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TFGA S03 E01 : Montons dans le train de la hype !

Alex semble bien décidé à faire revenir les TFGA à la vie et c’est tout à son honneur. Donc pour cette saison 3, vu que je ne me souviens plus de la numérotation, nous allons donc prendre le train de la hype en jeux vidéo.

De la quoi ? Il est vrai qu’une explication de texte s’impose. « Hype » est un terme anglais désignant un sentiment d’envie chez le joueur, le lecteur ou spectateur, en gros. Pour provoquer cela, il existe une arme redoutable : la communication sous toutes ses formes. Et donc, Alex nous invite dans le wagon «  jeux vidéo » pour un top 5 des jeux pour lesquels les éditeurs ont su se montrer très habiles, ou non. Parfois, cela a fonctionné. Pour d’autres, j’ai été déçu. Préparez vos billets, le voyage va commencer. Voici ma sélection.

Premier arrêt : Chrono Cross, ou comment une intro suffit à éveiller l’intérêt

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Un TFGA sans Chrono Cross, ça vous aurait étonné, je suis sur. Mais ce n’est pas mon RPG favori d’entre tous pour rien, non plus… Ce qui m’a « hypé » pour ce jeu, c’est son introduction. Game One la diffusait de temps en temps dans ses plages de clips, et je dois dire que je trouvais cela magnifique. Un cadre paradisiaque au bord de la mer… Mais je devrai attendre quelques temps avant que je puisse avoir un exemplaire du jeu et qu’il devienne ce qu’il est pour moi…. Quand je dis qu’il a toutes les qualités… Dommage toutefois qu’il m’ait fallu passer par l’import. Allez Square Enix, sortez-le officiellement en Europe !

Deuxième arrêt : Final Fantasy VII, ou une claque un peu inattendue mais je n’ai pas perdu au change

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Une longue histoire avec ce jeu. Je laisse volontiers de côté les pleureuses du style «  ouin, ouin surcoté, ouin, ouin Sephiroth est un émo ». Comment expliquer qu’il ait reçu des notes frôlant la perfection s’il n’avait pas d’immenses qualités ? Et à vrai dire, ce titre ne devait pas être à l’origine mon premier choix. Je m’étais porté sur Tomb Raider II. Mais comme un autre membre de la famille le voulait aussi, j’ai accepté de changer mon choix. Et comme j’étais grand lecteur de magazines papier, je voyais qu’un autre titre avait eu des 97% chez l’un, 19/20 chez un autre, etc. Final Fantasy VII. Il fut pour moi un putain de choc à plusieurs niveaux. Une aventure épique sur 3 CD, un système de combat en béton armé, je le dis, pour moi il n’a qu’un seul défaut : sa traduction en français. Il faut noter que le spot de pub qui a été diffusé en France montre un gros spoiler… Bon, maintenant, tout le monde le connait. Et c’est sans doute parce que j’adore ce jeu que j’ai peur en ce qui concerne le remake actuellement en développement…

Troisième arrêt : Shadow Hearts : Covenant, ou comment un grand jeu de la PS2 est passé inaperçu

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Vous le savez, la série Shadow Hearts a toujours été dans l’ombre d’autres grosses licences du RPG. Et pourtant, elle mérite largement le détour, notamment pour son système de combat qui interdit de s’endormir ou de jouer de manière robotique.

Et c’est avec le deuxième Shadow Hearts que j’ai découvert la série. Pourtant le jeu n’a pas fait l’objet d’une communication monstre. La première fois que je l’ai vu, c’était lors d’un vidéo test du site anglophone GameSpot. Le testeur était enthousiaste, et après visionnage je me suis dit que je ferais bien de le prendre s’il sortait en France. Un peu plus tard, je le vois en test import d’un magazine spécialisé. Finalement, le jeu sort en France, avec des textes traduits. Je n’ai pas regretté mon achat, car il est à mon sens le meilleur jeu de la trilogie et un des meilleurs RPG de la PS2. Une suite, certes, mais quelle suite…

