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L’histoire de Sonic The Hedgehog

Je me souviens encore lorsque j’ai introduit la cartouche du premier Sonic The Hedgehog  dans ma Megadrive… J’y joue toujours aujourd’hui. Ce jeu a été le début d’un saga capable de tenir tête à Mario. 

L’histoire de Sonic The Hedgehog  aura mis du temps à sortir, mais force est de constater que les éditions Pix’nLove  ont fait un travail de fourmi pour aboutir à un ouvrage extrêmement complet sur le hérisson bleu. En gros, c’est tout ce que vous avez voulu savoir sur Sonic sans avoir jamais osé le demander!  On y retrouve la genèse du hérisson,  un historique et descriptif des jeux, TOUS les jeux, ainsi que des différents protagonistes de la saga. Le livre apporte de plus des réponses à certaines questions : quelles étaient les mascottes pressenties avant Sonic ? Quelles furent les contraintes techniques de l’équipe avant de sortir le premier épisode ?  Pourquoi la Saturn est-elle la seule console Sega n’ayant pas eu droit  à  un véritable jeu le mettant en scène ? Vous saurez tout! 

La maquette, juste et sobre, à dominante bleue et blanche, elle reste lisible et a su trouver un juste équilibre entre  textes et images d’illustration,  avec images des jeux, concept-arts et artworks. J’y ai trouvé  quelques trames d’impression décalées, sur mon exemplaire, mais c’est vraiment très rare.

Extrêmement complet, cet ouvrage se doit d’être possédé par tout amoureux du hérisson bleu, ou même par ceux qui veulent en apprendre plus sur lui. En effet, il est à ce jour l’ouvrage le plus complet en langue française sur la mascotte de Sega.

Julius

L’histoire de Sonic the Hedgehog

Auteurs : Marc Pétronille et Wiliam Audureau

Editeur : éditions Pix’n Love

296 pages

Prix: 30 €

[Critique rétro supersonique] Sonic the Hedgehog 2

En sortant Sonic the Hedgehog en 1991, Sega mit une grande claque au jeu de plates-formes. Un héros qui se différenciait du plombier, un jeu avec un réel intérêt et plaisir de jeu immense, qui a su traverser les années. Le jeu a rencontré le succès escompté et comme vous le savez, un succès appelle une suite, et cela était valable dans les années 90. Aucune raison qu’un deuxième épisode ne voie pas le jour. Alors Sonic the Hedgehog 2 : suite digne de son ainé ou ratage ? Bon, évidemment, beaucoup d’entre nous connaissons la réponse près de 20 ans après sa sortie… Mais un retour sur ce jeu s’imposait.

 

Sonic the hedgehog 2 sortit de façon simultanée le 24 novembre 1992 soit un peu moins d’un an et demi après le premier épisode. Et une sortie mondiale, au début des années 90, c’était très rare, et il fallait donc le souligner. Cette fois ci, c’est la branche américaine de Sega, basée à Hawaï qui le développera, Sega Japon développant de son côté une version de Sonic pour le Mega-CD , l’extension de la Megadrive qui nous a bien fait marrer, pas autant que le 32X, mais tout de même…

Que serait un jeu Sonic sans décors à carreaux ?

Un an s’est écoulé depuis la défaite du Docteur Robotnik (Eggman au Japon). Sonic est considéré comme un héros pour tous les animaux des îles environnantes. Alors il va faire des démonstrations de sa vitesse légendaire pour les impressionner. Miles Prower, dit « Tails » à cause de ses deux queues touffues ( pas de blagues douteuses, merci), est l’un de ses fervents admirateurs, jusqu’à le suivre partout. Cela ne semble pas déranger le hérisson bleu… Mais voilà. Petit à petit, les animaux disparaissent et sont remplacés par des robots mécaniques. Sonic comprend que le docteur Robtnik est revenu . Et cette fois il ne plaisante pas. Non seulement il capture et transforme les animaux pour en faire ses esclaves, mais il a mis au point une arme redoutable, l’Oeuf de la Mort, mais qui a besoin des 7 émeraudes du Chaos pour fonctionner à pleine puissance. Sonic a donc deux objectifs : délivrer ses amis et mettre la main sur les émeraudes avant le scientifique fou. Il se met donc en route, avec Tails comme compagnon…

 

Le début de l’aventure se passe toujours dans un lieu tropical

Voilà, je vous ai déjà cité plusieurs nouveautés : La plus notable, bien sur, est l’apparition de Miles Prower, le petit renard, qui se paie même le luxe d’apparaître sur la page de présentation ! Ensuite, les émeraudes prennent de l’importance dans cet épisode. Le jeu propose un mode deux joueurs, et sera le seul épisode 2D à proposer un écran d’options. C’est assez basique, mais pas inutile, en fait…

Les options sont de trois sortes : la première permet de choisir son personnage dans le mode solo . Si vous démarrez de suite, vous jouerez Sonic mais Tails vous accompagnera . Mais il est possible de ne jouer que le hérisson, ou le sympathique renard .

