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[Critique jeu] Drakengard 3

Le premier Drakengard est apparu sur PlayStation 2 en 2004 sous le nom de Drag-On-Dragoon au Japon et avait surpris aussi bien la critique que les joueurs.En dépit d’une technique qui aurait pu être largement meilleure, le jeu offrait un très bon mélange entre beat’em all à la Dynasty Warriors, et chevauchées à dos de dragon. Le jeu avait un univers sombre, et faire un pacte avec un dragon avait un prix. Il abordait aussi des sujets crus, voire glauques, suscitant une sensation de malaise. Mais son histoire bien écrite a permis de révéler le studio Cavia, qui prouvait qu’il se rattrapait sur les idées. Drakengard 2 sortit l’année suivante au Japon et début 2006 dans le reste du monde. Il reste fidèle dans ses principes au premier jeu quoi que moins noir dans son univers.

Drakengard cover

Cavia reviendra en 2010 sur PlayStation 3 et Xbox 360 avec Nier, un jeu de rôle foisonnant de bonnes idées et mésestimé à sa sortie, et s’il était techniquement raté, il se rattrapait néanmoins par sa direction artistique, ses musiques et certaines phases de jeu qu’on attendait pas à voir dans un tel titre. Il a même un lien avec une des fins du premier Drakengard. Malheureusement, le jeu fera de mauvaises ventes, et Cavia disparaîtra après la sortie de Nier. La perspective de voir une suite à ce jeu ou un troisième Drakengard relevait de l’utopie pure et simple. Jusqu’à ce que des anciens du studio rejoignent Access Games, qui a développé l’excellent Deadly Premonition, qui lui non plus ne brillait pas par sa technique. Le défi était de taille : faire aussi bien que les jeux précédents, était-ce possible ? Jusqu’où les idées permettent-elles de tenir un jeu ? Voilà la problématique qui va tenir cette critique.

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Zero est arrivée, et elle n’est pas contente

Le jeu se passe près de 100 ans  avant  le premier Drakengard et est sensé faire le lien avec lui. Dans un monde où la paix fut assurée par  les chants de cinq déesses, les « invoqueuses » sont vénérées par les hommes. L’une d’entre elles, Zero, décide de se rebeller et de tuer ses sœurs, qui ont pour noms Five, Four, Three, Two, One, Ignition. Euh non cette dernière n’existe pas.  Lors du prologue, elle les rencontre mais l’affrontement finit par tourner à son désavantage. Ses ennemies invoquent Gabriel, qui la blesse sérieusement, et tue Michael, son dragon, qui voulait la protéger. Zero parvient à fuir. Un an a passé et plus que jamais, elle se dit prête à se venger. Mais maintenant, étant donné que son cher Michael est mort, elle doit faire avec Mikhail, un dragon d’un an au comportement infantile. Tous les deux vont parcourir le monde et tenter de mettre fin au règne des cinq déesses. Pourquoi Zero agit-elle ainsi ? 

 

Beat’em all ou presque…

Le jeu n’est pas un RPG. Ceux qui s’attendaient à en voir un vont être déçus. De mon côté, je m’y attendais, les Drakengard n’ayant jamais complètement appartenu à ce genre. Il ne fallait pas non plus s’attendre à une suite de Nier. Le jeu est divisé en Chapitres, cinq au total, eux-mêmes divisés en « versets ». La structure du jeu est linéaire. Vous ferez les niveaux à pied, soit à dos de dragon, mais les phases sont imposées par le jeu. Le problème, c’est qu’au lieu d’être en structures ouvertes le jeu se résume à des couloirs en affrontant les ennemis qui arrivent ponctuées par quelques arènes. Lorsqu’on arrive dans ces arènes, on doit affronter soit plusieurs vagues de soldats, soit un gros ennemi qui fait office de boss ou de boss de mi-parcours. Des caisses et autres contenants comme des coffres sont posées un peu partout, certains étant assez durs à trouver, renfermant des objets qui seront comptabilisés en fin de niveau ou des sphères de santé. Lors des combats difficiles dans le arènes, vous pourrez appeler Mikhail en renfort. Zero peut emporter plusieurs armes de quatre sortes différentes avec elle et vous pouvez switcher entre elles en plein combat sous réserve des la avoir assignées à une touche avant de commencer le niveau.

Plus Zero tue d’ennemis, plus elle remplit une jauge en haut à gauche de l’écran. Cela lui permet de déclencher le « mode invoqueuse » et elle se transforme en une furie invincible pour quelques secondes, la durée varie selon le degré de remplissage. Et il faut admettre que Dragenkard 3 s’avère bien défoulant sur ce point, et un certain sentiment de puissance se dégage parfois. C’est souple et la variété des combos permet de faire pas mal de choses. Vous pouvez même emporter des potions de soin en cas de besoin.

Les phases beat'em all à pied défoulent bien.

Les phases beat’em all à pied défoulent bien.

