Archives du blog

[Coup de gueule JV] Square Enix, c’était mieux dans mes souvenirs

Et allez, un coup de gueule. Cette fois, c’est Square Enix qui va prendre. Et pourtant, Dieu sait que j’aime cette firme spécialisée notamment dans le jeu de rôle japonais sur console. Les Final Fantasy, c’est eux, et Chrono Cross,  mon favori d’entre tous, c’est de chez eux aussi. Combien d’heures à déambuler dans ces mondes imaginaires, imaginés de toutes pièces ? Spira, Ivalice, Gaïa, El Nido et j’en passe. Des heures à faire un « menuing » à équiper mes persos et en faire des brutes épaisses ou des Gandalf en puissance en prenant le temps de faire aussi les quêtes annexes avant d’aller latter le boss de fin. J’ai chanté à l’opéra, incarné un lynx humanoïde, joué au Blitzball, je me suis échappé d’une ville en conduisant une énorme moto… Et ça ce n’est rien par rapport à l’ensemble. 

Et là, en ce début d’année,  Square Enix nous sort deux remasters de deux hits Super Nintendo de leur  grande époque, de celle de l’âge d’or du RPG japonais, au moment où ces jeux avaient un « truc » indéfinissable qui nous faisaient devenir fans. Je parle bien entendu de Secret of Mana et Chrono Trigger. Et je me dis aussi qu’en 2018, SQUIX SE FOUT DE LA GUEULE DU MONDE.  Je m’explique. Ces deux titres, réédités coup sur coup, me donnent envie de fuir. Pire, je pense qu’ils peuvent dégoûter les nouveaux venus dans le genre!

Secret of Mana_00000

Je commence par le remake de Secret of Mana. Sorti en 1993, SoM a fait l’effet d’une petite bombe à son époque, notamment en France car le genre était sous-représenté sur le marché officiel. Donc, celui-ci est sorti avec des textes mal traduits, mais tout de même. L’aventure avait ses défauts, notamment l’IA des alliés totalement foirée, et qui parfois bloquaient totalement la partie car ils étaient coincés dans le décor sans savoir comment en sortir. Mais le titre était plutôt réussi techniquement, même si Square fera mieux ensuite, et offrait la possibilité de jouer à 3 simultanément, ce qui permettait de pallier les errances de la console. Mieux, il est même présent sur la Super Nintendo Mini sortie à la rentrée dernière ! Idéal pour le (re)découvrir.

Mais Secret of Mana est aussi sorti sur PS4 et Vita il y a quelques jours dans un remake pour lequel j’avais des doutes, et ils se sont avérés fondés. J’ai pu voir des vidéos sur Twitch de gamers/euses compétent(e)s qui y jouaient… qu’ont-ils fait ?  Les graphismes sont à peine digne d’une PS2.  Les couleurs sont criardes, il y a un problème dans les proportions et perspectives. D’accord, le jeu a une traduction révisée, des scènes en plus, des dialogues doublés… Ça ne justifie pas le massacre de l’immense majorité des musiques, même si on peut remettre les originales, ni de la persistance de certains défauts avec un gameplay même pas révisé pour les consoles plus modernes, pire, c’est encore plus mou qu’avant!  Et vous savez combien ils vendent cette version ripolinée à la truelle ? 40 €. Oui vous avez bien lu, il n’y a pas de virgule. Quarante balles pour un truc qui ne doit pas dépasser 1 Go en taille sur le disque dur de la PS4… Vous avez vu le massacre ?

Chrono Trigger (U) rencontre Marle

Et là,hier, Square Enix refait le même coup avec Chrono Trigger, arrivé sur Steam « pour une période limitée ».  En fait j’étais optimiste au départ, disant que ce RPG allait pouvoir donner accès en officiel à Chrono Cross en Europe…  Mais j’ai vu les images, et ça m’a tout de suite refroidi. En réalité, CT est un portage de la version smartphone fait à la hâte avec des graphismes lissés. Le résultat ? Les persos font détachés  sur les décors et semblent tout délavés, baveux, comme une peinture ratée... Et que dire des décors modifiés, rendus flous par le lissage, quand certains éléments n’ont pas été refaits entièrement… Je n’ai pas écouté les musiques mais j’espère qu’elles ont été conservées telles que je les connais. Pire, le titre, avec ce ratage prend 652 Mo de taille, soit l’équivalent d’un CD-ROM.  Pour comparer, la version Super Nintendo contient 4 Mo de données, et les versions PS et DS, qui contiennent des cinématiques animées, en font 128. Comment ont-ils fait leur compte ?

