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TFGA en retard : Ces jeux qui auraient mérité une meilleure promotion

Cela a été le premier TFGA proposé par Alex, il y a plus d’un an maintenant. Et comme il n’y a pas d’heure pour partager son classement et rattraper son retard, voici le mien.  Quels sont les jeux qui auraient mérité une meilleur promotion ?  C’est vrai, le manque de communication, de budget pub, peut faire passer le commun des joueurs à côté de certaines perles. En voici 5 que j’ai sélectionnées avec soin.Avant toute chose je tiens à préciser qu’en tant que joueur de RPG il y en aura forcément, et je me suis imposé une règle : j’exclus du classement les jeux uniquement disponibles en import. Il portera donc uniquement sur les jeux sortis en France. 

5-Resonance of Fate

Tri-Ace fait en 2010 une infidélité à Square Enix pour se faire éditer par Sega. Le problème, c’est que Resonance o f Fate (ou End of Eternity au Japon) est sorti dans l’ombre écrasante de Final Fantasy XIII, trois semaines plus tard. Vous parlez d’une visibilité… C’est dommage, parce que le jeu a pas mal d’atouts : un système de combat complexe mais maîtrisé, trois personnages au passé complexe, un humour bien trouvé. Si le scénario est assez éclaté, Tri-Ace ne commet pas de nouveau les erreurs faites pour le quatrième Star Ocean. De plus, on retrouve un duo de compositeurs pour les musiques, entre un Sakuraba furieux sur ses synthés pour les batailles et Kouhei Tanaka pour les musiques d’ambiance, ce qui ajoute à la qualité de l’ensemble. Bref, avec Resonance of Fate on pardonne les erreurs passées du développeur…Leanne1

4-NieR

Rebelote. Sorti également dans l’ombre de FF XIII mais un poil plus tard, NieR du studio Cavia et édité pourtant par Square Enix, aucune promo pour ce jeu au scénario mature, des personnages forts et bizarres, offrant une variété de gameplays jamais vue dans le genre. Certains combats ressemblent même à certains danmakus avec les boulettes à esquiver. La bande-son est également à tomber. Tout comme RoF, il ne brille pas par ses graphismes, mais par ses idées. J’ai hâte de voir ce que sera NieR : Automata, développé par Platinum Games.

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3-Psycho Fox

Ce sympathique et vieux jeu de plates-formes n’a pas eu le succès qu’il aurait du avoir. En attendant Sonic, Sega a préféré promouvoir Alex Kidd, qui était sa mascotte dans les années 80, et pourtant, si j’avais été le directeur commercial de la firme, j’aurais inclus ce jeu dans les Master System II. Vaste, joli et proposant de chouettes musiques, malgré une jouabilité un poil raide, Psycho Fox mérite qu’on le redécouvre d’autant que le principe de se transformer en divers animaux pour franchir les obstacles était original.

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2-Shadow Hearts Covenant

Alors lui, je le défendrai également jusqu’au bout. Sorti en 2005 en Europe, Shadow Hearts Covenant est la suite directe du premier jeu, qu’il transcende. Je n’utilise pas ce terme pour rien, que ce soit au niveau technique, artistique, de la durée de vie , il est à plusieurs milliers de kilomètres au dessus du premier. Si vous ne l’avez pas fait, les événements du premier SH vous seront résumés dans cette aventure extraordinaire. L’histoire est plus travaillée, le système de combat également et demande vraiment réflexes et anticipations, avec une variété de coups très appréciables, et le jeu tient sur deux DVD ce qui en fait le plus long de la saga. On saluera aussi le couple vedette Yuri/Karin et l’ensemble du casting , du bon et du mauvais côté.( mis à part peut être, Lucia). Techniquement, s’il n’atteint pas les sommets de Square-Enix, il reste largement acceptable et cette fois ci, bien qu’un peu en retrait, la traduction française est compréhensible, ce qui n’était pas le cas avant.

Le jeu se passe 6 mois après la fin tragique du premier épisode, nous sommes désormais en 1915 et la Première Guerre Mondiale a éclaté. Le jeu se déroule toutefois dans une époque uchronique mais portant des personnages et des événements ayant réellement eu lieu s’ trouvent. On ne peut qu’applaudir.