A la fin d’une mission, vos résultats sont comptabilisés .Vous avez le nombre de soldats tués, et les dégâts que vous avez donnés pour votre expérience, et les dommages que vous avez subis sont déduits. Après avoir atteint une certaine somme, Zero change de niveau. Ça, c’était une bonne idée. Malheureusement, elle est mal exploitée. Pourquoi ne pas faire augmenter notre héroïne en temps réel  lors de son avancée dans les niveaux ? On se croirait revenus au début de la PlayStation 2 à ce niveau ! Et je dis ça parce qu’il arrive que le jeu décide de nous embêter avec des pics soudains de difficulté. Il suffit de tomber sur un ennemi surexcité et vous en prenez pour au moins la moitié de votre barre de vie. Il peut même arriver que ce dernier vous enchaîne au sol, sans avoir eu la possibilité de vous relever ! Et surtout, si les niveaux du début s’avèrent simples la difficulté et la grandeur de ceux-ci augmente vite… Et il n’y a qu’un seul checkpoint de présent. Tant pis si vous avez enchaîné quatre couloirs/arènes/phases de plates-formes pour arriver au monstre de fin qui barre la route avant de progresser au verset suivant et qu’il y a eu des cinématiques ! Vous recommencez de là, point barre. On doit s’estimer heureux de ne pas avoir à le faire du début… Punaise les mecs… ce n’est pas un Dark Souls, tout de même!

Ceci dit, la possibilité d’améliorer les armes entre les niveaux permet également d’atténuer la difficulté, encore faut-il que vous ayez trouvé un « matériau » et avoir de l’argent pour le faire. A chaque fin de chapitre, vous recrutez le disciple d’une de vos sœurs, que vous aurez préalablement  tuées, massacrées, étripées, etc.  et vous pourrez les engager pour qu’ils se battent à vos côtés. Malheureusement, vous ne pourrez en avoir que deux avec vous. De plus, s’ils sont immortels, on regrettera leur comportement erratique et ne frappant qu’une fois sur dix et l’impossibilité de leur donner des ordres. Une fois encore, l’idée, bonne sur le papier, est mal exploitée. Pour pousser la chose plus loin, pourquoi ne pas impliquer un second joueur ? Mais ce qui est fait est fait.

Les phases en dragon manquent hélas de punch et d’imagination. La visée est approximative et de plus très lente dans des endroits aussi confinés que les niveaux à pied. La commande au stick n’est pas des plus rapides et finissent par se révéler crispantes. On ne retrouve par conséquent aucunement le fun et le confort des deux autres opus.

 

les phases en dragon ne sont pas très intéressantes.

les phases en dragon ne sont pas très intéressantes.

On n’aime pas un Drakengard pour sa technique. Je confirme…

Inutile de s’étonner de l’aspect technique du jeu, on était au courant qu’il ne serait pas le plus beau de la PlayStation 3. Le problème, c’est qu’il pourrait bien aussi concourir pour le plus moche ! Aliasing à la pelle, manque de couleurs criant, brouillard, scintillements, le gros problème, c’est que ce raté technique, même s’il ne fait pas un jeu, ne se rattrape aucunement avec l’artistique. L’univers est bien trop générique pour pouvoir convaincre.Où est donc passée l’imagination d’un Nier, par exemple ? Cependant, les cinématiques sont bien mises en scène, et puisqu’on en est là, je vais vous parler du point proprement scandaleux du jeu. CES. PUTAINS. DE. CAMERAS. Là dessus, le jeu est indéfendable. Même si j’eusse aimé, au vu du passé de la série. Le manque de budget se ressent, mais pas mal de productions n’ont pas des millions à investir. Mais au moins, il proposent une action lisible ! Ici, bon courage pour vous y retrouver lorsque plusieurs ennemis sont à l’écran ! Vous pouvez être occupé à en dépecer un alors que d’autres vous en mettent plein la tronche hors-champ ou qu’un canon vous tire dessus à distance. Ça part dans tous les sens à la moindre action, on joue parfois en aveugle, et bon courage pour apprécier les distances lors de certaines phases de plate-formes !

Reste que les musiques faites par le compositeur de Nier sont une fois de plus, très inspirées, au moins l’ambiance est-elle assurée. Les voix par défaut son en anglais, mais un patch pour avoir les voix originales japonaises est disponible. Mais ne fonctionne toujours pas au moment où j’écris ces lignes.

Tout n’est pas noir dans ce jeu. Non, il y a des choses qui peuvent rendre l’expérience assez plaisante. L’histoire est pas si mal. C’est un mélange entre humour assez trash, avec notre héroïne qui jure comme un charretier ( Kaïné, mon amour!), réflexions graveleuses, du gore exacerbé et une auto-censure bien trouvée. Là dessus le jeu sait surprendre.

La durée de vie est assez longue (une douzaine d’heures) pour ce beat’em all, ce qui est loin d’être courant de nos jours, même si ces prédécesseurs étaient plus longs. Le jeu comporte de plus quatre fins (« branches »). Si vous vous ennuyez, vous pourrez toujours faire des missions secondaires… Dommage qu’elles manquent d’intérêt. Ben oui, éliminer des ennemis  dans des arènes fermées et en temps limité, comment dire, ça ne s’était jamais vu avant, non… 

 

Les quêtes annexes données par Accord sont guère passionnantes.

Les quêtes annexes données par Accord sont guère passionnantes.

Un sentiment de gâchis m’envahit quand je parle de ce jeu. Bon, il aurait pu l’être. Mais ces handicaps sont tels qu’il aura du mal à briller. Parce que « les vrais savent », « la technique ne fait pas un jeu », ça va un moment, mais ça ne tient pas ici. On sent que Square Enix n’en avait rien à faire, et a accepté un jeu même pas fini de la part d’Access Games. Le gameplay est même gâché par des fausses bonnes idées.  Le plaisir aussi. Ça et le fait que Square Enix a fait le choix du dématérialisé uniquement pour l’Europe ont achevé de me décevoir. Comptez 14 Gigas d’espace disque. Et 50 €.