Ce que j’ai du mal à avaler, c’est de voir des souvenirs de joueurs  massacrés par l’envie marketing de Square Enix, qui veut à tout prix se faire des sous. Je sais que l’être humain a une tendance naturelle à enjoliver les souvenirs, mais comment penser autrement lorsque les jeux sortent avec un gameplay identique ? Je ne veux pas dire, mais le tour par tour, en 2018, je comprends que certains trouvent cela dépassé. Et puis merde quoi. Combien de temps allons nous tolérer ça ? Le massacre graphique de jeux du passé au nom d’une réédition ?  Je suis d’autant plus dégoûté  que non seulement je refais Chrono Cross en ce moment sur ma bonne vieille PS1 modifiée,  mais aussi lorsque je mets les images de Project Octopath Traveler prévu sur Switch, à côté de la tronche des deux titres réédités. Regardez les screens, et vous verrez que les programmeurs de Square Enix peuvent faire quelque chose de « néo rétro » qui a un cachet visuel certain.

Je ne pense pas au fond de moi que Square Enix ne soit devenu un éditeur incompétent au fil des années. En revanche, ceux qui ont fait les portages, sans doute. Mais comment ont-ils pu valider en haut-lieu des décisions aussi foireuses ?  Pour le moment, j’en viens à penser que Square Enix, c’était mieux dans mes souvenirs. Pourvu qu’ils me fassent mentir rapidement. 

Publicités

Geek Contest #10 : Les jeux vidéo

Bonjour et bienvenue dans un nouvel article, avec un nouveau Geek Contest. D’accord j’ai zappé le neuvième pour des raisons purement personnelles, mais je le rattraperai plus tard je pense. Pour cette nouvelle année, Kavaliero nous propose un de mes thèmes favoris, les jeux vidéo. Alors, que vais je choisir comme références ?

1-Le jeu vidéo : Chrono Cross

I am gonna kick yer arses

Ah ben ça… Encore un article classement dans lequel figure Chrono Cross, tu exagères, Jul’ ! Ben oui mais il n’est pas mon RPG favori d’entre tous pour rien non plus… Effectivement, j’en ai beaucoup dit dessus, il y a une critique, mais c’est un jeu qui m’a marqué à plus d’un titre et cette suite à Chrono Trigger ne se dévoile que petit à petit. Le titre exploite cette fois la théorie des mondes parallèles. Le héros, Serge, se retrouve transporté dans un monde alternatif au sien. Et dans ce deuxième monde, il apprend très vite qu’il s’est noyé dix ans plus tôt ! Dès lors, notre héros, accompagné de ses compagnons, fera des allers-retours entre les deux dimensions pour comprendre ce qu’il s’est passé et réparer au besoin les erreurs… Chrono Cross est magnifiquement réalisé pour de la PS1 : graphismes et cinématiques à couper le souffle, jouabilité excellente, et la bande son de Yasunori Mitsuda est un régal pour les oreilles, j’ai même acheté l’OST en CD pour l’entendre de façon séparée.  Et que dire du système d’évolution et de combat, qui tranche avec ce qu’on connait dans le RPG japonais. Bon, je ne vais pas m’étendre plus, parce que vous savez très bien que je le peux…

NB : je vous laisse faire vous-même la traduction de la capture d’écran…

2-La musique : Green Hill Zone, Sonic the Hedgehog

Sonic Compilation (E) [f1]005Cette rubrique remplace de façon exceptionnelle la rubrique  » série » car il n’y a pas trop de séries parlant de jeux vidéo, et je n’ai pas envie d’évoquer ici même les adaptations foirées de Super Mario en dessin animé, de Zelda (  » excussse-meee, Prinnncess ») ou encore de Sonic car je connais très mal les adaptations du hérisson bleu. Mais on va tout de même parler de lui, car le thème de Green Hill Zone a été un des premiers thèmes de jeu à retentir dans ma télé, après le « Sega » bien sonore et la page de présentation. Un morceau « catchy », rythmé,  bien en accord avec la zone traversée. En Europe, le morceau sera toutefois ralenti sur Megadrive, à cause des formats PAL/SECAM,  deux signaux analogiques qui fonctionnent en 50 Hertz et non en 60 comme le NTSC, utilisé au Japon et en Amérique du Nord.  J’aurais pu vous mettre aussi une musique tirée d’un RPG mais c’eut été trop facile…

