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[Jeux vidéo]Quelques jeux pour Halloween?

Halloween est à la base une fête païenne importée aux Etats-Unis par des migrants irlandais au XIXè siècle. C’est l’époque de l’année où la lumière du jour commence à vraiment diminuer, celle du passage à l’heure d’hiver, et aux nuits longues et aux brumes parfois persistantes, surtout par chez moi, entre Val de Loire et Sologne. Je vous assure qu’on se croirait au mieux dans un jeu Nintendo 64 sans RAM-Pack et au pire dans Sleepy Hollow. Mais je ne vais pas vous faire la météo, ni un cours d’histoire…Non , je vais vous parler des jeux qui sont en rapport avec la période, qui ne sont pas forcément d’horreur, même s’il y en a quelques uns, bien entendu. Toutefois, cet article ne saurait être exhaustif.

On commence avec celui que je refais chaque année, MediEvil. Le premier vous place dans ambiance où sorcellerie, magie, monstres et potirons se côtoient, sans compter que le héros, Sir Daniel Fortesque, est un squelette ambulant. Un ambiance magique et fantastique, dans un jeu très bien réalisé aux musiques envoûtantes et un doublage des voix en français hilarant, malgré une certaine raideur dans la jouabilité. Si vous désirez en savoir plus, vous avez une critique du jeu sur ce blog.

Restons sur PS1 avec Nightmare Creatures. Cette fois, les créatures maléfiques ont envahi les rues de Londres, menées par le diabolique Adam Frowley. Vous pouvez incarner un homme du nom d’Ignatius, ou une femme qui s’appelle Nadia. Ces deux exorcistes devront mettre fin aux plans de Frowley en combattant dans chaque recoin de la capitale anglaise, même les plus mal famés. Un bon jeu, pas évident qui a malheureusement moins bien vieilli que MediEvil, mais qui propose là encore de jolies musiques faites par Frédéric Motte, ainsi que de jolies idées de gameplay. A refaire pour le souvenir de Kalisto, une ancienne boite française qui n’est hélas plus. Le jeu aura toutefois droit à une suite.

Mais bien évidemment, je vous entends tous crier « Et Resident Evil, alors ? ». Je vous rassure je n’ai pas oublié. Bien qu’Alone in The Dark ait posé les jalons du jeu d’horreur en 3D quatre ans avant lui, Resident Evil reste un incontournable du genre, ainsi que le deuxième épisode. Ce sont les deux qui restent, à mon sens, portés sur l’horreur et le glauque, la série prit après un tournant action malgré un RE 4 de très haute tenue. Mais là encore, il n’est pas évident de se replonger dans ces jeux avec la jouabilité raide de l’époque et ses plans de caméra fixes. Je vous recommande donc de les faire en version Remake, vous ne regretterez pas l’investissement.

Et on ne pouvait pas non plus oublier la saga Silent Hill. Née en 1999 sur PS1, avec un très bon épisode, ce seront surtout le 2 et le 3 qui marqueront les joueurs, de par leur ambiance étouffante, leur histoire, les antagonistes (coucou Pyramid Head) et surtout, cette saga instille la peur par les grésillements d’une radio lorsque des monstres sont proches. Ces deux softs macabres ont marqué à raison, les joueurs et ont supplanté bien des jeux de leur époque. Je ne vous ai pas parlé des musiques d’Akira Yamaoka, qui sont excellentes. Le 2 fait partie des jeux qui m’ont donné envie de m’acheter la PS2. Et je n’ai qu’un regret : qui sait ce que P. T. aurait pu donner, si le projet était allé au bout ?

Et pusiqu’on évoque les belles heures de Konami, restons-y. Refaire un Castlevania est toujours une bonne idée, mais encore plus lors d’Halloween : ambiance gothique, monstres mythiques et on affronte Dracula à la fin. La saga de la famille Belmont et de ses descendant a souvent fait l’objet d’un soin particulier et s’accorde parfaitement avec l’ambiance de la période. N’étant pas un spécialiste de la série, je ne peux vous dire quels sont les épisodes à éviter, je sais juste qu’il y en a quelques uns qui n’atteignent pas les critères de qualité.

Je vais maintenant évoquer un jeu étrange paru sur PS2, du nom de Forbidden Siren. Il faut avoir le cœur bien accroché, car là, c’est vraiment, mais alors vraiment glauque. Après un rite sacrificiel ayant tourné au désastre, une rivière de sang inonde un village lorsqu’une sirène retentit peu avant minuit. Les habitants y vont et ressortent transformés en « Shibitos », autrement dit des morts-vivants. Vous jouez à tour de rôle les différents survivants, dix au total qui tentent de survivre pendant trois jours au désastre. Le titre a donc une narration éclatée. Cependant, tous disposent du don de vision, qui permet de voir à travers les yeux des monstres, donnant un aspect tactique au jeu. Un titre dont la fin m’a traumatisé, mais genre vraiment. Et dire qu’il en existe deux autres épisodes… Mais au fond, il n’y a qu’une sirène qui hurle…

