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[Live Report] concert Buono! à la Machine du Moulin Rouge, le 12 février 2012

Bonjour et bienvenue dans la rubrique  J-music consacrée à la musique japonaise. Pour l’inaugurer, retour sur la journée du dimanche 12 février sur le concert des Buono! en France.

Il y a des concerts pour lesquels il faut se dire « J’y étais ». Que ce soit pour Metallica, U2,ou d’autres capables de remplir le Stade de France, et même lorsqu’il de concerts aux proportions plus modestes, et ce même lorsqu’il s’agit de musique japonaise. Même lorsqu’il s’agit d’idols.

Après le concert en 2010 donné par les Morning Musume lors de la Japan Expo en événement séparé du salon lui-même pour l’achat des billets, Soundlicious, label français spécialisé dans les concerts de J-music, remet ça avec Up-front agency, agence japonaise qui gère les droits des idols à travers le monde.

C’était ce dimanche 12 février 2012, à Paris. Alors, je sais que beaucoup de monde ne va pas aimer cet article sur un groupe d’idols, au vu de ce que j’ai pu lire sur certains forums de la part de certains sur les amateurs de cette branche de la musique japonaise, n’hésitant pas à porter des accusations graves, bien que non-fondées. Mais bon, comme on dit, haters gonna hate ( traduction foireuse : les haineux vont hainer).

 

Avant le concert…

Je remonte un peu le temps avant de commencer vraiment : nous savons depuis 2010 que le groupe Buono! doit venir en France. Les spectateurs de Nolife ont pu voir l’annonce dans le J-top. Ce groupe est composé de trois jeunes femmes : Momoko Tsugunaga, Myabi Natsuyaki et Airi Suzuki et est une composante du Hello! Project, qui regroupe nombres de groupes féminins de J-Pop. Je ne vais pas vous faire ici l’historique du groupe. Une fois la date officielle annoncée, il ne restait plus qu’à savoir quand les billets seraient mis en vente…

En novembre 2011, Soundlicious, via WeezEvent, billetterie électronique en ligne, met en vente les 850 billets pour le concert. Ils seront tous vendus en une semaine. Oui je sais, les groupes qui remplissent le Stade de France, ils vendent leurs billets en 5 minutes. Mais on se doit d’applaudir l’exploit pour de la J-music .

Je commande dès le soir de l’annonce, avec un cerveau partagé : un côté me dit que lâcher 41 €, ce n’est pas raisonnable, et l’autre qui me dit que ce sera le seul concert en Europe du groupe, que ça ne se reproduira pas de sitôt, etc. Je vous laisse deviner lequel a gagné…

 

L’attente : on poireaute comme on peut pour ne pas geler sur pieds…

Je suis arrivé à Paris aux alentours de 10h30, étant donné que mon train était parti une heure plus tôt de la gare des Aubrais… Le temps de prendre le métro, d’arriver à la station Blanche sur la ligne 2, il était 11 h15. Ceux qui connaissent Paris auront deviné le quartier, c’est celui non-loin de Pigalle. Pour tout vous dire, le lieu qui s’appelait autrefois La Loco, est devenu La Machine du Moulin Rouge, se situe juste à côté du célèbre lieu de diner-spectacle ( mais vu les prix, voilà quoi)…

Bref, j’arrive, et l’avantage c’est que le lieu était visible dès la sortie du métro et du monde attendait déjà. Dont certains amis parisiens, comme Nube, PTiTRoZ Niigaki Fanboy, mais aussi des provinciaux Baptiste, responsable de la webradio Nihon no Oto ,accompagné de Myriam, et Julroy ( c’est d’ailleurs lui qui m’a vu en premier,), venu de son Alsace natale. Sans oublier les toulousains, qui étaient venus : Cracrayol, Megami, Kelly, Solarus et son frère. Les parisiens attendaient depuis 5 heures du matin…Bande de fous… Après échange de nouvelles et quelques mots, je me met à la file, ça n’aurait pas été correct de gruger notamment pour ceux qui étaient là avant moi. Je fais la queue avec Babypunk, Yaf, et Cracrayol. J’ai oublié de préciser, ce concert était le premier ( et le seul) donné par Buono! sur le continent européen. Il y avait donc des personnes venues de toute l’Europe, et quand tu attends, tu trouves toujours le moyen de discuter. J’ai ainsi fait la connaissance de Sissy, une asiatique vivant aux Pays-Bas, rejointe ensuite par Nick, un de ses amis. Plus tard, je ferai la connaissance d’Adam, qui lui, venait de Suède. Une bonne occasion de pratiquer son anglais… Il faut savoir qu’en Europe, il n’existe pas de télévision diffusant de la musique japonaise, comme le fait Nolife en France, donc, tous m’expliquent qu’ils ont connu ce groupe via Internet, ainsi que d’autres, bien entendu. Quand tu fais la queue, on parle, et les conversations légères s’enchainent avec parfois des plaisanteries. J’ai oublié de mentionner que des Japonais étaient également présents. La file d’attent s’allongeait à vue d’œil, et tournait même au coin de la rue , ça vous donne une idée. J’ai vu beaucoup de badauds sur le trottoir d’en face avec des appareils photo : je me demande s’il prenaient le bâtiment du Moulin Rouge, ou ceux qui comme moi, faisaient la queue pour entrer et assister au concert dans le bâtiment adjascent.

