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[Carte mémoire] Mes dix souvenirs de Final Fantasy

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Bonjour et bienvenue dans un nouvel article. Un article de fin d’année 2017 décidé par ceux qui ont voté sur Twitter et qui ont choisi que ce serait bien que je fasse un article sur FF. C’est donc votre choix, mais pour les critiques,  il faudra sans doute attendre 2018.  Dans le cadre des 30 ans de Final Fantasy, j’avais fait un résumé un peu synthétique de l’histoire de la saga. Je vous propose maintenant un article plus personnel qui sont mes 10 souvenirs les plus importants de  la série.  Voici donc mes moments que j’estime les plus marquants, mais les numéros n’ont aucune espèce d’importance, ce n’est pas un ordre de préférence.  Alors évidemment, un article comme celui-là est susceptible de contenir pas mal de spoilers…

1-L’incendie de Nibelheim, Final Fantasy VII

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Nibelheim est le village d’origine de Cloud et Tifa. Le joueur y arrive assez tard au CD 1, mais le lieu fait déjà des apparitions dans les flashbacks. Après s’être engagé dans le corps d’armée de la Shinra, Cloud revient dans son village natal  pour  résoudre un problème au réacteur de la région situé dans les montagnes toutes proches. C’est la seule séquence du jeu où Sephiroth est jouable. Mais ledit Sephiroth commencera à douter de ses origines et pétera un plomb. Cloud le retrouve dans les sous-sols du manoir de la ville. Mais lorsqu’il en sort, son supérieur avec qui il était ami a incendié tout le village. Une séquence marquante, dans laquelle on voit l’homme aux cheveux argentés tuer un habitant puis disparaître dans les flammes. Superbe.

2- L’intro de Final Fantasy VIII

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Si Square voulait donner envie de jouer au jeu, la firme n’aurait pas pu trouver mieux.  L’intro de FF VIII est superbe et techniquement impressionnante. La mer, Linoa dans un champ de fleurs, puis un combat entre Squall et Seifer, entrecoupés d’extraits d’autres séquences qu’on trouvera dans le jeu, mais on ne le sait pas encore… Le combat tourne à l’avantage de Seifer qui appuiera sur la gâchette de la Gunblade après avoir utilisé un sort pour désorienter Squall. On voit du sang sur le sol, et c’est la première fois qu’on voyait cela dans la saga. Le tout se termine en point d’orgue avec Linoa et Squall qui tentent de se rejoindre. La musique qui accompagne le tout est un morceau chanté.

Et lorsqu’on appuie sur « Nouvelle Partie », le jeu commence… à l’infirmerie de la BGU, où Squall est soigné pour sa blessure.

3-L’opéra, Final Fantasy VI

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Rien que de l’écrire j’en ai encore des frissons. La scène de l’opéra dans Final Fantasy VI impressionne, non seulement pour la performance au vu des capacités la 16 bits, mais  aussi pour son symbolisme, une pièce d’opéra dans un jeu qui a tout d’une tragédie.

La scène intervient alors que l’équipe du joueur doit trouver un moyen d’aller dans l’usine de l’Empire qui utilise les Espers comme armes, pour faire accepter à Terra sa condition mi-humaine mi-Esper, qui l’effraie. Lorsque l’équipe revient à Jidoor, elle tombe sur une lettre que l’imprésario a laissé tomber au sol. Le contenu a été écrit par Setzer, disant qu’il veut prendre Maria, la cantatrice pour épouse et qu’il l’enlèvera ce soir lors de la représentation. Setzer possède aussi le seul zeppelin connu dans ce monde… et ce serait un moyen bien pratique pour aller sur les terres de l’Empire…  Et comme Celes ressemble comme deux gouttes d’eau à Maria, Locke propose à l’imprésario de l’utiliser à la place de la vraie cantatrice.

Et la scène est superbe. Le joueur doit aussi choisir les bonnes paroles de la chanson, et agir vite sous peine de recommencer toute la séquence. Pendant ce temps, le reste du groupe devra empêcher Ultros de ruiner l’acte. Le climax a lieu lorsque Setzer arrive et enlève Celes. Une fois dans le zeppelin, on s’est à peine remis d’un passage à plusieurs voix absolument mémorable. Ma scène préférée de toute la saga.