On se détend un peu avec la saga Vampire/Darkstalkers. De très bon jeux de combat en 2D sur PS1 de Capcom, pas vraiment horrifiques, mais qui proposent des créatures folkloriques de l’horreur et de la nuit, telles que des vampires, une momie, un loup-garou ou même une succube. Une ambiance gothique qui sied très bien à l’ambiance d’Halloween, je trouve, aidée par une belle réalisation et une jouabilité exemplaire. Ces jeux méritent largement d’être redécouverts. Si vous parvenez à les trouver, bien entendu…

Je ne peux que vous conseiller Deadly Premonition, qui peut rentrer dans la catégorie. Les aventures de Francis York Morgan à Greenvale s’inspirent grandement de Twin Peaks, l’horreur en plus. Les meurtres sont particulièrement sanglants, l’ambiance poisseuse à plsuieurs moments et les scènes d’action sont tirées tout droit des anciens Resident Evil. Cependant, l’ambiance, les thèmes, l’histoire et le héros sauvent un gameplay qui est pour le coup franchement daté. Mais malgré ses imperfections, Deadly Premonition reste un titre qu’il faut avoir dans sa collection. Et comme l’indique la photo, oui, j’ai deux versions du jeu, et si vous le pouvez, privilégiez la version PS3 : un peu plus jouable et surtout, avec des pans d’histoire supplémentaires. Pour plus d’infos, reportez vous à ma critique.

Vous aimez Alice au Pays des Merveilles et sa suite ? Moi aussi. Mais là, je vous parle d’American Mc Gee’s Alice, et d’Alice : Retour au pays de la folie. Ah, c’est certain, nous sommes très loin de la version Disney de l’histoire de Lewis Carroll. Ici, vous incarnez une Alice Liddell prisonnière de sa propre folie, un conte bien sanglant et horrifique, lugubre, et gothique. Deux jeux à redécouvrir, dont je ne comprends pas certaines critiques assassines. Ils sont loin d’être parfaits, mais peuvent maquer les esprits par leur ambiance. Une bonne variation sur Alice.

Bien évidemment, le RPG a aussi ses représentants horrifiques, et le meilleur exemple qui me vient en premier n’est autre que… Parasite Eve. Un RPG fait par Squaresoft dans lequel vous incarnez Aya Brea, une policière new-yorkaise qui va vivre une semaine littéralement d’enfer. En effet, alors qu’elle assiste à un opéra au Carneggie Hall, tous les spectateurs prennent feu, sauf elle. Que s’est il passé ? Aya se lance sur les traces d’Eve, ou plutôt de Melissa Pearce, la cantatrice responsable du carnage, et en apprendra plus sur les mitochondries, les manipulations génétiques. Le jeu se termine dans une explosion d’horreur, avec une histoire qui marquera les joueurs. Le titre est très bien réalisé : de jolis graphismes, des musiques restituant une ambiance oppressante assurées par Yoko Shimomura et un système de combat qui sera sans doute repris ensuite en partie par Vagrant Story.

Il faut savoir que le soft est à la base un roman de Hideaki Sena, qui a reçu des prix littéraires au Japon. Une traduction en anglais de celui-ci existe.

Parasite Eve en jeu vidéo donnera lieu à deux suites : Parasite Eve 2, qui se rapproche de la saga Resident Evil, et qui sortira chez nous, alors qu’on attend toujours pour le premier, et The Third Birthday sur PSP.

Et dans le même genre, impossible de ne pas mentionner Koudelka et les deux premiers Shadow Hearts. Ces titres sont liés par des éléments du scénario, que je ne dévoilerai pas ici, mais qui offrent certains moments d’horreur (le village cannibale du premier, par exemple), des ambiances gothiques et crépusculaires et surtout un certain rapport à l’histoire des hommes, notamment à la Première Guerre Mondiale. Impossible d’oublier Yuri, Alice, Karin, et les autres, dont la famille Valentine. Si Koudelka est perfectible dans son système de combat, SH réparera cela avec un système génial du nom de « Roue du jugement » qui s’améliorera d’épisode en épisode. Il vous faudra donc être rapide et précis. Dommage toutefois que le troisième Shadow Hearts: From The New World, abandonne l’ambiance purement horreur, même s’il reste, à mon sens, très bon.

Mais là, je ne vous ai parlé que de jeux rétro. Alors je vais vous parler de jeux plus actuels qui sont aussi dans le thème. Les références du genre , actuellement, sont Visage et Outlast, deux jeux qui s’avèrent à la fois terrifiants et très efficaces dans leur genre. Et les sites et magazines les ont plutôt bien notés, donc si vous aimez… Ou pourquoi ne pas tenter Phasmophobia, à plusieurs dont j’ai vu plusieurs streamers y jouer. Et la série des Project Zero (Fatal Frame au Japon) est revenue ces derniers jours avec le cinquième épisode, La prêtresse des eaux noires, qui est désormais sorti sur Steam. La saga, qui est d’abord apparue sur PS2, consiste à photographier des fantômes… Mais il faut là encore avoir le cœur bien accroché.

