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…et ceux que nous n’ avons pas aimé.

Le cas Jeux Vidéo Pratique

 

J’aime bien lorsqu’un nouveau magazine papier se lance, notamment en matière de jeux vidéo, même si tous ne seront pas forcément mémorables. Il y a des fois, je veux bien être gentil, me dire que même si ce n’est pas de la grande lecture, certains peuvent contenter un lectorat peu exigeant.

Mais pour Jeux Vidéo Pratique, je ne peux pas laisser passer. J’annonce déjà la couleur ça va ch*** des bulles, dans les paragraphes suivants, mais bordel, faire ça en 2017 c’est juste pas possible.

Il est vrai que le premier offrait déjà un grand moment, d’après ce que j’ai cru voir sur les réseaux sociaux et chez Acksell. On se disait qu’après ça, il ne devrait pas y avoir de numéro 2… Eh bien si ! Ils ont osé ! Il y a un deuxième numéro ! Bon cette fois je vais vérifier si c’est vraiment mauvais. Et… ça l’est.

Mais on va commencer par le début.

1-Un maquettiste ? Où ça ?

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Déjà, la couverture est immonde. Il y a un fond jaune qui prend la moitié de la première. On notera le point d’exclamation du titre… Non, ça c’est à ne ne pas faire.

Le titre joue sur de faux chiffres et est ouvertement mensogère. Pour preuve, Kingdom Hearts : La saga enfin racontée... pourquoi « enfin » ? Je leur ressors mes Rôle Playing Game, mes Gameplay RPG, Background, ou IG ? Juste comme ça… Vous débarquez avec au moins trois ans de retard les gars ! Et c’est quoi l’immonde truc qui ouvre grand sa gueule en haut ? Un chewing-gum la fraise avec des yeux ? Putain, il y a mieux comme mascotte…On notera aussi l’utilisation de Comic Sans MS, grave erreur.

Mais je dois bien le dire, ça annonce la couleur, parce que un maquettiste, en réalité, c’est à se demander s’il y en a un. Les pages sont anarchiques, entre images disproportionnées, superposées coupant parfois un texte en deux, ou rendant sa disposition complètement bancale. Ils ne doivent pas savoir ce qu’est une homothétie correcte…Pourtant, en cours de maquette, j’ai appris que les images ne devaient pas être déformées mais adaptées le plus possible par rapport à la taille du texte. Ici, rien n’est respecté. Pire, certaines images sont si proches les unes des autres qu’on se demande soit pourquoi elles sont là ou ce qu’elles illustrent.

Mais le pire, c’est la partie des tests. Plutôt que de consacrer une ou deux pages pour un seul jeu, non, là, dès qu’un test est terminé, on enchaîne sur un autre, directement. Résultat, certains titres, qui auraient mérité un meilleur traitement se retrouvent testés en dix lignes et trois phrases ! Lorsque je lisais les magazines des années 90, c’était l’apanage des jeux mauvais ou moyens dans la rubrique vite vu /zapping, mais au moins il y avait une maquette.

Ici, à titre d’exemple, on retrouve sur une double page, le test de Poochi’s and Yoshi’s Wooly World, décrit comme « gros coup de cœur », Dead Rising 4, Forza Horizon 3 et le début de Pokémon Soleil et Lune.

Leur « gros coup de coeur » est celui qui occupe le moins de place, et fait la taille d’un mouchoir en papier… Et ça, chez eux, ça s’appelle un test.

2-Un magazine truffé d’erreurs

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Maintenant, intéressons nous au contenu. Jeux Vidéo Pratique, c’est 100 pages, mais 100 pages truffées de fautes. S’ils ont oublié d’embaucher un maquettiste, ils ont aussi oublié d’engager un correcteur-relecteur. D’ailleurs les deux postes n’apparaissent pas dans l’ours (NDJul : pour ceux qui ne seraient pas familiers avec les rédactions de presse, c’est l’encadré qui mentionne tout ceux qui ont participé à l’élaboration d’un magazine). Plein de choses ne vont pas au niveau de l’orthographe, par exemple beaucoup de confusions entre « er » et « é ». Pire, Mario est souvent appelé Mario Bros (et Mickey Mousse, bien entendu) et j’ai vu « Chrono Cross » écrit «  Chrono Chross ». Désolé, mais être incapable d’écrire correctement mon RPG jap favori d’entre tous, ça relève de l’incompétence ! Mais il y a aussi un problème au niveau des titres. Par exemple « Y se passe quoi chez Ubisoft ? », le premier article du magazine. Non les gars. Non. « Que se passe t-il chez Ubisoft ?», ça conviendrait mieux.

