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TFGA S03E03 : Les uns connus des autres

Encore du retard, toujours du retard, mais cela se rattrape néanmoins, notamment dans le cadre d’un blog. Donc, bienvenue dans ce nouveau TFGA, qui consiste à présenter 5 jeux vidéo sur un thème donné. Et cette fois, Alex, l’initateur du concept, nous propose un thème qui ressemble grandement au premier TFGA de l’histoire des TFGA, qui était « ces jeux qui auraient mérité une meilleure promotion ».  Mais peut-être se dit il aussi que nous avons tous plus de 5 jeux  que nous voudrions mettre en avant, et donc, il prolonge un peu le plaisir et moi aussi. Allez vous retrouver de nouveau Deadly Premonition en première place ?  Réponse dans l’article qui suit.

Précision importante : Pour ce classement, j’ai pris des jeux qui sont sortis officiellement en France. J’ai exclu l’import pour deux raisons : la première, c’est que je peux vous faire pas mal de listes dans ce cas et surtout, pour éviter un classement redondant. 

5- Deathsmiles

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Le genre shoot’em up est particulier car il s’adresse surtout et avant tout à des connaisseurs. Mais ceux qui savent y jouer sans perdre ne serait-ce qu’une seule vie sont vraiment très forts. Deathsmiles, sans être aussi technique qu’un Ikaruga qui virait au casse-tête, fait partie de cette catégorie. Sorti sur  Xbox 360 dans son édition Black Label,  ce manic shooter horizontal raconte l’histoire de quatre jeunes femmes qui vont aller affronter le démon Hadès qui menace leur monde. Ce sont sept niveaux, dont un facultatif et trois modes de difficulté qui vous attendent. C’est rapide, le dernier  niveau correspond littéralement à l’enfer tant il est dur. A vrai dire, n’importe qui peut terminer le jeu, les continues étant infinis, mais dans ce cas, le score revient à zéro… Les experts disent qu’atteindre 100 millions de points est déjà un bon début… Vous savez ce qui vous reste à faire!  De plus, le jeu est jouable à deux simultanément.

4-Wild Arms 3

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J’ai découvert ce jeu alors que je ne connaissais pas du tout la saga. J’ai découvert un jeu tout en cel-shading, à l’ambiance western assumée, et au système de combat dynamique. Votre quatuor sera composé de Virginia, Clive, Gallows et Jet, qui utiliseront tous une arme à feu.  Les donjons donnent également du fil à retordre entre énigmes parfois complètement tordues et boss coriaces, certains donjons en contenant plusieurs. Il est d’ailleurs possible de combattre à cheval ou à bord d’un véhicule. J’ai également fait Wild Arms 4 et 5,  mais celui-ci possède un petit supplément d’âme assez unique.  D’ailleurs, vous pouvez le télécharger via le PSN sur votre PS4 si jamais vous voulez le découvrir.

3-Incredible Crisis

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Voilà un petit jeu qui m’a beaucoup amusé. Il raconte l’histoire d’une famille à qui il arrive des tas d’embûches pour se rendre à l’anniversaire de la grand-mère. Le joueur incarne tour à tour les 4 membres de la famille, et doit les sortir du pétrin en  résolvant des mini jeux, qui sont au nombre de 24 au total. C’est très drôle, avec une bonne animation, une bonne narration et on rigole souvent.  La musique ajouté également à l’ambiance assez burlesque du titre, et est interprété par le Tokyo Ska Paradise Orchestra. Cependant, certains jeux se répètent un peu et la durée de vies s’avère au final assez réduite.

2-Une faim de loup

Une Faim de Loup

Connu sous le nom de Sheep, Dog ‘n’ Wolf  à l’international, ce titre, sorti en fin de vie de la PS1, n’a pas eu la reconnaissance qu’il méritait. Dommage, parce que niveau casse-tête ingénieux, il est sans doute un des meilleurs dans le genre. Le but du jeu est simple, Ralph le Loup, qui ressemble tout de même beaucoup à Vil Coyote, doit emmener un mouton du troupeau jusqu’à la sortie du niveau lors d’un jeu télévisé  animé par Daffy Duck. Mais voilà, Sam, le chien de berger, veille et compte bien empêcher Ralph de mener son plan à bien.  Notre loup devra se la jouer discret, mais pourra aussi s’aider d’objets pour progresser, même si certains peuvent paraître incongrus de prime abord.  Bien entendu,  il s’agit d’un jeu dans l’univers Warner, ce qui explique ses graphismes très cartoon, son animation hilarante et la présence des personnages Warner Bros.  Très ingénieux dans son level design et ses énigmes, il a malgré tout été  un échec commercial.