Je citerai aussi Until Dawn, un thriller où beaucoup de vos actions auront des conséquences, notamment de faire mourir vos personnages. Et dans le genre oppressant, Alien Isolation se pose en maître du genre. Comprendre : vous êtes seul, et traqué par le xénomorphe. Un jeu imparfait mais qui respecte le matériau d’origine, notamment le premier film de 1979, où on ne voit pas la bête de quasiment tout le film.

Évidemment, il existe des jeux d’horreur à proprement parler, comme Agony par exemple. Un tel ratage, je me demande encore cela a pu être possible. Une horreur technique et ludique, qu’elle reste comme une référence du genre, sauf que là, c’est tout sauf flatteur. La presse ne s’y trompera pas et vouera à juste titre le jeu aux gémonies (expression de boomer, je sais)pour qu’il retourne dans les cercles de l’Enfer de Dante. Je n’en connais pas d’autres, mais il doit bien exister d’autres softs comme ça…

Enfin, je vais terminer sur un point accessibilité. Les jeux d’horreur, qu’ils soient actuels ou rétro, ne s’adressent pas forcément à tous, notamment aux hypersensibles. Évitez les si vous ne vous sentez pas bien. Ne vous forcez pas à terminer si jamais vous voyez que ça ne colle pas ou que vous avez trop peur. Prenez votre temps. Peut-être serait il temps de prendre en compte cela lors de l’élaboration d’un jeu. Cela commence toutefois à bouger un peu et c’est une bonne chose. Cependant, pas mal de jeux dont j’ai parlé dans cet article devraient convenir à tout le monde.

Voilà, en espérant que ce petit tour non exhaustif vous aura plu.

Weekly Retro #34 : Retour sur MediEvil

Bonjour, et bienvenue dans un nouveau Weekly Retro. Ce dimanche, avec le retour de l’heure d’hiver et la venue de la période d’Halloween, je vous propose un retour sur MediEvil, un jeu sorti sur la première PlayStation.

Une légende pas vraie

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Le titre est sorti en 1998 et fut développé par SCE Cambridge Studio. Nous sommes dans le pays de Gallowmere, où un sorcier du nom de Zarok tenta de s’emparer du pouvoir. Mais le roi lui envoya son armée et un soldat se distingua : Daniel Fortesque, dont on dit qu’il aurait vaincu le sorcier, dans un ultime effort avant de mourir à son tour. Pendant un siècle, Gallowmere vit en paix et la légende de Fortesque fit son effet. Mais voilà… En réalité, Zarok ne fut qu’écarté et Daniel tomba dès la première charge. La légende est donc erronée. Zarok revient, et compte bien cette fois soumettre Gallowmere à sa volonté avec un puissant sortilège. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que cela réveillerait aussi Dan, quelque peu diminué mais toujours vaillant et qui compte bien retrouver sa place légitime dans la légende. 

Bienvenue à Gallowmere

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Le jeu est composé de 21 niveaux, disposés sur une carte qui ne se révèle qu’au fur et à mesure de la progression de Daniel. Parfois, le jeu offrira plusieurs chemins différents, mais il faudra tous les faire pour pouvoir arriver à la fin. Les premiers se passent bien entendu dans le cimetière, car Zarok ne tient pas à ce que Fortesque puisse quitter les lieux… Ensuite, les univers sont  plus variés. Irez-vous d’abord dans la vallée de potirons ou sur la terre enchantée ? Mais le tour de force, c’est d’avoir réussi à faire des niveaux qui ne se ressemblent jamais.  Chacun d’eux  dispose de ses propres énigmes, tout en offrant une progression non-linéaire. En effet, pour progresser, vous devrez récolter des objets qui se trouvent autre-part et vous devrez retourner plus tard dans un lieu déjà visité. Le level-design est une merveille qui mit une claque à pas mal de jeux du même genre.  Chaque niveau, sauf la crypte, possède un calice, qui se remplira petit à petit lorsque Dan se débarrasse des ennemis. Une fois la jauge du récipient sacré arrivée à 100%, il faudra aller le chercher et terminer ensuite le niveau en cours. Cela permet à notre squelette d’accéder au Hall des Héros, un lieu où reposent les grands héros de Gallowmere. Dan aimerait bien y figurer aussi… En attendant, il doit saluer les statues de ses anciens camarades, qui l’aideront en lui donnant des armes, de l’argent ou des fioles de vie.

Car Dan pourra user diverses armes de corps à corps et de jet, voire des magies dans la deuxième moitié du jeu.  Cela va de l’épée qu’il pourra enchanter, au…pilon de poulet. Il pourra aussi se protéger avec un bouclier, qui pourra lui aussi évoluer.. Les vies sont symbolisées par des fioles. Notre héros dispose d’un capital de 300 points de vie. Une fois arrivés à zéro, une des fioles sera utilisée immédiatement, sans interrompre l’action. On peut les recharger via des fioles d’énergies ou des fontaines de jouvence, qui prennent la forme de jeysers verts, mais qui ne sont pas inépuisables. La santé des boss s’affiche aussi en bas de l’écran lorsque vous en rencontrez un.