Mais ces problèmes ne sont pas les plus graves, non. On notera aussi une utilisation du verlan dès l’édito, mais on en retrouve partout, du style « trop guedin ! » Pire, les conclusions de news ( qui « claquent, tuent, cognent », au choix), sont ponctuées de «brrr !!! » ou de « grrr !! » en tous genres. Si ça peut faire un effet à l’oral, à condition de ne pas en abuser ça ne passe pas du tout à l’écrit !!!

Certains paragraphes sont incompréhensibles, en plus d’être truffés de fautes, mais surtout, ponctués d’erreurs factuelles. Le dossier consacré à Kingdom Hearts est éloquent. Ne le lisez pas si vous êtes fans de la saga, vous auriez des envies de meurtre. Je n’ai pas digéré non plus l’insulte faite à The Last Guardian, décrit comme « Somptueusement Ennuyeux », et testé sur une dizaine de lignes, une colonne et en 4 (quatre) phrases. Fans de Fumito Ueda, à vos fourches !

3-Un ton revanchard malvenu, mais pas que…

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Mais surtout, ce qui m’a déplu, c’est le ton ouvertement revanchard qui se dégage de l’ensemble du torchon.

L’édito annonce dores et déjà le ton : « On est encore là ! » sous-titre : « Prêt à foutre (sic)le souk et tout l’monde est corrd’a  (sic²)». Attention, si vous avez compris cette phrase, ne prenez pas la route.

Du vulgaire et du verlan, ça commence bien.. S’il n’y avait que ça… Mais non, l’édito de Stéphane Moreau est revanchard et accuse les concurrents de collusion avec la publicité et de petits arrangements avec les éditeurs. Sans preuves. Et déclare être venu « secouer les puces » aux autres. Non mais j’hallucine. T’as vu la qualité de ton magazine, sérieux ? Il vaut vraiment n’avoir aucun honneur, aucune race, pour oser sortir un deuxième numéro après la cata qu’a été le premier ! Déjà, c’est très mauvais signe si on ne parie que sur ça pour se placer sur le marché. Et ça continue en faisant un doigt d’honneur à ceux qui les ont épinglés au premier numéro. Je me demande où il est allé pêcher que certains pensaient « enfin un magazine qui dit les choses » parce que rien qu’en tapant le nom sur Twitter je n’y ai vu que des retours négatifs, même sur le deuxième numéro, il y a de quoi !

L’esprit revanchard persiste à la fin du magazine, lorsqu’un type descend en règle Acksell, youtubeur, dans un article intitulé « Pourquoi Cédric est il frustré ? » Révéler le nom d’un Youtubeur de façon publique, je me demande si cela ne tombe pas sous le coup de la loi, tout en l’insultant dans l’article. Le seul tort d’Acksell ? Avoir dit que le magazine était une merde, et il avait raison, car cela se confirme avec ce deuxième numéro.

Ensuite, je n’ai pas aimé non plus le fait d’inciter les gens à dépenser des sous. Un article a pour titre « Il vous reste des sous ? Trop cool ! » Punaise mais non ! Ça vous aurait coûté, de titrer « idées shopping » ou quelque chose de moins simpliste ?

Même chose lors de la page pour s’abonner : après avoir choisi une formule, un phrase, en rouge dit «  Voilà c’est fait,je vais à la poste et je suis trop content de m’être délesté d’autant de sous ! » Je trouve ça insultant, notamment pour quelqu’un au RSA.

Non seulement, le titre est revanchard mais incite à la dépense, mais en plus, il fait dans le racolage.

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Dès qu’on tourne la page de l’édito insultant de M. Moreau, on trouve cette page  avec une femme en short latex et nue par ailleurs. J’hallucine.

Mais sur la page d’à côté, le sommaire, on voit en rose pour que ce soit plus voyant : « zoom sur un jeu olé-olé ». Non, pas un jeu sur la corrida, non… On croise aussi une Lara Croft jeune se cachant les seins dans le dossier pourri sur les fangames… je continue ou bien ? Oui, je continue en passant au point suivant.