1-Xenoblade Chronicles X

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Cela va faire deux ans que j’ai vécu une aventure extraordinaire avec ce titre, sur ma Wii U.  Faisant la part belle à l’exploration, rares sont les titres, à part Skyrim,  où je me suis senti aussi libre et la sensation de découvrir un nouveau territoire est vraiment très présente.  Je sais, le jeu a eu masse de campagne de communication, mais je refuse qu’il tombe dans l’oubli avec la console sur laquelle il tourne. Une invitation au voyage, très clairement. Et à l’heure où Xenoblade Chronicles 2 pointe le bout de son nez sur Switch, console qui remplace la Wii U,  j’espère que Monolith Soft de penche dores et déjà  sur la suite du X,  car quand on le termine, on se rend compte que Takahashi aime toujours autant raconter des histoires longues… Il ne changera jamais…

Hors-Catégorie : Deadly Premonition

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Mais évidemment ! Je ne pouvais pas faire ce TFGA sans mettre Deadly Premonition dedans! Pourquoi ? Parce que ce jeu est dingue. Dans tous les sens du terme. Raté monumental au niveau purement technique, il se rattrape par son ambiance, son héros, ses personnages, son histoire et ses références à la pop-culture et aux séries. Cela avec des musiques qui donnent souvent l’impression d’être hors-propos, une traduction foirée, la force de ce jeu est dans tout ça. Swery65 a eu du cran de le sortir dans un tel état.  Cependant, le fait qu’il ait de nombreux défauts le rend clivant : tenez, j’ai encore lu récemment que  » si on a pas les moyens, on ne fait pas le jeu et puis c’est tout ».  DP a ses forces, ses faiblesses, et on ne sait souvent pas trop pourquoi on l’aime, pourquoi cet OVNI nous  fascine à ce point.  Tout cela combiné, ça fait un titre génial. Sans doute même culte pour ceux qui ont pris le temps de percer sa carapace dure. L’enquête de Francis York Morgan ( « please call me York« ) n’a pas fini de faire parler d’elle.

Voilà, c’est tout pour ce TFGA.  En attendant le prochain, et mon prochain article, allez donc rendre visite à ceux de mes collègues blogueurs sur cette page ça leur fera plaisir.

TFGA S03 E02 : Les hérauts du genre

Après avoir pris le train de la hype dans le précédent TFGA, Alex nous confie cette fois -ci un sujet qui n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. En effet, le thème de ce nouveau TFGA est : Les hérauts du genre. Pas les héros, ni le département qui a Montpellier pour préfecture, non, il s’agit d’autre chose.

Au moyen-âge, les hérauts étaient chargés entre autres, de transporter des messages importants. Donc, quels sont les 5 jeux, qui pour moi, transmettent un message aux joueurs, et qui comptent donc comme références ? Réponse ci-dessous.

5-Sonic The Hedgehog : La Megadrive était capable de rivaliser avec la Super Nintendo !

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Je suis fan du hérisson bleu. Je vous parlerai bientôt de Sonic Mania, mais sachez qu’avant ce retour aux sources, il y eut le premier Sonic sur Megadrive. Mascotte née d’un concours interne chez Sega, Sonic avait pour but de conquérir les marchés occidentaux, et de secouer un peu l’hégémonie du plombier. La Megadrive est lancée depuis quelques temps lorsque la Super Nintendo arrive, mais n’arrive pas à s’imposer et ce n’est pas avec le ringardissime Alex Kidd in Enchanted Castle, mettant en scène sa mascotte de l’époque et qui aurait pu tourner sur Master System, qu’elle va y arriver. Chez Big N, Super Mario World s’est imposé comme la vitrine de la 16 bits du constructeur et demeure encore aujourd’hui un des meilleurs jeux de plates-formes de tous les temps. Changement de plan chez Sega et les recherches aboutirent à… Sonic.