Humour et citrouilles

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Mais surtout, MediEvil vaut par son ambiance. Sombre, remplie de créatures tels les zombies, les sorcières, les dragons ou encore les gargouilles, Gallowmere est un monde dans lequel la magie règne en maître. La spécialité du pays est la cuisine à base de potirons, donc on y trouve aussi des citrouilles. Mais cela est également dû à la musique du jeu, tout simplement magistrale. Elle rappelle, sous beaucoup d’aspects, celle de Dany Elfman. Et on sent que L »étrange Noel de Monsieur Jack a servi d’inspiration aux programmeurs. Mais doit-on vraiment s’en plaindre ? D’autant que l’histoire est également bourrée d’humour, aussi bien dans les textes que dans les situations.  Le jeu a été intégralement traduit et doublé en français dans ses textes, donnant au titre un aspect cartoon très plaisant. On retiendra les gargouilles moqueuses… J’ai oublié de préciser que les graphismes sont également dans la même veine, et le jeu est plutôt joli pour la console.

Toutefois, j’ai beau adorer le jeu je reconnais qu’il n’est pas parfait, notamment dans sa jouabilité. Globalement, c’est bon, sauf lors des passages impliquant des sauts sur des étendues d’eau. En effet, un plongeon dans le grand bain coûtera instantanément une fiole de vie, et donc , j’aurais aimé que les sauts soient plus précis pour éviter des  morts inutiles. Ceux qui ont fait la Zone des Anciens Défunts et le niveau du lac en savent quelque chose. 

Malgré ce défaut, MediEvil reste, pour moi, le meilleur représentant d’Halloween en jeux vidéo. Et vous, quel est le vôtre ?

La semaine prochaine, Ness reprendra ses aventures dans EarthBound. Son objectif : sauver Paula d’une mystérieuse secte.

 

Weekly Rétro #2 : It was Halloween

Bonjour à tous, on se retrouve pour le deuxième bilan rétrogaming. A quoi ai-je joué cette semaine ? Voici le Weekly Rétro, nouveau nom de « la retrospective gaming de la semaine », plus simple à retenir.

O.D.T.

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Voilà un titre un peu oublié de la première PlayStation. O.D.T. a été développé par la branche française de Psygnosis. Je n’ai jamais su ce que voulaient vraiment dire les trois lettres, je sais juste que les Américains ont sous-titré le jeu Escape…Or Die Trying leur donnant ainsi une signification.

 Datant de 1998, le jeu se voulait un clone de Tomb Raider, mais il faut avouer que le titre se situe un peu en dessous dans les faits. J’ai voulu le redécouvrir parce que ça faisait longtemps qu’il dormait dans ma logithèque.

Lorsque le jeu commence, vous êtes à bord du Nautivol, un zeppelin qui transporte la Perle Verte, un artefact sacré, pour guérir une épidémie . Malheureusement, une tempête conduit le dirigeable au crash sur une étrange montagne… Vous êtes chargé par le capitaine du vaisseau de retrouver des bonbonnes de gaz pour repartir.Le joueur découvre vite que la montagne est habitée par des créatures pas gentilles et recèle bien des mystères.

Au début du jeu, vous avez le choix entre quatre personnages différents. Le premier, le caporal Ike Hawkins, le vice-capitaine du vaisseau, est le plus équilibré. Julia Chase, seule femme et cartographe du groupe, est assez équilibrée et en points de vie, mais dispose d’une faible constitution. Elle estégalement une excellente magicienne.L’ingénieur en chef Max Havokk dispose d’une solide constitution et manie bien les armes, mais la magie est son point faible. C’est le contraire pour Solaar, qui est archevêque de son état et le plus doué en magie, au détriment de sa constitution. Pour débuter, mieux vaut prendre Ike ou Julia. Deux autres personnages sont déblocables.

Le jeu se découpe en 8 grands niveaux divisés en sous-sections, avec souvent un boss à battre à la fin. Il  disposait d’une bonne et d’une mauvaise fin. A ce titre, je ne saurais que trop vous recommander de ne pas jouer en facile, la bonne fin étant impossible à obtenir dans ce mode. Pourtant, O.D.T. est très relevé au niveau de la difficulté. Y rejouer en 2016 relève du supplice,sans doute plus encore qu’à Tomb Raider, tant les contrôles demandent un temps d’adaptation. Pas étonnant que les magazines l’ayant testé à l’époque de sa sortie recommandaient de faire des parties d’entraînement et de bien réfléchir avant de faire une sauvegarde.

Cependant, si le jeu avait ses défauts, comme des bugs dus aux caméras, il bénéficiait également de qualités, comme une partie RPG pas déplaisante. Vous pouviez choisir d’améliorer quatre attributs des personnages lorsque vous progressiez en niveau : le maniement des armes, l’esprit, la constitution, ou la magie. Pratique pour compenser les points faibles de certains personnages, même s’il ne fallait pas attendre un système digne des ténors du genre. Mais au moins, on ne pouvait pas le reprocher de trop ressembler à son modèle. De plus, il n’était pas déplaisant graphiquement, oscillant entre un univers steampunk et ruines antiques. Il se dit également qu’une version Nintendo 64 était terminée, mais n’a jamais été commercialisée. Peut-être est elle trouvable au moyen de l’émulation ? 

