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[Critique Jeu] Crash Bandicoot N.Sane Trilogy

Au mitan des années 90, Sony débarquait dans le monde des jeux vidéo avec la PlayStation. On connaît la suite, mais si Nintendo avait Super Mario et Sega le hérisson Sonic comme mascottes, nul ne savait si Sony allait en avoir une. Alors, lorsqu’en 1996, Crash Bandicoot débarqua sur la console, tout le monde pensait que ce se serait effectivement le cas. Il n’en a rien été, du moins officiellement. Cela n’a pas empêché Crash d’avoir deux suites sur la console, et un jeu de course. De fait, notre marsupial a été pendant longtemps un des personnages emblématiques de la firme.Depuis, Crash a été abandonné par Naughty Dog, et est passé chez divers éditeurs, ce qui lui a permis d’aller sur d’autres consoles. Maintenant, le bandicoot est la propriété d’Activision.

Je ne vais pas détailler ici ce qu’il s’est passé, mais une chose est sure, pour beaucoup, les trois premiers jeux ont marqué beaucoup de joueurs, dont moi.

Et voilà que vingt ans plus tard, une trilogie remasterisée sort sur PS4. Évidemment, je n’ai pas pu résister. Le plaisir est il toujours présent deux décennies plus tard ?

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Bandicoot contre savant fou

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Pour la petite histoire, le projet de l’équipe de Naughty Dog s’appelait Willy Wombat. Mais l’apparence du héros les a plus fait penser à un bandicoot, un autre marsupial australien. Dans le premier jeu, notre héros est au départ un des cobayes du docteur Neo Cortex. Il veut que ce bandicoot soit le commandant en chef de ses armées pour conquérir le monde. Mais la machine pour le faire évoluer rejette l’animal, qui s’enfuit par la fenêtre. Cependant, Crash sait que sa chère Tawna, une femelle bandicoot, est toujours prisonnière du savant fou…

Et les pour les deux épisodes suivants, ce sera la même chose, la lutte de notre bandicoot contre le savant fou et ses sbires, même si dans le deuxième, Neo Cortex lui fera croire qu’il est de son côté… A chaque fois, il y a de nouveaux éléments et personnages qui entrent dans la saga, et le scénario global s’étoffe un peu plus. La variété s’étoffe aussi avec de nouveaux éléments de gameplay à chaque fois et de nouveaux niveaux à thèmes.

Il faut noter pour cette version remasterisée, que le jeu est en VF intégrale et non seulement le scénario a été réécrit pour une version plus cohérente des choses, mais en plus,les voix ont été changées, et les habitués du doublage original seront peut-être un peu surpris.

Sens-tu l’odeur de la madeleine ?

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Il est évident que le public visé en priorité est bel et bien les nostalgiques et fans de la trilogie originale, car tout y concourt : la vue de dos, la jouabilité avec des sauts à faire millimètre dont les erreurs d’appréciation et de distance coûteront toujours de nombreuses vies. En cela, nous retrouvons les sensation d’origines, même si certains sauts, notamment les longs, m’ont semblé assez ardus à faire.

Les niveaux sont remplis de caisses à exploser pour avoir des bonus, dont les fruits Wumpas, et en récolter 100 vous donne une vie supplémentaire. Si vous avez eu toutes les caisses du niveau, vous obtiendrez un diamant blanc. Les gemmes de couleurs, elles, s’obtiennent sous certaines conditions, qui varient selon les jeux.

Le premier épisode qui reste tout de même témoin de son époque : le jeu est assez lent, propose des niveaux infernaux dans leur level design ( les ponts en altitude… ) mais les programmeurs ont assoupli un peu les choses. Comme dans les épisodes suivants, si vous perdez des vies trop souvent à un endroit, le titre proposera un bouclier Aku Aku ou un checkpoint plus avancé. Et pour sauvegarder, vous pouvez désormais les faire sur la carte, plus besoin de réussir absolument les niveaux bonus pour cela. L’épisode le mieux structuré est sans doute le deuxième épisode, Cortex Strikes Back, novateur dans la saga avec ses 5 niveaux à parcourir dans n’importe quel ordre avant d’affronter un boss avant de passer à la zone suivante. Warped, le troisième, est également très amusant et reprend les avancées de son grand frère mais dispose d’une structure un peu plus foutraque et certains niveaux mal pensés déjà à l’époque de sa sortie sont encore présents, comme ceux à moto. Là, nous pensons qu’une révision aurait été appréciable.

