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Revue de presse février 2018

Bonjour et bienvenue dans un nouvel article sur une petite revue de presse. Et cette fois, il n’y aura pas que du jeu vidéo, car il y aura un peu de cinéma aussi. Nous allons parler des nouveau numéros de Rétro Gamer Collection, Video Gamer Retro, et L’écran Fantastique.

Mais avant de passer au délicieux morceau, il faut faire de la place et on va aborder la grosse diarrhée de la presse du secteur jeux vidéo je veux parler, bien sur de Jeux Vidéo Revue.

1-Lafont Presse en état de récidive

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Vous ne rêvez pas, il y a bien un second numéro de Jeux Vidéo Revue. Et… c’est PIRE que le premier. Déjà, rien que la couverture, avec des termes comme «  Le Choc », ou encore « Ils vont vous éblouir », on se croirait dans Voici ou France Dimanche. Et ce n’est pas un compliment ! Ensuite, l’édito est… Ben c’en est pas un en fait. A part le « bonne lecture », le reste c’est toujours pareil : Lafont Presse voit les jeux vidéo sous un angle statistique et rien d’autre. Le contenu du magazine ? OSEF. Après tout, quand on ne signe pas les articles, qu’on repompe sans vergogne les autres, c’est vrai on ferait mieux de se la jouer discret. Voire de ne pas sortir non plus de magazine !!!

Parce que la suite, c’est pire. Aucun style dans les articles, aucune personnalité. De plus, il y a des fautes, non seulement dans les textes, mais aussi dans les faits racontés. Le plus dingue, et le torchon m’est tombé des mains, c’est que ça fait presque un an que la Switch est parmi nous, et… que certains ne sont toujours pas capables d’écrire son nom correctement ! J’en veux pour preuve la page consacrée au futur Pokemon RPG, où il est écrit au moins deux fois Nintendo SWIFT. Allô, y’a t-il un correcteur relecteur dans le coin ? Laisser passer une erreur comme ça est absolument inadmissible pour des gens qui se prétendent professionnels des jeux vidéo ! Même chez Jeux Vidéo Pratique, ils ne font pas cette erreur, et pourtant j’ai bien des choses à leur reprocher. Même un skyblog de bas étage n’oserait pas faire ça. Ou encore, tout à fait au hasard, je ne vous dis pas les confusions dans l’article consacré aux consoles « Mini » de Nintendo. Lisez-le, c’est un sommet dans l’horreur.

Alors, conseil à Lafont Presse : Arrêtez de faire une publication sur les jeux vidéo, vous êtes indignes de faire partie de ce secteur. Pas avec autant d’erreurs. Vous n’y comprenez rien. Avis aux lecteurs : feuilletez-le si vous voulez chez votre marchand de journaux, mais ne dépensez pas les 5,90 € réclamés pour cette MERDE, disons franchement ce que c’est. Et c’est parce que je ne l’ai pas acheté qu’il n’est pas sur la photo, et que je n’ai pas envie d’en faire une review détaillée. Je veux juste vous dire de ne pas alimenter ces vampires de Lafont Presse, dont je me demande toujours comment font leur magazines pour durer. Ironie de l’histoire, on trouve dans le torchon une pub pour… Stop Arnaques. Oui, vous avez bien lu… Et Jeux Vidéo Revue, c’est quoi, du poulet ?

Bon, maintenant que nous avons évacué ce gros caca, passons à des choses nettement plus réjouissantes.

2-Le rétrogaming se porte bien, merci pour lui

Le rétrogaming est également à l’honneur avec deux magazines nettement recommandables notamment par rapport à ce que je viens de vous décrire au dessus. Dans le nouveau numéro de Vidéo Gamer Rétro, Dragon Ball est à l’honneur. Un dossier rédigé par Damien Duvot, le même qui fait L’Antre du Mea sur Youtube, et que je vous conseille de regarder, aussi bien concernant les jeux vidéo que pour ses chroniques cinéma. Pour en revenir au sujet, le tout est intéressant, même si la saga Dragon Ball ne m’a jamais attiré, aussi bien en animé qu’en jeux vidéo. J’ai toutefois un lointain souvenir d’avoir brièvement joué à l’épisode sur Megadrive chez des amis. D’ailleurs, la console 16-bits de Sega n’en accueillera qu’un seul, tandis que la Super Nintendo en aura toute une pelletée. Cependant, la lecture du dossier est intéressante.

On notera aussi un éloge de Silent Hill 2, considéré pour beaucoup comme le meilleur épisode de la saga et un des meilleurs jeux de la PS2. Mais perso, ce qui m’a fait acheter la console à l’époque pour Noël 2001, ce fut Devil May Cry, mais c’est une autre autre histoire.

Pour les 30 ans de Final Fantasy, le magazine revient d’ailleurs sur la gestation difficile du premier jeu, et sur lequel Squaresoft misait très gros. On connaît la suite, et la saga en est à son quinzième épisode « canonique » si on exclut les spin-off et suites directes de certains.

On retrouve aussi une petite rétrospective sur les premiers épisodes de Megaman.

