure trop linéaire, où l’on avance dans des lieux en récoltant les divers objets et où il n’y a quasiment jamais d’entrave importante à notre progression. Et même si le deuxième disque vous donnera un peu plus de fil à retordre, notamment avec des boss très résistants et disposant d’attaques ravageuses, le titre ne compte pas parmi les plus difficiles de la machine. Sauf que, pour avoir la vérité sur la relation qui unit Aya et Melissa/Eve, vous devrez reprendre la partie en mode EX, qui vous permet de conserver certains paramètres et ajoute un donjon supplémentaire le Chrysler Building. Vous aurez ainsi 77 étages à gravir avec des boss et des sauvegardes tous les 10 étages. Le véritable défi du jeu se trouve dans cet immeuble, tout comme le véritable dénouement, en réalité, et vous allez cette fois-ci vraiment en baver pour arriver jusqu’à Eve. Mais Parasite Eve a un autre atout pour lui : son rythme. Le jeu a le mérite d’être intense, les vrais temps morts sont assez rares, et l’histoire est bien rythmée et alterne avec les phases de donjon.

En Europe, le jeu ne sortira jamais de façon officielle. Mais nous aurons droit à sa suite, Parasite Eve 2, qui marche encore plus sur les traces de Resident Evil et de Dino Crisis de Capcom, avec des textes traduits, mais qui laisse un peu de coté la partie RPG du titre. Puis nous aurons droit à The Third Birthday su PSP, un épisode tellement spécial qu’il a divisé aussi bien que les joueurs que la critique.

Conclusion : Un excellent mélange des genres

Parasite Eve est un excellent titre, qui aurait vraiment mérité une sortie européenne officielle. Le mix RPG/Horreur prend plutôt bien. Son ambiance horrifique dans les rues de New York, son héroïne et les questions qu’il pose sur la science sans conscience en font un jeu qui aurait mérité un plus large public. Ajoutez à cela un système de combat bien trouvé et dynamique, une réalisation globalement excellente, ce jeu reste une perle de la PlayStation, même de nos jours.

Le Chrysler Building apparait seulement après avoir terminé le jeu une première fois.

Points Positifs :

L’héroïne du jeu

Une suite au roman

Le scénario

Une belle réalisation

Les musiques de Yoko Shimomura

Points Négatifs :

Durée de vie assez courte malgré tout

Pas de voix digitalisées

Certaines textures graphiques ont mal vieilli tout de même

En Europe, on l’attend toujours…

[Jeux vidéo]Quelques jeux pour Halloween?

Halloween est à la base une fête païenne importée aux Etats-Unis par des migrants irlandais au XIXè siècle. C’est l’époque de l’année où la lumière du jour commence à vraiment diminuer, celle du passage à l’heure d’hiver, et aux nuits longues et aux brumes parfois persistantes, surtout par chez moi, entre Val de Loire et Sologne. Je vous assure qu’on se croirait au mieux dans un jeu Nintendo 64 sans RAM-Pack et au pire dans Sleepy Hollow. Mais je ne vais pas vous faire la météo, ni un cours d’histoire…Non , je vais vous parler des jeux qui sont en rapport avec la période, qui ne sont pas forcément d’horreur, même s’il y en a quelques uns, bien entendu. Toutefois, cet article ne saurait être exhaustif.

On commence avec celui que je refais chaque année, MediEvil. Le premier vous place dans ambiance où sorcellerie, magie, monstres et potirons se côtoient, sans compter que le héros, Sir Daniel Fortesque, est un squelette ambulant. Un ambiance magique et fantastique, dans un jeu très bien réalisé aux musiques envoûtantes et un doublage des voix en français hilarant, malgré une certaine raideur dans la jouabilité. Si vous désirez en savoir plus, vous avez une critique du jeu sur ce blog.

Restons sur PS1 avec Nightmare Creatures. Cette fois, les créatures maléfiques ont envahi les rues de Londres, menées par le diabolique Adam Frowley. Vous pouvez incarner un homme du nom d’Ignatius, ou une femme qui s’appelle Nadia. Ces deux exorcistes devront mettre fin aux plans de Frowley en combattant dans chaque recoin de la capitale anglaise, même les plus mal famés. Un bon jeu, pas évident qui a malheureusement moins bien vieilli que MediEvil, mais qui propose là encore de jolies musiques faites par Frédéric Motte, ainsi que de jolies idées de gameplay. A refaire pour le souvenir de Kalisto, une ancienne boite française qui n’est hélas plus. Le jeu aura toutefois droit à une suite.