 

Verdict :

Drakengard 3 fait partie de ces jeux que j’aurais aimé défendre. Malheureusement, il démontre que les idées à elles seules ne peuvent faire un bon jeu. Son aspect défoulant est plombé par de gros défauts de lisibilité et de fausses bonnes idées de gameplay. Je sais que revoir un Drakengard relevait clairement du miracle, et il a eu lieu. Mais il laissera un goût bien amer à ceux qui s’y seront essayés. Ses points positifs sont contrebalancés lourdement par des points noirs qui sont rédhibitoires, notamment en 2014. Proposer en plus cela au prix fort et uniquement sur le PSN en Europe, ça fait mal.

 

Points positifs

Défoulant

Bien gore

Bonnes musiques

De l’humour

Assez long

Du contenu

 

Points négatifs

Des idées de gameplay gâchées ou inabouties

Level Design insipide et répétitif

Moche sur tous les plans

Caméras folles

Difficulté inégale

Ça manque d’audace

Frustrant

14 putains de Gigas

50 €

 

Drakengard 3

Éditeur: Square Enix

Développeur: Access Games

Genre : beat’em all

Sorti sur : PlayStation 3 exclusivement

1 seul joueur

Prix : 50 €

Taille : 14 Go

Julius

 

 

 

 

Histoire des daubes #1 : Les jeux de combat

Hello tout le monde, voici un article général traitant de rétrogaming, mais comme j’ai l’habitude de parler de bons jeux, je vais ici faire un article sur les mauvais jeux des consoles 16 et 32 bits qui me sont passés sous la main. L’histoire des jeux vidéo ne s’est pas faite que de bons jeux, et sans faire des critiques dignes de ce nom, je vais toucher trois mots ( ou plus, en fait) du pourquoi du comment du ratage. Un petit florilège, ce serait pas mal, et vous verrez qu’on peut parfois tomber sur des surprises…  Ce premier article sera consacré aux jeux de combat. Il y avait Street Fighter, Mortal Kombat, mais aussi les autres

Cet article ne peut être exhaustif, mais je vous ai déterré des perles du genre. Street Fighter II et ses déclinaisons ayant propulsé le genre sur consoles,tout comme Mortal Kombat, il était donc normal que tout le monde veuille y aller de son jeu du genre. Certains s’en tirent honorablement, comme Eternal Champions sur Megadrive, Weapon Lord , ou TMNT Tournament Fighters ( mettant en scène les personnages de l’univers des Tortues Ninja), certains ratent le coche.

Eternal Champions sur Megadrive. Divertissant et sans prétention.

Eternal Champions sur Megadrive. Divertissant et sans prétention.

Même si Shaq Fu est pavé de bonnes intentions, et se défend niveau graphismes, la jouabilité est absolument atroce, notamment pour les coup spéciaux. En effet, il faut maintenir deux boutons appuyés, et ensuite, faire une manip avec la croix directionnelle, tout l’inverse d’une jouabilité correcte. On notera aussi la version Super Nintendo désavantagée par rapport à la version Megadrive, avec 5 personnages en moins. Mettre Shaquille O’Neal, joueur de basket américain ne suffit pas comme argument de vente, pendant que son pote Michael Jordan, lui, se tapait l’affiche sur un jeu d’action sur Super Nintendo.

Primal Rage se situe encore en dessous. Dans ce jeu, vous jouez avec des dinosaures, revenus à la vie après une catastrophe. Les rares humains survivants les considèrent comme des dieux . Mais là, non seulement le design des dinosaures est raté, mais en plus c’est complètement injouable et mal animé.

Primal Rage.  Bien Kitch pour son époque, et coups  spéciaux atroces à sortir.

Primal Rage. Bien Kitch pour son époque, et coups spéciaux atroces à sortir.

Je passe à Masters of Teräs Käsi. Alors déjà, vous voyez le titre, vous vous demandez qui a bien pu sortir un nom pareil, et surtout, ce qu’ils ont fumé, chez Lucas Arts. En effet, ce jeu PlayStation est tiré de la licence Star Wars. Mais sa réalisation atroce, son injouabilité chronique, en font sans doute le plus mauvais jeu tiré de la franchise. Comme quoi chez Lucas Arts, on pouvait aussi faire du cäcä. La Force n’était pas avec ce jeu, c’est une évidence. Seul avantage : étant sorti avant la deuxième trilogie, il n’y a pas Jar Jar Binks. Encore heureux d’ailleurs.

Toi aussi bats-toi à coups de sabre-laser dans un jeu moche, buggé  injouable et au titre absolument imbitable!!!

Toi aussi bats-toi à coups de sabre-laser dans un jeu moche, buggé injouable et au titre absolument imbitable!!!

Maintenant, je vais vous présenter les maîtres de la catégorie,, les jeux qui vous feraient pour un peu détester le genre, bien que j’en aie déjà cité pas mal de gratinés.

Je commence avec … Ultraman . Ce jeu exclusivement solo est tirée d’une série sentaï du même nom au Japon mais complètement méconnue chez nous. Vous incarnez donc Ultraman, qui doit combattre des monstres venus d’une autre dimension. C’est difficilement jouable, les hitbox ( zone où le jeu considère que vous avez touché l’ennemi) sont ridicules, et lorsque la console en a marre, elle vous en met plein la tête sans que vous puissiez réagir. Et surtout le principe de merde qui vous oblige à tuer chaque ennemi avec le niveau maximum de votre attaque spéciale, là bravo. Si vous ne le faites pas, le combat continue, encore,et encore, jusqu’à temps que le chrono arrive à zéro. Et là, vous serez systématiquement perdant. En plus c’est moche. Le pire , c’est qu’il existe un deuxième jeu.