3-Le film : Scott Pilgrim Vs. The World

Scott_Pilgrim_vs._the_World_teaser

Edgar Wright adapte le comics de Brian Lee O’ Maley et il réussit plutôt bien. Il respecte l’oeuvre d’origine, tout en prenant des libertés, et le film est rempli de références geek et jeux vidéo comme le faisait l’oeuvre originale, de façon subtile. par exemple, les ex-de Ramona explosent en pièces de monnaie, les portes sont des warp-zones, on entend des bruitages issus de différents jeux,  il y a plein de choses tellement bien amenées qu’il est impossible de toutes les lister. Mais il mérite aussi d’être dans cette liste car Scott Pilgrim est un film qui ne prend absolument pas le public visé, à savoir les jeunes adultes, pour des idiots. Au contraire, ce n’est pas un film sur la culture geek à proprement parler, le long-métrage raconte une histoire d’amour. On voit le cheminement de Scott et Ramona, qui résolvent leurs problèmes à leur façon dans un monde contemporain. Eh oui ce n’est pas facile d’être amoureux. Malheureusement, cet aspect n’a pas été vu par la plupart des critiques et pire que ça, le film a été très mal distribué dans les salles françaises, Universal ayant retardé le plus possible sa sortie. Il méritait largement mieux.

4-Le livre : Les nouvelles maisons d’édition spécialisées dans le JV.

Je triche un peu pour pour cette rubrique, mais comme j’avais déjà mis la rubrique musique en place… Et je ne voulais pas parler de Player One, d’Ernest Cline qui sera adapté cette année par Spielberg au cinéma et qui est vu comme une référence par pas mal de geeks et gamers. Ce n’est pas mon cas, pour la bonne et simple raison que Cline nous assomme de références toutes issues des 80’s en nous les livrant à la suite sans subtilité aucune, et comme si cela était la seule culture qui avait existé, sans compter les clichés ambulants à la pelle concernant certains personnages.  Là ou Scott Pilgrim, aussi bien en comics qu’en film, a su mettre des références de façon subtile pour servir leur propos et la narration, ce n’est hélas pas le cas dans ce livre. Bref, Player One est symptomatique de ce qui affecte ceux qui croient défendre la  » culture geek », en lui donnant une image de pré carré réservée à une élite et dans lesquels les non-initiés n’ont pas le droit de cité et à qui il faut tout expliquer. 

DSC02085

Alors plutôt que de dire du mal de quelque chose que je n’ai pas aimé,  je vais rendre hommage aux maisons d’édition qui se spécialisent dans le domaine des jeux vidéo. Par là, je veux citer Third Editions, Omaké Books, Pix’n’love, L’écureuil Noir, Mana Books et bien d’autres, qui font des livres spécialisés sur un genre, un jeu ou une saga. Dans tous les cas, ce sont de beaux ouvrages, aussi bien en contenu qu’en maquette pure, et qui ont chacun demandé un travail minutieux dans tous les domaines. Chaque passionné devrait y trouver son compte dans n’importe quelle série que ce soit. 

5-Personnage : Hironobu Sakaguchi

Hironobu_Sakaguchi_-_Tokyo_Game_Show_2006

Je ne pouvais pas rendre hommage à l’homme qui a été un des fondateurs et le scénariste d’une de mes séries préférées pendant de longues années. Hironobu Sakaguchi, qui a supervisé Final Fantasy du I au IX inclus. Dommage que Final Fantasy Les Créatures de l’Esprit n’ait pas marché au cinéma, provoquant son départ… et la fusion entre Squaresoft et Enix en 2003 pour devenir l’entité Square Enix que nous connaissons désormais. Mais sans lui, nul doute que Final Fantasy  n’aurait jamais existé. Il a en effet défini de façon claire les codes du jeu de rôle japonais sur consoles, et a créé notamment le système Active Time Battle dans les combats, offrant plus de stratégie dans le tour-par-tour classique. Et comme vous pouvez le voir sur ce blog, la saga a fêté ses 30 ans en décembre dernier, et si c’est le cas c’est aussi grâce à Hironobu, même s’il est parti vers d’autres horizons. Donc, il méritait bien que je lui dise merci. 

