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Weekly Retro #28 : Revue de presse estivale

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-huitième Weekly Retro, qui a fait une petite pause pendant un moment pour diverses raisons. Alors on va reprendre doucement avec une revue de presse estivale. Figurez-vous qu’en ce début de mois d’août, nous sommes gâtés car trois revues sur le rétrogaming sont sorties : le hors-série JV Le Mag,  Retro Gamer Collection 10 et Video Gamer Retro. Et l’ombre écrasante d’une console plane sur le trio de papier : celle de la Nintendo 64 qui a fêté ses 20 ans et dont l’impact dans le monde du jeu fut énorme.

1-Il parait qu’on en reviendrait pas…

Ultra64

Premier de la liste, le hors série JV consacré à la Nintendo 64. Un bel hommage à la 64 bits de Nintendo, qui a fêté ses 20 ans, qui n’oublie rien, de la genèse de la console, de son premier nom, Ultra 64 (cf logo), et de ses déboires ainsi que de ses choix de support (cartouche alors que Sony et Sega avaient déjà fait le choix du CD-ROM, permettant un stockage plus important et des coûts moins élevés),  de la publicité agressive de Nintendo dans  la presse française pour tenter de contrer l’avènement des 32 bits,  mais aussi et surtout de ses réussites, et elles sont nombreuses : Super Mario 64 fait la révolution de la série et du jeu en 3D en général, les perles de Rare  ( Conker’s Bad Fur Day, GoldenEye 007…), deux Zelda mythiques, et j’en oublie plein… A l’instar de la Dreamcast, venue un poil plus tard, la N64 a eu un cycle de vie assez court, mais qui aura marqué ceux qui y ont joué.

Au niveau de la structure, c’est un calque identique à tous les hors-série de la revue, c’est à dire en premier lieu l’état du monde vidéoludique au moment de sa sortie, les accessoires, des interviews, les personnes qui ont compté, puis une revue de certains jeux importants, et un résumé des hits absolus, des jeux qui sont à ne pas oublier et des daubes dont on se serait passé. Le tout se termine avec les souvenirs des rédacteurs avec la console. 

2-L’encyclopédie trimestrielle

Retro Gamer Collection ne sort que tous les trois mois, mais quel contenu pour ce dixième volume, cela vaut son prix assez élevé (12,90 €).  Là aussi, nous retrouvons un hommage à la Nintendo 64, anniversaire oblige, et le magazine trouve 64 raisons de le fêter. Nintendo est d’ailleurs assez présent dans le magazine, avec une interview du créateur de Mario’s Picross,une interview de Satoru Okada, qui assistait Gunpei Yokoi, grand créateur chez Nintendo. Mais également un retour sur Metroid et ce comment la série a influencé le jeu vidéo en 2D et 3D, et un retour sur la manette super Nintendo. Sega n’est pas en reste avec un dossier sur Sega Rally,  les trésors oubliés de la Saturn, et le  » pur moment » consacré à Panzer Dragoon.  Le jeu tiré d’un film est cette fois-ci Top Gun mais ce n’est là que quelques uns du contenu présent, avec notamment  un dossier sur Diablo, Chase H.Q. et  bien d’autres choses encore. Les rétro-tests ( auparavant appelés « classiques de demain ») sont toujours présents, mais dommage que NieR Automata se fasse un peu descendre. Sans être totalement négatif, heureusement, le rédacteur insiste trop sur les défauts, pourtant,  on le sait, les qualités du soft outrepassent ses stigmates bien visibles.

Une fois de plus, je ferai le reproche que j’ai fait dans la présentation générale du titre : on ne sait pas qui rédige les articles. Dommage, j’aime bien connaitre les gens de l’ombre…