Le truc en plus, c’est que chaque jeu dispose de sa propre gamme de trophées, ce qui fait que vous pourrez facilement augmenter votre niveau en achetant ce titre.

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Le jeu est graphiquement magnifique,quel que soit l’épisode. Vicarious Visions n’a pas eu accès aux code-sources des jeux et a dû reprendre le tout quasiment de zéro et pourtant, la fidélité est bien là. La seule vue des différents environnements proposés, largement s reconnaissables, suffit à faire revenir la douce odeur des sensations que nous avions avec notre console grise et écran cathodique. De plus, les programmeurs ont inclus des clins d’œil à l’équipe de Naughty Dog, saurez-vous les trouver ? C’est absolument superbe et ce remaster s’accorde parfaitement à la haute définition. Les animations de Crash son encore plus fluides, et le titre est en 30 FPS constant. Ça va vite, parfois trop notamment dans les niveaux de poursuite en caméra inversée et on a parfois du mal à anticiper les dangers. Mais bon, cela est dû sans doute à une perspective à laquelle il faut se réhabituer, car il y a longtemps qu’on ne fait plus de jeux avec une vue de dos pour un jeu de plates-formes. Nous allons en reparler dans le paragraphe suivant.

J’ai glissé, chef !

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La jouabilité est globalement bonne dans l’ensemble, mais la vue peut parfois poser problèmes en fonction des sauts, qui doivent maintenant être dosés. De même, si vous êtes trop près d’un bord, vous irez au fond du précipice que vous auriez dû franchir. C’est vrai, il faut se réhabituer à certaines mécaniques. Certains passages sont franchement très, voire trop difficiles, notamment les « routes de la mort », symbolisés par une plate-forme en tête de mort. Dans le premier Crash, vous pouvez dire adieu à la gemme de couleur si vous perdez ne serait-ce qu’une seule vie dans le niveau où elle se trouve. Heureusement, pour faire passer un peu la frustration, les animations de mort de notre marsupial déjantés sont toujours aussi hilarantes, et les titres proposent les continues infinis, permettant de reprendre dans le niveau où vous avez échoué. Mais, même si les niveaux se basent sur du «  try and error », on apprend à anticiper de plus en plus les choses, et finalement, avec un peu d’habileté, on arrive à passer les obstacles. Ça n’empêche cependant pas de rager sur certains passages…

Wolopega !

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Crash Bandicoot N. Sane Trilogy propose donc trois jeux pour le même prix.Et des jeux bien remplis en plus. Car il faut bien l’avouer, Crash Bandicoot, tout comme ses deux suites n’est pas de ces jeux qu’on termine en 30 minutes ayant juste eu droit à un ripollinage HD, non.

Chacun d’eux comporte entre 30 et 40 niveaux, et certains sont secrets et ne se débloquent que sous certaines conditions. Certes, faire les objectifs de base et terminer les jeux, si vous êtes adroit, se fait assez facilement, bien que le premier soit vraiment très punitif, mais si vous voulez les compléter à 100%, là, il faudra vous accrocher. Les programmeurs ont été très vicieux, accrochez-vous pour tout avoir. La durée, de vie, déjà très conséquente avec trois jeux, s’avère donc énorme, et vous en aurez vraiment pour votre argent avec cette remasterisation des trois épisodes.D’autant plus que les modes contre-la-montre ont été ajoutés dans les premiers et deuxièmes épisodes. Il y a aussi la possibilité de jouer avec Coco, la frangine de Crash, dans tous les épisodes.

Ce titre m’a fait l’effet d’une madeleine de Proust. En y jouant, les sensations de l’époque PS1 sont immédiatement revenues. Je me suis de nouveau éclaté , au sens propre comme au figuré, et ça m’a fait du bien. Et peu de titres sont capables de ça…

Parce qu’il faut bien l’avouer, jamais les épisodes suivants n’ont pu égaler la trilogie de Naughty Dog. Maintenant, vivement le remaster de Crash Team Racing...

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Conclusion :

Crash Bandicoot N.Sane Trilogy est une réussite. Les trois jeux sont magnifiquement refaits et le travail de Vicarious Visions se voit, et réussi l’exploit de moderniser visuellement le titre tout en restant fidèles aux modèles de base.De plus, les sensations sont là, et les fans ne seront aucunement dépaysés. D’accord, quelques défauts subsistent et ils sont parfois témoins, en plus de la difficulté, d’une époque révolue, mais tout de même, quel plaisir de retrouver notre bandicoot déjanté au meilleur de sa forme dans ses meilleurs épisodes !