Mais bien évidemment, je vous entends tous crier « Et Resident Evil, alors ? ». Je vous rassure je n’ai pas oublié. Bien qu’Alone in The Dark ait posé les jalons du jeu d’horreur en 3D quatre ans avant lui, Resident Evil reste un incontournable du genre, ainsi que le deuxième épisode. Ce sont les deux qui restent, à mon sens, portés sur l’horreur et le glauque, la série prit après un tournant action malgré un RE 4 de très haute tenue. Mais là encore, il n’est pas évident de se replonger dans ces jeux avec la jouabilité raide de l’époque et ses plans de caméra fixes. Je vous recommande donc de les faire en version Remake, vous ne regretterez pas l’investissement.

Et on ne pouvait pas non plus oublier la saga Silent Hill. Née en 1999 sur PS1, avec un très bon épisode, ce seront surtout le 2 et le 3 qui marqueront les joueurs, de par leur ambiance étouffante, leur histoire, les antagonistes (coucou Pyramid Head) et surtout, cette saga instille la peur par les grésillements d’une radio lorsque des monstres sont proches. Ces deux softs macabres ont marqué à raison, les joueurs et ont supplanté bien des jeux de leur époque. Je ne vous ai pas parlé des musiques d’Akira Yamaoka, qui sont excellentes. Le 2 fait partie des jeux qui m’ont donné envie de m’acheter la PS2. Et je n’ai qu’un regret : qui sait ce que P. T. aurait pu donner, si le projet était allé au bout ?

Et pusiqu’on évoque les belles heures de Konami, restons-y. Refaire un Castlevania est toujours une bonne idée, mais encore plus lors d’Halloween : ambiance gothique, monstres mythiques et on affronte Dracula à la fin. La saga de la famille Belmont et de ses descendant a souvent fait l’objet d’un soin particulier et s’accorde parfaitement avec l’ambiance de la période. N’étant pas un spécialiste de la série, je ne peux vous dire quels sont les épisodes à éviter, je sais juste qu’il y en a quelques uns qui n’atteignent pas les critères de qualité.

Je vais maintenant évoquer un jeu étrange paru sur PS2, du nom de Forbidden Siren. Il faut avoir le cœur bien accroché, car là, c’est vraiment, mais alors vraiment glauque. Après un rite sacrificiel ayant tourné au désastre, une rivière de sang inonde un village lorsqu’une sirène retentit peu avant minuit. Les habitants y vont et ressortent transformés en « Shibitos », autrement dit des morts-vivants. Vous jouez à tour de rôle les différents survivants, dix au total qui tentent de survivre pendant trois jours au désastre. Le titre a donc une narration éclatée. Cependant, tous disposent du don de vision, qui permet de voir à travers les yeux des monstres, donnant un aspect tactique au jeu. Un titre dont la fin m’a traumatisé, mais genre vraiment. Et dire qu’il en existe deux autres épisodes… Mais au fond, il n’y a qu’une sirène qui hurle…

On se détend un peu avec la saga Vampire/Darkstalkers. De très bon jeux de combat en 2D sur PS1 de Capcom, pas vraiment horrifiques, mais qui proposent des créatures folkloriques de l’horreur et de la nuit, telles que des vampires, une momie, un loup-garou ou même une succube. Une ambiance gothique qui sied très bien à l’ambiance d’Halloween, je trouve, aidée par une belle réalisation et une jouabilité exemplaire. Ces jeux méritent largement d’être redécouverts. Si vous parvenez à les trouver, bien entendu…

Je ne peux que vous conseiller Deadly Premonition, qui peut rentrer dans la catégorie. Les aventures de Francis York Morgan à Greenvale s’inspirent grandement de Twin Peaks, l’horreur en plus. Les meurtres sont particulièrement sanglants, l’ambiance poisseuse à plsuieurs moments et les scènes d’action sont tirées tout droit des anciens Resident Evil. Cependant, l’ambiance, les thèmes, l’histoire et le héros sauvent un gameplay qui est pour le coup franchement daté. Mais malgré ses imperfections, Deadly Premonition reste un titre qu’il faut avoir dans sa collection. Et comme l’indique la photo, oui, j’ai deux versions du jeu, et si vous le pouvez, privilégiez la version PS3 : un peu plus jouable et surtout, avec des pans d’histoire supplémentaires. Pour plus d’infos, reportez vous à ma critique.