4- Alexandre et le sauvetage de Dagga, Final Fantasy IX

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Lorsque le jeu passe au CD 3, Dagga s’apprête à devenir reine suite au décès de Branet, et doit se séparer du reste de l’équipe qu’elle avait accompagné jusque là. Djidane, le héros du titre, se laissera même aller à la déprime. Mais voilà, la nuit d’avant le couronnement, Kuja décide d’attaquer Alexandrie avec Bahamut. La ville est ravagée. Sentant le danger, Dagga se retrouve attirée en haut d’une tour, sur laquelle elle est rejointe par Eiko prévenue par Moug après le tournoi de cartes de Tréno. Les deux jeunes femmes parviennent à invoquer Alexandre, qui réussit à parer une bonne partie de l’attaque sur le château, mais l’impact touche la tour, qui est entrain de s’écrouler. Alors qu’elles allaient tomber dans le vide, Djidane les sauve in extremis dans un des meilleurs passages du titre. Dagga passera le CD3 complètement traumatisée, nous donnant de belles frayeurs en combat parfois. Mais bon, on la comprend…

5-La danse des âmes, Final Fantasy X

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Alors que Tidus commence à accompagner Yuna en pèlerinage, le village de Porto Kilika, une des étapes du voyage, est ravagé par Sin, le monstre du jeu. Le lieu est en ruines, et les survivants demandent à l’invokeuse de faire la danse des âmes, pour permettre le passage des morts dans l’autre monde sereinement. Nous avons droit à une scène de toute beauté, dans laquelle la jeune femme danse sur l’eau sur un magnifique coucher de soleil. Notre héros blond se fera expliquer la raison de ce spectacle par Lulu, qui semble effarée de voir un tel ignorant des us et coutumes de ce monde. Vraiment à voir.

6-La mort d’Aerith, Final Fantasy VII

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Après un passage mouvementé au Temple des Anciens, Aerith quitte le groupe pour arrêter  la menace de la Matéria Noire. Dans un rêve, elle dit à Cloud qu’elle se rend à la cité des Anciens. Concrètement, le joueur doit faire quasiment le tour de toute la map en partant de Gongaga avec le Tiny Bronco pour aller sur le continent nord. Cloud arrive à la cité des anciens, mais  le lieu avec ses maisons en coquillage semble désert. L’équipe décide de faire une halte. Au milieu de la nuit, notre héros ressent la présence de la magicienne et  décide de partir à sa recherche. Là, un passage menant dans les profondeur de la cité s’ouvre. On la retrouve sur un autel en train de prier. Commandé par les cellules de Jenova dans son corps,, Cloud commence à prendre son épée pour tuer la jeune femme mais ses deux autres compagnons l’en empêchent au dernier moment. Malheureusement, au moment ou Aerith lève le regard en direction de Cloud, Sephiroth arrive du plafond et transperce la fleuriste de son épée. Et cette fois, ce sera la seule où les queues de phénix ne fonctionneront pas. Le boss qui s’ensuit se joue sur le thème d’Aerith . La scène d’après est l’immersion de la jeune femme dans le bassin en dehors du lieu. Puis c’est la fin du premier disque. Le second reprend pile là où nous nous sommes arrêtés. Un choc, clairement. Certains ne s’en sont toujours pas remis. Faire les deux CD restants sans elle, ça a dû en dégoûter plus d’un.

7-La fin de Final Fantasy IX

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Final Fantasy IX a une fin qui fait à la fois pleurer et rire. Ou pleurer de tristesse puis de joie. Après le combat final, Djidane décide de sauver Kuja, qui s’est rendu compte qu’il était dans l’erreur depuis le début. Malheureusement, l’Ifa s’effondre sur eux. Un an plus tard, Dagga est devenue reine, et on a un aperçu de ce qu’est devenu le reste de l’équipe.  Une pièce de théâtre va être jouée pour l’anniversaire de la jeune reine. Là, un homme portant une capuche clame qu’il désire revoir Grenat, sa princesse. Dagga est d’abord intriguée. Puis l’homme enlève son manteau et se dévoile. C’est Djidane. Ignorant le protocole et sa sécurité, Dagga se précipite vers lui, et les deux s’enlacent. Sans doute ne se quitteront-ils plus ensuite…  Une très jolie fin.

