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Geek Contest #10 : Les jeux vidéo

Bonjour et bienvenue dans un nouvel article, avec un nouveau Geek Contest. D’accord j’ai zappé le neuvième pour des raisons purement personnelles, mais je le rattraperai plus tard je pense. Pour cette nouvelle année, Kavaliero nous propose un de mes thèmes favoris, les jeux vidéo. Alors, que vais je choisir comme références ?

1-Le jeu vidéo : Chrono Cross

I am gonna kick yer arses

Ah ben ça… Encore un article classement dans lequel figure Chrono Cross, tu exagères, Jul’ ! Ben oui mais il n’est pas mon RPG favori d’entre tous pour rien non plus… Effectivement, j’en ai beaucoup dit dessus, il y a une critique, mais c’est un jeu qui m’a marqué à plus d’un titre et cette suite à Chrono Trigger ne se dévoile que petit à petit. Le titre exploite cette fois la théorie des mondes parallèles. Le héros, Serge, se retrouve transporté dans un monde alternatif au sien. Et dans ce deuxième monde, il apprend très vite qu’il s’est noyé dix ans plus tôt ! Dès lors, notre héros, accompagné de ses compagnons, fera des allers-retours entre les deux dimensions pour comprendre ce qu’il s’est passé et réparer au besoin les erreurs… Chrono Cross est magnifiquement réalisé pour de la PS1 : graphismes et cinématiques à couper le souffle, jouabilité excellente, et la bande son de Yasunori Mitsuda est un régal pour les oreilles, j’ai même acheté l’OST en CD pour l’entendre de façon séparée.  Et que dire du système d’évolution et de combat, qui tranche avec ce qu’on connait dans le RPG japonais. Bon, je ne vais pas m’étendre plus, parce que vous savez très bien que je le peux…

NB : je vous laisse faire vous-même la traduction de la capture d’écran…

2-La musique : Green Hill Zone, Sonic the Hedgehog

Sonic Compilation (E) [f1]005Cette rubrique remplace de façon exceptionnelle la rubrique  » série » car il n’y a pas trop de séries parlant de jeux vidéo, et je n’ai pas envie d’évoquer ici même les adaptations foirées de Super Mario en dessin animé, de Zelda (  » excussse-meee, Prinnncess ») ou encore de Sonic car je connais très mal les adaptations du hérisson bleu. Mais on va tout de même parler de lui, car le thème de Green Hill Zone a été un des premiers thèmes de jeu à retentir dans ma télé, après le « Sega » bien sonore et la page de présentation. Un morceau « catchy », rythmé,  bien en accord avec la zone traversée. En Europe, le morceau sera toutefois ralenti sur Megadrive, à cause des formats PAL/SECAM,  deux signaux analogiques qui fonctionnent en 50 Hertz et non en 60 comme le NTSC, utilisé au Japon et en Amérique du Nord.  J’aurais pu vous mettre aussi une musique tirée d’un RPG mais c’eut été trop facile…

3-Le film : Scott Pilgrim Vs. The World

Scott_Pilgrim_vs._the_World_teaser

Edgar Wright adapte le comics de Brian Lee O’ Maley et il réussit plutôt bien. Il respecte l’oeuvre d’origine, tout en prenant des libertés, et le film est rempli de références geek et jeux vidéo comme le faisait l’oeuvre originale, de façon subtile. par exemple, les ex-de Ramona explosent en pièces de monnaie, les portes sont des warp-zones, on entend des bruitages issus de différents jeux,  il y a plein de choses tellement bien amenées qu’il est impossible de toutes les lister. Mais il mérite aussi d’être dans cette liste car Scott Pilgrim est un film qui ne prend absolument pas le public visé, à savoir les jeunes adultes, pour des idiots. Au contraire, ce n’est pas un film sur la culture geek à proprement parler, le long-métrage raconte une histoire d’amour. On voit le cheminement de Scott et Ramona, qui résolvent leurs problèmes à leur façon dans un monde contemporain. Eh oui ce n’est pas facile d’être amoureux. Malheureusement, cet aspect n’a pas été vu par la plupart des critiques et pire que ça, le film a été très mal distribué dans les salles françaises, Universal ayant retardé le plus possible sa sortie. Il méritait largement mieux.

4-Le livre : Les nouvelles maisons d’édition spécialisées dans le JV.