De fait, le jeu n’a pas marqué les esprits, et ses défauts sautent encore plus aux yeux de nos jours. Mais il reste une curiosité à redécouvrir.

Super Mario Land 2

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Tiens, j’ai remis le jeu dans ma GBA… Mes souvenirs avec SML2 remontent à mes 11 ans, lorsque jeune collégien que j’étais, j’ai reçu le jeu pour mon anniversaire il venait d’ailleurs tout juste de sortir. Et pourtant je savais que quelques jours plus tard, j’allais recevoir la Megadrive pour Noël, les deux fêtes étant très proches pour moi.

Lorsque Mario était allé délivrer la Princesse Daisy des griffes de Tatanga dans le premier Mario Land, Wario, son jumeau maléfique, s’est emparé de son château et de son pays, Mario Land ( pas mégalo du tout, le plombier). Pire, il a ensorcelé les habitants et réparti les six pièces d’Or pour l’accès au palais dans autant de mondes que Mario devra parcourir.

Cette fois le jeu offre 32 niveaux, une pile de sauvegarde entre trois fichiers possibles, et est un bond technique énorme par rapport à son aîné,mais possède le même défaut que lui : il est trop facile. Pire, la nouvelle utilisation des pièces fait qu’il est très facile d’arriver au dernier boss avec 99 vies. La transformation exclusive de Mario, en plus du champignon et de la fleur de feu est le Mario Lapin, obtenu au moyen d’une carotte, qui permet de planer un peu. Parfois, c’est très utile.

Pourquoi y ai-je rejoué ? Parce que c’était Halloween et j’avais envie de refaire la Pumpkin Zone. En réalité, c’est un cimetière contenu dans une citrouille et gardé par une sorcière. Ce monde est le seul avec celle de l’Arbre où nous pouvons voir le boss sur la carte tant qu’il n’est pas vaincu. C’est d’ailleurs le seul à avoir deux niveaux cachés.

MediEvil

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Évidemment ! Quel jeu rétro correspond le mieux à Halloween ? MediEvil est un MUST de la PlayStation, beau, ingénieux, les aventures de Sir Fortesque sont absolument à faire. Dans le jeu, il y a tout ce qu’il faut pour une ambiance Halloween : citrouilles, gargouilles, sorcières, fées, et même des épouvantails ! Vous incarnez Daniel Fortesque, un soldat qui aurait selon la légende, vaincu Zarok le sorcier lorsque celui-ci a tenté d’envahir le Royaume de Gallowmere. Sauf que c’était faux. Fortesque est tombé dès la première charge, et Zarok n’a été simplement qu’écarté.  Il revient au début du jeu et a bien l’intention de soumettre Gallowmere à sa volonté. Le problème, c’est que son sort d’enchantement réveille également son vieil adversaire supposé. Ainsi, ce brave Daniel devra prouver qu’il est bien digne de ladite légende qu’on lui prête.

MediEvil est également doté d’une ambiance sonore unique, avec des musiques parfaitement dans l’ambiance des lieux traversés,une VF excellente et des bruitages souvent lugubres : portes qui grincent, cri des zombies, des loups, bruit des sources de mana qui rechargent l’énergie… le monde du jeu est vivant. Si vous voulez plus de détails, il y a une critique sur ce blog.

Voilà pour ce Weekly Rétro de la semaine. Je vous dis à dimanche prochain pour un nouveau résumé de mes aventures au pays du rétrogaming.

This is Halloween…

Comme tous les ans Halloween revient. Avant qu’elle ne soit reprise par les américains, apportée par des émigrés irlandais, cette fête était avant tout païenne et était la fête des Morts, la veille de la Toussaint. De nos jours, la période d’Halloween correspond généralement à l’heure d’hiver et aux jours qui raccourcissent. C’est un fait, elle n’a pas pris autant que dans les pays anglo-saxons en France.

Mais cela n’empêche pas que cette période m’inspire pour rejouer à des jeux vidéo ou revoir des films.

Voici trois symboles d’Halloween dans les jeux vidéo :

Le jeu : MediEvil (Playstation, 1998)

SCES_014.92_20122013_090805_0274S’il y a un jeu emblématique, c’est bien le premier MediEvil. On y trouve tout : citrouilles, sorcières, dragons, zombies, gargouilles, épouvantails, et le héros du jeu Sir Dan Fortesque, est un squelette auquel il manque un œil. Ce dernier doit partir à la poursuite de Zarok, un sorcier maléfique, qui est revenu d’entre les morts un siècle plus tard. Dan doit donc prouver qu’il est bien digne de la légende qu’on lui a attribuée. Le jeu est très bien réalisé malgré une jouabilité manquant parfois de souplesse, et je vous renvoie à la critique pour plus de détails. Il faut également noter des dialogues bien doublés en VF, permettant ainsi de se retrouver dans un véritable dessin animé. La même équipe sera recrutée par Konami pour doubler Metal Gear Solid en français. Je crois qu’ils n’auraient pas dû. Mais c’est une autre histoire.