Ultraman ? Ultradaube.

Ultraman ? Ultradaube.

Ahhh… War Gods, également sorti sur Nintendo 64 , là on atteint un sommet de n’importe quoi. Mortal Kombat et Killer Instinct sur Super Nintendo avaient fait sensation grâces aux personnages digitalisés. War Gods veut faire pareil, sans y arriver, je dirais même qu’il se rate à tous les niveaux. Entre les personnages tous dénués de charisme, mal détourés avec un gros trait fluo et des animations hachées, je peux vous dire que réussir à terminer ce jeu, ça revient à aimer le masochisme. Parce qu’en plus, non seulement les persos sont mal intégrés, l’ambiance grand-guignolesque est merdique, mais la caméra est complètement folle, avec zooms/dézooms à outrance, sans compter les effets spéciaux complètement foirés et kitchissimes, le seul moment de rigolade, notamment lors des fatalités, c’est injouable et l’IA de l’ordinateur est craquée : si le jeu estime qu’il en a marre, il vous en mets plein la tronche sans aucune possibilité de réagir ou de parer, en gros, vous assistez à la mise à mort de votre combattant . De quoi jeter votre manette de rage. N’est pas Mortal Kombat qui veut. Cependant, le jeu vous arrachera quelques rires.

War Gods, ou quand Midway tente de refaire le coup de Mortal Kombat... en nettement moins bien.  Les personnages sont d'ailleurs honteusement pompés  sur cette franchise.

War Gods, ou quand Midway tente de refaire le coup de Mortal Kombat… en nettement moins bien. Les personnages sont d’ailleurs honteusement pompés sur cette franchise.

Mais le pire auquel j’ai eu l’occasion de jouer, c’est sans aucun conteste Rise of The Robots. Au vu des images, il paraissait prometteur, avec son univers robotique et ses graphismes en images de synthèses. Sauf qu’au final c’est une catastrophe. Si graphiquement, c’est beau, c’est bien là tout ce qu’il y a à sauver. Il y a d’énormes fautes de gameplay, en plus. Le mode solo ne vous laisse pas le choix, vous êtes un robot violet qui doit mater la rébellion de 5 autres d’entre eux. Sauf que c’est injouable, et ça manque cruellement de coups spéciaux. C’est mal animé et les hitbox sont foireuses, vous devrez par exemple vous approcher tout près pour espérer toucher l’adversaire tandis que lui pourra vous toucher à une longue distance! Et je ne vous dit pas le massacre suite aux patterns abusés si l’ordinateur a décidé de vous en mettre plein la tronche. Et il vaut mieux être le deuxième joueur que le premier. Parce que oui, dans ce jeu, ILS ONT RÉUSSI A FOIRER LE MODE VERSUS !!! Si vous êtes le joueur 1, vous conservez la boite de conserve du mode solo, sans possibilité de choix. Votre ami, lui se « régalera » avec le choix des 5 autres boites de conserve…Ou pas. Déjà, il faut vraiment trouver quelqu’un pour jouer à deux à cette daube et ça m’étonnerait que votre amitié n’en souffre pas. Ensuite le nombre total de personnages est de 6. Je rappelle qu’à la sortie du jeu, fin 1994, il y avait plusieurs déclinaisons de Street Fighter II et au moins deux Mortal Kombat de sortis, et tous proposaient à l’époque 12, voire 16 personnages. Même le premier SFII sur Super Nintendo en proposait 8 !!! Ensuite, sur la jaquette, c’était marqué «  musiques de Bryan may ». Cet homme était le guitariste de Queen. Euh, il ne les aurait pas faites avec un marteau piqueur ? Non ? Parce que c’est réellement atroce! Mais vous savez où finissent les boites de conserve, en général ? DANS LA POUBELLE. Ce jeu aussi.

Il faut vraiment avoir le jeu pour se rendre compte de l'horreur de  la chose, à tous les niveaux sauf les graphismes.  Buggé et injouable. Sans continues non plus, sinon c'est trop simple. Jeu de Merde!!!

Il faut vraiment avoir le jeu pour se rendre compte de l’horreur de la chose, à tous les niveaux sauf les graphismes. Buggé et injouable. Sans continues non plus, sinon c’est trop simple. Jeu de Merde!!!

Bon j’arrête là. Il sera difficile de faire pire que celui-ci dans le genre.

A bientôt pour un prochain article, consacré aux jeux d’action/plates-formes ou aux adaptations de films en jeux, je ne sais pas encore. Pour un peu, je vous inciterais à voter, tiens.

Je n’ai pas parlé du jeu Street Fighter The Movie, jeu tiré du film des jeux ( oui, oui…) Il sera traité dans l’article sur les adaptations de films… 🙂

Julius

[Critique daube]Astérix and the Great Rescue (Megadrive)

Astérix, c’est l’un de nos symboles nationaux. Un petit héros gaulois créé en 1959 par Goscinny et Uderzo. Trente-quatre albums à ce jour, traduit dans toutes les langues et diffusées dans tous les pays du monde , à part peut-être la Corée du Nord. L’action se déroulait à l’époque où Jules César (mon ancêtre, donc), était au faîte de sa gloire, soit aux alentours de 50 avant J-C. Mais je ne vais pas vous refaire tout le topo, qui ne connait pas le pitch de la BD, franchement ? Astérix étant une licence juteuse et rentable, elle n’a pas échappé au phénomène jeux-vidéos, notamment dans la première moitié des années 90. En général, les jeux étaient de bonne qualité, sans toutefois pouvoir prétendre au statut de hits incontournables. Je pense notamment aux opus sortis sur Master System et Super-Nintendo. La version d’arcade, jouable à deux, tutoyait l’excellence. La Megadrive sera une des dernières consoles de cette époque à accueillir le petit gaulois. Malheureusement et disons-le tout de suite, cet épisode est sans doute l’un des pires jamais sortis.