Je triche un peu pour pour cette rubrique, mais comme j’avais déjà mis la rubrique musique en place… Et je ne voulais pas parler de Player One, d’Ernest Cline qui sera adapté cette année par Spielberg au cinéma et qui est vu comme une référence par pas mal de geeks et gamers. Ce n’est pas mon cas, pour la bonne et simple raison que Cline nous assomme de références toutes issues des 80’s en nous les livrant à la suite sans subtilité aucune, et comme si cela était la seule culture qui avait existé, sans compter les clichés ambulants à la pelle concernant certains personnages.  Là ou Scott Pilgrim, aussi bien en comics qu’en film, a su mettre des références de façon subtile pour servir leur propos et la narration, ce n’est hélas pas le cas dans ce livre. Bref, Player One est symptomatique de ce qui affecte ceux qui croient défendre la  » culture geek », en lui donnant une image de pré carré réservée à une élite et dans lesquels les non-initiés n’ont pas le droit de cité et à qui il faut tout expliquer. 

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Alors plutôt que de dire du mal de quelque chose que je n’ai pas aimé,  je vais rendre hommage aux maisons d’édition qui se spécialisent dans le domaine des jeux vidéo. Par là, je veux citer Third Editions, Omaké Books, Pix’n’love, L’écureuil Noir, Mana Books et bien d’autres, qui font des livres spécialisés sur un genre, un jeu ou une saga. Dans tous les cas, ce sont de beaux ouvrages, aussi bien en contenu qu’en maquette pure, et qui ont chacun demandé un travail minutieux dans tous les domaines. Chaque passionné devrait y trouver son compte dans n’importe quelle série que ce soit. 

5-Personnage : Hironobu Sakaguchi

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Je ne pouvais pas rendre hommage à l’homme qui a été un des fondateurs et le scénariste d’une de mes séries préférées pendant de longues années. Hironobu Sakaguchi, qui a supervisé Final Fantasy du I au IX inclus. Dommage que Final Fantasy Les Créatures de l’Esprit n’ait pas marché au cinéma, provoquant son départ… et la fusion entre Squaresoft et Enix en 2003 pour devenir l’entité Square Enix que nous connaissons désormais. Mais sans lui, nul doute que Final Fantasy  n’aurait jamais existé. Il a en effet défini de façon claire les codes du jeu de rôle japonais sur consoles, et a créé notamment le système Active Time Battle dans les combats, offrant plus de stratégie dans le tour-par-tour classique. Et comme vous pouvez le voir sur ce blog, la saga a fêté ses 30 ans en décembre dernier, et si c’est le cas c’est aussi grâce à Hironobu, même s’il est parti vers d’autres horizons. Donc, il méritait bien que je lui dise merci. 

Voilà, c’est tout pour ce Geek Contest. Si vous voulez voir ce qu’ont choisi mes autres collègues blogueurs, n’hésitez pas à leur rendre visite via cette page ça leur fera plaisir. Je vous souhaite une très bonne année 2018 et vous dis à bientôt pour un nouvel article.

 

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Les journées mondiales du jeu vidéo

A partir de demain vendredi 21 novembre, et jusqu’au dimanche 23, ce sera les Journées Mondiales du Jeu Vidéo. C’est l’occasion de fêter ce loisir sous toutes ses formes, et plusieurs événements auront lieu un peu partout. 

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En France, cela se manifestera par  le marathon caritatif Desert Bus de l’Espoir, où pendant 60 heures non-stop, des personnalités du milieu du jeu vidéo joueront au jeu le plus ennuyeux du monde, dans le but de récolter des dons qui seront reversés au Secours Populaire. Sans compter  que de nombreux lots seront à gagner.  Parmi les invités, il y aura entre autres, le Joueur du Grenier, Benzaie, ou encore Kayane, Cyril Drevet, DamDam ( que les spectateurs de Nolife connaissent bien), Médoc et Moguri,(idem) , Marie qui anime l’émission quotidienne de J-One, Bruno Pennes créateur de JV-le mag, qui a passé avec succès sa première année,  Alvin et Kocobe, qu’on peut entendre dans l’excellent podcast de Radio JV tous les lundis soirs dans Passe Le Stick! 

Desert Bus est un jeu qui devait être destiné au méga-CD et inventé par deux acteurs satiriques américains,Penn and Teller, et devait faire partie d’une série de mini-jeux intitulé Penn and Teller’s Smoke and Mirrors. Le but consiste ici à conduire un bus, de Tucson à Las Vegas, en ligne droite… en temps réel. Soit huit heures de jeu ou rien ne va se passer ( à part la mouche qui s’écrase au bout de 5 heures) : vous n’avez pas de passagers ni dans le bus, ni à prendre.  mais vous n’avez pas intérêt à laisser dévier le bus  ou le laisser s’arrêter, sinon impossible de redémarrer et la dépanneuse vous ramène… également en temps réel.  Le marathon canadien d’où est tirée l’édition française est en cours. 