Voilà, c’est tout pour ce Geek Contest. Si vous voulez voir ce qu’ont choisi mes autres collègues blogueurs, n’hésitez pas à leur rendre visite via cette page ça leur fera plaisir. Je vous souhaite une très bonne année 2018 et vous dis à bientôt pour un nouvel article.

 

Weekly Retro #29 : Feeling Supersonique

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-neuvième numéro de Weekly Retro. Cette fois, nous allons parler d’un RPG que j’adore et du retour d’un certain hérisson.

1-Chrono Cross…again

CC panorama

Je n’ai jamais caché qu’en matière de RPG japonais, je plaçais Chrono Cross au dessus des autres tous titres confondus. Mais qu’est ce qui fait que j’adore tant ce titre ? A vrai dire, c’est dur à définir. Chrono Cross est magnifique sur tous les plans, et pourtant, j’aurais très bien pu dire  » mouaif » et le laisser là où il est. En fait, c’est sur à expliquer. Un truc, qui s’appelle le « feeling » et qui a fonctionné sur plein d’autres jeux et pas sur d’autres. Par exemple, je n’ai pas accroché à Dishonored. Je ne remets pas ses qualités techniques en cause, elles sont bien là, mais « le truc » n’est pas passé avec moi.  Ce sont des choses qui arrivent. 

Pour Chrono Cross,  le jeu est une claque technique. le chara-design, fait par celui responsable de Vision d’Escaflowne et des Chroniques de la Guerre de Lodoss, est magnifique. Le trio inoubliable du titre composé de Kid, Serge et Lynx est mémorable sur tous les plans, et si le chiffre 3 est sacré en littérature, il l’est apparemment aussi en jeux vidéo. Les graphismes sont magnifiques et sont une invitation au voyage dans ce monde insulaire. Le système de combat tente de nouvelles idées, qui ne s’accordent pas forcément mais qui ont au moins le mérite d’essayer, et il est possible de fuir tous les combats, y compris ceux des boss, pour repenser la stratégie si ces derniers vous ont assez malmené. D’ailleurs, les combats contre les monstres lambda sont totalement facultatifs et vous pouvez les éviter, car seuls les boss feront vraiment évoluer votre équipe. 

CC LynxCG

Le jeu continue de diviser les joueurs au-delà de l’aspect esthétique: ceux qui ont adoré cette suite directe à Chrono Trigger, dont je fais partie, et ceux qui furent déçus. Pourtant, j’ai adoré le scénario, les ambitions, le plan des dragons et le fait qu’il ne se dévoile vraiment qu’à la fin.  De plus il révèle quelle était, selon les programmeurs, la fin canonique de CT. Cependant, il faut avouer que le début pourra sembler assez obscur dans son déroulement. 

Et si je refais Chrono Cross  régulièrement, il y a quelque chose du jeu que je fais encore plus : écouter ses musiques. S’il y a bien un aspect qui met tout le monde d’accord, c’est  son extraordinaire bande-son, composée par Yasunori Mitsuda. C’est le deuxième aspect qui rend le titre inoubliable. Il y n’y a quasiment pas de fausses notes dans ces 3 CD de musiques. Et si les thèmes sont joués en concerts de musiques de jeux et par des orchestres, ce n’est pas pour rien. Parfois, je les écoute même lors de mes travaux d’écriture, elles m’aident pour l’inspiration. Certains morceaux sont même très motivants… Concernant mes histoires à mes heures perdues, je ne sais pas si j’en publierai des passages ici, peut-être que cela ne serait pas prudent…

Quoi qu’il en soit, Chrono Cross m’inspire, et bien que ce ne soit pas le seul jeu à m’influencer, il reste pour moi éternel. 

2- La Sonic Mania va t-elle reprendre ? 

Megadrive_Sonic_the_Hedgehog_2011

Et voilà, nous y sommes… Demain sortira  Sonic Mania, une aventure tout en 2D promettant un  » retour aux sources »  vers les premières aventures du hérisson bleu. Mais cette fois, il  ne sera pas seul puisque nous y retrouverons Tails et Knuckles à ses côtés (manquerait plus que Cream ou Big, tiens…Ou pire, un perso de la « Team Chaotix »…) qui devront bien entendu  lutter contre les plans du Docteur Eggman. Le jeu promet de mélanger zones inédites et d’autres déjà présentes dans les épisodes en 2D, ainsi, nous pourrons parcourir Green Hill avec Tails…  Le feeling sera t-il de nouveau présent ? Je l’espère, d’autant qu’il sera vendu au prix de 20 €.