Le résultat ? Un héros « cool », speed, un jeu magnifique visuellement et une jouabilité exemplaire. Sonic a même réussi à s’imposer sur le marché américain et européen, et a réussi son pari. Sonic est un jeu très abouti, aussi bien sur le plan technique que dans son level-design, et il aura fallu le courage de Tom Kalinske, le directeur de Sega of America, pour imposer le jeu en bundle avec la console en remplacement d’Altered Beast, malgré la colère des dirigeants de Sega Japon. Sonic montrera ce dont est vraiment capable la Megadrive, devenant à son tour une vitrine technique de la console. La suite, tout le monde la connaît. Sinon, je vous la rappellerai sous peu…

4-Super Mario World : L’aboutissement du jeu de plates-formes, par Nintendo 

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Puisque nous en avions parlé tout à l’heure, voici donc Super Mario World. Pourquoi ? Parce que cet épisode est la quintessence du jeux de plates-formes, dont ceux qui sortent aujourd’hui continuent de s’en inspirer. Ce n’est pas pour rien que le titre a été la vitrine technologique de la Super Nintendo. SMW c’est un monde interconnecté, chaque niveau est un ravissement et surtout, un défi pour le joueur, avec des idées à la pelle. La plupart des stages ont deux sorties, et trouver les 96 disponibles comptées par la sauvegarde est un challenge corsé. Si on connaît bien les trucs, les raccourcis, il est possible de finir très vite le jeu. Mais Mario World, c’est surtout Nintendo qui dit aux autres qu’un jeu de plates-formes, ça se fait comme ça et pas autrement. Bien joué.

3- Duke Nukem 3D : Les FPS peuvent être drôles et innovants !

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Ce n’est qu’à-posteriori que Duke Nukem 3D se forgera une petite réputation. En effet, en 1996, le titre sortit juste avant Quake, qui mit une claque technique au genre, avec des ennemis et des armes modélisées en 3D. Pourtant, le premier prouve que le FPS peut être à la fois drôle et innovant.

Drôle, car tout le jeu est une parodie de la société américaine, qui est encore d’actualité aujourd’hui. Sans compter l’aspect du héros, des ennemis, des divers easter-eggs qui parsèment le jeu.

Innovant, parce que le jeu se démarquait par la qualité de son level-design, jouant parfois sur la verticalité, et certaines armes justes jouissives, comme le rapetisseur ou celle qui permettait de geler les ennemis. Dommage que cette course à l’innovation ne se soit pas poursuivie avec Forever

2-Deadly Premonition : Le fond, plutôt que la forme

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Oui, DP est un digne représentant des jeux mal aimés, car repoussants au premier abord. Il faut dire qu’il a tout pour déplaire : moche, raide, buggé. On est d’accord. Je ne nie pas ses tares et de ce fait le titre est ultra clivant. Tout comme le sont NieR et les Drakengard, pour citer d’autres exemples. Et pourtant, quand on se penche de plus près sur DP, on y découvre un héros ayant une double personnalité, des tas de personnages bizarres et des crimes commis dans un lieu trop tranquille. L’ambiance rappelle d’ailleurs la série Twin Peaks et le soft est bourré de références à la culture populaire. Le scénario met une bonne claque à certaines références du survival/horror, à commencer par Resident Evil 5 et 6 (en même temps,ce n’était pas bien dur). Deadly Premonition prouve que le fond compte peut-être plus que la forme et c’est peut-être ce qu’a voulu faire passer SWERY65, son génial créateur. En parlant de ça, j’ai hâte de voir le premier jeu de son nouveau studio, The Good Life, dans lequel les habitants se transforment en chats la nuit. Selon son concepteur, il devrait retrouver l’esprit de Deadly Premonition, et nous devrions en savoir plus lors de la Gamescom qui arrive dans quelques jours.

1-Final Fantasy VII : Oui, l’Europe veut du JRPG à la pelle !

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Je sais que certains jeux du genre arrivaient déjà sur le vieux continent, mais c’était au compte-gouttes. Mais ça, c’était avant 1997. Final Fantasy VII fut le premier FF à arriver en Europe. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais avant, aucun importateur n’avait voulu prendre le risque d’emmener officiellement Final Fantasy au-delà de l’Atlantique. De plus le jeu se paie le luxe d’avoir été (mal) traduit. Je ne reviens pas sur les qualités de FF VII, ce blog dispose de suffisamment d’articles pour que vous vous en rendiez compte, mais il n’empêche, qu’on l’aime ou non, il a ouvert les portes de l’Europe au genre entier, où les éditeurs se sont vraiment rendus compte qu’il y avait aussi une demande pour le genre. Depuis, le vieux continent a eu droits à tous les FF qui lui ont succédé, et même aux antérieurs via des rééditions sur différentes consoles. Et que dire de l’arrivée d’autres série concurrentes… Même si certains jeux cultes n’arriveront jamais de façon officielle, l’Europe a tout de même cessé d’être l’éternelle laissée pour compte du RPG. Bravo.