Juste pour vous donner une idée de la queue...

 

Cela aurait pu être agréable, si une donnée de taille n’était pas venue se mêler à ça : le froid. Les températures glaciales étaient aussi de la partie, et s’il a fait moins froid entre midi et 14 heures, il ne fallait pas chercher, dès que le ciel s’est couvert, les températures sont redescendues. D’autant que les portes devaient s’ouvrir à 16heures… Mais le temps que l’organisation de la salle  mette en place pour le contrôle des billets, elles ne se sont ouvertes qu’une heure plus tard ! Je vous explique : les contrôles des billets, qu’il fallait imprimer avant de venir, se faisaient par la première lettre du nom de famille, c’est à dire que ceux dont la première lettre était de A à L, c’était à droite, et ceux de M à Z à gauche. Il a fallu expliquer ça aux non-francophones, le service n’ayant pas jugé utile de le répéter en anglais…Un peu de plus et on gelait sur pieds… Bref, je suis entré dans la salle vers 17h30.

 

Le concert : sortez les glowsticks !

Nous étions plutôt bien placés avec Yaf. En guise d’échauffement, Nolife diffusait des clips d’idols (dont un des Dream Morning Musume) sur l’écran qui se trouvait derrière la scène. Idéal pour s’échauffer, la voix et les gestes avec les glowsticks…  Il y avait déjà une sacrée ambiance.  C’est quoi un « glowstick » ? C’est une sorte de bâton de plastique brillant, en général en plastique blanc, contenant un liquide de couleur qui brille si on l’active, en général en le pliant ( n’y allez pas comme une brute non plus, il ne s’agit pas de les briser), mais certains ont des diodes et fonctionnent à piles, et on les choisit selon la couleur. C’est une manière de montrer son soutien à un ou plusieurs membres d’un groupe, c’est courant au Japon, moins chez nous, et pourtant, dans la salle, rares étaient ceux qui n’en n’avaient pas, il faut dire que l’organisation en donnait si jamais vous n’en aviez pas. Moi j’en avais quatre, roses, en signe de soutien à Momoko Tsugunaga, une des membres du groupe. Deux dans chaque main, quoi.  

A 18h, elles arrivent sur scène, l’ambiance monte d’un cran, les glowsticks brillent : des verts, des rouges, des roses, correspondant à chacune des membres,sortent.

Myabi Natsuyaki, Momoko Tsugunaga et Airi Suzuki, nous ont interprété une quinzaine de chansons. Suzuka, de la chaine Nolife, est même apparue pour faire participer le public avec une petite setlist… mais j’ai appris que cela avait été écourté de moitié, le régisseur de la musique est  de plus venu lui dire un mot… pour que les gens arrêtent de filmer.

Bref, ce fut un très bon concert, avec un ambiance de malade, toutefois, il m’a semblé que le son saturait, notamment dans les basses, donc le réglage n’a pas été optimal, mais peut-être la salle a t-elle une mauvaise acoustique, c’était la première fois que j’y entrais. Puis elles ont salué, après 1h25 de concert, et sont parties…

On a fait un rappel. Un rappel de 12 minutes… Tout ça pour… RIEN. La  directrice  de Soundlicious arrive, et nous dit que ce n’est pas la peine de rester, le concert est fini, seuls ceux qui ont droit à une dédicace sont autorisés à rester dans la fosse. Et que si on ne partait pas, les vigiles s’en chargeront… Un peu cavalier comme méthode, non ?