Avertissement : La vision de certaines images peut nuire à votre santé mentale…

 

Sorti aux alentours de 200 A-R ( Après-Robespierre, où sont passés vos cours d’histoire ? ) , le scénario est basique de chez basique : Panoramix a été kidnappé par les romains. Remarquez c’est plus crédible que l’enlèvement d’Obélix, ce qui était le cas dans les jeux de la licence chez Nintendo. Astérix et Obélix se mettent donc en route vers Rome pour le délivrer. Pour cela , ils devront passer par six zones, qui sont le village, un camp romain, la forêt, la Germanie ( ach so!), une Galère Romaine (!) et Rome, bien entendu.

Concrètement, cela se traduit par une suite de petits niveaux n’ayant aucun rapport entre eux et je pense sincèrement que les programmeurs et concepteurs ne devaient pas carburer qu’à la boisson à l’orange…Avec un boss qui nous attend à la fin de chaque monde, bien entendu.

Le seul niveau vraiment fidèle à la BD est…le tout premier !

 

Pourtant la première impression qu’on a du jeu est plutôt positive… Le premier niveau se déroule dans le village et le décor est très reconnaissable. Mais non, en fait… Le jeu vous offre à chaque début de niveau d’incarner soir Astérix, soit Obélix… Sauf qu’il n’y a aucune différence. Ou si peu, si on excepte qu’Obélix doit ramper dans des endroits où Astérix passerait sans problème, et l’item symbolisant la fin du niveau : un sanglier pour l’homme enveloppé, et une potion pour celui à moustaches blondes. La logique, c’est quelque chose qui a échappé visiblement aux programmeurs…Un des gros reproches que l’on peut faire, c’est qu’à part les romains et nos deux héros, les lieux traversés n’ont aucun rapport avec la bande dessinée! Que font-ils dans des zones psychédéliques ? C’est fou ce que l’on peut trouver à l’intérieur d’un camp romain… Et puis pourquoi s’emm…bêtent-ils à faire un grand détour ? Non parce que la Gaule, c’est à côté de l’Italie, et une ligne droite aurait été plus simple… Oui, les programmeurs devaient avoir fumé.

 

Là, on se dit que les graphistes devait avoir fumé de la bonne…

Cela est amplement confirmé par les graphismes. Les décors, en plus de n’avoir en grande majorité aucun rapport avec l’univers de la bande-dessinée, ne sont soit pas assez travaillés, soit psychédéliques. Je veux pour exemple le niveau dans la neige : ce n’était pas plus simple pour symboliser les flocons de neige avec des petits ronds blancs et non de gros machins qui non seulement sont mal intégrés, mais en plus, gênent la lisibilité de l’action ? Les sprites sont assez gros, certes, mais le tout manque de finesse et c’est parfois très pixelisé. Le level design est complètement à la ramasse et irrégulier. Des niveaux du début seront longs et fastidieux à passer , tandis que certains vers la fin se résumeront à une simple linge droite! Les fonds sont souvent criards lorsqu’il y en a un et les yeux crient vite grâce. D’où sont-ils allés pêcher qu’on se déplaçait sur des saucisses géantes ? Les sessions de boss sont originales, mais c’est bien là le seul point positif du jeu. Sans compter que certains ennemis n’ont rien, mais alors rien à voir avec la bande dessinée. De grosses erreurs ( owi, les bonshommes de neige!) impardonnables.

 

L’ambiance sonore est tout simplement horrible. Les musiques n’ont absolument aucun rapport avec l’univers de la bande-dessinée et sont agressives. C’est une telle aberration musicale qu’on a plus vite fait de couper le son , heureusement qu’une telle touche existe sur nos télécommandes, ça soulage pour des jeux comme ça… A se demander si ce n’est pas vraiment Assurancetourix qui les a composées… Et qui fait d’ailleurs office de premier boss. les bruitages sont peu nombreux, il est d’ailleurs frustrant de voir que la seule onomatopée qui apparaît à l’écran n’est autre que « Paf! » que l’on tape un ennemi ou qu’une explosion se produit. La bande dessinée en avait des dizaines! Du « tchac » de base en passant par les « dzoooing » « chtoc » « plaf » et bien d’autres… De toute façon, comme vous aurez coupé le son pour éviter de devenir fou, vous ne les entendrez pas.

 

Ici, vous êtes sensé être à Rome…

Tiens puisqu’on est dans la folie, parlons du gameplay et de la difficulté du jeu. Je n’ai jamais vu une jouabilité aussi pourrie dans un jeu de plates-formes ! Tout est foiré à ce niveau : les commandes attribuées à la manette, et surtout, le temps de réaction! Les sauts sont d’une imprécision chronique, On les foire tous à chaque fois, perdant une barre de vie. Les deux amis peuvent utiliser des potions pour créer une plate-forme,exploser des murs, ou faire de la lévitation…Mais loupez votre coup d’un pixel, si vous épuisez votre stock alors que l’élément était indispensable pour passer, vous n’avez plus qu’à attendre la fin du temps imparti. Déjà, le coup des potions, c’est pas le top, mais si en plus, c’est associé à une jouabilité foireuse, on atteint des sommets en imprécision.