4- Un manque de contenu flagrant

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Déjà tout ce que j’ai écrit devrait vous éloigner pour longtemps de ce truc. Mais le pire c’est que ça manque vraiment de contenu. Entre tests archi-courts, truffés d’erreurs, les sujets un tant soit peu rédactionnels ne sont pas maîtrisés. Et surtout, vers la fin, il y a 25 pages, soit un quart du magazine, remplis de tutos et d’astuces qui ne sont autre que des copiés/collés trouvés sur Internet. Parfois, on hallucine, comme le fait de tirer dans un FPS, d’affirmer que Super Mario Run est un excellent jeu de plates-formes, alors que c’est un pay to win, ou encore, de profiter de nos photos sur 3DS… Ah c’est sur, putain, je m’entraîne avec mon Reflex à 700 euros pour tenter de maîtriser la macro et le RAW et une résolution de 24,2 Mégapixels pour les revoir sur la portable de Nintendo en résolution max de 640*480 ! J’aurais dû y penser dites donc !

Autrement dit, il n’y a que 75 pages, ou à peu près, de rédactionnel. Ça s’appelle une escroquerie. Mais puisque nous en sommes là, on va aller plus loin. Le magazine se vante d’être indépendant de la pub. C’est con, parce qu’ils ont dû se dire que personne ne lit l’ours, manque de bol, moi je le fais et je vois une section « Publicité, partenariats ». Vraiment indépendants de la pub ? Pourquoi ce département existe t-il donc au sein du magazine ?

Et aussi, niveau arnaque, ils se vantent de tester les meilleurs jeux de 2017. Sauf que dans la liste, au moins la moitié, si ce n’est plus, dataient de 2016.

5-Qui est responsable du désastre ?

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La question qu’on peut se poser, c’est : à qui profite le crime ? Parce ce que sortir un magazine dans cet état, non relu, construit de façon anarchique, revanchard et racoleur, il fallait oser en 2017. J’ai réussi à trouver pire que ceux qui vantaient déjà le prochain Call of qui allait « tout tuer » dès le mois d’août. Qui faut-il accuser ? Les rédacteurs, dont on dirait les travaux d’une classe de CM2, et M. Moreau serait leur instituteur ? Non. Je vais supposer qu’ils sont majeurs, et que comme tout le monde, il veulent bouffer, et ça se comprend. Ce ne sont pas eux qui ont fait le choix de l’exposer à la vindicte populaire. Ce sont plutôt les éditions Balisier, basées en Bretagne qu’il faut blâmer. Et donc, que ceux qui ont participé cela se désolidarisent vite, aillent ailleurs, avec une rédaction sérieuse, tels JV, Canard PC, ou que sais-je. Mais là, on a vraiment atteint le degré zéro de la presse vidéoludique, qui montre tout ce qu’il ne faut pas faire quand on se lance dans la presse papier. Sérieusement, en l’état actuel, il n’y a qu’une place pour Jeux Vidéo Pratique : la poubelle, ou le fond de la cuvette des WC. Il ne reste plus qu’à espérer qu’un numéro 3 ne sorte jamais… Ou alors il faudrait que M. Arfi, directeur du magazine, vire l’équipe en place. J’avais tellement honte que je l’ai dissimulé sous un autre magazine chez mon libraire, honte de voir que ce torchon est vendu 6,90 € alors que So Film, qui n’a pas mérité d’être à côté, m’a coûté 2 euros de moins.

Et dites-vous bien que je m’en fous d’être traité de frustré par ces gens dans leur prochain numéro comme Acksell, si jamais il sort… Et j’en ai vu d’autres sur les réseaux alors vous pensez s’ils me font peur… N’empêche, j’ai mal pour les arbres abattus qui ont servi à faire la pâte à papier de ce torchon. Il est vrai que ça fait cher le rouleau de PQ.

