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Guns of the Kikoolols épisode #31

La PS4 : on est venu, on a « veillu »… on a rien vu. 

J’aurais aussi pu mettre comme titre  » tout ça pour ça » ?  Parce que sérieusement, cette conférence  organisée chez nous entre minuit et deux heures du matin, décalage horaire avec les Etats-Unis oblige, ne valait pas le coup de veiller  pour ça.  Bien joué Sony, vous avez inventé l’entubage violent sans vaseline :  vous avez, avec l’aide de représentants de gros éditeurs, parlé d’une console sans jamais nous l’avoir montrée. Ça partait pourtant bien, et au final… RIEN. Sur les jeux présentés AUCUN ne m’a donné envie d’acheter la console.  Le saut technologique ne m’a pas paru aussi flagrant qu’annoncé.  La plupart des intervenants n’avaient rien d’inédit à montrer.  Ubisoft qui nous montre un trailer de Watchdogs,  déjà vu en plus, Blizzard qui annonce Diablo III  ( oh, c’est pas comme s’il était déjà sorti, dites donc! Les serveurs saturés sont inclus ? ), De Grutola ( David Cage)  qui n’a rien à montrer mais  va pouvoir travailler avec des milliers de polygones, c’était  » coucou, je passais dans le coin,  j’ai rien à dire mais j’ai trouvé un truc super », et tout de suite après, c’était  Media Molecule (Little Big Planet), qui disait qu’en gros  que le nombre de polygones n’est pas le plus important, encore bien joué, les mecs!  Sans compter Square Enix,  dans le genre  » ouais, y’aura un Final Fantasy, c’est sur, mais  on a rien à montrer pour le moment »… Épique.  Les seuls moments qui m’ont fait rigoler : les Japonais parlent aussi bien anglais que les Français ( il n’y a qu’à voir les interventions de Ono de Capcom ou de Yves Guillemot d’Ubisoft)… Le seul hardware concret qui nous a été présenté, c’est la manette, qui parait un peu plus large, et qui aura une surface tactile.  Ce qu’on sait de la console elle-même ? Qu’elle s’appellera bien PS 4. Qu’elle a un processeur AMD de la gamme x86 ( oui mais lequel, c’est vaste),  8 Go de  RAM, qu’il y aura du cloud avec Gakai ( j’attends de voir), du streaming, la possibilité de commencer les jeux pendant leur téléchargement, d’enregistrer et de mettre les 15 dernières minutes de vos parties  en ligne via un bouton « share » et des applications disponibles via  smartphones et tablettes. Qu’elle sortira  pour les fêtes de fin d ‘année 2013 au Japon et aux Etats-Unis. L’Europe étant encore la cinquième roue du carrosse, ne comptez pas avant début 2014 chez nous. Rien en revanche sur le prix, le multi compte ou même la tolérance, ou non, de l’occasion.  Ni même sur le design de la bête. Non, pour ça, il faudra repasser à l’E3. Une chose positive toutefois, c’est de se dire que Microsoft ne pourra que difficilement faire pire pour la présentation de sa prochaine console. Une pensée à tous les journalistes de presse  qui ont fait le déplacement. Pas sur que le billet d’avion soit rentabilisé.

Julius

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Guns of The Kikoolols épisode 13

Diablol 3

Comment, chez Blizzard, a t-on pu se planter à ce point ? Alors attention, quand je dis ça, je ne parle pas de Diablo 3 en termes ludiques ou techniques, même si le jeu laisse chez certains joueurs un gout amer dans la bouche ( voyez le compte rendu de Crayonne, via le lien qui vous conduira chez elle). Le problème, c’est que Blizzard  s’est planté sur le plan des pratiques et  de la capacité des serveurs. De très nombreux joueurs se sont retrouvés avec la fameuse  » erreur 37″ ( après l’Ordre 66 de Star Wars…) qui les informait que les serveurs étaient trop occupés, et bien entendu de  » réessayer plus tard »…  A tel point que certains en ont eu marre ne pas pouvoir jouer, et qui du coup… sont passés à autre chose. Au moins à des jeux qui optimisent leurs serveurs de jeux… Parce que oui, Diablo 3 fait partie de ce jeux qui imposent une connexion permanente, même pour jouer en solo ! Sans compter parfois les déconnexions hasardeuses, obligeant à relancer le jeu, et… à se retaper « l’erreur 37″…

Alors forcément, tant de couacs, ça a attiré en France l’UFC- Que Choisir, une association de  consommateurs. Le résultat  ne s’est pas fait attendre, elle a eu plus de 1500 témoignages de mécontents en une seule journée !  Mais pire encore, elle a détecté une clause  tout aussi honteuse, mais qui permet d’expliquer pourquoi il y a une connexion permanente. Dans ses conditions d’utilisation, vous savez, le truc sur lequel on coche » j’accepte » sans  l’avoir vraiment lu pour pouvoir continuer l’installation,  il est marqué  ceci  » le jeu est concédé sous licence et non vendu ».

Là, ça veut tout dire. Que celui qui achète Diablo 3 paie le prix fort, en support physique, mais pour autant,  n’ est pas le propriétaire du logiciel. C’est à dire que le jour où Blizzard décide, pour une raison ou pour une autre, de fermer les serveurs, plus personne ne pourra jouer au jeu, même ceux qui voudront le relancer pour se replonger dans les souvenirs d’une partie en solo. Autrement dit, comme vous ne pourrez le revendre, il sera juste bon à jeter à la poubelle !  Blizzard tente d’appliquer au support physique ce qui se passe pour le dématérialisé. D’autant que vous ne pouvez pas, à cause de tout ça, prêter le jeu à un ami…

C’est sympa, on est pas propriétaire du jeu, on ne peut pas le prêter ni le copier à cause des DRM, non seulement les serveurs n’assurent pas, mais en plus il a une date de péremption. J’avais hésité un temps à acquérir le jeu. Au final je ne le ferai pas.  Même si mon ordinateur était assez puissant pour le faire tourner, parce qu’il représente plusieurs aspects d’une prétendue évolution du jeu vidéo que je déteste.  Bref, j’ai l’impression que ce jeu obéit plus à un aspect commercial plutôt que ludique et dans l’intérêt des joueurs.  D’un côté, Blizzard n’est que l’autre face du pôle  jeux vidéo de Vivendi ( oui, ceux qui détiennent Canal+ chez nous), la première étant Activision… Et devinez qui chapeaute tout ça ?  Vous avez gagné, c’est bien Robert Kotick. Après ça , on se dit que cela n’a rien d’étonnant…

Julius