Voie de garage : Final Fantasy XIII : incohérences et mensonges de l’éditeur

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Plus que Final Fantasy XV, que beaucoup décrient, moi, c’est contre  le treizième épisode je garde une dent dure. Pourquoi ? Parce qu’il est très loin des promesses faites par Square Enix, mis à part pour les graphismes. Inutile de nier, le titre est magnifique. Pour le reste, il y a un grand décalage, et c’est ça que j’ai du mal à lui pardonner. A quelques jours de sa sortie en Europe, le réalisateur et le producteur du jeu promettaient monts et merveilles, avec notamment, un monde ouvert, encore plus que dans le douzième qui faisait déjà assez fort dans le domaine. Ah… au vu du résultat final, on a pas du avoir la même conception de « monde ouvert ». FF XIII est un putain de couloir sur 90% de son parcours, et ce n’est pas l’évasion sur Grand Pulse qui me fera changer d’avis tant il y a peu de choses à y faire à part des chasses. Ajoutez à cela un univers incohérent, un scénario limite incompréhensible, un système de combat archi-bourrin, des héros à claquer, notamment Snow avec ses phrases nanardesques à souhait, du style «les vrais héros n’ont pas besoin de plan»… Bref. Quelques jours après, sortait Resonance of Fate. Bien que plus difficile, je l’ai largement préféré. Et le titre aurait pu être premier si un autre n’avait pas non plus eu sa place niveau déception…

Déraillement : Duke Nukem Forever, ou comment une attente de 15 ans finit par mettre à jour les lacunes du développement

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Eh oui. Duke se retrouve premier, mais pas pour de bonnes raisons. Alors que je suis archi-fan de l’épisode 3D, grâce à la variété des armes , dont certaines sont vraiment géniales, la qualité de level-design dans tous les chapitres du jeu, cette suite au développement chaotique qui s’est étalé sur 15 ans est un immense ratage. Oh, je ne m’attendais pas à une merveille graphique, loin de là, mais tout le monde sait que ça ne fait pas tout. Ici, le level design est pauvre, sans imagination, avec des idées mal exploitées. On se contente de suivre des couloirs. De plus, le pauvre Duke ne peut plus porter que deux (2, 1*2, 1+1, vous avez bien lu) armes à la fois. FUCK IT. Le problème, c’est que le jeu a connu un développement chaotique, avec comme point d’orgue la faillite de 3D Realms. Gearbox Software, qui avait repris le projet, s’est juste contenté de le terminer. Pourtant le nouvel éditeur n’a pas manqué de communiquer sur le titre au moyens de vidéos rigolotes… Mais le résultat est archi décevant, et l ‘édition collector une vaste arnaque au vu de ce qui a été proposé. Fail to the King, Baby…

Voilà, c’est tout pour ce TFGA. A bientôt pour un nouvel article et n’hésitez pas à aller voir celle des autres blogueurs ici même ça leur fera plaisir.

Geek Constest #3 : Inversons les rôles!

Bonjour et bienvenue dans ce troisième Geek Contest, qui consiste à faire une liste de 5 éléments, c’est à dire un jeu vidéo, un film, une série, un livre et une personne célèbre ou un objet.

Voici les 5 qui ont l’honneur de ce trouver dans ce thème difficile donné par Kavaliero, créateur du concept.

1-Jeu Vidéo : Chrono Cross

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Vous allez sans doute râler et dire que je ne fais que parler de lui, mais s’il demeure mon RPG japonais préféré de tous ce n’est pas non plus pour rien. Et arrivé au tiers du jeu, il arrive un twist que personne n’attendait : le gentil héros qu’on incarne (Serge) et le méchant ( Lynx) échangent leurs corps. De fait, l’esprit du jeune homme est enfermé dans le corps du félin, même s’il est vrai qu’on crevait d’envie de jouer avec lui, et l’esprit de Lynx dans le corps de Serge. Le problème ne pourra être résolu que bien plus tard, avec un objet appelé « Tear of Love », car Chrono Cross, en réalité, n’est qu’amour. Et c’est réciproque, au vu de l’amour que je lui porte…

2-Film : Your Name ( Kimi no Na Wa)

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Sorti à la fin de l’année dernière, Your Name est une perle du cinéma japonais. J’en ai fait une critique sur le blog et je ne saurais que trop vous recommander de le voir. Le pitch, est composé de deux histoires, celle de Mitsuha, une jeune femme de 17 ans élevée dans un village attaché aux traditions de la société japonaise, et de Taki, un lycéen vivant en milieu urbain. Les deux se rendent compte qu’ils se retrouvent dans le corps de l’autre deux à trois fois par semaine. Ils ont donc conscience que « l’autre » existe. Mais arriveront-ils à se rencontrer ? Makoto Shinkai nous construit un film d’animation de toute beauté et au scénario déconstruit, symbolisé par le passage d’une comète dans le ciel, permettant au spectateur de reconstruire le déroulement par lui même.