Vous aimez Alice au Pays des Merveilles et sa suite ? Moi aussi. Mais là, je vous parle d’American Mc Gee’s Alice, et d’Alice : Retour au pays de la folie. Ah, c’est certain, nous sommes très loin de la version Disney de l’histoire de Lewis Carroll. Ici, vous incarnez une Alice Liddell prisonnière de sa propre folie, un conte bien sanglant et horrifique, lugubre, et gothique. Deux jeux à redécouvrir, dont je ne comprends pas certaines critiques assassines. Ils sont loin d’être parfaits, mais peuvent maquer les esprits par leur ambiance. Une bonne variation sur Alice.

Bien évidemment, le RPG a aussi ses représentants horrifiques, et le meilleur exemple qui me vient en premier n’est autre que… Parasite Eve. Un RPG fait par Squaresoft dans lequel vous incarnez Aya Brea, une policière new-yorkaise qui va vivre une semaine littéralement d’enfer. En effet, alors qu’elle assiste à un opéra au Carneggie Hall, tous les spectateurs prennent feu, sauf elle. Que s’est il passé ? Aya se lance sur les traces d’Eve, ou plutôt de Melissa Pearce, la cantatrice responsable du carnage, et en apprendra plus sur les mitochondries, les manipulations génétiques. Le jeu se termine dans une explosion d’horreur, avec une histoire qui marquera les joueurs. Le titre est très bien réalisé : de jolis graphismes, des musiques restituant une ambiance oppressante assurées par Yoko Shimomura et un système de combat qui sera sans doute repris ensuite en partie par Vagrant Story.

Il faut savoir que le soft est à la base un roman de Hideaki Sena, qui a reçu des prix littéraires au Japon. Une traduction en anglais de celui-ci existe.

Parasite Eve en jeu vidéo donnera lieu à deux suites : Parasite Eve 2, qui se rapproche de la saga Resident Evil, et qui sortira chez nous, alors qu’on attend toujours pour le premier, et The Third Birthday sur PSP.

Et dans le même genre, impossible de ne pas mentionner Koudelka et les deux premiers Shadow Hearts. Ces titres sont liés par des éléments du scénario, que je ne dévoilerai pas ici, mais qui offrent certains moments d’horreur (le village cannibale du premier, par exemple), des ambiances gothiques et crépusculaires et surtout un certain rapport à l’histoire des hommes, notamment à la Première Guerre Mondiale. Impossible d’oublier Yuri, Alice, Karin, et les autres, dont la famille Valentine. Si Koudelka est perfectible dans son système de combat, SH réparera cela avec un système génial du nom de « Roue du jugement » qui s’améliorera d’épisode en épisode. Il vous faudra donc être rapide et précis. Dommage toutefois que le troisième Shadow Hearts: From The New World, abandonne l’ambiance purement horreur, même s’il reste, à mon sens, très bon.

Mais là, je ne vous ai parlé que de jeux rétro. Alors je vais vous parler de jeux plus actuels qui sont aussi dans le thème. Les références du genre , actuellement, sont Visage et Outlast, deux jeux qui s’avèrent à la fois terrifiants et très efficaces dans leur genre. Et les sites et magazines les ont plutôt bien notés, donc si vous aimez… Ou pourquoi ne pas tenter Phasmophobia, à plusieurs dont j’ai vu plusieurs streamers y jouer. Et la série des Project Zero (Fatal Frame au Japon) est revenue ces derniers jours avec le cinquième épisode, La prêtresse des eaux noires, qui est désormais sorti sur Steam. La saga, qui est d’abord apparue sur PS2, consiste à photographier des fantômes… Mais il faut là encore avoir le cœur bien accroché.

Je citerai aussi Until Dawn, un thriller où beaucoup de vos actions auront des conséquences, notamment de faire mourir vos personnages. Et dans le genre oppressant, Alien Isolation se pose en maître du genre. Comprendre : vous êtes seul, et traqué par le xénomorphe. Un jeu imparfait mais qui respecte le matériau d’origine, notamment le premier film de 1979, où on ne voit pas la bête de quasiment tout le film.

Évidemment, il existe des jeux d’horreur à proprement parler, comme Agony par exemple. Un tel ratage, je me demande encore cela a pu être possible. Une horreur technique et ludique, qu’elle reste comme une référence du genre, sauf que là, c’est tout sauf flatteur. La presse ne s’y trompera pas et vouera à juste titre le jeu aux gémonies (expression de boomer, je sais)pour qu’il retourne dans les cercles de l’Enfer de Dante. Je n’en connais pas d’autres, mais il doit bien exister d’autres softs comme ça…

Enfin, je vais terminer sur un point accessibilité. Les jeux d’horreur, qu’ils soient actuels ou rétro, ne s’adressent pas forcément à tous, notamment aux hypersensibles. Évitez les si vous ne vous sentez pas bien. Ne vous forcez pas à terminer si jamais vous voyez que ça ne colle pas ou que vous avez trop peur. Prenez votre temps. Peut-être serait il temps de prendre en compte cela lors de l’élaboration d’un jeu. Cela commence toutefois à bouger un peu et c’est une bonne chose. Cependant, pas mal de jeux dont j’ai parlé dans cet article devraient convenir à tout le monde.