3- Hors-série Rétro et gros troll

Vidéo Gamer est un magazine qui parait depuis un moment déjà. Je ne l’ai jamais acheté, mais il peut plaire  grâce à une rédaction des articles assez concise, et ne vous inquiétez pas, ce n’est pas Jeux Vidéo Pratique, heureusement. C’est le hors-série rétro qui m’a attiré. Celui-ci est essentiellement consacré à la Super Nintendo Classic Mini qui sortira le 29 Septembre. Et la revue fait dans le détail, en testant tous les jeux  ( à l’exception de Star Fox 2), qui seront présent dans cette petite console. C’est globalement bien écrit, et il est vrai que certains ont hélas mal vieilli. Cependant, j’aurais aimé que la rubrique « Grands absents » ne trolle pas comme un vieux porc les défenseurs de la version Megadrive d’Aladdin ! Rester objectif, ç’aurait était bien, pour ce titre… A bon entendeur…  A part cela, on y trouve également un hommage à la Nintendo 64, bien entendu, mais aussi deux autres consacré à deux consoles qui ont également un compte rond dans leurs anniversaires : la Master System ( 30 ans) et la PlayStation 3 (10 ans en Europe). C’est bien d’y avoir pensé. Le dossier sur les façon de faire du rétrogaming est également très intéressant. 

N64-Console-Set (2)

Voilà, c’est tout pour cette fois, et je vous dis à bientôt pour un nouvel article.

Guns of the Wise Men épisode #5

Le grand jeu, c’est aussi sur PSVita

Un petit billet pour féliciter  le magazine JV Le mag. J’ai déjà parlé  du magazine en lui même et il est très bon dans son contenu, ne cherchant pas à faire racoleur comme certains  ( au hasard: Vidéo Gamer) et proposant des dossiers et articles de fond. En achetant le numéro 5, quelle ne fut pas ma surprise de voir un article dans lequel Bruno Pennes, le rédacteur en chef,  réhabilite la PSVita  à sa juste valeur. Oui c’est une bonne console, un monstre de technologie, et surtout, IL Y A DES JEUX. Pour une fois qu’un magazine prend clairement position pour elle, qui souffre d’un manque évident de communication de la part de Sony, je ne peux qu’applaudir.  Ce qui bien entendu n’enlève rien aux  qualités de la 3DS de Nintendo. On notera aussi une critique à contre-courant de la tendance  sur Lightning Returns: Final fantasy XIII, la deuxième négative que je vois après celle faite sur Nolife. C’est marrant, le concurrent déjà cité ici lui accorde un 19… Bref, outre ce que j’ai déjà décrit, vous trouverez un numéro riche quoi qu’il advienne ( MGS, article sur les premiers Elders Scrolls et les débuts de Bethesda…).

[Edition] Vers un renouveau de la presse jeux vidéo ?

Il est loin, le temps où je feuilletais les Consoles+, Joypad et Player One et autres avec le plaisir non dissimulé de découvrir les différents avis et les photos des jeux à venir que ces veinards de joueurs japonais avaient déjà chez eux… Lorsque Future racheta un à un tous les titres qui avaient fait ma jeunesse en 2003 ( sauf Player One, disparu avant) je me suis dit que ça sentait le roussi question indépendance rédactionnelle. L’histoire et les faits me donneront raison. Depuis, j’ai vu pas mal de magazines trop éphémères tenter l’expérience pour contrer l’hégémonie de Future. Mais que ce soit Gaming, fait par des anciens de Joypad qui craignaient d’écrire des publicités déguisées s’ils restaient après le rachat de ce dernier, GameFan/ Retro Game Fan, Background (fait par Georges « Jay » Grouard, ex de Gameplay RPG qu’il a quitté suite à un désaccord avec les patrons de FJM, la société éditrice), tous n’ont pas survécu à quelques numéros. Trop ambitieux, trop idéalistes ? Je n’aurai jamais la réponse. Pourtant, ils étaient bien écrits et proposaient également des dossiers de fond. Le public était il prêt ? Pas si sur… Avec la liquidation de MER7 (ex-Future, ex Yellow Media) fin 2012, ce fut la quasi totalité de la presse grand public qui disparaissait. on aurait pu craindre que les ruines ne restent ainsi à jamais et ce n’est pas l’arrêt d’IG Magazine en septembre 2013 qui me fera mentir .

Cependant, on a pu constater que certains sont passés à travers la tempête. Jeux Vidéo Magazine est vite revenu, et début 2013 on a vu la naissance de Video Gamer. Je reviendrai sur ce dernier en fin d’article.