On notera aussi un rappel du flop qu’a été la Jaguar d’Atari, une prétendue 64-bits conçue par un constructeur dépassé par les événements et qui se fera ridiculiser par Sega et Sony, qui sortiront la Saturn et la PlayStation qui ne seront «  que » 32 bits, mais au moins elles n’auront pas menti sur leur puissance. En effet, la Jaguar ne fut qu’un chaton qui couine. Les jeux étaient de qualité trop aléatoire, souvent faits par des éditeurs douteux. Et Atari n’avait plus les moyens d’opérer un contrôle sur la qualité des productions que sortaient parfois des éditeurs dont personne n’a jamais plus entendu parler ensuite. Mais la firme n’avait également plus les moyens de soutenir la console financièrement… En réalité, les seules choses en 64 bits dans cette console morte-née ou quasiment, ce n’était que les accélérateurs graphiques. Peu de jeux sont sortis du lot. Le fauve aux griffes coupées dès la naissance sera euthanasié en 1996, avec le rachat d’Atari par une autre firme.

Puisqu’on parle consoles, il y a aussi un article consacré à la Colecovision. Bref, ça se lit bien et vite.

Le magazine trimestriel Retro Gamer Collection, lui, annonce du lourd, du très lourd au sens propre comme au figuré. Les fans de Final Fantasy vont être aux anges : en effet, il y a un long dossier sur la saga en fin de magazine, mais aussi une interview de Nobuo Uematsu, compositeur des épisodes I à X inclus.Et ce n’est pas fini, parce qu’un making-of est consacré à Final Fantasy XII. Il faut dire aussi que la saga vient de fêter son trentième anniversaire… Dans la même rubrique, on trouve aussi un très bon dossier sur Mario Kart. Je retiendrai aussi le focus sur Batman et Robin sur Megadrive, un jeu sorti en fin de vie de la console et qui sera l’unique titre de Clockwork Tortoise. Un run and gun difficile, très difficile même, pour avoir testé, il ne faillit pas à sa réputation, jouable à deux, mais qui prouve surtout que la 16 bits de SEGA en avait bel et bien dans le ventre, affichant des effets dont on croyait la console bien incapable. Comme quoi, bien maîtrisée, elle n’avait rien à envier à sa concurrente directe, ou presque. Les amateurs de la console noire se souviennent sûrement de la série Road Rash, des jeux de courses de moto furieuses sur les routes américaines, dans lesquelles il était possible de frapper ses adversaires, prendre des armes à la volée ( chaîne, matraque) mais gares aux chutes, mais surtout à la police… Le jeu avait d’ailleurs de petites animations rigolotes. Ça tombe bien, le magazine revient sur la série.

On notera aussi un divulgâchage de la fin de Night Trap, un jeu en FMV totalement culte par le surjeu des acteurs et le doublage VF foireux pour nous, où la seule interaction consistait à …surveiller des pièces d’une maison par télésurveillance et empêcher de mystérieux vampires cagoulés de porter atteinte à des jeunes femmes qui veulent passer une soirée tranquille. Pour cela vous devrez activer des pièges. Bref, un nanar sur toute la ligne. Heureusement, depuis, on sait utiliser les supports optiques pour autre chose que des vidéos et des jeux pseudo-interactifs.C’est vrai, où était l’amusement, dans ce truc ? Bon OK on se marrait bien. Mais on a également rien perdu à ne pas y avoir joué…Enfin, si on peut dire…

Bref, je ne vous en dis pas plus, il y a vraiment de quoi lire dans ce numéro, je vous laisse découvrir le reste. Ce qui est bien, c’est que chacun y trouve son compte dans cette épaisse revue.

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3-Le cinéma fantastique aussi

Pour finir, j’ai acheté ce mois-ci L’écran Fantastique, attiré par la couverture consacrée au dernier film de Guillermo Del Toro, qui a pour titre La Forme de l’eau. Je sais qu’il passe dans le multiplexe d’Orléans, un jour les distributeurs comprendront que celui de Saran c’est bien aussi et pas que pour l’IMAX ou Spirou et Fantasio… Je sais toutefois que j’irai le voir (Pas Spirou, je tiens à ce que mon enfance reste intacte). Bref, je n’ai pas été déçu, car il y a toute une rétrospective sur le réalisateur, mais aussi sur ses films, de quoi donner envie de (re)découvrir son cinéma très particulier. On y trouve aussi une interview du cinéaste Mexicain, mais cerise sur le gâteau, également une de Ron Perlman, dont l’acteur est récurrent de ses films. Les deux sont amis dans la vie, il y a de quoi.

Parmi les gros morceaux, on trouve un article consacré au prochain Jurassic World, mais aussi une interview de Ryan Coogler, réalisateur du dernier Marvel en date actuellement sur les écrans, Black Panther. Le réalisateur m’est connu pour avoir réalisé Creed : l’héritage de Rocky Balboa, et c’est un très bon film, dont j’avais fait la critique avec C2J.

Voilà, c’est tout pour cette revue de presse. A bientôt pour un nouvel article.

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[Presse caca] Jeux Vidéo Revue

Bonjour, bienvenue dans un nouvelle article qui va parler d’un nouveau magazine de jeux vidéo qui mérite lui aussi de terminer au fond d’une cuvette de WC. 