La deuxième permet de modifier les items que l’on trouve dans le mode deux joueurs.

La dernière option est le sound test, qui permet d’écouter les musiques et les sons du jeu.

L’écran d’options est masqué et vous devez appuyer deux fois sur le bas de la croix directionnelle pour le faire apparaître.

Le fameux écran d’options

 

Le jeu ne change pas fondamentalement dans sa structure globale : 10 environnements que vous devrez traverser en mode solo pour stopper la folie de Robotnik. Il n’en reste pas moins que la plupart d’entre eux n’auront plus que deux actes au lieu de trois auparavant , à l’exception de Metropolis et si on considère que les trois derniers niveaux forment une seule zone. En contrepartie, les niveaux sont sensiblement plus longs , sans atteindre la vastitude des épisodes qui suivront toutefois, et surtout mieux pensés. Il faut le dire, le level-design est une merveille.

Robotnik et ses inventions farfelues…

On retrouve les bonus propres au premier épisode : anneau en donnant dix de plus, bouclier, espadrille permettant d’aller plus vite, invincibilité temporaire, vie supplémentaire, dont le téléviseur abritera soit une tête de hérisson pour Sonic soit une tête de renard pour Tails.

Un petit tour en nacelle…

La chasse aux émeraudes est toujours de mise, mais cette fois ci elle ne se fera plus à la fin des niveaux. En effet, si vous passez un lampadaire étoilé, qui fait office de checkpoint si jamais vous perdez une vie, avec 50 anneaux ou plus, il sera auréolé d’un cercle étoilé tournoyant. Sautez dedans et vous aurez peut-être une chance de récupérer une des 7 émeraudes du Chaos… Mais attention parce que le challenge a été relevé. Vous dévalez une sorte de toboggan géant et devez récolter un nombre donné d’anneaux. Si vous passez un checkpoint avec ce nombre ou plus, vous continuez, sinon vous êtes éjecté de la zone. Mais cela serait trop simple s’il n’y avait pas une disposition vicieuse des anneaux, surtout dans les zones avancées, mais aussi de mines qui vous feront perdre des anneaux. Crises de nerfs assurées , d’autant que si vous jouez avec Tails qui vous accompagne, ce dernier ayant un temps de latence d’une seconde, il peut se prendre une bombe et perdre les anneaux qui vous manquaient pour franchir le checkpoint. Et là… fin de zone. Une émeraude vous rapportera 10 000 points.

En voyant cet écran, le bruitage vient de lui-même…

Le jeu dispose d’un mode deux joueurs.

En réalité, on reprend trois zones du mode solo (Emerald Hill, Casino Night et Mystic Cave) et la zone bonus. Malheureusement, et hormis la zone bonus, il est très mal réalisé : image écrasée, ralentissements à foison… Il n’est pas possible de voir ce que contiennent les téléviseurs. La surprise sera totale donc, mais attention, pour ce mode deux « malus » on été ajoutés : la téléportation, qui vous fait changer de place avec l’autre joueur, et le Docteur Robotnik qui vous fera perdre tous vos anneaux, ou une vie.

Une fois qu’un joueur a franchi le panneau de fin de niveau, l’autre dispose d’une minute pour faire de même. Cependant, le temps ne sera pas le seul critère retenu pour désigner le vainqueur de l’acte: il faut prendre également en compte le score global, le nombre de téléviseurs éclatés, le nombre d’anneaux récoltés et le nombre final qui vous reste à la fin.

Un joueur est déclaré gagnant d’un acte lorsqu’il a remporté au moins trois critères sur chacun des deux actes. En cas de match nul, une zone bonus les départagera.

Il n’est pas possible de choisir qui on veut être : le premier joueur sera Sonic et le second sera Tails.

Dans les machines à sous du casino, vous pourrez gagner le gros lot… ou tout perdre.

 

Sonic premier du nom avait déjà placé la barre très haut question graphismes. Sonic 2 fait encore plus fort. Des sprites encore plus gros, des effets encore plus hallucinants, des détails dans les arrières-plans encore plus fouillés, un bestiaire spécifique à chaque zone, bref, il ne fait pas dans la demi-mesure. Le tout regorge de couleurs bien entendu. Les zones bonus sont l’occasion pour la MD de montrer qu’elle est aussi capable d’afficher un simili-mode 7 ( effet de fausse 3D sur Super Nintendo) , et mieux encore, dans ces zones, Sonic et Tails sont représentés en 3D de dos. Un exploit, il faut bien le dire, qui marque l’arrivée de la troisième dimension dans les Sonic. Encore une nouveauté. Il est toutefois dommage que la police d’écriture utilisée pour les débuts et fins de niveaux soit moins lisible que dans le premier épisode, mais ce n’est pas un gros défaut en soi.

Oil Ocean se déroule dans une raffinerie. Le fond du niveau est rempli de pétrole.