Seulement, nous ne sommes plus en 1993/94. Internet s’est installé dans les foyers et on trouve l’information plus vite, quasi-instantanément. Les sites de jeux vidéo se sont multiplié. Donc la problématique qui se pose est la suivante : Peut-on aujourd’hui faire un magazine de jeux vidéo sur papier comme avant ? La réponse est non. Or, fin 2013, deux nouveaux magazines sont apparus sur le marché : JV Le mag et Games. Le premier a une parution mensuelle, et le second sera bimestriel. On aurait pu craindre un revival des magazines qui ne sont en réalité des publicités déguisées -ce qu’étaient devenus les titres de Yellow Media- dont on ne note aucun jeu en dessous de 14/20 pour ne pas se fâcher avec les éditeurs ( qui c’est qui paie la pub « officielle », hein ?) et en fait… Il n’en est rien. Les deux magazines publient des critiques. Mais elles sont argumentées, suffisamment pour qu’on comprenne ce qu’ils pensent des jeux et n’ont chez JV qu’une appréciation globale donnée par Jean-Vidéo. Il n’y a de note chiffrée, ni de « Achetez-le ! » en toutes lettres prenant le lecteur potentiel pour un imbécile. Pour les gros jeux, on appréciera aussi chez ce dernier les avis des autres membres, parfois différents ( mais pas étonnant que Beyond Two Souls ait récolté des avis défavorables). Cependant, je concède que les jeux vraiment en dessous de tout, les daubes parmi les daubes se font aussi plus rares ( Ze Killer de Consoles+ je pense à toi, même si je suis sur que Double Dragon Wander of Dragons, Ride to Hell Retribution et TWD : Survival Instinct t’auraient fait plaisir). Ils semblent avoir compris que pour donner une plus-value à leur magazine, déjà proposé à un prix modique, un bon point, il fallait y mettre des dossiers, très bien rédigés, des points de vue et également des interviews. De plus la rédaction se veut accessible notamment sur les réseaux sociaux.

Games semble aussi prendre le média jeu vidéo en allant autour du loisir , avec des interviews de créateurs de jeux. On peut y croiser des plumes officiant dans certains quotidiens nationaux, et les critiques, point que j’ai déjà évoqué, n’occupent que la fin du magazine et ce n’est pas la priorité première.

Je crois que ça semble clair, niveau actualité, la presse papier se fait dépasser par Internet, où tout va plus vite. Ces deux magazines ont donc compris que, pour attirer un public, il faut passer par autre chose. Une autre voie, des opinions avec lesquelles on peut ne pas être d’accord, et des couvertures différentes de celles que j’ai vues qualifiant dès le mois de juin Call of Duty de «  jeu de l’année » (et je vous assure que j’ai vu ça une fois) ou expliquant pourquoi la PS4 et la XboxOne vont tout révolutionner. Non, ce qui est susceptible de m’attirer, c’est de mettre en avant des problématiques liées au domaine, par exemple.

Un nouveau cycle se serait il mis en marche dans ce milieu ? Je ne sais pas j’espère qu’il durera. Il ne faudrait toutefois pas assister à une saturation du marché. Heureusement on sent que petit à petit, des ouvrages de « niches » dans le domaine paraissent peu à peu. Par exemple le créneau rétrogaming, déjà occupé par Pix’n’Love, semble être assez large pour accueillir Rétro Vers le Futur, magazine initié par le Docteur Lakav et qui vient juste de paraître. Bonne chance à eux, ainsi qu’à JV et Games.

Puisque je parlais de Vidéo Gamer en début d’article, tiens… J’avais dénoncé plus haut les couvertures racoleuses des magazines disparus avec MER7. Ce titre vient de tomber dedans avec son numéro de janvier. Entre la couleur dominante rose/rouge, le jaune qui saute bien aux yeux avec une GROSSE  police d’écriture dans les titres, la couverture est surchargée, avec des titres qui sentent bon le publi-reportage (The Walking Dead saison 2 déjà considéré comme un jeu culte alors que seul le premier épisode est sorti…) mais offre deux posters (tiens, je pensais que cette mode avait été abandonnée depuis 10 ans au moins), avec marqué dessus «  les bimbos du jeu vidéo ». Ils auraient voulu faire volontairement un bad buzz qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement ! Mesdames… ah vous vous en chargez déjà, très bien alors. C’est dingue de réduire les femmes dans les jeux vidéo qu’à leurs formes… Bref, Vidéo Gamer cumule les erreurs et avec une couverture comme ça, je n’achète pas, c’est me prendre clairement pour un con dès le départ et me demande même quel lectorat le rédacteur en chef (issu de chez MER7, tiens, comme c’est bizarre) a pris pour cible. Tandis que certains veulent faire évoluer la presse jeux vidéo, d’autres se complaisent dans leur vision erronée du secteur. Espérons que les lecteurs fassent les bons choix.