 

Points Positifs :

Les graphismes jolis et très fidèles

Une durée de vie énorme

Jouer Coco si on le souhaite (sauf exceptions)

L’humour est toujours présent

Des animations délirantes

Difficulté « à l’ancienne »

Une gamme de trophées pour chaque jeu

30 à 40 € pour trois jeux complets et riches

 

Points Négatifs :

Le level design du premier épisode a mal vieilli

Certains passages vous feront rager

Certains niveaux auraient pu être révisés…

 

PS : Certains auront remarqué que Tawna apparaît dans le premier épisode puis disparaît d’un coup dans les suivants. C’est dû à Naughty Dog. La notice japonaise de Crash Bandicoot 2 prétend qu’après avoir été délivrée des griffes de Cortex, elle aurait quitté Crash pour aller vivre avec Prinstripe Potoroo, l’avant dernier boss du premier soft. En réalité, le personnage a a été jugé « trop sexy » pour un public adolescent, et donc, elle n’est pas réapparue dans les épisodes suivants.

Testé sur une version achetée par mes soins dans le commerce.

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[critique jeu] The Last of Us

Naughty Dog, c’est l’histoire d’une success story depuis Crash Bandicoot, jeu qui a révélé le studio (fondé en 1986 sous le nom de Jam Software) sur PSX. Toutes les licences développées depuis les jeux du bandicoot, pour le compte d’Universal, ont eu un succès aussi bien critique que public. Sur PS3, après avoir développé les trois Uncharted d’excellente facture, voilà que le studio sort un nouveau jeu : The Last of Us. Ce titre est il bien parti pour suivre ses aînés ou bien est il un ratage monumental ? Bon je sais que vous savez, mais je ne pouvais pas passer à côté d’une critique pour vous dire mon ressenti.

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L’apocalypse selon Naughty Dog

Le jeu commence alors qu’une épidémie a lieu dans la ville d’Austin. Les médias locaux font état d’une augmentation de 300% des hospitalisations dans tout le pays. La situation est grave, et Joël, le héros du jeu, ainsi que sa fille, ne vont pas tarder à s’en rendre compte. Ils doivent fuir. Loin.

 

Vingt ans plus tard, Joël vit dans une zone sécurisée. L’épidémie due à un champignon, le cordyceps, s’est propagée et contaminé l’humanité avec ses spores. L’armée contrôle strictement les allées et venues des survivants, et gare à celui qui désobéit, ou pire, qui s’est fait contaminer. La loi martiale sévit, et la vie n’est pas facile. Notre homme vit de trafics en tous genres avec son amie Tess. Un groupe s’est monté pour résister à l’armée, les Lucioles, et la guérilla est permanente. Après 48 heures d’incubation, les humains deviennent des « infectés », ne pensant qu’à une chose, répandre la contagion, notamment par morsure. Joël semblait s’accommoder de cette vie, mais lors d’une mission qui ne s’est pas déroulée comme prévu, il va se retrouver chargé par la chef des Lucioles d’escorter Ellie, une jeune fille de 14 ans, qu’il doit emmener à l’autre bout de la ville. Mais il va en être tout autre…

 

Le jeu part d’un fait réel : le champignon responsable, le cordyceps, est un parasite des insectes. Ils ont étendu cela à une supposition qui est que ce machin pas sympa (cherchez donc un peu) pourrait aussi contaminer les humains.

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Parfois, on a droit à des moments de tendresse.