8-Le baiser dans la forêt de Macalania, Final Fantasy X

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Sans doute la scène la plus iconique du jeu. Qui a oublié la scène qui se déroule de nuit, dans la forêt de Macalania, entre Tidus et Yuna ? Le tout au milieu des lucioles, les deux s’avouent leurs sentiments réciproques. S’ensuit un baiser amoureux de toute beauté. Ai-je besoin d’en dire plus ? Ah, si le thème qui est joué à ce moment est  » Suteki da ne » . Il a fait l’objet d’une superbe reprise en français sous le titre « N’est-ce pas merveilleux » par la chanteuse Mioune, que je vous conseille vivement d’écouter, pour toutes ses reprises de thèmes de jeux vidéo.

9- La bombe dans  Final Fantasy IV

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Pour avoir osé s’opposer aux ordres du roi de Baron, Cecil, le chef des forces aériennes, est démis de ses fonctions. Il est chargé avec son ami Kain de chasser les monstres du village de Mist. Mais en chemin, ils tuent le monstre de la brume dans la grotte menant au village. En arrivant, ils y trouvent une petite fille effrayée, Rydia, qui leur apprend que le boss était en réalité l’incarnation de sa mère. La bombe s’active et met le village en feu. Les deux hommes sont surpris, et, alors que Kain était pour ne laisser aucun témoin de l’histoire, Cécil décide d’emmener Rydia avec eux. Mais la petite ne se laisse pas approcher, et pire encore, invoque Titan.  Avec lui, elle met en échec un chevalier noir et un chevalier dragon à 6 ans. Respect.

10- Le sauvetage dans l’espace, Final Fantasy VIII

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Au troisième disque, Linoa est possédée par Ultimecia, qui veut ressusciter Adel, la sorcière en stase dans l’espace. Lors du passage dans la station spatiale, la résistante de Timber déclenchera l’alarme en s’éjectant dans l’espace. Squall enfile à son tour une combinaison et décide de la ramener dans la station. Nous sommes dans un passage en totale apesanteur et en vue subjective, dans lequel nous devons avoir Linoa en ligne de mire pour se rapprocher le plus possible.  Mais l’oxygène vient à manquer… La jeune femme voit alors le pendentif que lui avait donné le jeune SeeD plus tôt dans l’aventure flotter devant elle… réminiscence de souvenirs d’avant… Mais cela lui donnera la force de survivre. Le couple arrive ensuite dans un vaisseau abandonné, l’Hydre. Ils auraient tort de se sentir en sécurité… Mais c’est une autre histoire. Ce passage est sans doute un des plus marquants du titre.  Si FF VII effleurait un peu la thématique spatiale, cet épisode, lui, nous apprend un peu ce que doit ressentir un cosmonaute hors de l’ISS…

Voilà pour mes passages préférés. Et vous, quels sont les vôtres ? N’hésitez pas à me le dire. Je vous souhaite à toutes et tous un très bon réveillon de fin d’année et nul doute que nous nous reverrons en 2018. 

 

 

 

 

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Final Fantasy fête ses 30 ans

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C’est un fait : les plus grandes saga de jeux vidéo qui perdurent aujourd’hui sont pour la plupart, trentenaires. Prenez Zelda, CastleVania, ou encore Super Mario. Peut-être que les plus jeunes lecteurs de ce blog n’étaient pas nés lorsque ces sagas sont apparues. Et, en 1987,  ce fut le 18 décembre de cette année que le premier Final Fantasy vit le jour sur la Famicom, le nom de la NES japonaise. Je vous propose un retour rapide et non-exhaustif sur la saga qui fait partie de mes préférées.

Un épisode fondateur 

Une époque où Enix avait déjà sorti Dragon Quest et Squaresoft peinait à survivre dans le monde balbutiant des jeux vidéo. Il y a longtemps que Hironobu Sakaguchi voulait créér un jeu de rôle mais  Square refusa de le laisser mener à bien le projet, redoutant de faibles ventes. Mais le succès de DQ  a fait changer les choses et notre homme eut la permission de faire son jeu. Sakaguchi voulait un jeu s’inspirant de Wizardry et Ultima qui eux, étaient déjà sur ordinateurs. Au final, Final Fantasy  reprend les atouts de Dragon Quest en les améliorant. Toutefois, cela ressemblait à ça :

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Oui, les ennemis et les alliés étaient séparés en deux fenêtres distinctes. Aujourd’hui, le premier Final Fantasy a très mal vieilli, et est surtout très lent.