Julius

La Pire génération de joueurs ? édition 2013, suite.

Voici la suite de La Pire génération de Joueurs ?  version 2013, où nous constaterons que ce n’est pas cette année que les médias considèrent les joueurs  comme des gens normaux, mais que ça commence à bouger un peu. Pendant ce temps, au pays des ménestrels…

Médias :l’histoire d’amour-haine continue.

Les émissions sur les chaînes disponibles de la TNT se font de plus en plus rares. Il n’y a guère que carrément jeux vidéo sur W9, faite avec le site jeuxvideo.fr (qui dépend aussi du groupe M6). Il y a le journal des jeux vidéo sur Canal. Pour le reste, néant, même sur les 6 nouvelles chaines apparues en décembre dernier. Nous ne sommes pas près de revoir des émissions le dimanche ou le mercredi matin sur le thème. Il n’y a qu’à voir le traitement de la Paris Games Week . TF1 fait un reportage élogieux sur le respecté et respectable AHL, encore bravo à eux. Trois jours plus tard, France 2 choisit ce salon comme prétexte et décide de faire un reportage sur l’addiction. Le service public a visiblement une dent contre les jeux vidéo. Et après, le rédacteur en chef adjoint, Olivier Siou se plaint des retours négatifs sur Twitter. On croit rêver ! Pourquoi le service public mène t-il toujours la guerre aux jeux vidéo ? Je rappelle que dans les années 90, sur France 3, Micro Kid’s, c’était jusqu’en juin 1995 ( pas après, on va dire qu’il n’y a plus eu d’émissions de ce nom là ensuite), mieux que d’aller à la messe le dimanche matin. Le mercredi, c’était Télévisator 2 présenté par l’équipe qui officiait dans Player One. Mais cette émisison a été vue d’un très mauvais œil par la directrice des programmes jeunesses venue avec Elkabbach lors du changement de direction.

D’un côté, il faut dire qu’ils sont aidés dans leur tâche. Que retiendra t-on de la Paris Games Week 2013 ? De gros bœufs créant une émeute pour avoir un putain de FPS générique à souhait, Call of Duty Ghosts, trouvable par la suite dans tous les magasins !!! Édition collector à 200 € ou pas, je ne peux que m’insurger contre ça, contre l’initiative d’Activision, dont le directeur de la branche française est , comme par hasard, l’organisateur de la PGW. Conflit d’intérêt, tout ça, vous connaissez ? Quelle surprise, le jeu a été élu meilleur FPS du salon. Bande de cons. Ce sont ces comportements, qui pour moi, nuisent à l’intérêt des jeux vidéo. La Paris Games Week telle qu’elle existe ne devrait même pas avoir lieu. Le chemin risque d’être long, très long, pour oser se comparer à l’E3 de Los Angeles…

Je disais dans les articles des années précédentes qu’en France, nous n’avions aucune chaîne de jeux vidéo, même si Nolife et Game One en parlent. Eh bien, sur les box ADSL, il y a une chaîne britannique à vocation internationale, Ginx, qui s’est installée. Consacrée à 100% aux jeux vidéo Pour le moment, c’est en langue anglaise uniquement mais la société mère pourrait, à terme, faire des antennes locales. Cependant, la qualité d’image est déplorable. Pourquoi un tel massacre  ? Alors, avant, de vouloir s’installer dans les pays où elle est reçue (une bonne partie de l’Europe), elle ferait mieux de soigner la technique… De plus, les animateurs sont sympa, mais je n’ai pas entendu de grosses descentes de jeux, à part pour celui tiré des Schtroumpfs 2, mais là forcément que voulez-vous, déjà que le « film » ne devrait pas exister… Certains peuvent assimiler cela à de la pub déguisée, et c’est dommage de laisser son esprit critique de côté pour « promouvoir » les jeux. Ceci dit, quelques émissions sortent du lot.

