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[Critique film d’animation ] Les nouveaux Héros

Un Disney tiré d’une franchise Marvel, ça donne…du Marvel pour les gosses. Néanmoins, c’est tout de même un film largement valable et fera une bonne sortie ciné pour les vacances. Déjà parce que le scénario est bien construit et rythmé. Ça va vite, dans tous le sens , et on ne s’ennuie pas à suivre les aventures des nouveaux héros. Les plus grands apprécieront les références geek,même à d’autres films Disney, et Baymax se révèle être un robot très attachant. Il faut également s’attendre à quelques surprises bien amenées. Il y a également de très bon gags et des vannes dans les dialogues. Oh certes, c’est un Disney majoritairement à destination des enfants, donc ça implique certaines valeurs qu’on connait depuis toujours.
Ensuite c’est bien réalisé : Disney maîtrise maintenant l’image de synthèse de façon exemplaire, et le San Francisco « japanisé » (appelé d’ailleurs San Fransokyo) donne lieu à des plans magnifiques. C’est de plus très bien animé et la bande originale est magnifique. Les parents s’amuseront à regarder attentivement le générique de fin, fait façon comic. Régal des yeux, des oreilles, Les nouveaux Héros est sans doute la perle d’animation de ce début d’année.

 Le début :

Hiro, un génie de l’informatique, s’associe avec d’autres camarades de fac et le robot infirmier Baymax pour déjouer un complot visant à détruire la ville de San Fransokyo.

affiche les nouveaux héros

Les nouveaux héros (Big Hero 6)

Réalisation : Don Hall, Chris Williams (II)

Genre : animation

Distribution : The Walt Disney Company France

En salles depuis le 11 février 2015

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Les jeux avec des héros Disney de la Megadrive

La console 16 bits de sega a accueilli de nombreux jeux mettant en scène des héros de Disney. J’en ai chroniqué quelques uns sur le blog, mais la qualité des différents jeux sortis n’est plus à démontrer à quelques exceptions près. Une petite revue de détail ne fera pas de mal, notamment si vous vous mettez en tête de tous les collectionner. Prêts à replonger dans vos souvenirs ? Je suis sur que vous en avez au moins un dans votre collection, offert par votre famille, car de tels jeux, ça ne pouvait être des jeux violents ou qui rendent épileptiques (la polémique la plus en vue concernant ce loisir dans les années 90)…

 

Le premier jeu à venir sur la console est Castle of Illusion en 1990, jeu qui sortit également sur Master System, la console 8 bits du constructeur, qui devint avant Sonic le premier véritable hit de la MD. Beau, jouable, varié, le jeu mettait en scène Mickey qui devait délivrer bien entendu Minnie, prisonnière de la sorcière Mizrabel qui était jalouse de sa beauté. Un titre qui a fait date.

Castle of Illusion, ou comment placer d'emblée la barre assez haut dans un jeu Disney.

Castle of Illusion, ou comment placer d’emblée la barre assez haut dans un jeu Disney.

 

Un autre jeu avec Mickey parut en 1991, et ce fut Fantasia, développé par Infogrames. Inspiré du métrage du même nom sorti par Disney en 1940, vous dirigez notre souris dans le costume de l’apprenti sorcier qui doit retrouver des notes de musiques qui se sont échappées. Mais comment dire sans être méchant… Si le jeu est correct (quoique moins beau que Castle of Illusion à mon sens) graphiquement, les morceaux présents dans le jeu sont totalement massacrés par la non-maîtrise du processeur sonore par le studio français. Je rappelle que le film avait pour but de faire découvrir la musique classique aux enfants… Mais si en plus la jouabilité s’y met, on ne s’en sort pas ! Les commandes sont tout simplement aberrantes. Mickey est lent dans ses mouvements, et pour éliminer un ennemi, vous devez appuyer sur le bas de la croix directionnelle sinon le jeu considérera que vous vous prenez un coup. Ça et les sauts plus qu’approximatifs font de ce jeu une catastrophe.

Fantasia, il faut y jouer et l'entendre pour le croire.

Fantasia, il faut y jouer et l’entendre pour le croire.

Heureusement, cette même année, Sega se rattrape avec un jeu mettant en scène Donald, du nom de QuackShot. J’en ai fait une critique sur le blog, mais je ne cesserai de louer les qualités du jeu : beau, jouable, ingénieux dans son déroulement avec des objets à trouver pour progresser, il dispose de plus de très bonnes musiques et le thème de la Transylvanie reste un des plus réussis sur la console. Donald dispose d’un flingue a diverses munitions, comme des ventouses de trois couleurs différentes avec chacune des capacités supplémentaires, du pop-corn, ou encore… du chewing gum explosif donné par Géo. Une grosse réussite pour cette chasse au trésor qui parodie de façon brillante les films Indiana Jones.