Final Fantasy raconte l’histoire d’un monde qui dépérit. Les éléments sont gérés par quatre cristaux qui perdent leur éclat petit à petit. Le cristal de l’eau devient noir, et la mer s’épuise et devient hostile. Celui du vent s’assombrit, et il n’y a plus d’alizés dans le monde. La terre pourrit et devient stérile, tandis que des incendies se déclenchent à cause de l’épuisement des cristaux de la terre et du feu.  Mais une prophétie dit la chose suivante :

« Lorsque les ténèbres s’abattront sur le monde, quatre guerriers de lumière apparaîtront. » Et un jour, quatre guerriers ayant chacun un cristal dans la main, arrivèrent dans la ville de Cornélia…

Le pitch est assez simple et reprend les poncifs du genre, à savoir la lutte de la lumière et des ténèbres. Cependant, le jeu propose au joueur de choisir la classe de ses guerriers parmi 6 : guerrier, ninja, mage blanc, mage noir, mage rouge et voleur, chacune ayant ses avantages et inconvénients, il conviendra de bien équilibrer son équipe.

Le jeu n’arrivera en Amérique du nord qu’en 1990, alors que le Japon, lui, avait déjà eu droit à deux autres épisodes. Mais il faut avouer que la boîte de jeu était plutôt jolie :FF1_USA_boxartBien évidemment, on connait la suite, et l’épisode fondateur a donné  ensuite 15 épisodes à ce jour rentrant dans la numérotation canonique, avec des dérivés et des épisodes online et sur smartphones. Chaque  épisode peut se jouer indépendamment des autres,  un peu comme si la saga était un recueil de nouvelles indépendantes. Parmi les épisodes dérivés, on peut compter Final Fantasy Tactics, une sorte guerre des Roses version Tactical RPG,  Crisis Core, préquelle à Final Fantasy VII, Rings of Fate et  le plus récent est à ce jour World of Final Fantasy.

La venue chez Sony et l’arrivée de la série en Europe

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La saga fut aussi à l’origine d’une brouille entre Square et Nintendo : Alors que la PlayStation et la Saturn ont imposé le format CD comme support d’avenir pour le jeu sur consoles, alors que l’Ultra 64 ( nom d’époque) se fait encore attendre, Nintendo choisit de conserver le format cartouche pour sa prochaine console. Un choix étonnant, quand on sait qu’en 1995, une cartouche coûte plus cher qu’un CD à produire et contient moins d’espace de stockage. Square décida donc d’aller voir ailleurs pour ses grands besoins d’espace, et Final Fantasy VII verra alors le jour sur la console grise de Sony.  J’en ai parlé dans l’article précédent, je ne vous refais pas le topo sur le jeu.

L’Europe, quant à elle, ne verra arriver la saga qu’avec le VII, dix ans après sa création initiale. Mais le vieux continent a depuis rattrapé son retard : les épisodes pré-FF VII sont sortis sous forme de rééditions modernisées, et nous aurons droit aux épisodes qui suivront.

Bien évidemment, la question du « FF préféré » est toujours sujet à débats, qui sont parfois enflammés. En réalité, le seul que je n’ai franchement pas aimé est Final Fantasy XIII, bien loin des promesses faites par Square Enix et des personnages soit stupides, soit énervants au possible. Pour le reste, celui qui se détache du lot avec le VII pour moi, c’est le VI. Une pièce de théâtre, un drame lyrique en plusieurs actes, qui vaut pour ses personnages, son intrigue complexe et son méchant totalement fou. Je dis toujours que si Shakespeare avait vécu 500 ans plus tard, s’il avait été créateur de jeux vidéo et non dramaturge, il aurait créé le sixième FF. 

Et pour rester dans les polémiques inutiles, j’ai encore vu dans les commentaires, qu’après Final Fantasy IX,  tous les jeux de la saga sont merdiques, ce qui est faux. Il faudrait que certains apprennent à réfléchir. Je pense que tout le monde peut y trouver son compte dans les épisodes X à XV, même s’il peut arriver que l’un d’entre eux ne plaise pas. De toute façon, la série a toujours été clivante, notamment depuis le VII. 