 Ginx_TV

Presse écrite et internet : Les ménestrels courent toujours

En 2012, c’est quasiment toute la presse généraliste qui disparaissait, suite à la faillite de MER7, entraînant avec elle le dernier grand des années 90,  bien que la qualité avait baissé depuis longtemps, j’ai nommé Consoles+. Ne restaient alors plus que Canard PC, IG magazine, Jeux Vidéo Magazine, et dans le rétrogaming, Pix’nLove. IG a fini par s’arrêter à la rentrée dernière. Ce magazine de qualité, vendu un peu plus cher que les autres, n’est jamais parvenu à trouver l’équilibre entre rentrées d’argent et contenu de qualité. La rédaction a donc d’elle-même décidé, en accord avec Ankama qui l’éditait, d’arrêter les frais, et de faire en sorte que les lecteurs en gardent un bon souvenir. Un choix courageux de la part d’une équipe qui a préféré renoncer plutôt que de se brader ainsi que la qualité du magazine.

Canard PC vient de nous sortir un grand numéro à l’occasion de ses 10 ans d’existence. Eux aussi ont connu de sombres nuages au dessus de leur tête. Ça me rappelle une certaine chaîne de télé, ça…

On notera que la presse papier commence à revenir avec de jeunes pousses. Au début de l’année, Vidéo Gamer a vu le jour. Gros problème, je n’ai pas vu ce qui permettait de le différencier des magazines qu’éditait MER7. Non pas que les plumes qui officient dedans soient mauvaises, mais il y avait à redire qualitativement.

En revanche, la bonne surprise vient de JV Le Mag, faite  des anciens de PC Jeux, JVN.com, jeuxvideo.com et Joystick, entre autres.. Un esprit frondeur, de bons articles, l’humour de Canard PC, et on ne met pas de notes aux tests. Juste une appréciation sous forme de mascotte, Jean Vidéo, allant de «  Insupportable » à «  coup de coeur ». Le bon point : les autres rédacteurs peuvent donner leur avis, notamment sur les jeux qui divisent, comme Beyond. Je leur souhaite de durer. Même si je sais que ça ne sera pas facile.

JV le mag, la bonne surprise de cette fin d'année en presse. Tiendront-ils ?

JV le mag, la bonne surprise de cette fin d’année en presse. Tiendront-ils ?

Côté Internet, je vais revenir du côté des ménestrels, mis en place par Julien Chièze, un écran de fumée pour masquer tout conflit d’intérêt chez Gameblog. J’en ai déjà parlé l’année dernière. Mais là, niveau contenu et pour certains tests, ça devient pire que jeuxvideo.com. Mais j’ai vu d’autres choses qui ne plaisent pas du tout. Est il normal que la moindre rumeur devienne une news ? Pire, d’en mettre en ligne alors qu’elle ne sont pas terminées dans leur rédaction ? Que Chièze se mette à pleurer et balancer des tweets méchants envers GameKult parce qu’un testeur de ce dernier site lui a grillé la politesse en publiant avant son site la critique de GTA V ? Non. GameKult a bien démontré par là même que les NDA, c’était pas automatique, eux n’en avaient pas signé, contrairement à gameblog et jeuxvideo.com, qui ont tous les deux fait du teasing en donnant rendez-vous à 17 heures pour le test. A cette différence près que jv.com a conservé sa dignité en respectant le NDA mais en ne faisant preuve d’aucune rancune envers GK. Comment expliquer la note de certains tests ? On peut apprécier Beyond.:Two Souls. Mais est ce qu’il vaut la note de 4,5 étoiles sur 5  avec son absence criante de gameplay ? La réponse est non. D’autant que GameKult s’est montré mitigé en lui mettant juste 5/10. Et le dernier Call of Duty, avec un moteur graphique qui est le même depuis 7 ans, qui baisse par rapport aux précédents, Bibi 300 (coucou à toi) n’hésitant pas à le qualifier «  d’épisode de trop » ça mérite un 4/5 ? Non plus. A un moment il faut savoir sanctionner . Mais dans l’intérêt des pubs et des clics, Gameblog ne peut décidément pas le faire. Comment expliquer alors que GameKult, propriété de ZDnet, un groupe américain se montre toujours sur la même ligne de conduite, c’est à dire intransigeant ? Comment expliquer que le sieur Chièze ait qualifié sur twitter l’E3 de «  meilleur jamais vu » alors que la conférence de Micrsosoft sur la Xbox One, en plus d’être la première du salon, a fait hurler tout le monde ?