3-La série : The Shield

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The Shield, vue de loin, ressemble une série policière américaine, comme il en existe des dizaines. Sauf qu’en fait, non. Violente, iconoclaste, elle a su casser les codes pour montrer le quotidien d ‘une unité, la « Strike Team », composée d’individus peu recommandables et franchissant la ligne rouge à plusieurs reprises, à commencer par son chef, Vic Mackey. Pire, certains épisodes mettent vraiment mal à l’aise par leur fin ou les sujets abordés et pourtant bien réels. Le réalisme, voilà qui la distingue en bien de 24 Heures Chrono, dont on finissait par ne plus croire aux exploits de Jack Bauer tant ils ont tiré sur la corde. Ouais, une série dans laquelle les flics ne sont pas intègres et adopte les méthodes des criminels qu’ils traquent, moi, j’aime bien.

4-Livre : Le Maître du Haut Château

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Ce roman signé Philip K. Dick, un des maîtres de la science-fiction contemporaine est composé de plusieurs histoires. Mais surtout, l’auteur a inversé le cours de l’histoire. Le point de départ est la fin de la seconde guerre mondiale, qui a été gagnée non pas par les Américains, les Russes, les Anglais et la France, mais… par l’Allemagne et le Japon. Mieux encore le livre contient une mise en abyme assez géniale, avec ce qu’on appelle un « roman dans le roman ». A plus d’un titre, cet ouvrage renverse et inverse bien des codes.

5-Personne célèbre : Rosa Parks

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Cette personne ne pouvait être qu’une femme quoiqu’il advienne. Pourquoi Rosa Parks et personne d’autre ? Parce que cette femme noire a fait preuve de courage en s’asseyant dans un bus sur un siège réservé aux blancs lors de la ségrégation aux Etats-Unis, le 1er décembre 1955. Son action, et les conséquences qui en ont découlé ont amené à une campagne massive de boycott des bus de la ville de Montgomery. Moins d’un an plus tard, le 13 novembre 1956, la Cour Suprême déclara la ségrégation dans les bus anticonstitutionnelle. Mais ce ne fut qu’une étape dans la lutte pour l’égalité des droits civiques… Rosa Parks s’était de plus engagée avec Martin Luther King.

 

 

 

Voilà, c’est tout pour ce troisième Geek Contest. Et comme je ne suis pas le seul à y participer allez donc voir ceux de mes collègues blogueurs ici , ça leur fera plaisir. A bientôt pour un nouvel article. 

Weekly Retro #21 : Il fait chaud…

Bonjour et bienvenue dans ce vingt-et-unième  Weekly Retro. Nous allons parler cette fois ci des zones « chaudes », tellement que c’est un peu rude pour aller y piquer une tête…

1-Le hérisson grillé, c’est bon ?

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Dans les années 90, rares étaient les jeux à ne pas contenir de zone ayant pour thème le feu ou la lave. Pour moi, ça s’est manifesté dès les premières minutes de jeu sur ma Megadrive, avec le premier Sonic the Hedgehog.  En effet, après Green Hill et ses paysages de côte maritime, avec palmiers et son décor à damier très reconnaissable, on passe à Marble Zone et son ambiance d’un tout autre genre : plus sombre, elle est composée de vieilles ruines à dominante de marbre violet mais qui sont posées sur de la lave en fusion. La zone exige d’être extrêmement prudent, mais n’est cependant pas avare en passages cachés qui peuvent donner des vies supplémentaires en vous épargnant aussi une bonne partie du parcours. Parce que si la lave ne vous tuait pas instantanément, elle représentait un obstacle de taille. Parfois, il y avait même des chutes de lave dans un bassin en contrebas. On se retrouve ainsi  a sauter sur des plates-formes qui parfois tombent à mesure de votre parcours, ou à naviguer sur un pavé avant qu’un geyser nous propulse vers le haut. Et il fallait également faire attention aux boules de feu qui jaillissaient, ou aux îlots qui brûlaient dès que vous vous posiez dessus. Le boss était assez simple à battre, il suffisait de sauter d’un bord à l’autre, tout en touchant Eggman. 