 

L’animation a été boostée à l’adrénaline. Le premier vous paraissait rapide ? Ici la vitesse du jeu a été accrue de 20 à 30 % supplémentaires! Et le tout sans ralentissements s’il vous plait dans le mode solo ( j’ai déjà évoqué le cas du mode deux joueurs). Robotnik dispose d’encore plus d’animations , notamment lorsqu’il arrive toujours pour vous occire avec une des inventions de son cru, Sonic dispose même d’un nouveau mouvement d’attente : Il se mettra d’abord à froncer les sourcils et à taper du pied, comme dans le premier épisode, et mieux encore, si vous ne faites rien, il s’allongera , mécontent et vous incitera à le relever! Tails, lui, se contentera de bailler. L’effet est réussi d’ailleurs.

 

à fond sur la rampe!

Dreams Come True s’est de nouveau collé aux musiques et a encore fait de l’excellent boulot. Les musiques sont d’excellente qualité et collent parfaitement à la zone traversée. Du ton léger d’Emerald Hill à l’ambiance jazz du Casino en passant par les sons à tendance orientale de la zone de pétrole, rien ne manque. Le thème des boss est sans aucun doute mon préféré dans la série et que dire de celui du boss final, qui transcende littéralement le joueur lors de ce combat épique… Les musiques du mode deux joueurs sont celles qui auraient dû se retrouver dans les zones retirées dans la version sortie dans le commerce ( voir plus bas). On retrouve certains thèmes présents dans le premier épisode, notamment lorsque l’on termine un niveau, ou lorsque l’on récolte une émeraude.

Les bruitages sont toujours aussi bons et toujours aussi nombreux, il y en a même de nouveaux qui ont été ajoutées, de quoi donner vraiment la pêche à une partie !

Attention, les pics du mur de la mort n’attendent que vous.

 

La jouabilité a été améliorée : non seulement Sonic est plus rapide, mais il dispose en outre de nouveaux mouvements, comme s’accrocher aux lianes, tourner des boulons géants, mais la nouveauté est le spindash. Ce mouvement permet à Sonic de se mettre en boule si vous appuyez sur le bas de la croix directionnelle . Appuyez en même temps sur la touche de saut, et il pourra prendre un élan qui lui permettra de gravir de fortes pentes. Ce mouvement n’existait pas dans le premier épisode et sa venue est un grand soulagement. Tails se joue de la même manière que Sonic et dispose des mêmes mouvements. Il ne peut pas encore se servir de ses deux appendices touffus pour voler ou flotter. Il est toutefois un peu moins rapide que notre hérisson.

 

Ben alors Tails ? Déjà fatigué ?

La durée de vie est plus longue que celle du premier épisode : déjà parce que la difficulté a été sensiblement rehaussée et qu’il est plus long que son prédécesseur, mais en plus, il offre un véritable challenge. Les émeraudes prennent ici une importance dans le jeu et toutes les avoir avec Sonic vous permettra de vous transformer en Super Sonic, un hérisson à la chevelure d’or après avoir récolté 50 anneaux. Tails, en revanche, ne peut pas se transformer. Cependant, l’ajout de ce personnage permet de refaire le jeu avec lui, et ce n’est pas forcément un mal. Ce sympathique renard, un poil boulet toutefois, ne mérite pas qu’on le laisse de côté dans cet épisode. En mode deux joueurs, on s’amuse malgré tout. Combien d’heures ai-je passé sur ce jeu avec ma frangine ? Je ne saurais dire…

N’essayez surtout pas de lui serrer la pince…

 

Plus long, plus beau, plus riche, plus jouable, bref, plus tout, Sonic 2 est le digne successeur de son aîné dont il reprend les recettes et les améliore. Bourré de nouveautés bienvenues en solo, et malgré un mode deux joueurs raté, il se hisse au panthéon des jeux 16 bits sans aucun problème . J’y joue encore 20 ans après sa sortie, et cela n’est pas près de s’arrêter. Un concentré de ce qu’il faut faire pour obtenir un incontournable. Si vous ne l’avez pas connu à l’époque de sa sortie , parce vous n’étiez pas encore de ce monde ou trop jeune, sachez qu’il est maintenant disponible sur XBLA et Wiiware pour 400 MSPoints ou 5 € et disponible dans les différentes compilations que Sega a sorties. Pour les collectionneurs, sachez que le jeu original est trouvable à petits prix et qu’il se doit de figurer dans votre ludothèque en tant que pièce de choix. Ne vous en privez surtout pas.

 

Les versions 8 bits :

Les versions Master Sysytem et Game Gear sont totalement différentes de la version Megadrive. Les zones sont différentes et le scénario aussi : cette fois Tails s’est fait enlever par Robotnik. Pour pouvoir le délivrer, vous devrez obligatoirement avoir les cinq premières émeraudes pour accéder à la dernière zone. Personnellement, j’ai moins aimé que la version 16 bits.

 

Les zones enlevées :

La version bêta de Sonic 2 devait comporter quatre zones en plus : Wood Zone, Dust Hill, Genocide City et la mythique zone de Hidden Palace. Les musiques des trois premières sont utilisées pour le mode deux joueurs. La dernière, est la musique 10 dans le sound test. On ne saura jamais pourquoi ces zones ont été enlevées.

Julius