La saloperie que je ne veux pas qu’on m’offre à Noël…

Je râle souvent à propose de ce qu’est entrain de devenir le monde le la BD franco-belge à force de publier tout et n’importe quoi. J’en ai encore vu un exemple la semaine dernière. Alors que nous étions dans un espace vendant des produits culturels avec C2J qui voulait s’acheter un exemplaire de Hatsune Miku : Project Diva f 2nd (c’est un homme de bon goût, mais je crois que vous le saviez déjà, quant à moi je l’ai déjà en version jap grâce à un ami) pour sa Vita. Puis c’était aussi l’occasion de regarder pour des idées de cadeaux. Mais s’il y a bien une chose que pour rien au monde je ne voudrais, c’est sur quoi nous sommes tombés au rayon BD/comics/mangas. Nous avons vu un album BD intitulé Vive les Grandes gueules de RMC. Alors ça… Je pensais avoir tout vu, pour se faire du fric facile au détriment des auteurs plus créatifs, mais là, on atteint vraiment le fond du panier. Faire une BD de gags sur une émission de radio, émission qualifiée par ses animateurs de « TGV de la liberté d’expression » mais que je m’empresserais de corriger en « éloge de la beauferie/mysogynie/extrême droite et droite extrême ». Il n’y a qu’à voir certains invités (Collard, Goldnadel, O’Petit, entre autres), et les réactions des auditeurs sont souvent bas du front. Quand on écoute l’émission, on s’aperçoit que la peur des bolcheviks ( notion que je croyais disparue depuis 1989 au moins) est toujours présente, et vous n’avez pas intérêt à manifester que vous êtes de gauche (nan, ça c’est bon pour France Inter, c’est connu pourtant!) Maintenant, je me demande à quand une BD consacrée à Éric Brunet (encore pire, encore plus extrême et qui succède aux Grandes Gueules), tant qu’on y est, quitte à pousser le mauvais goût encore plus loin. Mais je vais reprendre la maxime d’un de mes anciens profs qui dit qu’après tout, tout le monde est libre de publier ce qu’il veut, c’est aux lecteurs de faire le tri.

Parce que la BD «  facile » si ça ne marchait pas, sur que ça se serait arrêté depuis longtemps. Hélas, on dirait que sa fonctionne sinon Les Blondes, ça n’aurait jamais fait plus de 10 albums…

Mais une BD ne s’évalue pas seulement sur le thème abordé. Même s’il est contestable dans le cas présent, la forme et le fond comptent aussi. Qui sait, peut être que ça peut donner quelque chose, il ne faut jamais juger un livre à sa couverture (très moche dans le cas présent). Et là, on peut dire que c’est raté également sur les deux plans. Sur le plan de l’écriture, il y a trop de personnages. Autour des deux animateurs, il aurait mieux valu prendre les plus emblématiques d’entre eux et se limiter à cela. Mais non, l’auteur a jugé bon de les mettre tous, ou presque. Deux doubles-pages sont ainsi utilisées. Ensuite, les gags ne sont tout simplement PAS MARRANTS. Un comble. Soit c’est du vu et revu et ce n’est même plus drôle, soit ça tombe complètement à plat. Passons aux dessins, maintenant. Je n’ai rien contre le trait « à la Bercovici »-dessinateur, entre autres, de la série Les femmes en blanc-, simple et assez maladroit, mais si c’est pour en faire une telle utilisation ce n’est pas la peine. Les deux animateurs ne sont même pas reconnaissables. Les invités non plus. Les décors ont des couleurs assez criardes. Bien entendu le trio ayant commis cette horreur a pris des pseudos, pas fous… Quel courage, vraiment… Mais qu’est ce qui est le plus triste, ne pas assumer ses merdes ou de la commercialiser en attendant qu’un fidèle auditeur de l’émission l’achète ? Une pensée pour les arbres abattus qui ont fourni le papier pour créer cette chose…

Pour oublier cette telle ignominie qui rackette les gens de 10 € et édité chez Le Lombard (pourtant, certaines séries parues chez eux sont respectables), nous sommes allés un peu plus loin et nous avons feuilleté et lu quelques gags d’un bon vieux Garfield. Ça au moins, c’est drôle.

Soucieux de conserver la vue de nos lecteurs et pour leur ôter toute envie de vengeance s’ils parvenaient à trouver les véritables noms des auteurs, nous avons opté pour ne pas mettre la couverture, ni même de révéler leurs pseudos.