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Sonic 2 aura aussi une zone basée sur la lave, Hill Top, avec des passages souterrains  en proie aux tremblements de terre et aux montées de lave. La zone, bien qu’elle ne soit pas marquante à cause d’un level-design trop peu imaginatif, bénéficie toutefois d’un des plus beaux backgrounds à l’extérieur, avec ses conifères, et ses sommets dépassant des nuages qui défilent en animation d’arrière-plan. Le boss est assez facile à vaincre, avec un peu de chance, vous pourrez même rebondir dessus 8 fois de suite avant qu’il ne réagisse.  Il faut faire attention, le jeu a parfois tendance à bugger dans certaines zones du niveau, notamment lors des séismes. 

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Et si Sonic 3  nous laissait tranquilles avec ce thème, c’était sans compter sa deuxième partie, Sonic &Knuckles, qui en propose une encore plus grande, encore plus compliquée et labyrinthique. Il s’agit bien entendu de Lava Reef, où le joueur comprend que la difficulté commence à augmenter sérieusement. La zone est divisée en deux actes totalement différents : Dans le premier, le niveau se passe au milieux de rochers explosifs, chutes de lave et d’ennemis vicieux sortant du décor.  Sans compter ceux qui émettent un nuage toxique vous enlevant un anneau par seconde…C’est grand, et le thème qui accompagne le niveau est sans doute un des meilleurs du jeu.  Le boss du premier acte est une sorte de main mécanique, qui peut faire très mal si elle vous écrase. il faudra aussi se méfier des canons qu’elle enverra avant d’apparaitre…

Le deuxième acte se passe dans un réseau de lave pétrifiée, et sa longueur dépendra avec quel personnage vous jouez. Avec Knuckles, le niveau est très court, et sert juste transition vers Hidden Palace. Avec Sonic ou Tails, c’est autre chose. Le décor est à dominante bleue, vous devrez vous propulser à l’aide de gros cylindres tournants, vous frayer un chemin à travers des lance-flammes placés un peu partout. Heureusement quelques boucliers de feu permettent de faciliter l’avancée. Le tout se termine avec Knuckles qui  vous jette un rocher. Vous tombez ainsi dans la cachette où Eggman réparait son Oeuf de la Mort, pire, le savant fou le remet en marche. Vous devrez donc échapper à l’effondrement du niveau et sauter de plateforme en plateforme jusqu’à descendre jusqu’au boss. Eggman apparaîtra dans un lance-mines qui  est intouchable à cause des pointes sur le dessus. Il faut donc attendre que le sol penche du côté du boss et que les mines qu’il a placées sur les plates-formes viennent le frapper. Il en faut 12, et c’est très long, d’autant que vous devez aussi éviter de tomber dans la lave notamment si vous n’avez pas le bouclier de feu. Lava Reef est une vaste zone, peut-être trop, et comme dans Sandopolis 2, il ne sera pas rare de perdre des vies à cause du temps.

Anecdote amusante : je n’ai appris il y a quelques jours seulement qu’il existait un moyen de choisir son niveau dans ce jeu sans Action Replay. Pourtant, j’y joue depuis longtemps. Vous connaissez sans doute l’astuce mais je vous la donne quand même : Commencez une partie. Lorsque vous voyez la première machine à traction pour monter, suspendez vous à une des poignées et faites la manipulation suivante : gauche,gauche, gauche, droite, droite, droite, haut, haut, haut. Vous devrez entendre un « cling ». Mettez le jeu en pause, appuyez sur A pour revenir à l’écran-titre. Ensuite, choisissez le personnage désiré et appuyez sur A+Start. L’écran de sélection comprend aussi les niveaux de Sonic 3, mais vous ne pourrez vous y rendre si la cartouche n’est pas connectée au lock-on de S&K. Ce qui prouve bien que le véritable jeu a été coupé pour des raisons de délai. D’ailleurs, c’est la même chose pour Sonic 3 ou Sonic 3 and Knuckles, il faut faire la même manip suspendu à une plateforme dans Angel Island. Comme quoi on en apprend tous les jours…

2-Les zones de feu dans les RPG

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Le thème du feu n’est pas toujours présent dans les RPG. Mais il arrive que dans certains d’entre eux, un lieu avec de la lave se présente.  Par exemple, le Mont Pyre de Chrono Cross. Ce volcan empêche l’accès à Fort Dragonia, un des meilleurs passages du jeu. La lave est un obstacle et y mettre les pieds fera baisser le nombre de HP de l’équipe. En réalité, pour passer le lieu, il vous faudra un objet remis par le dragon aquatique, qui gèlera les étendues de lave… en contrepartie, vous ne pourrez plus avoir les coffres qui étaient présents, donc ce sera à vous de choisir…

Un autre lieu très réussi est le Temple de Prynn dans Skies of Arcadia. Cette pyramide, situé dans un désert est le  deuxième donjon du jeu où se trouve un cristal. Pour passer la lave, il faut résoudre une série d’énigmes assez simples. Elle est surtout présente dans le fond du niveau. Le boss du lieu, Rockwyrm, est un dragon de cendres qui peut faire de gros dégâts avec son attaque de cendres, pouvant pétrifier les membres de votre équipe. Heureusement, les sorts de glaces sont évidemment assez efficaces contre lui. 