La vraie raison, ce n’est pas elle qui nous l’a expliqué, mais Alex Pilot,directeur d’antenne de Nolife, que nous avons croisé un peu plus tard : les personnes mineures n’ont pas le droit, en France, de travailler après 21 heures. Or, un rappel, cela aurait fait terminer la séance de dédicaces un peu trop tard. Et dans le groupe, Airi n’a que 17 ans… Donc voilà. C’est dommage de terminer un concert sur une mauvaise impression, et cela d’autant plus qu’avec un peu plus d’anticipation, on aurait pu en avoir un. Pourquoi ne pas avoir démarré le concert dans ce cas là, à 17 h30 ? Bon, ok, ça n’aurait pas été très correct vis à vis de ceux éventuellement arrivés à la dernière minute de le faire au dernier moment, mais je n’aurais pas été contre une information diffusée sur le site officiel de Soundlicious quelques semaines avant… 

Malgré tout, même si ça ternit un peu la fête, et d’après les retombées qu’on a eu du staff japonais, le public a fait bonne impression à leurs yeux. Donc, on a réussi à montrer qu’il y avait de place pour des concerts de ce type, que les idols peuvent trouver un public en France. Et que cela ne doit rien au hasard non plus. Je suis désolé pour les esprits chagrins, mais Nolife a offert une fenêtre de diffusion bienvenue, je ne crois pas, sans les efforts de la chaine pour diffuser de la J-music, qu’on aurait eu finalement ce concert.

Ce que j’espère maintenant, c’est que d’autres groupes vont venir. Et qu’il y aura moins de couacs pour entrer dans la salle ou pour un rappel éventuel, quitte à faire durer le concert deux heures au lieu d’une heure et demie…

 

Le débriefing : pizza hop

Bien évidemment, après le concert, je suis allé manger avec des amis parisiens, nous étions 20 personnes, excusez du peu. Mine de rien dans le voisinage immédiat du Moulin Rouge, il y avait pas mal de brasseries, un fast-food, où j’étais allé me chercher un petit quelque chose pour le midi, normal on faisait la queue juste devant, et un Buffalo Grill. Nous voulions aller d’abord dans ce dernier. Malheureusement, ils n’ont pas pu nous accueillir. Je suis pourtant sur que Franck était prêt à payer pour tout le monde!

Du coup, nous avons décidé d’aller dans le quartier de l’Opéra manger dans une pizzeria. Durant le trajet en Nolife Mobile, j’en profite pour voir le ballet impressionnant des taxis parisiens, qui conduisent comme des pieds, au mépris des règles du code de la route. Le Pizza Hut a pu nous accueillir, mais voilà. Déjà, 20 personnes, il faut gérer. Le dernier train à Austerlitz était à 23h08… La SNCF a mis le train plus tôt, avec ses « nouveaux » horaires sous prétexte de travaux. Avant, il était à 44… je ne sais pas ce qu’ils ont fumé en modifiant les choses ainsi, mais ça devait être puissant.

Revenons au resto : au bout d’un moment la serveuse revient nous voir, il y a eu un problème dans les commandes donc… on doit dire de nouveau, chacun notre tour, ce que nous avions commandé. Mais voilà, l’heure tourne, et il faut 20 minutes d’Opéra à Austerlitz en métro… nous étions deux à prendre un train pour la Province…

Voyant le temps passer, je n’ai pas pu manger avec eux. J’ai demandé à ce qu’on me la mette en Pizza à Emporter. Je suis désolé de les avoir quitté un peu vite, mais je n’avais pas le choix. J’ai tout de même salué la tablée, échangé quelques mots avec PTiTRoZ, et j’arrive au dernier moment au train. Le temps d’y arriver , de me poser… ma pizza était froide. Tant pis, j’ai attendu jusqu’à chez moi pour la réchauffer et la manger… à une heure moins le quart du matin… Au final, ce fut une très bonne journée malgré ces petits couacs. Une journée un peu folle,mais bonne, et avoir assisté au premier concert en Europe hors événement spécial d’un groupe du Hello! Project fait que je suis content. Bref, j’y étais…

L'homme qui valait trois milliards... de glowsticks.

Julius, qui n’a plus de bras, de jambes, de tympans, fatigué mais content.

NDJUL : je m’excuse de l’absence de photos pendant le concert. Je n’ai pas pu avoir de résultat satisfaisant.   Merci de votre compréhension.

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