L’endroit : Pumpkin Zone , Super Mario Land 2 ( Game Boy, 1992)Pumpkin Zone

Il faut bien avouer que le monde de la citrouille est l’endroit le plus étrange de tout le jeu. Il tranche niveau ambiance avec les autres mondes disponibles, et dispose de deux niveaux cachés au lieu d’un seul. Les ennemis sont tous assez horrifiques, on y trouve même des vampires. De plus, une sorcière fait office de boss, qui disparaît de la carte une fois vaincue. Un violent contraste avec l’ambiance plutôt naïve du jeu…

Le boss : La citrouille géante, Wiz n ‘Liz (Megadrive, 1993)

pumpkinWiz’n’Liz est un jeu très sympathique sur Megadrive et Amiga, dans lequel deux magiciens ( un homme et une femme) doivent retrouver leurs lapins perdus. Bien entendu le temps était limité et plus on progressait dans le jeu, plus les niveaux étaient longs. Il faut déjà sacrément progresser pour arriver à la citrouille, qui fait office de boss. Et comme tous les boss du jeu, elle prend la moitié de l’écran et est superbement animée. Un jeu à redécouvrir, d’autant qu’il est jouable à deux.

Maintenant, question films, il est vrai que Halloween a donné son titre à pas mal de longs-métrages, dont le célèbre film affiche Halloweend’horreur fait par John Carpenter et je ne suis pas ici pour tous les répertorier, mais pourquoi ne pas revoir quelques uns d’entre eux ? Je suis sur que les amateurs de nanars piocheront avec joie dans les films qui portent ce nom. Notez bien que tout n’est pas mauvais, les amateurs d’horreur pourront, outre regarder Halloween (le premier) aussi porter leur choix sur Shining. et continuer de nourrir des débats enflammés pour savoir lequel des deux est le meilleur film du genre jamais créé. Je ne me prononcerai pas sur la question. Mais le choix est large dans cette catégorie.

Mais en cette période, si vous n’êtes pas fans du genre, sachez qu’il y a de très bonnes comédies en rapport avec le thème. Mieux encore les exemple que je vais citer ont tous eu droit à un jeu vidéo derrière.

affiche beetlejuicePuisque c’est la période sorcières et fantômes, je ne peux que vous recommander de voir de nouveau Beetlejuice de Tim Burton, avec un Michael Keaton extraordinaire. Et si vous trouvez le scénario trop sombre, sachez que le script de départ l’était encore plus à la base, et le métrage n’aurait pas du être qu’une simple comédie macabre, mais un film d’horreur. Un jeu est sorti sur NES.

Pour toute la famille, Casper, film sorti en 1995 peut très bien convenir. Les adultes trouveront le scénario bien naïf,mais les enfants, surtout très jeunes, vont adorer. Le jeu vidéo tiré du film est sorti en même temps, notamment sur Saturn, PlayStation, 3DO (si si), les consoles dernier cri de l’époque.

Pour toute la famille également, je ne peux que vous recommander l’Étrange Noël de Monsieur Jack, réalisé par Henry affiche étrange noel de monsieur jackSelick, avec un scénario écrit par Tim Burton, encore lui. Mais trop occupé par Batman : Le Défi, il n’a pu s’occuper de la réalisation de son projet qu’il portait depuis les années 80. Tout y est, l’ambiance décors… Assez court, mais il est sans doute le métrage d’animation le plus symbolique pour moi. Et si aucun jeu vidéo n’a été fait suite à ce film, on retrouve le monde et Jack Skellington dans la série Kingdom Hearts.

affiche famille addamsEt bien entendu, je ne peux pas ne pas vous conseiller The Addams Family, une excellente comédie de Barry Sonnenfeld. Vous saurez tout sur la famille la plus étrange de la culture américaine. Elle est également mise en vedette dans les jeux vidéo, notamment celui de même nom,où Gomez doit délivrer sa famille, sur Megadrive et Super Nintendo qui est inspiré du film. On ne peut pas non plus oublier Fester’s Quest sur NES, premier jeu de la licence correct mais souffrant de défauts assez gênants.

Les possesseurs de Super Nintendo se souviennent sans doute assez douloureusement de Pugsley’s Scavenger Hunt, Addams Family - Pugsley's Scavenger Hunt_00001inspiré cette fois de la série animée, qui fait sans doute partie des jeux les plus difficiles, ou du moins des plus frustrants de la console. Pièges vicieux, level design parfois chaotique et fausses bonnes idées (arrivez donc à y voir clairement dans le niveau de la boule de cristal tant la surface est réduite!) et absence de continues y sont pour quelque chose. Dommage.

Addams Family Values (E) [T+Spa100_Darkn]_00000Puis en 1993 sort Les Valeurs de la Famille Addams au cinéma. S’il n’est pas aussi réussi que le premier film, il reste tout de même une bonne comédie. Un jeu est sorti quelques temps plus tard,portant le même nom. Cette fois, c’est sous la forme d’un Zelda -like que Fester ( ou plutôt Fétide en français) doit retrouver Puberté, le petit dernier de la famille. Bien réalisé, il est dommage qu’il souffre d’un système de santé assez mal pensé (la portée du rayon diminue si vous êtes touché), et d’un système de sauvegarde par mots de passe carrément chiant tant il y a de lettres à entrer.