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Parmi les autres zones notables, on notera aussi la Vallée du Feu dans Seiken Densetsu 3, dans laquelle nous  gagnons Athanor, l’esprit du feu. Il faudra y retourner plus tard pour affronter un des huit gardiens majeurs du titre… Il faut toutefois faire attention, parce que les jours affectent la puissance et le comportement des ennemis. Si vous y allez le jour d’Athanor, vous risquez d’avoir beaucoup de mal à progresser.  De toute façon, Seiken Densetsu 3 est un jeu à faire absolument, comme les deux autres sus-cités. Il y a d’ailleurs une critique sur le blog.

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Final Fantasy VI a aussi une zone remplie de lave. C’est la caverne qui mène à la porte vers le monde des Espers. En effet, cette dernière se trouve dans la première partie du jeu, et vous devrez progresser sur des pontons  qui apparaissent de façon intempestive. Un faux pas et vous deviez reprendre tout le parcours, et une perte de HP pour le groupe en  prime. Sans compter que les ennemis sont des morts-vivants, j’espère que vous avez  fait le plein d’objets tels des queues de phénix… 

Quoi qu’il en soit, là aussi la lave est un obstacle qui doit être franchi d’une façon ou d’une autre.

3-Trésor bouillu, trésor foutu

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 Je vais vous parler d’un monde qui m’a marqué dans l’univers Mario. Enfin, Mario, c’est plutôt avec son jumeau maléfique Wario. En effet, les deux premiers Mario Land n’avaient pas de mondes thématisés sur cet élément. Mais Wario Land en a un, lui. C’est la quatrième zone, troisième si le joueur choisit ou ne trouve pas l’accès au monde de glace, Sherbet Land.  Le Stove Canyon comporte six niveaux, dont un secret, qui consiste à passer au dessus d’une gigantesque rivière de lave. Le moindre contact est mortel. Vous devrez grimper à des échelles, passer sur des ponts en ruines et éviter des canards jouant aux boomerang.  Il est évident qu’en Jet-Wario, cela facilite le franchissement de certains passages. Pire, le premier niveau donne déjà le ton avec une course non pas contre la montre, bien que le temps soit limité, mais contre la lave qui sera à vos trousses. Le truc, c’est qu’il y a un trésor planqué et il faut arriver à prendre la clé avant que le liquide bouillant ne vous carbonise…  La zone en elle même est très réussie, ne serait-ce que pour son premier niveau. Le boss est une tête  géante du nom de Funfun,  qui léchera le sol et vous enverra des boulets enflammés de ses narines. Le truc, c’est qu’il faut attendre que les boulets aient rebondi une fois avant de lui retourner sans quoi vous mourrez instantanément. Assez simple à battre lorsqu’on a compris le truc.

4-On se prend un dernier ver ?

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Impossible aussi d’oublier le niveau du volcan dans EarthWorm Jim. Le jeu est tellement tordu  que les programmeurs s’en sont donné également à cœur joie. C’est le deuxième niveau du jeu, nommé What the Heck, et c’est le domaine de Evil le le chat. Dans un décor orange, Jim  aura fort à faire entre fleurs carnivores qui rugissent comme des lions, des  représentants et leur mallettes, il devra également courir sur des diamants. Preuve de la loufoquerie  du lieu : le boss de mi-parcours est un bonhomme de neige. Si, si, ils ont osé… Les programmeurs ne devaient pas carburer qu’au jus d’orange. Le boss est Evil le chat et le combat se fait en deux phases. Dans la  première, vous êtes sans votre combinaison et devrez esquiver les tirs de votre adversaire. Sautez par dessus et au bout d’un moment, la plateforme sur laquelle il se trouve finira par s’effondrer. Ensuite, vous devrez lui tirer dessus dès que vous voyez ses yeux apparaître. Et comme c’est un chat, il a 9 vies, donc vous devrez viser autant de fois au but. Cela ne l’empêchera pas de revenir dans le  deuxième jeu… Une autre chose qui contribue à la loufoquerie du lieu est la bande-son. En effet, elle commence sur l’air de Une Nuit sur le Mont Chauve, puis s’interrompt pour une musique d’ascenseur. Le tout accompagné de cris  qui font qu’on se croit vraiment en enfer… 