Pour tout ça, Shadow Hearts Covenant est à mon sens un des meilleurs RPG japonais de la PS2. Malheureusement, lors de sa sortie il y a 10 ans, on n peut pas dire que les magasins l’aient mis vraiment en valeur. Le vendeur a même dit que j’avais acheté le dernier exemplaire sur les quatre qu’il y avait en rayon. C’était pourtant une chaîne spécialisée très connue…

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1-Deadly Premonition

Je suis sans doute un ardent défenseur du jeu et maintiens ma position vis à vis de lui. C’est pour ça qu’il arrive en première place de ce top. Hé non, ce n’est pas un RPG. Mais le jeu n’a hélas pas été bien accueilli par la profession. Pas beau, raide dans sa jouabilité, ce jeu offre pourtant une des meilleurs intrigues jamais vues dans une ambiance qui fait penser à la série Twin Peaks de David Lynch. On s ‘attache vite à Francis York Morgan (appelez moi York), ses alliés et la jolie galerie d’habitants de Greenvale. Deadly premonition ou comment le fond est privilégié sur la forme. Le jeu est bourré de références aussi bien dans son scénario que dans sa conception. Et si jamais vous avez l’envie d’y jouer, prenez, de préférence, la version Director’s Cut sortie sur PS3 : elle contient des scènes supplémentaires et est un poil plus jouable (notamment lors des déplacements dans les escaliers). Si vous n’êtes toujours pas convaincus, vous pouvez aller rendre visite à la critique que j’ai faite sur ce même blog.

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Voilà, c’était juste pour rattraper un TFGA en retard mais très intéressant. Je vous retrouve bientôt pour reprendre le flux régulier de ce classement mensuel. 

Les meilleurs thèmes de villes dans les J-RPG

Après les thèmes de cartes, voici les thèmes de villes qui sont absolument à écouter. Une fois de plus, ce classement est strictement personnel et toujours basé sur mon expérience de jeu.

Marbule

Final Fantasy VII-Anxious Heart

Le thème qui résonne lorsque vous êtes à Nibelheim. Vous l’entendrez la première fois en tant que telle durant le flashback de Cloud lors de la réunion à Kalm, mais elle a déjà été entendu au cimetière des trains de Midgar.. Calme, limite relaxant, il contraste avec les secrets que cache ce village et le terrifiant Mont Nibel qui le surplombe.

Suikoden II-Imprisonned Town

Le thème de Greenhill. Lorsque vous y arrivez la première fois, la ville est occupée par Highland. Mais la zone de l’université a été laissée libre pour permettre aux étudiants de poursuivre leur cursus. Vous vous y rendez donc accompagnés par Flik et les membres de votre équipe qui son en age d’être étudiants. Votre but étant de trouver la maire par intérim Teresa qui se cache de l’occupant et la rallier à votre cause.

Le morceau qui comporte un passage à la flûte, de nature assez joyeuse et se trouve en opposition avec la situation de la ville.

Valkyrie Profile-In Water, Air and Light

Le thème de Haï-Lan, ville insulaire qui rappelle notamment l’île d’Okinawa. Plusieurs personnages y vivaient. Le thème, assez léger, est emprunt d’une certaine nostalgie. Je sais que je pourrai faire ce top avec VP seul, mais il ne lui est pas uniquement consacré, donc, je varie les plaisirs.

Star Ocean-Calm Time

Le thème de Kratus lorsque vous êtes téléportés 300 ans en arrière pour stopper l’épidémie qui sévit à votre époque . Le thème calme reflète bien la quiétude des lieux. Lorsque vous y arrivez pour la première fois, Roddick (nom basé sur la traduction officielle anglaise lors de sa sortie sur PSP) doit trouver des vêtements pour Illia ( car avec ses vêtements du futur,elle risque de choquer la population de l’époque ).

Chrono Cross-Another Marbule

Là aussi, il m’a été difficile de choisir. Mais au final, c’est Marbule dans le Another World qui se trouve ici. Variation du thème du village du Home World, avec un tempo plus lent, il comporte moins d’instruments à cordes et s’avère à mon sens plus mélodieux. De plus, il en existe une version « rock » à la guitare électrique qui se joue pendant le concert de Nikki, intitulé The Wind, Stars and Waves. On dit Merci Mitsuda.

Final Fantasy IX-Dark City Treno

La cité de la nuit éternelle… Un air essentiellement au piano, montrant la quiétude des lieux. Elle est de plus une ville assez vaste, que vous visiterez plusieurs fois, et ferez un tournoi de cartes au début du disque 3.