Voilà, c’est tout pour ce TFGA, et on se retrouve bientôt pour un nouvel article. En attendant, allez voir ceux des amis blogueurs à cette adresse, ça leur fera plaisir que vous leur rendiez aussi visite.

Weekly Retro #18 : Classiques d’aujourd’hui, d’hier et de demain

Le Weekly Retro revient sur le blog après une interruption pour cause d’emploi du temps chargé sur le plan personnel.

Je vous propose un numéro un peu particulier cette semaine. En effet, j’avais envie de réfléchir sur la notion de «  classique » de jeu vidéo. Ce ne sont que quelques pistes, rien de plus.

Je joue en ce moment à Horizon Zero Dawn, et comme vous le savez ce début d’année 2017 , bien pourri sur le plan politique, est en revanche extraordinaire sur le plan vidéoludique. Pas une semaine sans qu’un jeu d’exception ne sorte. Et ça va continuer. Mars est même un mois fou à l’image de sa météo : Horizon Zero Dawn, je vous en ferai sans doute une critique ici, et la plupart des critiques de presse ont salué les qualités du jeu, sauf Gamekult, mais je pense qu’ils doivent avoir une dent contre Guerrilla Games.

Et le dernier Zelda , intitulé Breath of the Wild remporte tous les suffrages sur la toute nouvelle console de Nintendo, la Switch, lancée au début du mois sur le marché.

D’autres titres, dont certains à venir comme NieR Automata ( sans doute une critique sur ce blog aussi), ou Persona 5 pour ne citer qu’eux, ont raflé aussi des notes excellentes en version import.

Cette année s’annonce donc comme une année de rêve pour les joueurs…et de cauchemar pour le portefeuille…et le temps. En effet, chaque journée ne dure que 24 heures, et il n’est pas extensible.

Nul doute que tous ces titres, et j’en ai oublié, deviendront des classiques lorsque la génération actuelle sera devenue « rétro ».

Mais qu’est ce qui fait qu’un jeu devient un classique unanimement reconnu ?

1-L’illusion du GOTY

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Ah, le fameux GOTY, à chaque fin d’année c’est pareil, les gens se disputent pour savoir quel titre sera le Game of the Year, c’est à dire le jeu de l’année, le tout instrumentalisé par les magazines. Du genre, il ne faut en choisir qu’un seul. Maintenant, admettons que vous avez acheté tous les gros titres que j’ai cités ci-dessus que vous les ayez terminés, et surtout grandement appréciés. Maintenant, choisissez-en un seul. Je suis certain que le choix ne sera pas facile.

D’autant que le titre considéré comme jeu de l’année pour un joueur ne sera pas forcément le même pour d’autres. Tout dépend de l’expérience qu’on en retire et de ce à quoi on a joué.

Il vaut mieux donc faire une récap’ en fin d’année, permettant de partager les expériences de jeu sur un an, bonnes ou mauvaises. Oui, une déception peut arriver…

2-Le premier jeu est souvent marquant

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La notion de « classique » vient aussi avec la façon dont nous avons abordé notre première expérience vidéoludique. Par exemple, la mienne, c’est lorsque j’ai reçu ma Megadrive avec Sonic et Streets of Rage en bundle. Le jeu du hérisson bleu fut le premier à squatter la fente de la console, autant vous dire que ce titre est culte et que je ne lui trouve quasiment aucun défaut. Et peut-être que, pour ceux qui ont eu la MD avant, il s’agira de Altered Beast, premier jeu à être vendu en bundle avec.