Voilà, ce ne sont que quelques exemples de mondes de feu, que j’ai eu l’occasion de traverser. Il faut dire que cet élément est devenu un passage obligé dans certains genres. J’ai oublié de le mentionner mais certains Zelda possèdent également des donjons ayant le thème du feu. Je vous dis à bientôt pour un autre Weekly Retro.

 

 

 

Weekly Retro #19: zones emblématiques 1

Bonjour et bienvenue dans  ce dix-neuvième Weekly Retro. Parfois, je vous parlerai de niveaux ou donjons emblématiques de jeux du passé.  Cette fois, nous parlerons de Sonic 2, Final Fantasy VI et Chrono Cross.

1- Metropolis Zone (Sonic 2)

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Pour commencer, je vais vous parler de Metropolis Zone, c’est à dire la huitième présente dans Sonic the Hedgehog 2 sur Megadrive. Pourquoi ? Parce qu’elle est marquante à plus d’un titre. C’est la dernière zone « régulière » du jeu, et la seule à comporter trois actes au lieu de deux.  C’est aussi une des plus vastes, mais surtout une des plus vicieuses. Se présentant sous la forme d’un monde mécanique à dominante verte, tout, ici est fait pour tuer le joueur dès que possible. Entre les pistons qui vous écrasent sans pitié, les fosses de lave, les mécanismes fous, on est servi! Les ennemis sont, de plus ,ultra-vicieux. Souvent, ils vous attendront  au moment de la réception d’un saut, bref, là où le joueur devait  logiquement arriver. Il faut dire que les crabes ont une pince qu’ils peuvent lancer à distance, et les mantes religieuses deux lames à tête chercheuses en guise de pattes avant. Mais surtout, surtout… Tout le monde se souvient de ces FUCKING étoiles! Ces vicieuses sont implantées dans le décor, et nous ne pouvons de fait, pas les éliminer. En réalité, elles s’autodétruisent  dès que vous passez à proximité, en éclatant et lançant leurs pointes acérées  dans plusieurs directions. Je ne vous dis pas lorsque vous grimpez sur les vis géantes du lieu ou êtes sur une plate-forme mobile… Parce que  si vous étiez touché, non seulement vous perdiez vos anneaux durement acquis après la rencontre malencontreuse avec un crabe ( quelle idée de vouloir lui serrer la pince…),  mais en plus, vous tombiez, vous forçant a refaire toute la montée et sans anneaux pour recommencer. Ou alors, dans le pire des cas, vous tombiez dans le vide, perdant ainsi une vie. 

Et je ne vous parle pas du boss, ultra-chiant. Eggman arrive avec une ribambelle de ballons qu’il fait tourner autour de son vaisseau. Il est intouchable tant que  ces derniers ne tournent pas  à l’horizontale autour de lui. Chaque impact lui en fera lâcher un. Vers la fin du combat, il se mettra à tirer de gros lasers dès qu’il n’en aura plus.  Je n’ai jamais réussi à passer ce boss avec Knuckles, ( il est possible de jouer avec sous conditions), je m’explique: Eggman viendra vous attaquer au sol, et la meilleure tactique consiste donc à sauter par dessus le vaisseau  sans se faire toucher par les ballons qui gravitent. Si on a le bon timing, avec Tails et Sonic, ça passe, ces derniers sautant suffisamment haut. Mais ce n’est pas le cas de Knuckles, qui lui, fait des bonds de moindre hauteur. A force, ça m’a barbé. 

Je sais que Wing Fortress est pire que cette zone, mais Metropolis montre vraiment que le jeu commence à se corser sérieusement.  Il faut souligner aussi l’excellence du thème musical.