Survivre à l’enfer

The Last of Us a au moins le mérite de partir sur un point de vue original. Point de chasse au trésor, ici, le monde dépeint par le jeu est résolument pessimiste et angoissant. Les zones hors de contrôle de l’armée sont en proie aux brigands et aux infectés. Tout est en ruine. Les bâtiments menacent de s’effondrer, et il est impossible de passer certains endroits sans masque à oxygène pour ne pas se faire contaminer. La loi de la jungle a repris sa place. Chaque être vivant ressemblant de près ou de loin à un humain constitue un danger potentiel. Soit parce qu’ils ont été contaminés, soit parce qu’ils luttent, eux aussi pour la survie. Notre duo trouvera toutefois des alliés sur la route, même si , tout ne se passera pas forcément au mieux. Le but est clair, il faut survivre. Et ce d’autant que si on peut trouver des armes diverses, les munitions sont non seulement limitées, mais en plus, vos ennemis n’en lâcheront pas des tonnes, et chaque coup de feu renseignera vos opposants sur votre position. Difficile de prendre l’IA en défaut tant au niveau des infectés que des humains « normaux ». La console réagit à vos actes et n’hésitera pas à vous prendre à revers. Il faut absolument partir du principe que vous ne serez jamais supérieurs à vos ennemis. Heureusement, Joël peut concentrer son ouïe pour repérer des ennemis potentiels dans un périmètre limité, ainsi que leurs mouvements. Idéal pour établir une stratégie. Car foncer dans le tas sera rarement une bonne idée. Il vaut mieux y aller furtivement, et éliminer un ennemi par derrière. Vous pouvez aussi aller au corps à corps, avec les armes de mêlée que vous trouverez, vous ferez mal, mais attention à la riposte, d’autant que leur usage est limité par une barre de résistance. Plus vous tapez, plus elle s’useront, jusqu’à se briser. Et surtout, cela vous expose aux armes à feu de certains. Se prendre une balle ne pardonne pas.

"je suis planqué derrière le bar, il ne pourra pas me voir!"

« je suis planqué derrière le bar, il ne pourra pas me voir! »

Le jeu dispose d’un système de crafting permettant de fabriquer des objets sur place : par exemple, avec de l’alcool, et un chiffon, vous pourrez créer une trousse de soin . Mais ces ingrédients peuvent, avec un tesson de bouteille, faire un excellent cocktail Molotov… Attention, se soigner ou fabriquer un objet prend du temps et il vaut mieux ne pas le faire pendant une bataille, car vous serez vulnérable, fouiller dans son inventaire ne met pas le jeu en pause.

Il faut choisir judicieusement les objets à confectionner. S’il trouve des gélules, Joël pourra améliorer certaines de ces compétences. Les armes s’améliorent, elles, grâce aux établis qu’on peut trouver dans les bâtiments à condition d’avoir suffisamment d’outils et mécanismes. Donc le jeu oblige le joueur à une gestion de ses ressources pour espérer survivre. Très bien trouvé.

 

Faites des kits de soin dès que vous le pouvez.

Faites des kits de soin dès que vous le pouvez.

 

The Walking Alive

Plus on parcourt The Last of Us, plus les références évidentes sautent aux yeux. On y trouve pêle-mêle, un peu de The Walking Dead pour la survie, un peu de La Route pour le parcours d’un homme et d’une ado dans un pays en ruines, Je suis une Légende, et pas mal d’autres dans la pop culture « zombiesque » et apocalyptique de ces dix dernières années. Et ça se voit.

Le jeu voit ses grandes parties découpées au rythme des saisons. Que se passe t-il entre Joël et Ellie ? Quelle relation entre celui qui a connu le monde d’avant, et celle qui n’a que 14 ans, et qui n’a jamais vu autre chose qu’une zone de quarantaine ? Force est de constater que Naughty Dog a vraiment travaillé le duo vedette. Lui, le vétéran, l’as de la survie, las de la vie (et pour cause, mais je ne vous dirai pas pourquoi) et elle, l’ado limite rebelle mais qui n’a d’autre choix que de le suivre. C’est sans doute là une des autres forces du jeu, sa qualité d’écriture. Non seulement, il y a de la qualité dans les dialogues, mais aussi dans le scénario global du jeu et les personnages intervenant dans le jeu. Le jeu est loin de nous prendre pour des imbéciles, car ici, dans ce monde désormais en ruines, personne n’est épargné.

 

Petite ballade à cheval...

Petite ballade à cheval…

Techniquement, c’est du grand art, à tous points de vue. Le jeu est sûrement un des plus beaux de la fin de vie de la PS3. L’Amérique en ruines est très bien rendue, avec un certain souci du détail. Un univers crade, hostile, qui contraste avec certains couchers de soleil. On notera aussi le travail sur la narration et la mise en scène des cinématiques. Le souci des détails des visages est tel qu’Ellie ressemble beaucoup à Ellen Paige. Pas de doute, Naughty Dog maîtrise, une fois de plus, la machine. Je trouve même le jeu plus beau que le dernier Uncharted, qui lui aussi faisait déjà très fort, c’est dire.

 

C'était l'heure de pointe quand l'apocalypse a eu lieu...En témoignent ces carcasses de voitures.