Mais disons ce qui est, ce dernier est vraiment limité dans son gameplay, son level-design et n’exploite vraiment pas la console. Il aura fallu le courage de Tom Kalinske, président de Sega of America pour changer la donne et mettre le premier Sonic à la place, ce qu ne plut pas du tout au chef de Sega Japan. Pourtant, la stratégie s’avéra payante. Mais cela ne fut que le premier d’une série de conflits qui perdureront jusqu’à la fin de Sega en tant que constructeur …

Pour en revenir à nos pixels, si cela fut Sonic pour moi, pour d’autres, la première expérience fut sans doute sur un autre jeu ou une autre console. Je ne sais pas, un Mario, Aladdin ( version MD superior!!!), et tiens, ça va nous permettre d’enchaîner sur un autre point : les critères « objectifs ». Peut-être que pour ceux qui se lancent dans le jeu vidéo à notre époque,  Final Fantasy XV sera pour eux un classique…. Non, ne me parlez pas de Star Ocean 5, par pitié…

3- Les atouts doivent être visibles

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Ce que j’appelle les « critères objectifs » est comment le jeu se présente à vous. Cela passe par les graphismes, le son, mais aussi la jouabilité. Mais un joueur normalement constitué verra en premier lieu la jaquette d’un titre, et même quelques images au dos pour donner une idée. Le critère graphique est donc de première importance. Je doute que le premier Sonic soit devenu aussi culte sans des graphismes prouvant que la MD savait aussi se défendre… Mais parfois c’est raté. Manque de temps, de moyens, il arrive que des programmeurs ratent cet aspect d’un jeu.

Donc, il faut rattraper une tare en soignant une autre. Et là la jouabilité devient essentielle. Je suis prêt à pardonner la mocheté d’un jeu si la jouabilité suit.

Le son compte pour les oreilles, mais au besoin, si les musicos n’ont pas su dompter le processeur son, il y a toujours la possibilité de couper celui-ci sur toute bonne télécommande.

Évidemment, ne maîtriser aucun de ces trois critères essentiels donnaient souvent une daube qui atterrissait, entre autres, chez Ze Killer de Consoles+.

Cependant, pour vouloir sortir une véritable daube bien fumante, il faut vouloir de nos jours, et elles deviennent vraiment rares, faut-il s’en plaindre ?…ou alors, il faut s’appeler Nintendo et faire l’opposé de Breath of the Wild avec 1-2 Switch.

Mais là encore, attention, cette définition purement « objective » n’est pas inamovible.

4-Parfois, on aime un jeu envers et contre tout

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Là je vais évoquer le cas de certains titres qui normalement auraient dû être très moyens voire mauvais, mais qu’on aime pour une raison purement subjective.

Je n’ai jamais caché être un fan de Deadly Premonition. A vrai dire, j’aime bien les choses un peu bizarres, et si la volonté de vouloir sortir du lot se démarque, je prends. DP est moche, bourré de bugs, à la limite du jouable dans certaines séquences, ce qui fait qu’il en a repoussé pas mal. Pourtant, en creusant, on découvre un jeu avec une écriture de scénario folle, des personnages creusés. Mais je comprends aussi que certains n’aient pas aimé.

Idem un jeu tel que Big Rigs : Over The Road Racing, jeu de courses de camions sur PC, est tellement bourré de défauts qu’il en devient attachant. Pour un peu, on aurait pitié de lui, d’être sorti dans un aussi sale état et pas fini. Comme quoi, dans les jeux vidéo, on peut devenir aussi un classique, mais pas pour les bonnes raisons. En cinéma, on appelle cela un « nanar ». D’ailleurs, je me demande quels titres pourraient faire partie du lot en matière de JV…

5-L’expérience de jeu dépend de chacun de nous

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Mais comme je l’ai dit, ces critères ne sont pas inamovibles. Le jeu vidéo est avant tout une question de feeling. Et parfois, il arrive de ne pas accrocher à un titre qui a pourtant tout pour plaire : graphismes, jouabilité et scénario au top. Par exemple, je n’ai pas accroché au premier Dishonored. Vous pouvez me jeter des tomates pourries si vous voulez, je ne nie pas ses qualités, visibles, mais il y a un « truc » qui chez moi n’est pas passé. Cela peut arriver à n’importe qui et sur n’importe quel jeu.

Voilà, je termine en disant qu’en réalité, la notion de « classique » n’est pas figée. Elle dépend de certains critères que j’ai évoqués plus haut. Et dans tout ça, le temps change t-il quelque chose à l’affaire ? Oui… et Non. Disons que un excellent jeu le restera, un mauvais aussi. Je doute que des titres jugés très mauvais à l’époque de leur sortie se soient améliorés avec le temps. Mais le recul permet d’avoir un nouveau regard. Peut-être que certains jeux auraient mérité une meilleure considération lors de leur sortie, et que certains autres ont peut-être été surestimés…D’autres vieillissent plus ou moins bien. C’est le cas de Altered Beast, qui témoigne de son époque de sortie. 