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Je vous présente donc :  Jeux Vidéo Revue, de chez Lafont Presse. Cette maison d’édition, géré par Robert du même nom  mais qui n’a rien à voir avec l’éditeur Robert Laffont, adopte prétendument une politique de « magazines positifs ». Le truc, c’est qu’on reconnait  facilement les magazines de ce groupe de presse : Ils adoptent tous, absolument tous, la même couverture  avec cartouche rouge en haut, même police d’écriture, et même structure de maquette. Mais il n’a pas bonne réputation dans le milieu.  Il a été accusé plusieurs fois de plagier les articles de Wikipédia sans le dire explicitement, mais aussi de  recycler dans ses magazines d’autres articles parus avant que ce soit dans ses propres revues, ou ceux de ses concurrents. François Krug, du Monde, qualifiera ses revues de « magazines vite faits » et  » low cost ».  Malheureusement, l’article est réservé aux abonnés.

Eh bien vous savez quoi… Dans Jeux Vidéo Revue, ça se voit.  Je dirai même que c’est magazine vite fait… mal fait.  La maquette ? Inexistante et chaotique au possible. Le papier recyclé est de mauvaise qualité. Dans le domaine, ça rejoint sans problème Jeux Vidéo Pratique et son nouvel avatar, que j’ai chroniqués également sur ce blog.  Niveau textes, ils sont répartis en colonnes comme si on lisait un quotidien. Ça donne des pavés difficilement digestes. Quant aux photos, difficile de trouver des captures d’écran, le magazine ayant préféré mettre des visuels officiels, ou non, des jeux. Où sont ils allés pêcher celui de Final Fantasy VI

Mais rien qu’à voir la couverture, on sent qu’on va être dans le n’importe quoi. Déjà, le « Top 15 des meilleurs jeux  » sous-titré  » Ils sont vraiment géniaux !  » Youhou, trop lol! Et le top 15… pourquoi 15 ? Et quel top ? Celui de 2017 ? Même pas!  Ce top rassemble une sélection hétéroclite de jeux, on y trouve même Final Fantasy VI et Chrono Trigger, qui datent de plus de 20 ans, sans rien leur enlever de leurs immenses qualités.  Et aussi, un dossier sur l’opposition Mario/ Sonic… Mais genre, ça n’a pas été vu mille fois déjà! 

Mais si ça part déjà mal,  l’intérieur du magazine confirme la mauvaise impression. A commencer par l’édito. S’il n’est pas revanchard et n’accuse pas les autres d’être corrompus ( n’est-ce pas M. Moreau de Jeux Vidéo Pratique ?), je n’ai jamais vu un édito aussi barbant. Depuis quand, lorsqu’on lance un magazine,  pas trop haut quand même, ON RÉPÈTE DES CHIFFRES STATISTIQUES ?  Ça leur aurait coûté trop de dire  » nous sommes contents de lancer un nouveau torchon… magazine «  et ce qu’on allait y trouver dedans en quelques mots ? M. Lafont ( à ne pas confondre avec Patrice), ne voit les jeux vidéo que sous l’angle de statistiques, de chiffres, de rentabilité ?  Franchement, une vision comme ça, ça fait peur. 

Mais le pire, c’est que les articles n’ont aucun style. On a l’impression qu’ils sont  recopiés d’ailleurs, d’on ne sait-où, l’hypothèse soulevée par Le Monde  semblerait, j’utilise bien le conditionnel, fondée.  Ils ne sont d’ailleurs pas signés. Mais surtout, ils sont truffés d’erreurs. La partie du fameux top 15, sur les jeux rétros, en est truffée.  Mais je crois que c’est le cas aussi ailleurs.

Bref, Jeux Vidéo Revue ne mérite aucunement d’y investir 5,90 €, et Jeux Vidéo Pratique a trouvé un sacré concurrent dans la presse merdique voulant parler de jeux vidéo. Je n’ai pas voulu faire de magazine revu et corrigé, parce que j’en ai un peu marre. Marre que certains opportunistes osent sortir un truc encore en dessous  de la plupart de ses concurrents.  Je ne l’ai pas acheté mais feuilleté et lu suffisamment longtemps dans un coin de mon marchand de journaux pour constater le massacre, et l’entrainement sur JVP a payé. Encore une escroquerie qui ne mérite qu’une seule chose  : LA POUBELLE.  Je me demande d’ailleurs comment font les magazines de Lafont Presse pour inonder le marché, mais surtout comment ils font pour y rester et être rentables, parce que vu la gueule de la  revue parlant jeux vidéo, je n’ose imaginer le reste. 

PS : Un autre magazine est apparu également sur le marché. Moins merdique que celui mentionné ci-dessus avec une maquette potable, ne coûtant que deux euros, c’est Jeux Vidéo Plus. Le problème, c’est que c’est la rédaction de Vidéo Gamer, qui se diversifie avec certains dérivés, il y en a notamment un consacré au rétrogaming, qui écrit ce nouveau canard. S’auto-concurrencer, notamment en presse, c’est quelque chose qui m’échappe.