Vous n’avez pas intérêt à rater votre saut…

Ah c’est vrai, j’ai oublié que le principal objet de votre folie, il est affiché en haut à droite de l’écran, ce sera ce… comment dire, sans être vulgaire…Ben en fait on peut pas, ce sera ce PUTAIN DE TIMER !!! Du temps, vous n’en aurez pas dans ce jeu. Les niveaux doivent se traverser d’une traite, faute de quoi vous perdez une vie et le chrono est réglé de façon à vous bloquer dès la moindre erreur. Rageant. Ça leur aurait coûté cher de rajouter des secondes ou des minutes ? Le temps imparti diffère à chaque sous-niveau, bon, ça encore, ça se voit dans pas mal de jeux… Parce que le chrono ultra-serré, ça aurait pu passer si le gameplay avait été au poil, mais ce n’est pas le cas. Outre ce que j’ai déjà énuméré, la portée de vos coups de poings est tout simplement ridicule. J’ajoute que la gestion des collisions est absolument foireuse : impossible de frapper un ennemi sans que vous ne vous preniez un coup! Bien entendu, on ne peut pas le moins du monde frapper en sautant. De plus, le jeu anticipe parfois que vous allez vous prendre le piège, et donc vous fait perdre une vie sans trop comprendre pourquoi.

Même les décors forestiers sont bizarres…

 

Dans l’absolu, le jeu est long et dispose donc d’une bonne durée de vie. Sauf que qui pourrait rester longtemps devant des graphismes criards, n’ayant souvent rien à voir avec la BD d’origine ou même son esprit, des musiques hors propos et saoulantes, un chrono trop juste, une jouabilité à chier et un level design à la ramasse ? Pas grand monde,et surtout pas des enfants, à moins d’aimer le masochisme. Toujours est -il que pour abréger vos souffrances, les programmeurs ont inclus un système de mots de passe et des continues limités… Maigre consolation.

Un niveau sous l’eau très frustrant…Et pourtant nous ne somme qu’au début du jeu…

 

Verdict:

Dans la Rome antique, la principale distraction était les jeux du cirque. Et il y avait souvent au programme des condamnés jetés aux lions. C’est ce que cette cartouche mérite. De toute façon, elle ne peut pas résister bien longtemps face aux références sorties à l’époque sur la machine. Cet Astérix est clairement le plus mauvais de la série en jeux vidéo et… n’a pas été détrôné depuis près de 20 ans. Je suis dur, certes… Mais je me demande ce qui est passé par la tête des programmeurs. Des substances hallucinatoires, sans doute? Parce que j’ai du mal à trouver une excuse au jeu, tant le ratage est total, aussi bien sur le plan technique que ludique.

Vous vous demanderez pourquoi j’en parle si ce jeu est vraiment mauvais ? Simple : pour dire aux générations actuelles de (futurs) joueurs rétro de ne pas commettre l’erreur de l’acheter même pour 3 euros en boutique. Parce que la jaquette pourrait laisser croire à un bon jeu, c’est vrai quoi, il est sympa, ce petit gaulois… Mais je vous assure par Toutatis et Jupiter qu’en réalité le jeu est réellement mauvais.

Asterix and the Great Rescue : vieni, vidi…pas vici.

Julius Caesar

Astérix and The Great Rescue

Console : Megadrive

Année : 1993

Genre: plates-formes

Développeur : Sega

Editeur : Sega

[Critique Jeu] Duke Nukem Forever : Fail To The King, Baby !

Article basé sur la version Xbox360. A l’occasion de la première année de la sortie du plus grand  des vaporwares jamais créés, je  publie de nouveau ma critique.

 Le voilà enfin, ce jeu qui a mis près de 14 ans à sortir entre sa première annonce et sa sortie réelle. Duke Nukem Forever a une histoire mouvementée. Le développement aura été repris, puis arrêté, par divers studios. En 2009 le choc, 3D Realms arrête définitivement le projet. C’était sans compter Randy Pitchford, un ancien du studio susnommé qui est parti fonder Gearbox Software, qui annonça avoir repris le projet quelques semaines après. Qu’ont-donc donné ses longues années de développement chaotique ? Réponse dans les lignes qui suivent, article rédigé par un fanboy assumé du 3D.

 

L’histoire de Duke Nukem Forever se passe 12 ans après les évènements déroulés dans l’épisode Duke Nukem 3D. Duke a sauvé la Terre en se débarrassant du terrifiant Empereur Cycloïde et travaille maintenant pour les Earth Defense Forces ou Forces de Défense de la Terre en français, menées par le général Graves. Duke prend du bon temps avec les jumelles Holsom tout en jouant à ses anciennes aventures. Alors qu’il se rend au studio de télévision pour promouvoir son livre qui vient de sortir, il s’aperçoit que Vegas est envahie par les aliens. Malheureusement pour lui, Graves et le Président des États-Unis lui enjoignent de NE PAS intervenir, parce qu’étant en négociation avec Cycloïde lui-même, il y aurait un accord de paix dans l’air. Mais comme dirait Duke, les traités de paix, c’est pour les chochottes, et il ne va pas s’en laisser conter par une bande d’aliens belliqueux. Mais voilà, les aliens, ils lui kidnappent ses deux favorites. Et là, ça ne va plus du tout. Duke s’en va alors régler ça à sa façon et en fait une affaire personnelle. Graves lui confie d’ailleurs qu’ils s’était trompé et que maintenant ils compte sur lui pour éradiquer la menace des envahisseurs… Vous le voyez, nous sommes en plein trip scénario de nanar , tel qu’on en faisait dans les années 70. Cependant, les dialogues ne manquent pas d’humour, du moins dans les premières minutes de jeu.