Une série qui réussit en jeux vidéo, mais moins en cinéma

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Mais si FF fit le bonheur de Square, elle fut aussi l’origine de son malheur. Alors que Final Fantasy IX est lancé mondialement et que Final Fantasy X se dévoile petit à petit aux yeux du monde sur PS2,  Hironobu Sakaguchi travaille déjà depuis plusieurs années sur un long-métrage intitulé Les créatures de l’Esprit. Le film est développé dans les studios de Squaresoft à Honolulu. Il est une révolution technique pour l’époque : entièrement en images de synthèse, il est vraiment beau et  toujours fluide dans son animation.  Mais malgré des références évidentes, un casting de doublage en anglais de qualité, le film, un peu bancal il faut bien le dire, ne rencontre pas le succès escompté lors de sa sortie à l’été 2001 et est un four commercial, mettant Squaresoft en danger. De fait, elle oblige l’entreprise à fusionner avec son concurrent direct, Enix.  Hironobu Skakaguchi, le fondateur de la saga,  s’en ira également et fondera ensuite Mistwalker.  Au premier avril 2003, l’entité fusionnée est devenue officiellement Square Enix. La société ne se risquera plus dans la production de films jusqu’à  Advent Children,  suite se passant deux ans après la fin de Final Fantasy VII, s’adressant clairement aux fans du jeu. Là encore, la technique impressionne. 

Voilà dans les grandes lignes les principaux mouvements d’une saga qui je pense, n’a pas fini de nous étonner. Square Enix  n’a pas l’intention de lâcher sa saga phare. Pour le moment, c’est Final Fantasy XV qui est en exploitation. Sorti le 29 novembre 2016, le jeu continue d’être alimenté en contenus annexes, avec notamment les épisodes relatant le passé des trois compagnons de Noctis et un mode multijoueur. Dans quelle direction va partir le seizième épisode ? Nul ne le sait. Et si Square Enix se décidait enfin à sortir Final Fantasy VII Remake ?  Mais je vous avoue qu’en tant que fan du VII ( vous vous en seriez doutés), ce remake annoncé depuis longtemps me fait tout de même peur…

Tout ça pour dire  : Bon anniversaire Final Fantasy. 

Weekly Retro #8 :Tales of Yippie Kaï Yay

Bonjour, et bienvenue pour ce Weekly Retro qui en est déjà à son huitième épisode. Je rappelle que l’inspiration vient du blog Band of Geeks, tenu par Romain. Alors à quels jeux ai-je consacré du temps cette semaine ? 

Putain, 20 ans…

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Die Hard Trilogy  reste surement une des meilleures adaptations de films à ce jour. Dans une semaine, ça fera vingt ans que j’aurai eu ma PlayStation. Oui, on est dans une époque où Game One n’existait pas encore, c’est dire… Et en plus du CD Demo One, fourni d’office, j’ai eu comme jeu d’accompagnement Die Hard Trilogy. Il faut dire que les parents savaient que j’étais un fan de la saga. Piège de Cristal et Une Journée en Enfer sont pour moi des films cultes, signés John Mac Tiernan, que j’espère vite revoir à la réalisation d’un film d’action histoire de montrer à certains, notamment John Moore, ce que c’est que du cinéma bien badass. Je trouve 58 Minutes pour vivre un poil inférieur avec la volonté de Renny Harlin de vouloir trop se prendre pour un Michael Bay un peu avant l’heure, privilégiant le spectacle au scénario un poil mince.  Mais qu’en est-il du jeu ?  Eh bien, sachez que lorsque vous l’achetiez, vous vous retrouviez avec trois jeux différents. L’écran d’accueil vous permettait de choisir entre le Nakatomi Plaza, pour Piège de Cristal, l’avion pour 58 Minutes pour vivre ou le taxi new-yorkais pour Une journée en Enfer. D’ailleurs, l’histoire du jeu est assez complexe et vient du fait que Probe Entertainment avait obtenu les droits sur l’adaptation du troisième film, mais n’avait pas accès aux images des rushs étant donné que le métrage était en cours de production. Ils ont dû se contenter du synopsis pour faire une première version du titre, qui n’a pas convaincu la Fox.  C’est alors que leur vint l’idée de faire un jeu sur la trilogie  avec chacun un genre différent.