Quack Shot Starring Donald Duck présentation

Évidemment, après cela on se mit à rêver d’un cross-over avec Mickey et Donald dans le même jeu. En 1992, Sega a entendu nos prières et nous sort World of Illusion. Mickey et Donald se retrouvent dans un monde étrange après avoir plongé dans une boite magique où un mystérieux magicien semble tirer les ficelles… En solo, on peut choisir entre la souris ou le canard, et surtout, on peut y jouer à deux. Mieux encore, certains passages de niveaux sont exclusifs aux personnages et en mode deux joueurs, vous devrez vous entraider pour progresser. Techniquement, le jeu est beau et les musiques sont superbes. Dommage toutefois que le jeu ne comporte que 5 niveaux et qu’il soit trop facile. Mais il peut convenir pour initier les enfants au genre de la plate-forme.

Mickey Mouse - World of Illusion002

Dans le même temps, Sega sortit en 1992 le jeu vidéo adapté de Super Baloo, du nom de TaleSpin, qui est le titre original de la série. Malheureusement, le jeu n’est pas à la hauteur et reste un titre très moyen pour la console. Pas extraordinaire techniquement, les phases en avions peuvent poser de sacrés problèmes au niveau de la jouabilité. Baloo et Kit ( que vous pouvez choisir si vous jouez seul ) doivent retrouver des caisses et les livrer en moins de 7 jours pour battre Kahn Industries et ainsi décrocher le contrat en or avec la ville de Crête Suzette. Mais c’est sans compter non seulement les sbires de Kahn, mais aussi les Pirates de l’air menés par Don Karnage. On se dit que oui, il aurait mérité mieux.

Baloo méritait largement mieux, comme adaptation...

Baloo méritait largement mieux, comme adaptation…

Ariel - The Little Mermaid (UE) [!]001L’année 1992 est une année faste pour les jeux Disney et Sega n’hésitera pas à sortir dans la foulée Ariel The Little Mermaid, jeu adapté du long métrage datant de 1990. Mais là, on touche vraiment le fond, de la mer bien entendu, tant en terme d’intérêt ( trop court, trop facile, trop soporifique) que technique. On passe !

 

En 1993, Sega tape fort pour la fin de l’année. La compagnie, alliée à Disney et Virgin, sort Aladdin, en même temps que le métrage. D’une fidélité sans faille au film, doté d’une réalisation somptueuse compte tenu de la console d’une jouabilité exemplaire et d’animations extraordinaires, ses quelques menus défauts n’entachent en rien l’intérêt du titre qui consacra David Perry, son programmeur principal. La version Super Nintendo, faite par Capcom, est différente sur de nombreux points, mais est également très bonne.

Aladdin ou tout le savoir faire de David Perry dans un jeu Disney.

Aladdin ou tout le savoir faire de David Perry dans un jeu Disney.

Cependant, pendant cette année, Sega mit un point d’honneur à sortir des jeux exclusifs aux États-Unis qui ne verront jamais l’autre coté de l’Atlantique.

C’est le cas d’un jeu mettant en scène Dingo ( connu sous le nom de « Goofy » ) dans Goofy’s hysterical historical Goofy's Hysterical History Tour (U) [!]001tour. Un jeu très moyen qui n’a pas laissé de souvenir impérissable. Goofy est attachant, mais l’intérêt est très limité et la jouabilité pas forcément optimale, sans compter la technique.

 

 

L’éditeur sortit aussi deux jeux développés par Sunsoft basés sur le film d’animation La Belle et la Bête sorti fin 1992.

Beauty and the Beast - Belle's Quest (U) [!]002Le premier, Belle’s Quest, consiste à atteindre le château de la bête pour y briser la malédiction dont est victime la Bête. Fait clairement pour attirer un public en majorité féminin, ce n’est pas une raison valable pour offrir un réalisation aussi mauvaise, une difficulté aléatoire et un jeu aussi chiant.

 

Et moi qui pensait que le jeu de La Petite Sirène tout comme Fantasia étaient sans doute les plus mauvais des Beauty and the Beast - Roar of the Beast (U) [!]001Disney de la console, je me suis trompé tant le pendant « masculin » de ce titre double, Roar at the Beast, est moche, injouable, et frustrant tellement il est difficile. Nos amis américains n’ont pas eu de chance pour le coup… Et nous, nous sommes bien contents qu’il n’ai jamais franchi l’Atlantique.