Les souvenirs que j’ai sur les premiers Sonic sont uniques. Sonic 1 et 2 notamment ont vu mes premiers pas de joueur sur ma bonne vieille MD qui fonctionne encore (25 balais et pas une ride), et je les refais régulièrement. Ils étaient les vitrines technologiques de la console, offrant des graphismes de qualité et surtout, une animation ultra-rapide. La jouabilité était simple : la croix servait à diriger nos héros, et les trois boutons ( A,B,C) de la  console servaient à les faire sauter pour franchir des précipices ou éliminer des ennemis. Sonic 2 a introduit le « spin dash », bien pratique pour franchir les pentes . Il sera de retour dans Sonic Mania, ainsi que le mouvement vu dans Sonic CD qui permettait  de prendre de la vitesse sur place.  Et avec ma sœur, combien de temps n’avons nous pas passé sur le mode deux joueurs du titre, malgré son image écrasée et ses ralentissements? 

Ayant été élevé à l’école Sega, je me refuse à penser qu’un épisode de Sonic en 2D, notamment celui-ci, puisse être moyen ou mauvais. Alors on le sait, c’est quand la 3D est apparue que tout cela s’est gâté, que Sonic 4 n’existe pas en fait et que Sega s’est fourvoyé dans le développement de son héros… Mais c’est une autre histoire. Je suis prêt, au nom des souvenirs, à laisser sa chance à Sonic Mania

Voilà, c’est tout et je vous dis à bientôt pour un prochain article.

 

TFGA S03 E01 : Montons dans le train de la hype !

Alex semble bien décidé à faire revenir les TFGA à la vie et c’est tout à son honneur. Donc pour cette saison 3, vu que je ne me souviens plus de la numérotation, nous allons donc prendre le train de la hype en jeux vidéo.

De la quoi ? Il est vrai qu’une explication de texte s’impose. « Hype » est un terme anglais désignant un sentiment d’envie chez le joueur, le lecteur ou spectateur, en gros. Pour provoquer cela, il existe une arme redoutable : la communication sous toutes ses formes. Et donc, Alex nous invite dans le wagon «  jeux vidéo » pour un top 5 des jeux pour lesquels les éditeurs ont su se montrer très habiles, ou non. Parfois, cela a fonctionné. Pour d’autres, j’ai été déçu. Préparez vos billets, le voyage va commencer. Voici ma sélection.

Premier arrêt : Chrono Cross, ou comment une intro suffit à éveiller l’intérêt

Kid

Un TFGA sans Chrono Cross, ça vous aurait étonné, je suis sur. Mais ce n’est pas mon RPG favori d’entre tous pour rien, non plus… Ce qui m’a « hypé » pour ce jeu, c’est son introduction. Game One la diffusait de temps en temps dans ses plages de clips, et je dois dire que je trouvais cela magnifique. Un cadre paradisiaque au bord de la mer… Mais je devrai attendre quelques temps avant que je puisse avoir un exemplaire du jeu et qu’il devienne ce qu’il est pour moi…. Quand je dis qu’il a toutes les qualités… Dommage toutefois qu’il m’ait fallu passer par l’import. Allez Square Enix, sortez-le officiellement en Europe !

Deuxième arrêt : Final Fantasy VII, ou une claque un peu inattendue mais je n’ai pas perdu au change

sces_008-68_09022013_182945_0236

Une longue histoire avec ce jeu. Je laisse volontiers de côté les pleureuses du style «  ouin, ouin surcoté, ouin, ouin Sephiroth est un émo ». Comment expliquer qu’il ait reçu des notes frôlant la perfection s’il n’avait pas d’immenses qualités ? Et à vrai dire, ce titre ne devait pas être à l’origine mon premier choix. Je m’étais porté sur Tomb Raider II. Mais comme un autre membre de la famille le voulait aussi, j’ai accepté de changer mon choix. Et comme j’étais grand lecteur de magazines papier, je voyais qu’un autre titre avait eu des 97% chez l’un, 19/20 chez un autre, etc. Final Fantasy VII. Il fut pour moi un putain de choc à plusieurs niveaux. Une aventure épique sur 3 CD, un système de combat en béton armé, je le dis, pour moi il n’a qu’un seul défaut : sa traduction en français. Il faut noter que le spot de pub qui a été diffusé en France montre un gros spoiler… Bon, maintenant, tout le monde le connait. Et c’est sans doute parce que j’adore ce jeu que j’ai peur en ce qui concerne le remake actuellement en développement…

Troisième arrêt : Shadow Hearts : Covenant, ou comment un grand jeu de la PS2 est passé inaperçu

SH_covenant

Vous le savez, la série Shadow Hearts a toujours été dans l’ombre d’autres grosses licences du RPG. Et pourtant, elle mérite largement le détour, notamment pour son système de combat qui interdit de s’endormir ou de jouer de manière robotique.