On s’attendait à un jeu dans la veine de l’épisode 3D, mais Gearbox a effectué quelques changements pour attirer les joueurs des FPS actuels : la santé est maintenant une barre d’Ego située en haut à gauche de l’écran. Elle diminue à chaque coup porté contre Duke, si elle clignote en rouge , notre héros est proche de la mort, et il lui faudra se mettre hors de portée des tirs ennemis quelques secondes pour qu’elle remonte. Donc, plus besoin de chercher des médikits ou des atomes de puissance, d’aller à un point d’eau ni même de chercher une armure. Dommage, parce que c’était un des intérêts de Duke Nukem 3D. Déjà, ça commence bien…

Pour augmenter sa barre de vie, il faut faire des actions « égoïstes », comme se regarder dans le miroir, battre un record au flipper, à la machine à sous, ou battre des boss.

Les stéroïdes vous feront devenir plus fort et plus rapide et un seul coup de poing permettra d’envoyer l’adversaire au tapis. Boire une canette de bière vous permettra de devenir plus résistant, mais votre précision sera réduite. Les objets sont utilisables à partir de la croix directionnelle de la manette.

Autre changement notable : Duke ne peut porter que deux armes à la fois. Il faut bien les choisir, certaines étant inefficaces contre un type ennemis. C’est dommage d’avoir fait ça. Duke Nukem Forever n’a pas à être un jeu réaliste. Tout simplement parce qu’il est sensé être la caricature du super-héros musclé. Autrement dit, résistant, et pouvant porter tout un arsenal sans que cela le gêne le moins du monde. Et ne pas être essoufflé lorsqu’il sprinte! Parce que c’est un fait, Duke est devenu un gros lourdaud. Il se serait empâté avec les années ?

On retrouve la plupart des ennemis présents de l’épisode précédents, avec des variations, mais surtout, plus résistants et plus forts. Un porcoflic peut vous tuer en deux coups si vous ne faites pas attention. D’autant que ces derniers peuvent faire des bonds de malade. Mais si un ennemi vous colle trop, vous pourrez toujours lui envoyer un coup de crosse dans les gencives. Mieux, lorsqu’il agonise, vous pouvez vous approcher de lui et l’achever dans un mouvement d’une brutalité rare.

Question arsenal, on retrouve toutes anciennes armes présentes dans le 3D : shotgun, mitraillette, réducteur, freezer,lance-roquettes ou simple flingue, ils seront tous là. On trouve même des armes laser que certains ennemis laissent tomber et le rail-gun, qui tire des missiles.

Duke peut même prendre certains objets et les jeter à la figure de ses adversaires. Les caisses de munitions permettent de recharger automatiquement les armes au maximum. On regrettera toutefois la surpuissance de certaines ( le shotgun fait des ravages) et la disparition de tout l’inventaire d’objets qu’on pouvait se trimballer comme dans l’épisode 3D. Où sont donc passés le jetpack, la trousse portative, entre autres ?

T’as une mauvaise haleine, le monstre…

L’architecture des niveaux ne semble avoir été pensée que d’une seule façon, horizontale, et les fois où l’on pense à la verticale sont bien trop rares. On reprochera aussi des niveaux découpés en plusieurs parties qui mises bout à bout auraient pu donner un niveau consistant. Il y a pas mal de choses à reprocher à DNF, notamment l’impression trop présente de suivre des PUTAINS DE COULOIRS ! Mais Merde les gars, où sont passées les cartes qui relevaient du génie dans DN3D ? Le pathfinding est aussi sujet à caution, avec beaucoup d’incohérences. Éloignez-vous du chemin prédéfini, et c’est la mort qui vous attend. Rageant. 

Il y a quelques niveaux réussis, qui rappelleront de bons souvenirs aux habitués, mais c’est bien peu. Et je n’ai pas compris cette volonté de découper en plusieurs étapes des niveaux qui d’une traite, auraient permis de faire quelque chose de plus consistant, comme celui qui se déroule dans le Lady Killer. Sans doute pour permettre à Kevin, 12 ans, habitué à Call Of Duty de souffler un peu ? Bordel les durs de durs de Duke Nukem 3D, ils faisaient le jeu et recommençaient le niveau avec un simple flingue s’ils mouraient! Et certains niveaux étaient vraiment longs à passer, notamment dans l’épisode additionnel du Plutonium Pack ( Derelict m’a pris près d’une heure et demie).

Duke Nukem se prend pour Indiana Jones…

Les graphismes accusent quelques années de retard. C’est sans doute sur ce critère que DNF paie les années de son développement chaotique. Le moteur graphique est d’un autre âge, les temps de chargement sur suuuuuper-longs, l’animation bégaie comme pas possible, l’aliasing est très présent, et seul le design des monstres s’en tire avec les honneurs et encore leur apparence a tellement changé qu’on a du mal à les reconnaître  Enfin, d’un côté, cela faisait longtemps qu’on savait que le jeu ne serait pas un canon ( pour un FPS, c’est le cas de le dire) de beauté. Pire, sur 360 les textures s’affichent parfois avec 5 secondes de retard! Inadmissible pour un jeu de 2011 ! Mais bon, des graphismes et une animation  ratées ne font pas forcément de mauvais jeux. 