Voilà, bien entendu, ce ne sont que quelques suggestions de ce que m’inspire cette période en tant qu’amateur de jeux vidéo et de cinéma. Le tout en mangeant des bonbons, ceux que les gosses n’auront pas voulu. Et les vôtres, quelles sont elles ?

[Critique jeu rétro] MediEvil

La PSX a vu beaucoup de séries de jeux démarrer chez elle. MediEvil, développé par SCE Cambridge, sorti un peu de nulle part en fait partie et  a tout de même connu un certain succès, se situant dans les meilleures ventes de la console à sa parution. Revue de détail du pourquoi du comment.

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Une légende erronée

MediEvil se déroule au Moyen-âge, dans la contrée de Gallowmere. En 1286, Un puissant sorcier du nom de Zarok, avide de pouvoir, voulut renverser le roi. Celui-ci lui envoya son armée. Mais ses plans furent contrecarrés par un courageux chevalier, Daniel Fortesque, qui tua le magicien. Fortesque, tombé lui aussi au combat, fut porté en héros. Les troubadours chantèrent des chansons à sa gloire, pour que son nom ne soit jamais oublié. Il fut enterré avec les honneurs en ayant un tombeau pour lui tout seul, un peu isolé du cimetière. C’est ainsi qu’est née la légende de Daniel. Mais vous le savez, une légende, ça contient peu de vérité. Car la réalité fut tout autre… Fortesque fut le premier à tomber. Pire encore Zarok ne fut pas tué, simplement repoussé. Résultat, il revient dans Gallowmere 100 ans plus tard, en jetant un maléfice sur toute la contrée, en hypnotisant tous les êtres vivants et réveillant les morts. Il n’avait pas prévu, cependant, que son maléfice réveillerait Daniel, ce qui va lui donner une bonne raison de se racheter et de prouver qu’il est digne de la légende.

 

Daniel Fortesque , le héros du jeu. Vous prenez ?

Daniel Fortesque , le héros du jeu. Vous prenez ?

Un squelette, c’est super chouette !

Vous incarnez donc Fortesque, qui a beaucoup perdu depuis la dernière bataille : en effet, vous le dirigerez mais il est devenu un squelette, auquel il manque, en plus, un oeil. Bref, il est un peu rouillé notre prétendu héros… Mais ne soyons pas trop durs, Dan n’a apparemment pas perdu la main dans le maniement de l’épée et du bouclier. C’est après avoir récupéré ses armes de base qu’il va se mettre à parcourir le pays pour régler une fois pour toutes son compte à Zarok. Il est, de plus pas en sucre : Dan dispose de 300 points de vie, de quoi prendre quelques coups. Les vies sont représentées par des fioles de potions, qui rempliront automatiquement la jauge une fois la barre de santé vide. Il est possible d’en avoir jusqu’à 9 et de les remplir de nouveau à condition de passer dans des sources de jouvence, mais elles peuvent s’épuiser si vous en abusez, en général elles remplissent 2 fioles. Gallowmere est un pays constitué de 21 niveaux, qui représentent une région de la carte.

 

Vous avez libéré le serpent des champs. il vous aidera pour une durée limitée.

Vous avez libéré le serpent des champs. il vous aidera pour une durée limitée.

Vous commencez bien entendu dans le cimetière et ses environs, cependant, vous pourrez à certains moments choisir le chemin que vous voudrez prendre : aller au village, passer par la terre enchantée ou vers la vallée des potirons ? De toute façon, vous devrez faire tous les niveaux,car certains sont infranchissables sans certains objets, et ils sont parfois gardés par des boss, qu’on rencontre même en milieu de niveau.De plus, le jeu vous offre un deuxième challenge qui est impératif si vous désirez voir la vraie fin du jeu et avoir toutes les armes : récupérer tous les calices des âmes. En général il y en a un dans chaque niveau, parfois deux, et vous devrez pour cela le remplir des âmes des ennemis que vous tuez. Une fois que le total atteint 100%, le calice se matérialise. Terminez le niveau et vous irez au hall des héros, où vous devrez parler aux diverses statues représentant vos anciens compagnons d’armes qui vous donneront un coup de main pour vous aider, en vous cédant leur arme, une fiole de vie supplémentaire ou des sous. Il est bien entendu possible de revenir dans un niveau déjà passé, et vous voyez tout de suite si vous avez eu le calice ou non sur la carte : il y a une encoche verte à côté du symbole. Côté armes, certaines s’usent et d’autre nécessitent des munitions pour pouvoir être utilisées. Dan peut aussi utiliser des boucliers avec le bouton Triangle pour se protéger.

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Une partie de la carte de Gallowmere. Bienvenue dans un monde où magie et sorcellerie cohabitent.