Voilà, je vous dis à la semaine prochaine pour nouveau Weekly Retro.

TFGA #20 : Etre ou ne pas être…à contre-courant

« Être ou ne pas être, telle est la question, sinusoïdale, de l’anachorète…hypocondriaque. » chantaient les Inconnus dans Et vice et Versa ( la chanson, pas l’excellent film sorti l’année dernière). Ou alors j’aurais pu vous la jouer comme Schwarzy dans Last Action Hero où Mc Tiernan signe un résumé musclé de Hamlet version « hardcore » : « Être, ou ne pas être ? Ne pas être. » BAOUM.*

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Je dois avouer que le titre de ce nouveau TFGA m’a laissé perplexe. Puis finalement, aller « à contre-courant », le sujet est plutôt vaste et je ne pense pas faire de hors-sujet en écrivant ce TFGA , et puis nous ne sommes pas en dissertation de philo, n’est ce pas ? Voici cinq points pour lesquels que me sens à contre-courant d’une tendance générale :

5- Killer 7

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Les jeux de Suda 51 sont toujours très particuliers, par leur ambiance ou leurs principes. Mais je n’ai jamais réussi à accrocher à sa première création, à savoir Killer 7, pourtant encensé à se sortie, ou le jouer incarne 7 tueurs dans l’esprit d’Hartman Smith. Chacun a un pouvoir particulier et il faut savoir alterner entre eux pour passer les obstacles. Sauf que je n’ai jamais compris comment faire ni qui utiliser pour réussir à passer le premier écran d’action de jeu, et ce n’est pas faut d’avoir essayé. Dommage. J’ai joué a d’autres de ses jeux, et j’ai plutôt aimé, mais Killer 7, j’ai vite lâché. Au final mon jeu préféré de Grasshopper Manufacture reste Shadow of the Damned, bien que comportant pas mal de défauts, mais le jeu vaut par sa galerie de personnages à commencer par Garcia « Fucking » Hotspur.

4 -Le sport, ce n’est pas vraiment mon truc…

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Aussi bien dans la vie réelle que virtuelle. Déjà, je ne suis pas fan de faire une version chaque année de FIFA à peine révisée et vendue au prix fort sans opération de réduction pour ceux qui ramènent leurs anciennes moutures. Je parle de FIFA mais j’aurais aussi bien pu parler du basket ou autre sport collectif. Bref la politique EA. La manette en main, je ne comprends jamais comment faire pour avoir le joueur le plus près du possesseur du ballon pour pouvoir lui piquer. Je n’aime pas non plus les jeux du style Track&Field, où on doit frénétiquement taper sur les boutons de la manette pour avancer. Je tiens à mes doigts, moi.

3- Dishonored

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Le feeling n’est vraiment pas passé. J’aurais bien voulu apprécier le jeu de Arkane Studios, mais alors que j’avais kiffé BioShock Infinite et les Borderlands, j’ai trouvé Dishonored bien fade à côté. La construction des niveaux est bancale, et j’ai trouvé les missions d’infiltration frustrantes. L’ambiance victorienne du jeu n’a pas suffi à me convaincre. Dommage parce que je reconnais que sa réalisation technique est excellente. Bref, Dishonored n’aura pas eu mes honneurs, mais je comprends que la plupart de ceux qui y ont joué ont aimé. Il n’est pas sur cependant que le 2 me réconcilie avec, à moins que…

2- Final Fantasy XIII

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Pourquoi Final fantasy XIII se retrouve t-il dans mon top alors qu’il fait partie à mon sens de la plus grosse déception en RPG sur PS3 /Xbox 360 ? Justement pour ça. Alors que absolument toute la presse l’a encensé, voici ce que j’y ai vu, moi : un jeu superbe visuellement, de belles musiques mais : Un univers sans cohérence, fait de zones mises bout à bout, des personnages caricaturaux (Snow et sa stupidité… il aurait eu sa place dans «  Nos amies les bêtes », au sens propre du terme, d’ailleurs quelqu’un l’a mis dedans et je le suis bien marré, tenez allez voir chez Cinémax.) un système de combat qui manque clairement de profondeur, et surtout, j’ai eu l’impression d’avancer UN PUTAIN DE COULOIR ! Et ne me parlez pas de Grand Pulse, hein… Vous me direz que Final Fantasy X aussi, était au final un couloir. Oui. Mais il avait pour lui un monde construit, vivant, des villages, et un système de combat excellent avec le remplacement des personnages à la volée. Et comment appelle-ton un jeu où on avance quasiment tout le temps en ligne droite, avec quasi impossibilité d’éviter les ennemis et dont les combats se résument trop souvent à appuyer sur Croix pour taper comme un sourd ? Un Beat’em all. Parfaitement. On est bien loin des promesses que Square Enix avait fait quelques jours avant sa sortie. A la même période Tri-Ace avait fait éditer par Sega le très osé Resonance of Fate, et Square Enix éditait NieR de Cavia quelques semaines plus tard. Deux excellents RPG restés hélas dans l’ombre de FF XIII, et pourtant, je les ai largement préférés à lui.