Les 1001 jeux vidéo auxquels il faut avoir joué dans sa vie

Faire un tel ouvrage ne pouvait être qu’ambitieux. Il a été victime de son ambition. Pourtant, le potentiel était énorme, malheureusement il est mis à mal par un trop grand nombre d’erreurs et d’imprécisions pour prétendre à un ouvrage préférence dans le domaine, et franchement, de la part d’un ancien rédacteur en chef d’Edge, qui a supervisé le projet, ça fait mal. Soit les rédacteurs ne connaissent pas le jeu vidéo, soit l’ouvrage a oublié d’être relu avant publication , et pourtant, des correcteurs humains au chômage, il y en a. Vous savez quoi, j’ai bien peur que la vérité soit faite d’un peu de ces deux raisons. Je ne prétends pas qu’il devait être absolument parfait, dans un bouquin de cette épaisseur on en laisse forcément passer. Mais là, ce sont même des erreurs tellement grossières que le livre m’est tombé des mains plusieurs fois. Certains amis internautes en avaient déjà relevé pas mal, et c’est vrai qu’elles y sont, mais je vais prendre plusieurs exemples basé sur mon genre de jeu préféré, le RPG.

Prenons la série connue des Final Fantasy. Pourquoi ne commence t-il à en parler qu’à partir de 1994, année de sortie de Final Fantasy VI ? Je rappelle pour info que le premier FF a sauvé Square de la faillite, la moindre des choses aurait été au moins de le mentionner… Idem, il parle de Dragon Quest VIII l’Odyssée du Roi Maudit, mais quid du premier jeu de la franchise ?
Et la série des Suikoden, alors là, seul le troisième épisode, jamais parvenu en Europe sous forme de jeu au contraire de tous les autres ( LOL !) est mentionné. Bordel ça la fout mal pour une franchise apparue sur PlayStation avant même FF VII ! Ah, et ne cherchez pas des Terranigma, Wild Arms ou Shadow Hearts, ce n’est même pas la peine d’y penser, ils ne sont pas dans ce bouquin.
En revanche on tolère des jeux comme Spiderman 2 ou Transformers, sortis en 2004… Et qui n’ont rien d’extraordinaire en eux… Mais comme me le faisait remarque C2J, lorsque la partie consacrée aux années 2000 fait presque la moitié du bouquin on se dit qu’il y a un problème quelque part…

Mais ma colère a été d’autant plus grande, lorsque j’ai lu ce qui a été écrit sur Chrono Cross. J’ai fini le jeu plusieurs fois. J’ai la boîte du jeu avec moi. au dos, il est clairement marqué « Twenty years after the events in Chrono Trigger… « Si CT est mentionné c’est qu’il y a une raison, non ? Alors pourquoi oser prétendre que Chrono Cross n’est pas sa suite ? Aahh oui, certes, niveau apparence, ce n’est plus le même character-designer, les graphismes sont plus beaux, mais d’un côté, on est passé sur consoles de la génération supérieure, et Square ne se privait pas pour utiliser au maximum l’espace qu’allouait le support CD. Le jeu tenait d’ailleurs sur 2 d’entre eux. D’accord le système de combat est différent. Mais pourtant, des ressemblances subsistent, tels les combats non-aléatoires, et l’exploration des paradoxes… Apparemment celui qui a rédigé les lignes est tombé dans le piège du jeu et n’a pas dû aller bien loin, pour peu qu’il y ait joué, même pas dans le lieu Sea of Eden du premier disque. Parce que là, il aurait eu les prémices de ce qui n’est confirmé qu’à la fin du jeu : Chrono Cross EST la suite de Chrono Trigger. Puis la musique en reprend certains airs, de plus.( la carte de l’île principale du Home World). Si le mec n’a pas été capable de voir un signe avec ça, je ne sais pas ce qu’il lui faut.

La liste des jeux répertoriés est elle -même sujette à caution avec des jeux qui, à mon humble avis, n’ont rien à faire dans cette liste. Unirally sur Super Nintendo, pour ne prendre que lui, est un bon petit jeu mais ne peut prétendre au statut de hit incontestable.
Elle est incohérente, et certains épisodes fondateurs de grandes séries, si ce n’est les grandes séries elles-mêmes, manquent à l’appel. Ou alors, on zappe les épisodes , un exemple criant sera celui de Tekken : le premier figure dans l’ouvrage. OK, pas de soucis. Plus loin, on trouve Tekken 3,avec une photo du jeu à l’appui. Euhh oui, mais où est le deuxième épisode ?