 

En revanche, on notera un jeu plus qu’honorable mettant en scène les Gargoyles en 1994, une série Disney qui a été assez peu diffusée en France. Ce qui explique sans doute l’absence de sortie du jeu. Pourtant il aurait pu, c’est très jouable, et assez bien pensé et réalisé.

Gargoyles (U) [!]001

 

Bonkers (UE) [!]001Disney fera aussi un jeu mettant en scène le chat Bonkers. Il sortira chez nous, mais le jeu jeu, s ‘il est sympa dans sa réalisation, reste facile et court. Personnellement Bonkers fait partie des personnages Disney que j’apprécie le moins. Ici, vous devrez   arrêter quatre bandits recherchés pour remporter le concours de meilleur policier de la ville. 

 

Le livre de la Jungle, qui reste un très bon Disney, sera lui aussi adapté en jeu vidéo par Virgin, sur Megadrive et Super Nintendo. Les différences graphiques sont légères et le jeu, contrairement à Aladdin, est le même sur les deux consoles, il sortit en 1994 chez nous. La réalisation est magnifique et le jeu est très fidèle au film. Permettez moi de parodier le début de la chanson la plus célèbre du film : « Il en faut peu pour un bon jeu, vraiment très peu pour un bon jeu, il faut avoir du savoir-faire… »

Jungle Book, The (E) [!]002

 

Mais le jeu qui m’a marqué en cette année fut Mickey Mania, développé cette fois par Travellers Tales pour le compte de Sony Imagesoft, dont ce sera le dernier en tant qu’éditeur tiers. Le jeu,d ‘abors prévu pour les 75 ans de Mickey en 1993, fut reporté d’un an. Ici, vous parcourez les 7 dessins animés les plus marquants de Mickey, de 1928 ( Steambot Willie) à 1990 (Le Prince et le Pauvre), où il y rencontrera ses alter-ego de l’époque. Le jeu est très beau, bien pensé, et la version Megadrive bénéficie d’effets durs à reproduire sur la console, ce qui relève de l’exploit. Il était de plus plus dur que ce que l’on connaissait jusqu’alors.

Mickey ne pouvait  rêver de meilleure rétrospective...

Mickey ne pouvait rêver de meilleure rétrospective…

Dans le même temps, Westwood studios développera le jeu qui accompagne le Roi Lion au cinéma et comme pour Aladdin l’année précédente, ce fut une réussite sur tous les plans et fidèle au matériau dont il est tiré. Vous incarnez Simba, héritier du royaume des lions, appelé à succéder à son père Mufasa . Mais Scar, le frère du roi, complote pour prendre le pouvoir et se débrouille pour faire tuer Mufasa et accuser Simba. Il le condamne à l’exil et s’allie avec les hyènes pour régner. Impossible de passer à côté si vous collectionnez les jeux Disney de la console.

Lion King, The (W) [!]000

On notera aussi que l’Amérique du nord aura droit à l’adaptation Megadrive de The Great Circus Mystery, alors que Great Circus Mystery, The - Starring Mickey & Minnie (U) [!]002chez nous, seule la version Super Nintendo verra le jour. Capcom s’est chargé du développement. Le jeu est beau, jouable à deux, mais également assez facile.

 

 

Donald, qui a marqué les esprits avec QuackShot, revient en 1995 dans Maui Mallard. Ici, notre canard colérique adopte un look plus «  cool » est part dans les tropiques pour rechercher une idole disparue. Mais les indigènes ne sont pas très accueillants. Donald pourra se transformer en ninja pour vaincre les esprits maléfiques. Doté d’une bonne direction artistique, bourré d’humour, il est dommage que la jouabilité soit approximative. Le jeu est également assez dur.

Donald Duck in Maui Mallard000

 

Toy Story (E) [!]001Toy Story fut le premier long métrage en images de synthèse fait par Pixar pour Disney en 1996. Le film fut accompagné d’un jeu. Graphiquement, il est sans doute un des plus aboutis de la Megadrive. Le jeu est jouable, mais il reste toutefois d’une difficulté assez élevée.

 

 

On ne peut faire cette liste sans mentionner l’excellent Pinocchio. Magnifiquement réalisé, mais un poil facile, il vautPinocchio (E) [f1]001 amplement qu’on s’y attarde. Je ne suis pas loin de croire que c’est dans les vieux longs métrages que Disney fait certains de ses meilleurs jeux…

 

 

Et l’adaptation de Pocahontas ferme la liste, étant le dernier jeu à avoir vu le jour sur la 16 bits de Sega. Vous incarnez Pocahontas et Meeko, son raton-laveur, pour un jeu qui fait de la place à la réflexion. Dommage qu’il soit trop court, car il dispose néanmoins d’une réalisation honorable.