1-Je suis un ardent défenseur de Deadly Premonition

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Allez, on va terminer avec un point positif pour terminer ce TFGA.

Deadly Premonition est un jeu qui a tout pour déplaire : laid, lourd dans ses contrôles, il s’est fait descendre par une bonne partie de la presse lors de sa sortie. Et pourtant ! Ce jeu met une claque de pas son ambiance, largement inspirée de Twin Peaks, par son personnage principal, Francis York Morgan (appelez-moi York) et surtout, de Zack et de la galerie de personnages évoluant à Greenvale, petite bourgade qui connaît une série de meurtres de jeunes femmes par un tueur particulièrement sadique. Le scénario est bourré de références, notamment au cinéma mais combien s’en sont rendus compte ? Pas les critiques de l’époque en tout cas. Et même de la part de non-professionnels. Certains sont même prêts à tout pour avoir raison et n’hésitent pas à traiter les défenseurs du jeu de « pseudo élite ». Pire, qu’il salit Twin Peaks en osant pomper honteusement dessus, sans se rendre compte de l’hommage que le jeu rend à la série ! Je vous assure que j’ai vu cela sur un site sur lequel je suis membre. Mais dites moi qui est le plus snob dans l’histoire ? D’autant que si je défends Red Seeds Profile, son nom japonais, je reconnais volontiers ses défauts. Oui, Deadly Premoniton est clivant, et oui il ne plaira pas à tout le monde. Mais parfois je me dis que ce jeu, c’est peut être donner de la confiture à des cochons. «  Tu te rends compte, Zach ? Nous sommes numéro 1 d’un TFGA ! »

Voilà pour ce mois-ci, et j’espère que cela vous aura plu. On se retrouve le mois prochain pour le suivant, tout en rappelant que le concept a été initié par Alex .

Pour les articles, d’une façon plus générale, il  en aura d’autres,  même s’il est vrai qu’ne ce moment, je suis assez occupé. Mais j’ai envie de vous parler de nouveau de RPG et de jeux que j’aime.

*Cette fois, personne ne souhaitera bonne nuit à ce doux prince! 

TFGA en retard : Ces jeux qui auraient mérité une meilleure promotion

Cela a été le premier TFGA proposé par Alex, il y a plus d’un an maintenant. Et comme il n’y a pas d’heure pour partager son classement et rattraper son retard, voici le mien.  Quels sont les jeux qui auraient mérité une meilleur promotion ?  C’est vrai, le manque de communication, de budget pub, peut faire passer le commun des joueurs à côté de certaines perles. En voici 5 que j’ai sélectionnées avec soin.Avant toute chose je tiens à préciser qu’en tant que joueur de RPG il y en aura forcément, et je me suis imposé une règle : j’exclus du classement les jeux uniquement disponibles en import. Il portera donc uniquement sur les jeux sortis en France. 

5-Resonance of Fate

Tri-Ace fait en 2010 une infidélité à Square Enix pour se faire éditer par Sega. Le problème, c’est que Resonance o f Fate (ou End of Eternity au Japon) est sorti dans l’ombre écrasante de Final Fantasy XIII, trois semaines plus tard. Vous parlez d’une visibilité… C’est dommage, parce que le jeu a pas mal d’atouts : un système de combat complexe mais maîtrisé, trois personnages au passé complexe, un humour bien trouvé. Si le scénario est assez éclaté, Tri-Ace ne commet pas de nouveau les erreurs faites pour le quatrième Star Ocean. De plus, on retrouve un duo de compositeurs pour les musiques, entre un Sakuraba furieux sur ses synthés pour les batailles et Kouhei Tanaka pour les musiques d’ambiance, ce qui ajoute à la qualité de l’ensemble. Bref, avec Resonance of Fate on pardonne les erreurs passées du développeur…Leanne1