Sans compter des erreurs grossières, comme Virtua Racing sur Super Nintendo… c’est peut être pour ça que le jeu dispose d’une puce spéciale faite par Sega , le SVP ( pour Sega Virtual Processor) ?

La traduction est aussi sujette à questions, avec certains textes à la limite du compréhensible. Pire le titre de certains jeux n’ont pas été traduits en français, alors qu’ils en disposaient d’un lors de leur sortie !

Mais ce qui me fait le plus mal, c’est que la préface est signée par Marcus, LE Marcus que pourtant j’apprécie et qui bosse depuis longtemps dans le milieu…  
J’ai du mal à croire qu’un FPS actuel soit plus culte aux yeux des auteurs qu’un jeu comme Day of The Tentacle

En tant que gamer, adepte du rétrogaming, je ne pouvais que vous avertir et je parle en connaissance de cause. Car l’ouvrage, plutôt bien exposé dans les rayonnages attirera le gamer averti et curieux, qui l’ouvrira…Et qui le refermera, en colère.

Bourré d’imprécisions, d’erreurs, non relu, présentant de grosses lacunes notamment en rétrogaming, bénéficiant d’une traduction approximative, on se retrouve au final avec un bouquin boursouflé, sorti à la va-vite pour Noël ne justifiant aucunement qu’on y investisse 32 €. Trop ambitieux, il rate finalement sa cible pour viser l’autre, celle des casuals. Mais d’un côté, le livre montre bien comment évolue le jeu vidéo : dans le mauvais sens. Il en est le parfait le reflet.

Julius

Les  1001 jeux vidéo auxquels il faut avoir joué dans sa vie

Auteur : Tony Mott

Préface de Marcus

Editeur : Flammarion 

Prix : 32 €

 

 

[Critique livre] Final fantasy VII

Si vous voyez la rubrique dans laquelle j’ai classé cet article, vous devez penser que j’ai pété un câble. Parce que c’est vrai, j’adore Final Fantasy VII. En revanche j’aime moins les jeux et le film  faits autour de l’original, les histoires me paraissant trop tirées par les cheveux pour paraitre crédibles et cohérents.  Mais je m’explique dans les lignes qui suivent.

Lorsqu’un livre édité par Console Syndrome est sorti sur le jeu et son univers étendu, cela ne pouvait que me plaire en espérant  trouver des réponses à certaines questions. Mais voilà, soit le livre sort trop tard, soit il rate sa cible. Il s’est passé plus de 15 ans  ( 14 pour l’Europe) entre la sortie du jeu au Japon et celle du livre. Autant dire qu’on a eu le temps de tout voir, tout lire, tout dire, sur Final Fantasy VII, et le développement d’internet a grandement aidé. En lisant ce livre, j’ai eu l’impression de relire des pans entiers de sites comme FF Dream ou FF World, voir de certains magazines papiers, comme pour le passage de l’interprétation sur Advent Children! Cette impression m’est venue dès le chapitre III, avec les secrets de FF VII,  que j’ai déjà lu autre part, screenshots à l’appui, ce dont le livre est totalement dénué.  Parlons-en, tiens, cela va me permettre d’enchainer avec la maquette du livre. Le fait qu’il n’y ait aucune photo d’illustration n’est en soit pas préjudiciable. Les polices d’écritures sont respectueuses et lisibles. Cependant, le plan, trop scolaire,  ne fait que renforcer l’impression de copié/collé, le long des 10 chapitres de l’ouvrage. D’ailleurs il faut noter que le premier d’entre eux occupe un bon tiers, si ce n’est plus,  de la totalité des pages ( 109 sur 308)…  Le livre se lit vite, la faute notamment à des tailles de polices assez grosses et une maquette des plus aérées.

Si vous  avez retourné Final Fantasy VII en long, en large, en travers, comme moi,  vous n’apprendrez rien de plus avec cet ouvrage, et même sur les produits dérivés, pour peu que vous ayez lu les histoires sur les sites dédiées. Une interview des créateurs du jeu aurait été plus judicieuse, pour avoir des réponses à certaines questions qui restent en suspens ( du moins, pour les miennes), ou même pour étayer certaines affirmations du livre.