2-La forêt fantôme (Final Fantasy VI)

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Peu après  le début du jeu, le scénario de ce grand RPG se sépare en trois. L’embranchement de Sabin est le plus long , le plus difficile ( pas de sorts de soin, donc obligation de se soigner uniquement avec les objets), mais aussi le plus varié. Donc, nous passons dans un endroit magnifique, la Forêt Fantôme. Facile à passer lorsqu’on connait le chemin, elle mène au train fantôme, qu’on aperçoit en arrière-plan, chargé d’emmener les morts dans l’au-delà. Sabin, Cyan et éventuellement Shadow auront fort à faire pour éviter  d’être emmenés. La forêt en elle-même dispose d’un thème onirique, reflétant bien l’atmosphère du lieu. Le train dispose d’un thème délicieusement lugubre mais bien trouvé. Le tout se termine par un boss qui peut se battre en un seul coup, et il  y a des indices dans le texte.  Mais FF VI reviendra, car il y a tellement de lieux dont je veux vous parler…

3-La Mer Morte (Chrono Cross)

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Evidemment… mon RPG préféré d’entre tous, ça faisait longtemps que je ne vous en avais pas parlé n’est-ce pas ? Eh bien, cette fois, nous parlerons de la Mer Morte. Ce donjon est en réalité  une  représentation de l’avenir en ruines du Home World, le monde où vit Serge. Il faut un objet et une épée spéciale pour y entrer. Il est composé de plusieurs secteurs. On commence par passer sur un échangeur autoroutier en ruines, sur lequel un boss très chiant à battre, Highwayman, nous attend dès l’entrée. Puis nous passons dans une zone à l’aspect futuriste, sur le point d’être avalé par un tsunami,  mais semble figée dans le temps. On peut même marcher sur l’eau figée On peut voir d’ailleurs les fantômes des anciens habitants des lieux. Les résidences recèlent des trésors, et nous en apprenons plus sur un ennemi déjà présent dans Chrono Trigger. C’est d’ailleurs dans ce lieu que les liens entre les deux jeux s’affirment de plus en plus. Pour preuve, après avoir  traversé la Tower of Gheddon, nous arrivons au Leene Square (tiens…) où nous voyons les héros du jeu précédent sous forme de fantômes. Et c’est là que nous affrontons le véritable boss du lieu, Miguel, sur un thème absolument sublime. Je m’arrête là pour ne pas spoiler la suite. Mais la Mer Morte est sans doute un des donjons m’ayant le plus marqué de ma vie de joueur.  Et sans doute est il un des mieux construits du RPG japonais. Non seulement dans sa structure, mais aussi pour ce qu’on y apprend. Pour cela, faites le jeu. Oui, faites-le.

Voilà, on se retrouve bientôt pour un prochain Weekly Retro. 

 

Weekly Retro #17 Whilst our laughter echoed….

Il y a des jeux comme ça, qui méritent qu’on y reviennent. Et qui justifient à eux seuls d’avoir un Weekly Retro entier. Donc, cette fois, je vais revenir sur un jeu que je considère comme le roi de l’âge d’or du JRPG et qui demeure mon préféré d’entre tous. Bienvenue dans Chrono Cross.

1-Une intro juste magique

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Pour bien montrer que le jeu envoie du bois dès le départ, l’introduction du titre est sublime. Ça commence sur une musique douce à la flûte, avec les vers d’un poème, et d’un livre qui s’ouvre sur une table. Et puis, d’un coup, ça s’emballe. Le rythme devient plus rapide, les violons arrivent, et nous font voir des paysages maritimes et les personnages du jeu, des dragons… Mieux encore, nous voyons une jeune fille blonde face à la mer, se tourner vers nous et nous inviter à venir avec elle… Et le titre apparaît. Déjà, si ça ne vous donne pas envie de jouer, c’est à ne rien y comprendre d’autant que la qualité technique est là. Pour un peu on pourrait croire que CC aurait pu tourner sur PS2. Et si vous laissez tourner le jeu après l’écran-titre, vous verrez différents lieux du jeu avec une musique tout aussi formidable. Ce qui nous permet d’enchaîner sur le deuxième point.

2-Des musiques inoubliables

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Yasunori Mitsuda n’a rien à envier à ses pairs, tels que Nobuo Uematsu ( qui l’avait aidé sur Chrono Trigger), et le prouve dans ce jeu. Les mélodies sont magnifiques, variées au niveau de l’instrumentation, et contribuent énormément à l’ambiance du jeu. Le tout tient sur trois CD pour quatre heures de musiques juste incroyables. La seule un peu en dessous est sans aucun doute celle des combats, trop répétitive. Pour le reste, c’est du tout bon et je vous conseille vivement de vous procurer l’OST seule, si ce n’est pas déjà fait. Vous ne le regretterez pas.