Fortesque ne sera pas seul dans l’aventure : il pourra compter sur les gargouilles pour l’aider : certaines donnent des conseils, souvent teintés d’ironie, et les dialogues ne manquent jamais d’humour, d’autres vous fileront munitions,armes et réparations, moyennant finances, bien entendu, ces créatures n’étant pas des philanthropes… Certains alliés de circonstance pourront vous aider, comme le serpent, ou des PNJ vous demanderont d’accomplir des missions pour eux vous permettant ainsi de finir le niveau… MediEvil se déroule dans un monde vivant.

 

A mon avis, la Terre Enchantée a été baptisée ainsi par dérision...

A mon avis, la Terre Enchantée a été baptisée ainsi par dérision…

 

 

Gallowmere Express

Les graphismes sont justes magnifiques pour la console. C’est joli, coloré, bien que se passant dans un univers sombre évoquant le bas-moyen âge et Halloween. Les joueurs aguerris reconnaîtront vite une ambiance qui leur rappellera sans conteste Ghouls’n’Ghosts, mais aussi certains longs métrages de Tim Burton.. Les graphismes sont remplis de couleurs et les cinématiques sont vraiment de toute beauté. La PSX est à son meilleur avec effets de zoom, de transparence et autres effets spéciaux… Tout est fait pour assurer un monde magique où la sorcellerie et le burlesque se côtoient. MediEvil est sans conteste un des plus beaux jeux de son support. c’est sur,  aujourd’hui ça a un peu vieilli et la représentation 3D a fait bien du chemin, mais il faut se rappeler que c’est  un jeu qui date de 15 ans…

 

Dans le village, vous devrez reconstituer un crucifix pour mettre la main sur un objet encore plus important.  la réflexion sera de mise.

Dans le village, vous devrez reconstituer un crucifix pour mettre la main sur un objet encore plus important. la réflexion sera de mise.

 

Le tout est renforcé par des animations absolument délirantes : c’est fluide, ça tourne bien,les boss son magnifiquement animés, le jeu ne ralentit jamais et Dan vous fera mourir de rire plusieurs fois par ses attitudes. Dans le genre détails qui tuent, on voit les lèvres des gargouilles et de certains PNJ bouger, c’est dire. Ajoutez à ça des temps de chargement très courts, pour une aventure qui ne soit pas hachée.

 

les deux loups gardiens  du cimetière n'ont vraiment pas l'intention de vous laisser sortir. Coriaces.

les deux loups gardiens du cimetière n’ont vraiment pas l’intention de vous laisser sortir. Coriaces.

 

Que dire des musiques de MediEvil, si ce n’est qu’elles sont magnifiques, regorgent de détails comme des bruits et leurs orchestrations sont justes magistrales. Les bruitages évoquent bien l’ambiance à la fois lugubre et comique tant ils sont variés : Les portes grincent, les zombies crient, les loups hurlent… De plus, le jeu dispose de voix et il a été entièrement doublé en français, et les textes sont drôles. Une réussite totale aussi sur ce plan là.

 

Les dialogues et messages sont souvent très drôles, donnant au jeu un certain humour. C'est également très bien doublé.

Les dialogues et messages sont souvent très drôles, donnant au jeu un certain humour. C’est également très bien doublé.

 

La maniabilité est bonne, Dan Fortesque répond bien aux commandes, mais il faudra parfois se méfier des collisions. Pour les sauts, en revanche, notre squelette est loi d’être souple. Ce petit problème peut se transformer en grosse galère dans certains niveau, comme le lac. Dommage, car on y était presque le système de visée de certaines armes est ingénieux, tout comme le système d’usure et les munitions.

 

Attention, si vous tombez dans l’eau, c'est une vie que vous perdrez. Dan ne sait pas nager.

Attention, si vous tombez dans l’eau, c’est une vie que vous perdrez. Dan ne sait pas nager.

 

Pour la durée de vie comptez bien 10 à 15 heures de jeu : les niveaux sont longs, bien faits, les boss ne se laissent pas battre facilement et vous allez en baver si vous voulez récupérer tous les calices des niveaux. Pour un jeu d’action c’est énorme.

 

Les gargouilles vertes ne manqueront jamais de vous conter l'histoire de Gallowmere...Ou de vous remettre à votre place.

Les gargouilles vertes ne manqueront jamais de vous conter l’histoire de Gallowmere…Ou de vous remettre à votre place.

 

Verdict :

MediEvil s’impose comme un des meilleurs jeux de la PSX : son ambiance, son héros, sa réalisation globale en font un indispensable, tout comme la qualité de level-design. Réussi à presque tous les niveaux, on aurait aimé une maniabilité un poil plus souple parfois, mais ce n’est rien par rapport à ce que le jeu a à offrir. Il serait dommage d’oublier l’étrange aventure de Sir Dan Fortesque… Il est disponible maintenant sur le PSN pour moins de 10 €. Il n’est jamais trop tard pour se rattraper…

Julius

MediEvil

Console : PlayStation

Éditeur : Sony

Développeur : SCE Cambridge

Genre : action

1 joueur

Année de sortie : 1998