1-Sans déconner, vous croyez que j’appelle pour commander une pizza ? 

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Le premier jeu est donc Piège de Cristal. Il se présente sous la forme d’un third-person shooter. On voit John Mac Clane de dos, devant parcourir les 19 étages du Nakatomi Plaza et débarrasser chaque niveau des terroristes qui l’infestent, et délivrer les otages. Lorsque le dernier terroriste est tué, un compte à rebours se déclenche et John a 30 secondes pour rallier l’ascenseur et désamorcer la bombe qui s’y trouve. Sur son chemin, il trouvera des armes pour l’aider, tels un fusil à pompe ou une mitraillette et divers objets pour lui rendre de la santé.

Techniquement, le jeu est assez passable, mais a le mérite d’être en 3D et de présenter des décors  et murs qui deviennent transparents pour voir ce qu’il y a de l’autre côté. Pratique.  Les musiques sont assez discrètes, et le jeu, bien que répétitif, défoule bien.

Il faut noter que le film est tiré du roman Nothing Lasts Forever de Roderick Thorp. Et s’il se déroule de nuit, c’est que le jour, Bruce Willis était occupé à tourner la série Clair de Lune dont il était le rôle principal.

2-Juste un « petit » problème…

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Le deuxième jeu qui se présente à vous, si vous choisissez l’avion, sera Die Hard 2 : Die Harder, ou 58 minutes pour vivre. Celui-ci vous propose une virée à la Virtua Cop très réussie  dans l’aéroport de Dulles, à Washington, mais aussi dans une église, sur une motoneige et dans des avions, le jeu comporte huit grands niveaux. Autant le film est le moins bon des trois, autant cette partie est peut-être la plus réussie du soft malgré sa difficulté : en effet, techniquement, le joueur peut détruire des éléments du décor, avoir différentes armes, et le tout est parfaitement jouable à la manette, bien qu’il était aussi compatible avec certains pistolets de la console. Les terroristes n’hésitaient pas au besoin se servir des otages. 

3-Bonjour, Mickey O’Brian, sécurité de l’aqueduc.  On m’a signalé qu’un type était entré sur un traîneau tiré par des rennes!

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Enfin, le troisième jeu, Une journée en Enfer ou Die Hard with a Vengeance en VO,  reprend la partie en voiture du film. Vous êtes donc à bord d’un taxi et devez trouver les bombes et les faire exploser avant qu’elles ne détruisent toute la ville. Le timing était souvent très serré, mais permettait d’explorer les différents quartiers de New York, même China Town, alors que ce quartier n’est que mentionné dans le métrage. Pour savoir où étaient les bombes, il fallait consulter l’aiguille rouge de la boussole en haut à gauche. Parfois il y avait aussi des voitures piégées, permettant de varier les objectifs. Dans cette course effrénée, les bonus ne manquaient pas, avec le turbo, le temps supplémentaire et une option très amusante, l’ambulance qui fendait la voie lors des embouteillages, vous permettant de passer. Sans compter la Nitro qui propulsait la voiture dans les airs…

A cause de cette partie, le jeu sera interdit en Allemagne pour violence extrême. En effet, écraser les piétons et essuyer le sang sur le pare-brise avec les essuie-glaces ça avait de quoi choquer. Pourtant, en appuyant sur L1, ça actionnait le klaxon et tout le monde se poussait. En l’activant, les gens ne traversaient pas. 

Les trois jeux avaient quelque chose en commun : leur difficulté. Il n’était pas évident de les finir. d’ailleurs quelques jours après, j’achetais une carte-mémoire pour pouvoir sauvegarder ma progression. Mais le rapport qualité/prix était bon.  Donc : Yippie Kay Yay!

Et on est d’accord,  Die Hard est une trilogie au cinéma et rien d’autre. 