Voilà, en espérant que ce petit tour non exhaustif vous aura plu.

Weekly Retro #7: Golden Ersatz Revival

Bienvenue dans le Weekly Retro de la semaine! Alors je n’ai qu’à un seul jeu, mais pas n’importe lequel puisqu’il fait partie d’un des jeux les plus emblématiques de la Game Boy Advance , j’ai nommé Golden Sun. Mais vous verrez aussi que le rétrogaming, parfois, ça a de quoi me faire flipper.C’est parti.

1- Soleil Doré

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Que de souvenirs  avec Golden Sun… Le jeu est un des rares RPG vraiment inédits de Game Boy Advance. Vous incarnez Vlad ( en VF, Isaac en anglais) qui part pour une quête initiatique sur les secrets d’une science interdite l’Alchimie. Lorsque le jeu démarre, le village de Val, d’où il est originaire, est en proie à une terrible tempête. A tel point que le rocher du Mont Alpha menace de tomber sur  les habitants. Et le drame a lieu, entraînant la mort du père de Vlad et la disparition de Félix, le frère de Lina. Trois ans plus tard, Vlad, Garet et Lina se rendent chez le professeur Kraden pour étudier l’alchimie. Ils tombent ce pendant de nouveau nez à nez avec Phoenixia et Salamandar, un couple qu’ils avaient déjà rencontré lors de la tempête. Le joueur apprendra plus tard qu’ils en étaient bien responsables. En effet, ils avaient échoué à résoudre les énigmes du Mont Alpha, qui tient ce pouvoir enfermé. Et leur retour coïncide avec le moment où Kraden emmène ses élèves au cœur de cette montagne. Car elle a secret en son sein : elle détient les étoiles qui peuvent  réveiller l’Alchimie. Profitant de l’aubaine, les deux forcent Vlad à leur remettre trois des quatre étoiles, la dernière n’ayant pu être remise à cause de l’éruption du volcan. Vlad doit donc, avec Garet, délivrer Lina prise en otage, et surtout, empêcher la bande à Salamandar et Phoenixia d’allumer les quatre phares élémentaires, sinon l’Alchimie reviendra dans le monde et cela le mettra en danger. 

En chemin, les deux amis d’enfance seront accompagnés peu après par Ivan et Sofia. Le premier est le mage le plus puissant du groupe, la seconde une excellente soigneuse.  Dans les principes, le titre,   sorti en 2001 au Japon et Amérique du Nord et début 2002 en Europe, ne révolutionne pas la formule connue du RPG japonais : héros adolescents, combats aléatoires et au tour par tour. Mais le système a une particularité ; il se base en effet sur de drôles de petites créatures, appelées Djinns. Leur couleur indique à quel éléments ils sont liés. Certains viendront d’eux-mêmes, mais vous devrez aussi en combattre quelques-uns. Une fois acquis, vous devrez les assigner à un personnage, et surtout, les « lier ». Ce n’est pas anodin, car cela implique  des modifications de statistiques et de pouvoirs disponibles lors des batailles. Vous pourrez même les invoquer , mais ils ont ensuite besoin d’un ou plusieurs tours de récupération. Il n’empêche que  plus vous en liez de la même couleur, plus vous pourrez invoquer de puissantes créatures. Le système de combat est simple et intuitif, avec des symboles très reconnaissables pour n’importe qui, un système comme Camelot sait si bien les faire. J’ai toutefois un regret : un de vos personnages se mettra automatiquement en garde si l’adversaire qu’il visait est tué avant son tour. Peut-être cela aurait-il plus judicieux d’en désigner un nouveau.

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La réalisation est juste hallucinante pour de la Game Boy Advance. Le tout est fin, coloré, très bien fait avec des musiques excellentes signées Motoi Sakuraba. Le scénario est plus profond qu’il n’en a l’air et une petite surprise attend le joueur à la fin: en effet, lorsque le jeu s’achève, seuls deux phares élémentaires ont été visités. Les deux autres, ce sera dans la suite, intitulée l’Age Perdu, encore un peu plus belle, avec plus de personnages (et pour cause… mais pas de spoil), tout aussi réussie mais également plus difficile.  Mais il n’y a pas à dire, les deux Golden Sun sont à faire sur GBA même si pour des raison personnelles,  j’ai trouvé l’original plus marquant.