Pocahontas (E) [!]001

Voilà, vous constaterez qu’il y a de quoi faire. Les longs métrages d’animation Disney continueront d’être adaptés notamment sur PlayStation, qui compte entre autre les titres Hercule, Mulan, Tarzan, Lilo and Stitch, et même Dinosaur et Kuzco. Mais cela est une autre histoire. Je voulais vous montrer que hormis certaines exceptions, la grande majorité des titres de la 16 bits de Sega avec des héros Disney valaient tout de même qu’on s’y attarde.

[critique film d’animation] La Reine des Neiges

Pour son long métrage de fin d’année, Disney décide de faire de nouveau confiance aux  créateurs de Raiponce, et cela a donné La Reine des Neiges. Réalisé, comme toujours depuis quelques temps, en images de synthèse. A l’écran, c’est vraiment très beau. En effet,  les effets et les rendus  en mettent plein les rétines, même en 3D.  C’est de plus, très enlevé et le rythme ne faiblit jamais. Le simple fait de montrer les choses permet une évolution dans le temps bien faite en début de film. Côté animation, c’est d’une fluidité à toute épreuve, et on ne peut pas prendre techniquement La Reine des Neiges en défaut. Il y a également de l’humour, et le métrage tient également grâce aux sidekicks ( Sven le renne, Olaf),  absolument hilarants, mais les dialogues sont également très bien écrits. C’est un Disney, donc ça convient  pour  un enfant, mais  celui-ci a de plus le mérite de ne pas prendre son public pour un imbécile, car il surprend  aux moments où on s’y attends le moins. Où on voit que le manichéisme s’efface avec certaines  situations et les méchants ne sont pas forcément ceux qu’on croit au premier abord. Un très bon Disney, un conte  féérique qui ravira vos enfants, mais j’ai un reproche à faire en tant qu’adulte. La première moitié du film contient trop de chansons. Je ne déteste pas  le fait qu’on chante dans un Disney, mais là, c’est un peu too much. Heureusement la deuxième partie laisse place à l’action qui plaira aussi bien aux  enfants qu’aux adultes. Bref, difficile de rester de glace  (bon, c’était facile) devant l’histoire des deux princesses, Anna et Elsa, qui se partagent la vedette. C’est sans doute le Disney le plus en phase avec sa période de sortie , en plus.

affiche reine des neiges

Le début :

Anna , princesse du Royaume d’Arendelle, part à la recherche de sa sœur Elsa qui a plongé la contrée dans un hiver éternel.  Elle reçoit l’aide de Kristoff et de Sven, son renne, pour  affronter les dangers de la montagne ou elle s’est réfugiée…

Julius

La Reine des Neiges (Frozen)

Réalisation : Chris Buck et Jennifer Lee

Genre : film d’animation

En salles depuis le 4 décembre 2013

LucasFilm racheté par Disney et nouvelle trilogie en vue

Grande nouvelle dans le monde du cinéma : George Lucas a vendu LucasFilm à Disney pour plus de 4 milliards de dollars. Dans la foulée, Disney a annoncée une nouvelle  trilogie Star Wars… Je crois qu’il y a de quoi pleurer. Même si nous n’avons encore aucune image  de ces trois films, le premier étant prévu pour 2015 et ses suites  avec 2 à 3 ans d’écart entre chaque long-métrage, et donc ne pouvons juger des films proprement dits, difficile de ne pas voir comment Lucas cherche encore à surexploiter son filon bien juteux. Mais il faut voir un peu la gueule du filon, qui commence à se tarir. Si les produits dérivés existent depuis longtemps, il est malheureux de voir que la seconde trilogie de films sortie entre 1999 et 2005 est en grande partie ratée, s’adressant aux gamins plus qu’aux adultes, et cela étant confirmé par Star Wars : Clone Wars, série d’animation en images de synthèse  avec ses scénarios à deux sous. Sans compter les différentes rééditions DVD e t Blu-ray des métrages  vendues au prix fort sans forcément quelque chose de neuf. J’ai peur qu’avec Disney, cela empire. Imaginez le Star Wars extrême, avec Mickey et Donald  qui rencontrent les Jedi… Horrible, non ?  Remarquez, il y a déjà Angry Birds Star Wars… hé oui le  » grand public » mesdames et messieurs,  c’est lui qu’il faut toucher en priorité.  C’est bien là le reproche qu’on peut faire à la franchise : de statut d’icône geek, Star Wars  est passée de l’autre côté de la barrière, en voulant s’adresser à tout le monde. 

Julius