4-Je sens que je vais Eternia…

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J’aime bien la série des Tales of. Alors cette semaine, un des opus PlayStation me faisait de l’œil dans son écrin  quai-neuf. Son nom : Tales of Destiny II. Keuwa ? Mais il existe déjà un Tales of Destiny 2 non ? vont me dire les connaisseurs. Eh bien oui. Sauf que si le premier ToD est sorti en Amérique du Nord, ce ne fut pas le cas du deuxième jeu. Donc, quand Tales of Eternia franchit le Pacifique,  il fut renommé Tales of Destiny… II, en chiffres romains pour éviter toute confusion, alors qu’il n’en est aucunement la suite. Comme quoi, les importateurs ricains devraient réfléchir à deux fois avant de changer le nom d’un jeu… 

Les européens, eux, devront attendre 2006 et son arrivée sur PSP, la première console portable de Sony pour en profiter de façon officielle. Cette version reprend le nom d’origine, Tales of Eternia. J’aime ce jeu pour son univers coloré, bigarré, et montre que la 2D ne vieillit pas. le seul faux pas est la carte du monde, assez moyenne. Heureusement, Motoi Sakuraba a fait de bonnes musiques.Dommage toutefois que le doublage en anglais semble un peu  » décalé » si je puis dire… Si le début est un peu mou, le final de ce jeu est juste épique. Et il me fait dire qu’un jour, je ferai ceux de la PS1 et de la PS2, peut-être au moyen de traductions en anglais amateures pour les épisodes qui ne sont sortis qu’en japonais… 

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Le synopsis est le suivant: un vaisseau se crashe sur Inferia, près du village de Rasheans. Reid Hershel  et Farah Oersted, amis d’enfance et témoins de l’accident, y découvrent une mystérieuse jeune fille et son animal de compagnie. Problème, elle ne parle pas du tout la même langue qu’eux, ce qui fait naître des problèmes de compréhension. Toutefois, ils ne tardent pas à apprendre  qu’elle s’appelle Meredy et son familier Quickie, mais surtout qu’Inferia et  Celestia, le monde supérieur, se rapprochent et pourraient entrer en collision, ce qui serait catastrophique… Mais peut-être existe t-il un moyen de  stopper ça.

Le système de combat est bien pensé, très orienté action  avec des combattants sur une ligne. Il réutilise le système de Linear Motion Battle,  l’IA est réactive mais a comme toujours dans les jeux du genre plus axés sur le  dynamisme, tendance à vider les MP des mages du groupe.  Il faut aussi faire attention à la difficulté, non pas que le jeu soit ultra difficile, mais les joies des combats aléatoires font que parfois il pourra arriver que l’IA adverse décide de vous en mettre plein la tronche. Les Tales Of auraient ils le syndrome Star Ocean ?  Quoiqu’il en soit, à haut niveau, le système est impressionnant et je ne vous raconte même pas les magies, qui en mettent plein la vue. Tales of Eternia est un excellent RPG à faire d’une façon ou d’une autre. 

5- Bon anniversaire!

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Et à l’heure où ces lignes sont écrites, c’est le jour des 29 ans de Final Fantasy. C’est en effet le 18 décembre 1987 que le premier FF apparut sur la Famicom, c’est à dire la NES Japonaise. Bon anniversaire à un jeu et surtout une série dont le succès ne se dément pas, et ce ne sont pas les chiffres de vente de Final Fantasy XV qui vont me faire mentir. Le jeu sortira également aux Etats-Unis sur la console. L’Europe devra elle attendre encore avant de voir un FF débarquer et ce sera avec le VII dix ans plus tard, mais c’est une autre histoire. 

Final Fantasy raconte l’histoire d’une prophétie. Le monde commence à dépérir . La terre devient stérile, l’eau stagne, le vent cesse de souffler. Les cristaux élémentaires sont devenus noirs. Mais une prophétie dit que  » lorsque les ténèbres arriveront sur le monde, quatre guerriers de lumière apparaîtront ».  Un jour justement, les quatre guerriers apparurent, un cristal dans leurs mains…

Le joueur peut  nommer comme il l’entend  et choisir la classe de ses personnages, parmi 6 : Guerrier, Voleur, Moine, Mage blanc, Mage Noir, Mage Rouge.  Ils n’ont  donc pas d’histoire personnelle.  Certains piliers de la série sont déjà là : les cristaux,  les combats aléatoires et au tour par tour. Cependant, même s’il est disponible sur la NES Mini  dans sa forme d’origine,  y rejouer comme cela de nos jours est très, mais alors très difficile tant le tout paraîtra lent et surrané. Chose amusante, ennemis et alliés apparaissaient sur le terrain dans deux fenêtres distinctes. Si vous voulez vraiment y rejouer, préférez ses remakes nettement plus beaux et optimisés. Il n’empêche que FF reste, comme le premier Dragon Quest dont il s’inspire, un RPG qui pourra à juste titre paraître très basique.