Final Fantasy VI- Narshe

Vous arrivez en ville dès le début du jeu par une nuit d’hiver. Narshe (et aussi ses mines) sera le lieu central des premières heures de Final Fantasy VI. La musique reflète bien l’ambiance pessimiste et pesante.

Resonance of Fate-Ebel City

Le thème de la ville où se sont installés les héros du jeu. Il a cours pendant la journée, le jeu gérant l’alternance jour/nuit. Un thème léger, représentant bien une ville calme où tout semble aller bien, contrastant ainsi avec l’univers qui l’entoure.

Nier-City of Commerce

Nier dispose d’excellentes musiques et fait partie des jeux les plus sous-estimés sur PS3 et 360, et rappelle avec brio que les graphismes ne font pas tout (prends ça dans la tronche, David De Gruttola!). Un excellent morceau de ville.

Star Ocean Till The End of Time- Rust Color

Le thème de la ville frontière de Kirlsa Juste après votre fuite d’Airyglyph. Un thème calme, à la guitare, faisant oublier que la guerre fait rage…

Voilà pour moi… Et vous, quels sont vos préférés ?

Julius

[Critique jeu] Drakengard 3

Le premier Drakengard est apparu sur PlayStation 2 en 2004 sous le nom de Drag-On-Dragoon au Japon et avait surpris aussi bien la critique que les joueurs.En dépit d’une technique qui aurait pu être largement meilleure, le jeu offrait un très bon mélange entre beat’em all à la Dynasty Warriors, et chevauchées à dos de dragon. Le jeu avait un univers sombre, et faire un pacte avec un dragon avait un prix. Il abordait aussi des sujets crus, voire glauques, suscitant une sensation de malaise. Mais son histoire bien écrite a permis de révéler le studio Cavia, qui prouvait qu’il se rattrapait sur les idées. Drakengard 2 sortit l’année suivante au Japon et début 2006 dans le reste du monde. Il reste fidèle dans ses principes au premier jeu quoi que moins noir dans son univers.

Drakengard cover

Cavia reviendra en 2010 sur PlayStation 3 et Xbox 360 avec Nier, un jeu de rôle foisonnant de bonnes idées et mésestimé à sa sortie, et s’il était techniquement raté, il se rattrapait néanmoins par sa direction artistique, ses musiques et certaines phases de jeu qu’on attendait pas à voir dans un tel titre. Il a même un lien avec une des fins du premier Drakengard. Malheureusement, le jeu fera de mauvaises ventes, et Cavia disparaîtra après la sortie de Nier. La perspective de voir une suite à ce jeu ou un troisième Drakengard relevait de l’utopie pure et simple. Jusqu’à ce que des anciens du studio rejoignent Access Games, qui a développé l’excellent Deadly Premonition, qui lui non plus ne brillait pas par sa technique. Le défi était de taille : faire aussi bien que les jeux précédents, était-ce possible ? Jusqu’où les idées permettent-elles de tenir un jeu ? Voilà la problématique qui va tenir cette critique.

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Zero est arrivée, et elle n’est pas contente

Le jeu se passe près de 100 ans  avant  le premier Drakengard et est sensé faire le lien avec lui. Dans un monde où la paix fut assurée par  les chants de cinq déesses, les « invoqueuses » sont vénérées par les hommes. L’une d’entre elles, Zero, décide de se rebeller et de tuer ses sœurs, qui ont pour noms Five, Four, Three, Two, One, Ignition. Euh non cette dernière n’existe pas.  Lors du prologue, elle les rencontre mais l’affrontement finit par tourner à son désavantage. Ses ennemies invoquent Gabriel, qui la blesse sérieusement, et tue Michael, son dragon, qui voulait la protéger. Zero parvient à fuir. Un an a passé et plus que jamais, elle se dit prête à se venger. Mais maintenant, étant donné que son cher Michael est mort, elle doit faire avec Mikhail, un dragon d’un an au comportement infantile. Tous les deux vont parcourir le monde et tenter de mettre fin au règne des cinq déesses. Pourquoi Zero agit-elle ainsi ? 