Et c’est avec le deuxième Shadow Hearts que j’ai découvert la série. Pourtant le jeu n’a pas fait l’objet d’une communication monstre. La première fois que je l’ai vu, c’était lors d’un vidéo test du site anglophone GameSpot. Le testeur était enthousiaste, et après visionnage je me suis dit que je ferais bien de le prendre s’il sortait en France. Un peu plus tard, je le vois en test import d’un magazine spécialisé. Finalement, le jeu sort en France, avec des textes traduits. Je n’ai pas regretté mon achat, car il est à mon sens le meilleur jeu de la trilogie et un des meilleurs RPG de la PS2. Une suite, certes, mais quelle suite…

Voie de garage : Final Fantasy XIII : incohérences et mensonges de l’éditeur

Final_Fantasy_XIII_EU_box_art

Plus que Final Fantasy XV, que beaucoup décrient, moi, c’est contre  le treizième épisode je garde une dent dure. Pourquoi ? Parce qu’il est très loin des promesses faites par Square Enix, mis à part pour les graphismes. Inutile de nier, le titre est magnifique. Pour le reste, il y a un grand décalage, et c’est ça que j’ai du mal à lui pardonner. A quelques jours de sa sortie en Europe, le réalisateur et le producteur du jeu promettaient monts et merveilles, avec notamment, un monde ouvert, encore plus que dans le douzième qui faisait déjà assez fort dans le domaine. Ah… au vu du résultat final, on a pas du avoir la même conception de « monde ouvert ». FF XIII est un putain de couloir sur 90% de son parcours, et ce n’est pas l’évasion sur Grand Pulse qui me fera changer d’avis tant il y a peu de choses à y faire à part des chasses. Ajoutez à cela un univers incohérent, un scénario limite incompréhensible, un système de combat archi-bourrin, des héros à claquer, notamment Snow avec ses phrases nanardesques à souhait, du style «les vrais héros n’ont pas besoin de plan»… Bref. Quelques jours après, sortait Resonance of Fate. Bien que plus difficile, je l’ai largement préféré. Et le titre aurait pu être premier si un autre n’avait pas non plus eu sa place niveau déception…

Déraillement : Duke Nukem Forever, ou comment une attente de 15 ans finit par mettre à jour les lacunes du développement

dgn_duke_nukem_forever_logo

Eh oui. Duke se retrouve premier, mais pas pour de bonnes raisons. Alors que je suis archi-fan de l’épisode 3D, grâce à la variété des armes , dont certaines sont vraiment géniales, la qualité de level-design dans tous les chapitres du jeu, cette suite au développement chaotique qui s’est étalé sur 15 ans est un immense ratage. Oh, je ne m’attendais pas à une merveille graphique, loin de là, mais tout le monde sait que ça ne fait pas tout. Ici, le level design est pauvre, sans imagination, avec des idées mal exploitées. On se contente de suivre des couloirs. De plus, le pauvre Duke ne peut plus porter que deux (2, 1*2, 1+1, vous avez bien lu) armes à la fois. FUCK IT. Le problème, c’est que le jeu a connu un développement chaotique, avec comme point d’orgue la faillite de 3D Realms. Gearbox Software, qui avait repris le projet, s’est juste contenté de le terminer. Pourtant le nouvel éditeur n’a pas manqué de communiquer sur le titre au moyens de vidéos rigolotes… Mais le résultat est archi décevant, et l ‘édition collector une vaste arnaque au vu de ce qui a été proposé. Fail to the King, Baby…

Voilà, c’est tout pour ce TFGA. A bientôt pour un nouvel article et n’hésitez pas à aller voir celle des autres blogueurs ici même ça leur fera plaisir.

Geek Constest #3 : Inversons les rôles!

Bonjour et bienvenue dans ce troisième Geek Contest, qui consiste à faire une liste de 5 éléments, c’est à dire un jeu vidéo, un film, une série, un livre et une personne célèbre ou un objet.