Gameblog ferait bien de se remettre en question . Vite. Problème, si RaHaN pouvait permettre une barrière et un brin de cohérence à Gameblog, il est parti pour le Canada, et c’est Julien Chièze qui a donc hérité de la casquette de rédacteur en chef. C’est mal barré d’autant que la digue avec son agence de com’ a sauté, du coup. Et l’attitude du ménestrel en chef agit sur les autres plumes qui écrivent sur ce site, et dieu sait pourtant que j’ai de la sympathie pour certaines d’entre elles. C’est coriace, un ménestrel…

 Assurancetourix

Comme pour les JT, je vous incite à prendre du recul sur les informations qu’on vous donne, notamment en jeux vidéo. Faites vous même le tri entre des news qui valent le coup et d’autres qui ne sont là que pour faire du buzz ou pire, des publi-communiqués déguisés. Prenez GTA V. On a tellement été abreuvés de news, sur n’importe quel site, dans les semaines qui ont précédé sa sortie, que j’en suis venu à me poser la question : où s’arrête l’info et où commence la pub ? Car à côté de ce jeu, il y avait aussi l’excellent Dragon’s Crown sur les consoles Sony qui est sorti. Sur que les ventes de la perle de Vanillaware n’ont pas pu rivaliser avec celles du mastodonte de chez Rockstar. Et ce malgré quelques pubs dans la presse papier. Pour ce qu’il en reste… On ne peut pas dire que ce soit une communication réussie.

 

Dragon's Crown, perle qui est restée dans l'ombre.

Dragon’s Crown, perle qui est restée dans l’ombre.

L’espoir viendra t-il d’Internet ?

Cependant, tout n’est pas noir dans les médias ou sur le net. Je dirais même qu’on commence à se réveiller pour dire que les jeux vidéo ne sont pas le mal absolu que certains tentent de faire croire aux gens pour leur faire peur. Les jeux vidéo, ça peut aussi servir pour des causes. La semaine dernière, c’était le Desert Bus de l’Espoir, et les gens pouvaient donner pour aider le Secours Populaire. Plus de 16 000 € pour une première, c’est déjà énorme ! L’opération vient d’Amérique du nord, ou des canadiens font ça depuis 7 ans pour une association caritative permettant aux enfants hospitalisés de mieux vivre leur séjour. C’est justement de là que viennent d’autres initiatives comme les Awesome Games Done Quick en janvier, et les Summer Games Done Quick en été. les deux ont même eu droit cette année à une diffusion et des commentaires en français. Et les gamers sont généreux, au vu des sommes. Notamment lorsqu’il s’agit de luttes, contre les maladies, ou contre la misère des autres. Il ne faut cependant pas oublier qu’il s’agit d’initiatives CARITATIVES et non de distributions de cadeaux gratuits pour tous. Si vous avez donné dans cette optique là, j’aime autant vous dire que vous vous trompez. La générosité s’applique aussi concernant la communauté des speedrunners. Tout glitch, tout bug, toute technique permettant d’aller plus vite est partagé entre eux, permettant ainsi amélioration les temps. Mais de ça, les médias n’en parlent pas. Ils ne veulent pas des gamers ? Internet est et sera toujours un refuge de choix. Pour preuve des podcasts audio d’émissions de jeux vidéo et de leur univers se développent de plus en plus, comme Hotline Gianni (coucou amical à toute l’équipe!) sur Synops Live/Radio01.net,un lundi par mois. Cela permet aussi de l’interactivité poussée avec les auditeurs/internautes qui peuvent intervenir grâce aux logiciels permettant une communication vocale, ou par les réseaux sociaux. Comme quoi, la communauté sait s’adapter. C’est sans doute là une des qualités.

On espère que l'opération reviendra l'année prochaine.

On espère que l’opération reviendra l’année prochaine.

Si ce n’est pas en 2013 que les joueurs ont gagné la reconnaissance du public, Internet a permis le développent d’un monde, d’une communauté qui aime jouer et qui le fait savoir. Personnellement, je suis plus volontiers des gens qui font des performances sur divers jeux, même anciens, plutôt que ceux qui font leur chaîne basée uniquement sur du FPS comme Call of Duty. Car n’oubliez pas que le monde des jeux vidéo n’est pas fait que de gens ayant une arme entre les mains… A bon entendeur…

Voilà, c’est là-dessus que je vous quitte. Rendez-vous en 2014 aux mêmes dates pour savoir ce que j’aurai encore à dire sur l’année écoulée.

 Julius