L’année dernière, l’événement avait permis de récolter plus de  16 000 €  de dons, un record. 

L’événement sera animé par Florent Gorges, qui officiait déjà l’année dernière,et Guillaume Dorison, et Michael Newton, entre autres. Et ce sera à cette adresse: http://desertbus.fr/

affiche desert bus 2014

Et puisqu’on parle de Florent Gorges, sachez qu’il est l’auteur du premier reportage de 52 minutes qui passera dimanche à 21 heures sur Nolife,  et qui sera consacré à Yoshitaka Amano, dont l’oeuvre est assez méconnue chez nous. Avant cela, samedi, sachez qu’il y aura à 13h30 un Extra-Life consacré à Terra Battle, et c’est Hironobu Sakaguchi  himself, créateur du jeu mais également de la célèbre licence Final Fantasy, qui sera sur le plateau de l’émission. Si ce ne sont pas deux arguments de poids pour soutenir la chaine via Noco, je ne sais pas ce qu’il vous faut! 

Un Week-end chargé en perspective, mais ça en vaut vraiment la peine. Alors, tous à vos manettes ( ou claviers, au choix)!

 

Final Fantasy VI fête ses 20 ans

Le 2 avril 1994 fut une date historique pour tout amateur de RPG japonais, au moins dans l’archipel. C’est à cette date que fut lancé  Final Fantasy VI sur le marché, considéré comme le meilleur de la saga. Les raisons sont nombreuses : excellence technique, avec une exploitation poussée de la Super Famicom ( Super Nintendo japonaise), mais aussi ludique, avec un système de combat qui proposait du changement par rapport aux habituels  » jobs »  qu’on connaissait jusque là. Le jeu sortit en octobre de la même année aux Etats-Unis, où il fut rebaptisé Final Fantasy III. Il ne sortira jamais sur cette console en Europe. Le Vieux Continent, lui, patientera trois ans de plus, jusqu’en 1997, pour voir apparaître le premier Final Fantasy  qui sera bien entendu le septième du nom. Le jeu sortira  toutefois réédité sur PlayStation, en 2002, soit près de trois ans après le Japon pour cette réédition. Pour faire passer la pilule malgré les textes restés en anglais et si le portage n’est pas des plus heureux, le jeu était proposé à moins de 20 € , avec en prime la démo jouable de Final Fantasy X qui s’apprêtait à sortir.

La presse française de 1994, dominée par les trois magazines que furent Joypad, Player One et Consoles+ (Future Press n’existait pas encore), faisait des rubriques sur les sorties japonaises  grâce aux correspondants permanents et aux tests « import ».  Les deux premiers cités offrirent une double page au jeu  (avec un test import enthousiaste de Grégoire Hellot dans Joypad, qui ne manquait pas d’adjectifs élogieux pour désigner le jeu), alors que Consoles+, malgré une note de 94%  ne lui consacra que quelques lignes dans un carré de test qui faisait la taille d’un mouchoir en papier dans la nouvelle rubrique Speedy Gonzatest. Ce n’était pas vraiment digne du jeu…

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C’est LE jeu que tout amateur de RPG japonais doit faire s’il se considère comme tel. Le RPG qui fit entrer la Super Nintendo dans l’ère des RPG « magnifiques », et le mieux c’est qu’il n’a pas vieilli. On retrouve avec toujours autant de charme et d’envie  les 14 héros de l’aventure.  Les musiques de Nobuo Uematsu comptent parmi les plus belles qu’il n’ait jamais composé, procurez-vous l’OST si ce n’est déjà fait. Certaines séquences relèvent du génie pur et simple (qui a dit l’opéra ?). J’y rejoue régulièrement, et si vous voulez savoir pourquoi, il y a une critique sur ce blog dans laquelle vous y trouverez plus de détails, et elle inaugurait la rubrique Level up! je ne pouvais rêver  de meilleur ambassadeur. Bref, je souhaite un très bon anniversaire à ce jeu qui a marqué l’histoire des jeux vidéo à jamais. Nul doute qu’on en parlera encore dans 20 ans. 