On notera,en plus, des séquences super-scriptées, alors que j’aurais bien voulu qu’ils évitent cet écueil comme Call of Duty et consorts, ils sont malheureusement tombés dans ce travers. C’est bien simple, les séquences des ennemis d’une partie à l’autre, seront toujours les mêmes, encore et encore, même dans les séquences de rail-shooting. On avance, il se passe rien, ou presque, jusqu’à arriver dans des sortes d’arènes où on sait que ça va chauffer. Pour faire apparaître les ennemis, les concepteurs n’ont rien trouvé de mieux que de les faire déposer par des vaisseaux. Et c’est toujours comme ça.

 

Les ennemis arrivent toujours dans le même ordre.

Les musiques ne m’ont pas laissé de souvenirs impérissables non plus, du bon gros rock d’ascenseur pour les moments périlleux, cela donne une bande-son absolument quelconque. La VF est ratée, quoiqu’on en dise. Je n’ai rien contre Daniel Beretta, mais s’il mettait un peu plus de conviction dans sa voix, il pourrait presque égaler John Saint-John. Mettez votre PC ou votre console en anglais, au moins vous aurez les vraies répliques, avec l’emphase qui va avec.

 Le gameplay est  raté :  Même s’il ne peut plus porter que deux armes,  que les joutes de DNF restent intenses et apportent leur lot d’adrénaline, et que vos adversaires sauront vous tenir tête, DNF sait rester nerveux, malheureusement, le tout est entrecoupé de trop longs intervalles pour prétendre à un quelconque rythme.

Je serai encore  moins clément envers la conduite des véhicules, et il est scandaleux qu’après avoir bossé sur Borderlands, Gearbox n’ait pas pensé à corriger la façon de conduire le hummer. Avec les deux sticks analogiques plus un bouton de tranche pour le turbo, ça aurait été parfait! Mais non.Idem avec certaines séquences, « chiantissimes », comme celle du début du jeu où il faut piloter un hummer télécommandé…

Les séquences des boss… Comment dire, je.. j’ai envie de hurler tellement ça manque d’intérêt! C’est bien simple, ils ne sont sensibles qu’aux explosifs. Donc, il y aura forcément un lance-roquettes, et vous devrez lui balancer les bastos, puis courir pour recharger à la caisse,et recommencer. C’est vraiment très con, mais bon, puisque Duke ne peut maintenant porter que deux armes à la fois…

Les séquences en hummer sont ratées.

 L’humour est sans doute le plus gros atout de DNF. Restant malgré tout une satire de la société américaine, on sent que les dialogues ont bénéficié de soins particuliers. Je n’ai pas pu m’empêcher de rire lorsque Duke dit à Graves qu’il se fout du barrage et demande plutôt où sont les filles… Les vannes sont là, et les habitués de l’épisode 3D retrouveront vite leurs marques. Mais bon, on ne joue pas à un jeu rien que pour son humour…

La durée de vie, ensuite : une dizaine d’heures en mode normal, ce n’est pas courant dans le genre surtout de nos jours. De plus il vous faudra une poignée supplémentaire si vous désirez découvrir tous les « Easter Eggs » présents dans les niveaux, il est possible de revenir à une étape qu’on a déjà franchie. Mais bon, c’est linéaire en diable…

Première interaction : pisser dans un urinoir. Ces interactions ne rehaussent pas l’intérêt du jeu pour autant.

 

Alors, DNF est-il un bon FPS ? La réponse est non, clairement. Le jeu paie cher, très cher ses errances d’un développement chaotique. Pas bien beau, scripté, sans imagination, manquant de consistance, j’aurais aimé que la bande de Pitchford corrige vraiment le tir et fasse un FPS sortant vraiment du lot malgré une technique datée. Malheureusement, il restera au mieux tristement banal, au pire un mauvais Duke Nukem. On dirait que Gearbox a repris le travail fait par 3D Realms et s’est juste contenté de le terminer. Pour l’apprécier ne serait-ce qu’un peu, il faut oublier tout ce que l’on sait de l’épisode 3D. Malheureusement, c’est difficile, voire impossible lorsqu’on est fanboy du jeu précédent, ce qui est mon cas, notamment lorsqu’un jeu ose se revendiquer de lui et porter la marque Duke Nukem. Fail to the King, Baby!

Julius

Points positifs :

L’humour

La durée de vie

Reste nerveux lors des phases de FPS

M’a permis d’avoir Child Of Eden à 9€ neuf en le revendant…

On peut maintenant espérer un VRAI Duke Nukem digne de ce nom fait de A à Z par Gearbox…

 

Points négatifs :

Techniquement à la ramasse

Chargements abusifs

Musiques anecdotiques

VF ratée

IA des ennemis assez bizarre

Trop de niveaux « couloirs »

Barre de vie qui remonte seule

On ne peut porter que deux armes

Super-scripté

Sessions de boss ratées

Celles en hummer aussi…

L’édition Balls of Steel , trop chère pour le jeu qu’elle renferme

Trop influencé par Call of Duty

Merci George Broussard, d’avoir imposé ta vision des choses.

Merci Robert Kotick d’avoir réussi à lobotomiser pas mal de cerveaux, même ceux des concepteurs de Duke Nukem!

 

Duke Nukem Forever

Genre : FPS

Développeur : Gearbox

Éditeur : 2K Games

Prix : 65 €