Voilà, c’est tout pour ce Weekly Retro, et je vous dis à la semaine prochaine pour un spécial Noël.

[médias]Final Fantasy à l’honneur sur D8

En général sur le blog, nous n’aimons pas trop parler de la télévision , à cause du traitement qu’elle réserve généralement aux jeux vidéo, notamment quand il s’agit de médias généralistes.  Mais, pour une fois qu’une chaîne nationale  va parler d’une saga très connue dans le milieu, on ne va pas s’en plaindre.

Donc, demain soir à 22h45, D8  va diffuser le documentaire intitulé Final Fantasy : La saga culte. Le programme durera une heure et demie,  et il y aura  entre autres, les interventions de Chloé Woitier, journaliste au Figaro et Erwan Cario de Libération.  Je n’ai pas vu le programme donc je ne jugerai pas,  et si les fans de la série  n’apprendront pas forcément quelque chose de plus, cela peut faire une ouverture au grand public,  donc pourquoi pas. Programmez vos box si vous n’êtes pas là ( quelqu’un se sert encore des magnétoscopes ?) car il serait dommage de ne pas voir un programme parlant de jeux vidéo en bien sur chaîne de la TNT…

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Il y a 27 ans le premier Final Fantasy voyait le jour…

Eh oui, le premier Final Fantasy fut mis en vente au Japon le 18 décembre 1987. Ce premier épisode de la saga que nous connaissons tous maintenant ne fut pas le premier RPG de toute l’histoire ni le premier sur console, il fut précédé d’un an sur Famicom par le premier Dragon Quest. A cette époque, les jeux que Squaresoft édite ne rencontrent pas le succès et le développeur est sur le point de mettre la clé sous la porte. Hironobu Sakaguchi a alors l’idée de faire un dernier jeu pour la route, et cette fois ci, il inclurait des éléments de jeu de rôle dans un univers d’heroic fantasy. Pourquoi ne pas s’inspirer du titre d’Enix, qui a connu un joli succès ?  Mais comme cela risquait d’être le dernier jeu de la firme, l’équipe décide de  mettre deux mots en guise de titre : Final Fantasy. Une dernière fantaisie, un fantasme de joueur. C’était quitte ou double, le succès ou la faillite. Le résultat ? Allons, la saga ne serait pas où elle en est aujourd’hui si cela avait été un four. Le jeu sortit aux Etats-Unis  en 1990. 

Son scénario de départ était assez simple : alors que le monde dépérissait sous les ténèbres,  quatre guerriers d’une ancienne prophétie apparurent, tenant chacun un orbe de lumière dans leurs mains. Ces héros devront mettre fin au mal… 

Le jeu original proposait des fenêtres différentes pour les ennemis et les alliés et était assez lent dans son déroulement. Le joueur pouvait choisir parmi six classes de départ  avec une possibilité d’évolution en cours de jeu. 

Depuis, force est de constater que la saga a fait du chemin… Mais en Europe, il faudra attendre la sortie du septième épisode dix ans plus tard sur PlayStation pour avoir le droit à l’arrivée de la saga chez nous, en 1997. Depuis, tous les épisodes de la série principale sont sortis, aussi bien postérieurs qu’antérieurs, histoire de rattraper notre retard.

Evidemment, ce fut une telle claque pour moi que le VII reste mon préféré. Cependant, Final Fantasy VI vient juste après,et objectivement, cette fresque épique  représente l’apogée de la saga. Et dire que le quinzième épisode est en cours de développement… Vingt-sept ans plus tard avec des égarements pas toujours bienvenus dans la saga, la plupart des joueurs attendent, à la fois curieux et anxieux, ce que le prochain épisode leur réserve…

Et vous, quel fut votre ou vos FF préférés, et qu’attendez-vous des prochains épisodes ? N’hésitez pas à le dire. 

FF I