 

Beat’em all ou presque…

Le jeu n’est pas un RPG. Ceux qui s’attendaient à en voir un vont être déçus. De mon côté, je m’y attendais, les Drakengard n’ayant jamais complètement appartenu à ce genre. Il ne fallait pas non plus s’attendre à une suite de Nier. Le jeu est divisé en Chapitres, cinq au total, eux-mêmes divisés en « versets ». La structure du jeu est linéaire. Vous ferez les niveaux à pied, soit à dos de dragon, mais les phases sont imposées par le jeu. Le problème, c’est qu’au lieu d’être en structures ouvertes le jeu se résume à des couloirs en affrontant les ennemis qui arrivent ponctuées par quelques arènes. Lorsqu’on arrive dans ces arènes, on doit affronter soit plusieurs vagues de soldats, soit un gros ennemi qui fait office de boss ou de boss de mi-parcours. Des caisses et autres contenants comme des coffres sont posées un peu partout, certains étant assez durs à trouver, renfermant des objets qui seront comptabilisés en fin de niveau ou des sphères de santé. Lors des combats difficiles dans le arènes, vous pourrez appeler Mikhail en renfort. Zero peut emporter plusieurs armes de quatre sortes différentes avec elle et vous pouvez switcher entre elles en plein combat sous réserve des la avoir assignées à une touche avant de commencer le niveau.

Plus Zero tue d’ennemis, plus elle remplit une jauge en haut à gauche de l’écran. Cela lui permet de déclencher le « mode invoqueuse » et elle se transforme en une furie invincible pour quelques secondes, la durée varie selon le degré de remplissage. Et il faut admettre que Dragenkard 3 s’avère bien défoulant sur ce point, et un certain sentiment de puissance se dégage parfois. C’est souple et la variété des combos permet de faire pas mal de choses. Vous pouvez même emporter des potions de soin en cas de besoin.

Les phases beat'em all à pied défoulent bien.

Les phases beat’em all à pied défoulent bien.

A la fin d’une mission, vos résultats sont comptabilisés .Vous avez le nombre de soldats tués, et les dégâts que vous avez donnés pour votre expérience, et les dommages que vous avez subis sont déduits. Après avoir atteint une certaine somme, Zero change de niveau. Ça, c’était une bonne idée. Malheureusement, elle est mal exploitée. Pourquoi ne pas faire augmenter notre héroïne en temps réel  lors de son avancée dans les niveaux ? On se croirait revenus au début de la PlayStation 2 à ce niveau ! Et je dis ça parce qu’il arrive que le jeu décide de nous embêter avec des pics soudains de difficulté. Il suffit de tomber sur un ennemi surexcité et vous en prenez pour au moins la moitié de votre barre de vie. Il peut même arriver que ce dernier vous enchaîne au sol, sans avoir eu la possibilité de vous relever ! Et surtout, si les niveaux du début s’avèrent simples la difficulté et la grandeur de ceux-ci augmente vite… Et il n’y a qu’un seul checkpoint de présent. Tant pis si vous avez enchaîné quatre couloirs/arènes/phases de plates-formes pour arriver au monstre de fin qui barre la route avant de progresser au verset suivant et qu’il y a eu des cinématiques ! Vous recommencez de là, point barre. On doit s’estimer heureux de ne pas avoir à le faire du début… Punaise les mecs… ce n’est pas un Dark Souls, tout de même!

Ceci dit, la possibilité d’améliorer les armes entre les niveaux permet également d’atténuer la difficulté, encore faut-il que vous ayez trouvé un « matériau » et avoir de l’argent pour le faire. A chaque fin de chapitre, vous recrutez le disciple d’une de vos sœurs, que vous aurez préalablement  tuées, massacrées, étripées, etc.  et vous pourrez les engager pour qu’ils se battent à vos côtés. Malheureusement, vous ne pourrez en avoir que deux avec vous. De plus, s’ils sont immortels, on regrettera leur comportement erratique et ne frappant qu’une fois sur dix et l’impossibilité de leur donner des ordres. Une fois encore, l’idée, bonne sur le papier, est mal exploitée. Pour pousser la chose plus loin, pourquoi ne pas impliquer un second joueur ? Mais ce qui est fait est fait.

Les phases en dragon manquent hélas de punch et d’imagination. La visée est approximative et de plus très lente dans des endroits aussi confinés que les niveaux à pied. La commande au stick n’est pas des plus rapides et finissent par se révéler crispantes. On ne retrouve par conséquent aucunement le fun et le confort des deux autres opus.

 

les phases en dragon ne sont pas très intéressantes.

les phases en dragon ne sont pas très intéressantes.