L’idée de départ du livre était bonne. Malheureusement, elle  a été exploitée de façon trop paresseuse et maladroite pour pouvoir prétendre à la qualité  « d’ouvrage de référence » sur l’œuvre. Ce manque d’ambition est d’autant plus dommageable qu’avec sa couverture cartonnée et en relief, le livre fait bien dans une collection. Dommage qu’il soit si décevant.

Cela m’a été dur d’écrire cette critique somme toute assez négative, sur un livre qui veut rendre hommage à un jeu que j’adore. Malheureusement, être fan de FF VII ne veut pas non plus dire avoir des œillères et tout laisser passer sans rien dire.

Julius

Final Fantasy VII

Auteurs : Nicolas Courcier,  Mehdi El Kanafi

Éditeur : Console Syndrome

Prix : 20 €

Pages : 309

[critique livre] Level 26

Bonjour et bienvenue dans les rubriques Livres et Couillon de Bulture. Quoi de mieux qu’un titre évocateur pour le roliste que je suis pour inuagurer deux rubriques consacrées aux livres ?  Voici ma critique de Level 26.

 Level 26 est un livre écrit par Anthony E.Zuiker, créateur de la série Les Experts.  Vous savez, la série qui passe quasiment tous les soirs sur TF1, quand ce n’est pas l’original, on alterne avec Manhattan ou Miami… 

Ici, le Level 26 ne désigne pas  mon niveau actuel dans Skyrim ( je n’en suis pas encore à ce stade d’évolution), mais le degré de dangerosité d’un tueur. En réalité, les policiers  répartissent les criminels sur une échelle de 1 à 25 , selon leur dangerosité. Mais un tueur échappe à se classement,  et les enquêteurs l’ont classé, suite à une série de meurtres sordides sans mode opératoire défini, comme étant au dessus des autres, c’est à dire au Level 26.

Cela partait d’une bonne idée, il ne faut pas le nier. Malheureusement, si Anthony E.Zuiker est un bon scénariste  pour la télévision,  ce qui passe bien à l’écran a du mal à se reproduire dans un livre.  La structure globale du roman est sujette à discussion : Le découpage en parties, pourquoi pas… Mais cela n’explique pas un découpage en chapitres ultra-courts, parfois de moins de deux pages ! Ca hache la lecture… 

Côté histoire elle -même, là aussi il y a à redire. Je ne me suis pas attaché aux personnages, même à Steve Dark, le rôle principal du roman. Sans compter que c’est aussi très gore, faisant parfois dans la surenchère inutile.A tel point que ça en devient vraiment dérangeant !  J’ai trouvé le roman globalement mal écrit, avec beaucoup de clichés et surtout, peu cohérent avec une intrigue difficilement crédible qui parfois, stagne … Effectivement, toutes les 20 pages, à la fin de certains chapitres, le livre nous propose de se connecter sur le site internet du bouquin pour visionner  des scènes prétendument complémentaires. Oui, mais… Déjà, demander une adresse mail pour se connecter, c’est moyen comme façon de faire. Ensuite, je n’ai pas trouvé qu’elles apportaient une plus-value à l’histoire… Au contraire même, je trouve qu’on force même l’imagination du lecteur en faisant jouer les scènes par des acteurs… Les scènes en question sont, de plus, très mal jouées,e t surtout, incohérentes avec le roman. 

La fin est vite expédiée,bâclée, et pour cause… A voir les derniers mots avant de refermer ce roman, on devine qu’il y aura forcément une suite. Ce sera sans moi… 

Level 26 a tout du livre attrape-couillons, qui seront attirés par le bandeau rouge, où il est marqué  » Plus qu’un thriller, une expérience en ligne » et   » par le créateur de la série Les Experts ».  Faisant dans la surenchère intuile avec des personnages lisses, et une intrigue manquant de cohérence, il prouve qu’on peut être un bon scénariste de télévision, mais un mauvais romancier, et  ce malgré une idée de départ originale. Ce livre ne rentrera pas dans la catégorie des grand thrillers  de la littérature américaine. Loin de là, même.

Julius

Titre : Level 26

Auteur : Anthony E. Zuicker

Editeur : Michel Lafon

Prix : 19,50 €

375 pages