4-NieR

Rebelote. Sorti également dans l’ombre de FF XIII mais un poil plus tard, NieR du studio Cavia et édité pourtant par Square Enix, aucune promo pour ce jeu au scénario mature, des personnages forts et bizarres, offrant une variété de gameplays jamais vue dans le genre. Certains combats ressemblent même à certains danmakus avec les boulettes à esquiver. La bande-son est également à tomber. Tout comme RoF, il ne brille pas par ses graphismes, mais par ses idées. J’ai hâte de voir ce que sera NieR : Automata, développé par Platinum Games.

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3-Psycho Fox

Ce sympathique et vieux jeu de plates-formes n’a pas eu le succès qu’il aurait du avoir. En attendant Sonic, Sega a préféré promouvoir Alex Kidd, qui était sa mascotte dans les années 80, et pourtant, si j’avais été le directeur commercial de la firme, j’aurais inclus ce jeu dans les Master System II. Vaste, joli et proposant de chouettes musiques, malgré une jouabilité un poil raide, Psycho Fox mérite qu’on le redécouvre d’autant que le principe de se transformer en divers animaux pour franchir les obstacles était original.

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2-Shadow Hearts Covenant

Alors lui, je le défendrai également jusqu’au bout. Sorti en 2005 en Europe, Shadow Hearts Covenant est la suite directe du premier jeu, qu’il transcende. Je n’utilise pas ce terme pour rien, que ce soit au niveau technique, artistique, de la durée de vie , il est à plusieurs milliers de kilomètres au dessus du premier. Si vous ne l’avez pas fait, les événements du premier SH vous seront résumés dans cette aventure extraordinaire. L’histoire est plus travaillée, le système de combat également et demande vraiment réflexes et anticipations, avec une variété de coups très appréciables, et le jeu tient sur deux DVD ce qui en fait le plus long de la saga. On saluera aussi le couple vedette Yuri/Karin et l’ensemble du casting , du bon et du mauvais côté.( mis à part peut être, Lucia). Techniquement, s’il n’atteint pas les sommets de Square-Enix, il reste largement acceptable et cette fois ci, bien qu’un peu en retrait, la traduction française est compréhensible, ce qui n’était pas le cas avant.

Le jeu se passe 6 mois après la fin tragique du premier épisode, nous sommes désormais en 1915 et la Première Guerre Mondiale a éclaté. Le jeu se déroule toutefois dans une époque uchronique mais portant des personnages et des événements ayant réellement eu lieu s’ trouvent. On ne peut qu’applaudir.

Pour tout ça, Shadow Hearts Covenant est à mon sens un des meilleurs RPG japonais de la PS2. Malheureusement, lors de sa sortie il y a 10 ans, on n peut pas dire que les magasins l’aient mis vraiment en valeur. Le vendeur a même dit que j’avais acheté le dernier exemplaire sur les quatre qu’il y avait en rayon. C’était pourtant une chaîne spécialisée très connue…

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1-Deadly Premonition

Je suis sans doute un ardent défenseur du jeu et maintiens ma position vis à vis de lui. C’est pour ça qu’il arrive en première place de ce top. Hé non, ce n’est pas un RPG. Mais le jeu n’a hélas pas été bien accueilli par la profession. Pas beau, raide dans sa jouabilité, ce jeu offre pourtant une des meilleurs intrigues jamais vues dans une ambiance qui fait penser à la série Twin Peaks de David Lynch. On s ‘attache vite à Francis York Morgan (appelez moi York), ses alliés et la jolie galerie d’habitants de Greenvale. Deadly premonition ou comment le fond est privilégié sur la forme. Le jeu est bourré de références aussi bien dans son scénario que dans sa conception. Et si jamais vous avez l’envie d’y jouer, prenez, de préférence, la version Director’s Cut sortie sur PS3 : elle contient des scènes supplémentaires et est un poil plus jouable (notamment lors des déplacements dans les escaliers). Si vous n’êtes toujours pas convaincus, vous pouvez aller rendre visite à la critique que j’ai faite sur ce même blog.

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Voilà, c’était juste pour rattraper un TFGA en retard mais très intéressant. Je vous retrouve bientôt pour reprendre le flux régulier de ce classement mensuel.