On n’aime pas un Drakengard pour sa technique. Je confirme…

Inutile de s’étonner de l’aspect technique du jeu, on était au courant qu’il ne serait pas le plus beau de la PlayStation 3. Le problème, c’est qu’il pourrait bien aussi concourir pour le plus moche ! Aliasing à la pelle, manque de couleurs criant, brouillard, scintillements, le gros problème, c’est que ce raté technique, même s’il ne fait pas un jeu, ne se rattrape aucunement avec l’artistique. L’univers est bien trop générique pour pouvoir convaincre.Où est donc passée l’imagination d’un Nier, par exemple ? Cependant, les cinématiques sont bien mises en scène, et puisqu’on en est là, je vais vous parler du point proprement scandaleux du jeu. CES. PUTAINS. DE. CAMERAS. Là dessus, le jeu est indéfendable. Même si j’eusse aimé, au vu du passé de la série. Le manque de budget se ressent, mais pas mal de productions n’ont pas des millions à investir. Mais au moins, il proposent une action lisible ! Ici, bon courage pour vous y retrouver lorsque plusieurs ennemis sont à l’écran ! Vous pouvez être occupé à en dépecer un alors que d’autres vous en mettent plein la tronche hors-champ ou qu’un canon vous tire dessus à distance. Ça part dans tous les sens à la moindre action, on joue parfois en aveugle, et bon courage pour apprécier les distances lors de certaines phases de plate-formes !

Reste que les musiques faites par le compositeur de Nier sont une fois de plus, très inspirées, au moins l’ambiance est-elle assurée. Les voix par défaut son en anglais, mais un patch pour avoir les voix originales japonaises est disponible. Mais ne fonctionne toujours pas au moment où j’écris ces lignes.

Tout n’est pas noir dans ce jeu. Non, il y a des choses qui peuvent rendre l’expérience assez plaisante. L’histoire est pas si mal. C’est un mélange entre humour assez trash, avec notre héroïne qui jure comme un charretier ( Kaïné, mon amour!), réflexions graveleuses, du gore exacerbé et une auto-censure bien trouvée. Là dessus le jeu sait surprendre.

La durée de vie est assez longue (une douzaine d’heures) pour ce beat’em all, ce qui est loin d’être courant de nos jours, même si ces prédécesseurs étaient plus longs. Le jeu comporte de plus quatre fins (« branches »). Si vous vous ennuyez, vous pourrez toujours faire des missions secondaires… Dommage qu’elles manquent d’intérêt. Ben oui, éliminer des ennemis  dans des arènes fermées et en temps limité, comment dire, ça ne s’était jamais vu avant, non… 

 

Les quêtes annexes données par Accord sont guère passionnantes.

Les quêtes annexes données par Accord sont guère passionnantes.

Un sentiment de gâchis m’envahit quand je parle de ce jeu. Bon, il aurait pu l’être. Mais ces handicaps sont tels qu’il aura du mal à briller. Parce que « les vrais savent », « la technique ne fait pas un jeu », ça va un moment, mais ça ne tient pas ici. On sent que Square Enix n’en avait rien à faire, et a accepté un jeu même pas fini de la part d’Access Games. Le gameplay est même gâché par des fausses bonnes idées.  Le plaisir aussi. Ça et le fait que Square Enix a fait le choix du dématérialisé uniquement pour l’Europe ont achevé de me décevoir. Comptez 14 Gigas d’espace disque. Et 50 €.

 

Verdict :

Drakengard 3 fait partie de ces jeux que j’aurais aimé défendre. Malheureusement, il démontre que les idées à elles seules ne peuvent faire un bon jeu. Son aspect défoulant est plombé par de gros défauts de lisibilité et de fausses bonnes idées de gameplay. Je sais que revoir un Drakengard relevait clairement du miracle, et il a eu lieu. Mais il laissera un goût bien amer à ceux qui s’y seront essayés. Ses points positifs sont contrebalancés lourdement par des points noirs qui sont rédhibitoires, notamment en 2014. Proposer en plus cela au prix fort et uniquement sur le PSN en Europe, ça fait mal.

 

Points positifs

Défoulant

Bien gore

Bonnes musiques

De l’humour

Assez long

Du contenu

 

Points négatifs

Des idées de gameplay gâchées ou inabouties

Level Design insipide et répétitif

Moche sur tous les plans

Caméras folles

Difficulté inégale

Ça manque d’audace

Frustrant

14 putains de Gigas

50 €

 

Drakengard 3

Éditeur: Square Enix

Développeur: Access Games

Genre : beat’em all

Sorti sur : PlayStation 3 exclusivement

1 seul joueur

Prix : 50 €

Taille : 14 Go

Julius