C’était l’heure de pointe quand l’apocalypse a eu lieu…En témoignent ces carcasses de voitures.

La musique, signée Gustavo Santaolalla, représente parfaitement ce qu’on ressent dans le jeu. Du calme trompeur de la page de présentation, aux percussions de plus en plus fortes lors de l’approche des ennemis jusqu’à devenir vraiment stressante en cas de bataille, elle sait se faire présente. Le jeu dispose non seulement de textes en de nombreuses langues, mais on a aussi le choix des voix. La VF est bonne, les acteurs jouent bien le jeu, mais les puristes le savent, pour une expérience totale, rien ne vaut la VO américaine.

 

La prise en main est intuitive, le système de crafting bien pensé. Si vous avez joué aux Uncharted, nul doute que vous devriez être familiers avec le gameplay. Il y a toujours un cover-system digne des meilleurs TPS, et les ennemis pourront également faire de même. De plus, votre jeune coéquipière n’a rien d’un bulot et sait aussi se débrouiller. Parfois elle vous trouvera certains objets. D’ailleurs si vous galérez trop, et ça vaut pour le mode de difficulté standard, le jeu vous offrira quelques cadeaux discrets. Par exemple, votre arme rechargée, votre santé plus haute, voire une trousse de soins dans l’inventaire, ou pose d’un checkpoint plus avancé… En cas de gros problème, vous pouvez recommencer la séquence en cours en baissant le niveau de difficulté.

 

Le genre de situation qu'il vaut mieux éviter d'avoir...

Le genre de situation qu’il vaut mieux éviter d’avoir…

Cette découverte des États-Unis de 2033 vous prendra environ 20 heures, (mon temps se situait à 19 heures et 46 minutes), ce qui en fait un jeu un peu plus long qu’un Uncharted. Certes, c’est guidé comme les jeux précédents, mais on prend plaisir à batailler et tenter de se frayer un chemin dans ce monde où la loi n’a plus cours, plus aucune, sauf celles de la jungle et du plus fort. Et vous devrez l’être, même si ce ne sera jamais le cas à première vue, car certains passages sont vraiment tendus. Le gros avantage de TLOU, c’est de toujours surprendre. Les séquences se suivent mais ne se ressemblent jamais. Certains passages sont vraiment bien trouvés et le mot «  entraide » sera aussi primordial. Les chasseurs de trophées se feront un plaisir de les chercher, il y a également un mode New Game +, et un DLC est annoncé, mettant en scène Ellie et une amie, intitulé Left Behind, et compris dans le Season Pass inclus avec le jeu. En fait, c’est comme les infectés du jeu, quand y’en a plus… y’en a encore. Il est vrai qu’on regrette que l’aventure se termine. Et si vous n’en avez pas encore assez, il existe un mode multijoueur, mais vu la qualité du solo, on se dit qu’il semble bien anecdotique. Il est cependant bien pensé.

 

"Qu'i z'y viennent, je défendrai la gamine coûte que coûte!"

« Qu’i z’y viennent, je défendrai la gamine coûte que coûte! »

Verdict :

Toute l’expérience acquise par les Uncharted est ici à son sommet. The Last of Us, c’est un jeu travaillé de bout en bout, jouable et accessible. Naughty Dog nous a fait un jeu qui saura surprendre le joueur, aussi bien dans ses possibilités de gameplay et au niveau du scénario. Certes, il reprend pas mal de choses de jeux déjà sortis dans ses principes, mais il le fait bien. Bref, c’est un produit abouti, bien pensé, qui conclut en beauté la venue du développeur sur PS3. The Last of Us n’est peut être pas le dernier des grands jeux de la console, mais il en fait assurément partie.

 

Points Positifs :

Réussite technique et artistique

Joël et Ellie

Le scénario

La variété des situations

L’aspect survie

Le système de crafting bien pensé

« Oh Putain ! » (en jouant et en ayant fini le jeu)

 

Points négatifs :

Un mode multi qui peut sembler bien anecdotique, vu la qualité énorme du solo.

« Comment, c’est déjà fini ? »

 

The Last of Us

Développeur : Naughty Dog

Éditeur : Sony

Genre : Survival-horror

Disponible sur: PS 3

Date de sortie : 14 juin 2013

Textes : français

Voix : françaises

Signalétique PEGI : 18+

Remerciement Spécial : Merci une fois de plus à Eresh ( qui se reconnaîtra), pour le jeu. 

Julius