Julius

Lien vers la critique :

https://datafr.wordpress.com/2012/02/05/critique-jeu-culte-final-fantasy-vi/

Final Fantasy : les Créatures de l’Esprit

Bienvenue dans la rubrique Location/VOD, qui répertorie les films à voir une fois quand même, mais qui ne sont pas  suffisamment bons pour confiner à l’excellence, mais pas nuls non plus. Et quoi de mieux pour l’ouvrir qu’un film portant le nom d’une saga très connue de jeux vidéo japonais ?

Je veux bien entendu parler de Final Fantasy : Les créatures de l’esprit ( «  Spirits Within » en VO), conçu par la branche américaine de Squaresoft à Honolulu et supervisé par Hironobu Sakaguchi lui-même. La langue originale est donc l’anglais. Et comment dire, ce long métrage d’animation a tout d’une vitrine technologique sans rien derrière. Entièrement conçu en images de synthèses, il montrait que Square n’avait rien à prouver face à Pixar. On déplorera cependant des regards un brin vides … Mais pour l’époque, le film étant sorti en 2001, c’était impressionnant. On soulignera aussi les effets de lumières et d’ombres, la finesse des textures et les effets spéciaux faisant de lui une jolie pièce, qui n’a quasiment pas vieilli de nos jours.

Et il aura fallu aux concepteurs 4 ans de labeur pour arriver à accoucher de quelque chose. Les musiques de Eliott Goldentahl apportent également un plus à l’ensemble, même si on regrettera l’énervante chanson de fin.Square avait d’ailleurs mis les grands moyens pour les doublages, ayant réussi à convaincre Ming-Na ( oui, la même que dans Urgences, et donc la même doubleuse française, Yumi Fujimori), Donald Sutherland Alec Baldwin et Wing Rhames, entre autres, pour les voix. Rien que ça.

Aki Ross, l’héroïne du film

Aki Ross, l’héroïne du film

Le film aurait pu confiner à l’excellence si le scénario avait suivi, et ce n’est malheureusement pas le cas. La thématique de la Terre envahie dans le futur par des « fantômes » se nourrissant d’âmes humaines, qui de ce fait est devenue quasi-déserte, était pourtant bonne. Malheureusement, le manichéisme ne tarde pas à refaire surface avec deux camps opposés qui s ‘affrontent : les scientifiques, donc les gentils, contre les méchants militaires du général Hein, qui bien entendu, veulent tout détruire. Sakaguchi nous colle aussi en surplus la thématique de Gaïa, l’esprit de la Terre, une planète vivante, thématique exploitée déjà dans les Final Fantasy, je rappelle que ce long métrage est sorti entre les épisodes IX et X, ainsi qu’une histoire d’amour assez naze, il faut bien le dire… Et bien entendu, l’habitué de la saga s’amusera des références aux jeux semées ici et là. Mais je doute que ça soit suffisant pour totalement convaincre. D’autant que rythme assez lent de la narration n’aide pas à faire passer le temps. Un long métrage à voir pour le plaisir des yeux.

La suite de l’histoire nous apprendra que le film fit un flop retentissant en salle. Il a en effet coûté 137 millions de dollars à produire ( les stations Silicon Graphics, ce n’est pas donné non plus), mais rapporté que 85 , plongeant ainsi Squaresoft au bord de la faillite, et provoquant également le départ de Hironobu Sakaguchi de la firme. Suite à cela, l’entreprise fusionne avec Enix, sont plus grand concurrent dans le domaine du RPG japonais, en 2003. Il faudra attendre 2007 avant de voir un nouveau long-métrage, cette fois vraiment basé sur Final Fantasy. Il s’agit évidemment de Final Fantasy VII : Advent Children. Mais ceci est une autre histoire.

 

Le début :

En 2065, la Terre n’est plus qu’un désert envahi par de mystérieux fantômes se nourrissant d’âmes humaines. Il ne reste plus qu’une planète désolée, vide,avec de rares poches d’humains encore vivants, mais s’aventurer hors des villes protégées est dangereux. Deux visions s’affrontent dans la manière de combattre ses esprits : La scientifique Aki Ross, assistée par le Porfesseur Sid, pense que la création d’un mythe spirituel pourrait chasser ces êtres immatériels et protéger les vivants. Ce n’est pas le cas des militaires, qui, emmenés par le Général Hein, veulent utiliser une arme de destruction massive…

affiche FF créatures de l'esprit

 

Final Fantasy : les créatures de l’esprit ( Final Fantasy : The Spirits Within)

Genre : science-fiction

Réalisation : Hironobu Sakaguchi, Motonori Sakakiraba

Production : Square Pictures

Distribution : Columbia TriStar

Sortie France : 15 aout 2001

Durée : 1h46

 Julius