Pour la petite histoire, Nintendo tentera de faire revenir  Golden Sun avec Obscure Aurore sur Nintendo DS en 2010. Et très franchement, si le titre est également bien réalisé, j’ai eu la très forte impression qu’il était un remake du premier jeu avec les enfants des héros  de la Game Boy Advance. Dommage, la licence méritait mieux. 

2- Rétro flippante

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Non, je ne vais pas parler ici de jeux d’horreur, mais plutôt d’une tendance. On assiste , en quelque sorte à une « redécouverte » des anciennes consoles.Ou plutôt, un hardware « reconditionné » dans un boitier différent. En réalité, le phénomène date déjà d’un peu et la NES Mini (que je n’ai d’ailleurs toujours pas trouvée), n’est qu’un maillon de cette tendance. En effet, en me promenant un peu dans les rayons, j’ai croisé il n’y a pas longtemps, la Megadrive  Classic Game Console. Là, ce sont, à première vue, 80 jeux  proposés, soit plus que sur la NES Mini et mieux encore, le boitier permet de mettre de vraies cartouches Megadrive dedans pour y jouer. Sauf qu’à y regarder de plus près, les véritables jeux de la console inclus ne sont qu’une quarantaine, l’autre moitié  étant des jeux d’arcade. Et si la NES Mini a bénéficié d’une finition impeccable,  cela ne semble pas être le cas de celle-ci : boitier cheap, manettes qui grincent (un comble!!!), à infra-rouge sans fil (un comble, deux fois) son et image de très basse qualité… A en croire les commentaires vus sur Amazon,  j’en déduis que ce serait plus une insulte à la console 16 bits de mon adolescence qu’un hommage…. Et ce d’autant que la liste de jeux, sur le modèle que j’ai vu, n’est pas franchement top : Absence des Streets of Rage, de Phantasy Star IV alors que c’est le meilleur des trois, de Sonic 3 (mais sans doute compris dans Sonic and Knuckles, doute là-dessus),  des deux Ecco the Dolphin, mais en revanche, présence des trois Mortal Kombat… On m’explique un truc là, ou bien ? 

Si AT Games veut surfer sur la vague rétro, autant faire les choses bien et ne pas fournir un ersatz de console histoire de ne pas laisser totalement le champ libre à Nintendo. La qualité compte et de ce que j’en ai vu, il est dur de reprocher quelque chose du point de vue purement technique à la NES Mini. Et dire que le même fabricant, c’est à dire celui qui édite la nouvelle version de la Megadrive, a  fait également un revival de l’Atari 2600.  Je l’ai aperçue aussi en magasin et je me demande vraiment ce que ça va donner vu le résultat pour la console de mon adolescence. Mais il n’y a pas E.T. dans la liste des jeux présents alors… j’achète pas. Non, plus sérieusement, la nostalgie ne permet pas tout. Vu la qualité selon AT Games, je préfère encore conserver ma MD et simplement acheter les jeux. J’ai une collection à compléter… Mais je n’investirais pas dans ces succédanés  mal finis. Mais ça fait peur, tout de même, un peu comme la flambée des prix des jeux dans le domaine… Avec ça, on est pas arrivés.  Mais après tout, c’est vous qui voyez…

3-Au détour d’une salle de sport…

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 Je vais dans une salle de sport le soir deux à trois fois par semaine. Ça me permet de m’entretenir physiquement et de me changer les idées. Mais il arrive aussi parfois d’échanger avec les autres personnes présentes, et une fois, ça a tourné à une discussion sur les jeux vidéo. Notamment sur les vieux jeux. Sur Duck Hunt, et tous ses jeux au pistolet  qui ne sont plus jouables sur des écrans HD. Question de technologie, en fait. Oui, si l’envie de refaire un Time Crisis ou un Virtua Cop vous prend sur votre TV flambant neuve,  vous ne pourrez pas. Sur les jeux pas sortis officiellement mais qu’on a réussi à avoir. Tiens, celui avec qui j’ai discuté de ça m’a dit qu’il voulait ressortir sa PlayStation modifiée du placard, parce qu’il voulait rejouer à un jeu mi-RPG mi Resident Evil. Vous l’aurez tous reconnu, il s’agit du premier Parasite Eve. D’ailleurs, il se pourrait que je vous en parle bientôt… N’oubliez pas : The worst foe lies within the self…

Voilà c’est tout pour ce Weekly Retro, et je vous dis à la semaine prochaine.