3-Une rejouabilité énorme

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Chrono Cross peut se boucler en une quarantaine d’heures lors d’un premier run. Le jeu tient sur 2 CD et propose 45 personnages au total, mais il vous sera impossible de tous les avoir en une seule partie. Pourquoi ? Parce que des embranchements scénaristiques et des choix feront qu’il faudra en être à sa deuxième New Game+ pour les voir tous réunis. Ensuite, parce qu’il se peut, si vous ne connaissez pas le jeu, que vous passiez définitivement à côté de certains.

Ensuite, le jeu propose plusieurs fins. Il y a des chances pour que la première fois vous n’ayez pas compris comment battre le boss de fin et que vous soyez tombés sur une conclusion assez…frustrante. Eh bien, si vous refaites le jeu en New Game+, Serge trouvera dès le début le « Time Egg », qui permettra d’aller au boss final n’importe quand,et la fin variera selon les moments auquel vous l’utiliserez. Qui sait, peut-être aurez vous une fin plus intéressante..

4-Un système d’expérience particulier

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Chrono Cross diffère grandement des autres JRPG de la PlayStation. Ici, les combats ne sont pas aléatoires, mais c’était déjà le cas dans Chrono Trigger. Mais surtout, ils ne rapportent pas de points d’expérience. Lorsque vous combattez des ennemis normaux, seules une ou deux stats augmenteront de façon aléatoire. Pour faire évoluer vraiment votre équipe, vous devrez battre les boss. Là, vous recevrez une étoile, synonyme de niveau d’évolution. Cela améliore les caractéristiques des personnages, et tous auront dans leur grille d’éléments un emplacement supplémentaire. Donc, vous pouvez potentiellement esquiver les ennemis et ne faire que les combats obligatoires pour évoluer. Cependant, vous pourrez toujours récolter des éléments qui seront utiles soit pour vous, soit pour améliorer les armes. Et vous aurez de l’argent, aussi. Autre chose originale : le jeu propose de soigner les personnages après chaque combat avec les éléments qui n’ont pas été utilisés ou d’en choisir dans l’inventaire général.

5-Une véritable suite à Chrono Trigger, qui ne se dévoile que petit à petit

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Au début du jeu, le titre n’a juste une indication au dos de sa boite de jeu : «20 ans après les événements de Chrono Trigger», et se passe dans un archipel, celui d’El Nido. Mais contrairement à CT, le titre exploite la théorie des mondes parallèles et non plus celui du voyage dans le temps. En effet, Serge, le héros du jeu, se réveille un jour sur une plage, et l’environnement qu’il connaissait a changé. Il apprend alors que dans cette autre réalité, il est mort depuis 10 ans ! Qu’est ce qui a provoqué ce schisme ?

Cependant, des indices relatifs au jeu précédent sont distillés tout le long du jeu. Cela va de l’allusion au continent de Porre, d’un dessin de Lucca aperçu dans un flashback jusqu’à une pièce cachée abritant Epoch. Mais les clins d’œil ne veulent pas forcément dire que le jeu est une suite. Sauf que là, plus on avance, plus la convergence avec CT est forte. Pour ne prendre tout son plein potentiel qu’à la fin. Le titre cachait bien son jeu.

6-Une réalisation technique de haute volée

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Nous avons déjà abordé les musiques, mais tout le reste est à l’avenant. Chrono Cross est un des plus beaux jeu de la PlayStation. Il n’y a qu’à voir les décors colorés, les effets, les monstres, tout respire une console exploitée à fond. Il y a peu de cinématiques, mais elles sont bien faites. Et que dire des animations sans faille… En combat, vous pouvez même voir si l’ennemi n’a plus beaucoup de points de vie. Le menu est pensé de façon intelligente, même si la grille d’éléments pourra vous sembler déroutante au départ.

Voilà, j’ai évoqué 6 raisons mais pour moi, le jeu n’a pas de défauts rédhibitoires. J’aurais pu aussi évoquer la qualité de la traduction anglaise et française non-officielle de Terminus Traduction, les lieux emblématiques qui laissent un souvenir indélébile aux joueurs, ou le trio inoubliable formé par Serge, Lynx et Kid… Chrono Cross est une référence à laquelle je rejoue encore, et encore, sans jamais me lasser. A tel point que je regrette que Sony et Square Enix n’aient toujours pas daigné le mettre au moins sur le PSN Européen… Franchement, vous exagérez. Pour plus d’infos, sachez qu’une critique détaillée est dispo sur le blog…

A bientôt pour le prochain Weekly Retro.