Voici les 5 qui ont l’honneur de ce trouver dans ce thème difficile donné par Kavaliero, créateur du concept.

1-Jeu Vidéo : Chrono Cross

Chrono Cross presentation

Vous allez sans doute râler et dire que je ne fais que parler de lui, mais s’il demeure mon RPG japonais préféré de tous ce n’est pas non plus pour rien. Et arrivé au tiers du jeu, il arrive un twist que personne n’attendait : le gentil héros qu’on incarne (Serge) et le méchant ( Lynx) échangent leurs corps. De fait, l’esprit du jeune homme est enfermé dans le corps du félin, même s’il est vrai qu’on crevait d’envie de jouer avec lui, et l’esprit de Lynx dans le corps de Serge. Le problème ne pourra être résolu que bien plus tard, avec un objet appelé « Tear of Love », car Chrono Cross, en réalité, n’est qu’amour. Et c’est réciproque, au vu de l’amour que je lui porte…

2-Film : Your Name ( Kimi no Na Wa)

affiche-your-name

Sorti à la fin de l’année dernière, Your Name est une perle du cinéma japonais. J’en ai fait une critique sur le blog et je ne saurais que trop vous recommander de le voir. Le pitch, est composé de deux histoires, celle de Mitsuha, une jeune femme de 17 ans élevée dans un village attaché aux traditions de la société japonaise, et de Taki, un lycéen vivant en milieu urbain. Les deux se rendent compte qu’ils se retrouvent dans le corps de l’autre deux à trois fois par semaine. Ils ont donc conscience que « l’autre » existe. Mais arriveront-ils à se rencontrer ? Makoto Shinkai nous construit un film d’animation de toute beauté et au scénario déconstruit, symbolisé par le passage d’une comète dans le ciel, permettant au spectateur de reconstruire le déroulement par lui même.

3-La série : The Shield

TheShieldTitle

The Shield, vue de loin, ressemble une série policière américaine, comme il en existe des dizaines. Sauf qu’en fait, non. Violente, iconoclaste, elle a su casser les codes pour montrer le quotidien d ‘une unité, la « Strike Team », composée d’individus peu recommandables et franchissant la ligne rouge à plusieurs reprises, à commencer par son chef, Vic Mackey. Pire, certains épisodes mettent vraiment mal à l’aise par leur fin ou les sujets abordés et pourtant bien réels. Le réalisme, voilà qui la distingue en bien de 24 Heures Chrono, dont on finissait par ne plus croire aux exploits de Jack Bauer tant ils ont tiré sur la corde. Ouais, une série dans laquelle les flics ne sont pas intègres et adopte les méthodes des criminels qu’ils traquent, moi, j’aime bien.

4-Livre : Le Maître du Haut Château

Man_in_the_High_Castle_(1st_Edition)

Ce roman signé Philip K. Dick, un des maîtres de la science-fiction contemporaine est composé de plusieurs histoires. Mais surtout, l’auteur a inversé le cours de l’histoire. Le point de départ est la fin de la seconde guerre mondiale, qui a été gagnée non pas par les Américains, les Russes, les Anglais et la France, mais… par l’Allemagne et le Japon. Mieux encore le livre contient une mise en abyme assez géniale, avec ce qu’on appelle un « roman dans le roman ». A plus d’un titre, cet ouvrage renverse et inverse bien des codes.

5-Personne célèbre : Rosa Parks

Rosaparks

Cette personne ne pouvait être qu’une femme quoiqu’il advienne. Pourquoi Rosa Parks et personne d’autre ? Parce que cette femme noire a fait preuve de courage en s’asseyant dans un bus sur un siège réservé aux blancs lors de la ségrégation aux Etats-Unis, le 1er décembre 1955. Son action, et les conséquences qui en ont découlé ont amené à une campagne massive de boycott des bus de la ville de Montgomery. Moins d’un an plus tard, le 13 novembre 1956, la Cour Suprême déclara la ségrégation dans les bus anticonstitutionnelle. Mais ce ne fut qu’une étape dans la lutte pour l’égalité des droits civiques… Rosa Parks s’était de plus engagée avec Martin Luther King.

 

 

 

Voilà, c’est tout pour ce troisième Geek Contest. Et comme je ne suis pas le seul à y participer allez donc voir ceux de mes collègues blogueurs ici , ça leur fera plaisir. A bientôt pour un nouvel article.