Archives de Catégorie: Passe la manette !

bons ou excellents jeux

[Critique Jeu] Crash Bandicoot N.Sane Trilogy

Au mitan des années 90, Sony débarquait dans le monde des jeux vidéo avec la PlayStation. On connaît la suite, mais si Nintendo avait Super Mario et Sega le hérisson Sonic comme mascottes, nul ne savait si Sony allait en avoir une. Alors, lorsqu’en 1996, Crash Bandicoot débarqua sur la console, tout le monde pensait que ce se serait effectivement le cas. Il n’en a rien été, du moins officiellement. Cela n’a pas empêché Crash d’avoir deux suites sur la console, et un jeu de course. De fait, notre marsupial a été pendant longtemps un des personnages emblématiques de la firme.Depuis, Crash a été abandonné par Naughty Dog, et est passé chez divers éditeurs, ce qui lui a permis d’aller sur d’autres consoles. Maintenant, le bandicoot est la propriété d’Activision.

Je ne vais pas détailler ici ce qu’il s’est passé, mais une chose est sure, pour beaucoup, les trois premiers jeux ont marqué beaucoup de joueurs, dont moi.

Et voilà que vingt ans plus tard, une trilogie remasterisée sort sur PS4. Évidemment, je n’ai pas pu résister. Le plaisir est il toujours présent deux décennies plus tard ?

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Bandicoot contre savant fou

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Pour la petite histoire, le projet de l’équipe de Naughty Dog s’appelait Willy Wombat. Mais l’apparence du héros les a plus fait penser à un bandicoot, un autre marsupial australien. Dans le premier jeu, notre héros est au départ un des cobayes du docteur Neo Cortex. Il veut que ce bandicoot soit le commandant en chef de ses armées pour conquérir le monde. Mais la machine pour le faire évoluer rejette l’animal, qui s’enfuit par la fenêtre. Cependant, Crash sait que sa chère Tawna, une femelle bandicoot, est toujours prisonnière du savant fou…

Et les pour les deux épisodes suivants, ce sera la même chose, la lutte de notre bandicoot contre le savant fou et ses sbires, même si dans le deuxième, Neo Cortex lui fera croire qu’il est de son côté… A chaque fois, il y a de nouveaux éléments et personnages qui entrent dans la saga, et le scénario global s’étoffe un peu plus. La variété s’étoffe aussi avec de nouveaux éléments de gameplay à chaque fois et de nouveaux niveaux à thèmes.

Il faut noter pour cette version remasterisée, que le jeu est en VF intégrale et non seulement le scénario a été réécrit pour une version plus cohérente des choses, mais en plus,les voix ont été changées, et les habitués du doublage original seront peut-être un peu surpris.

Sens-tu l’odeur de la madeleine ?

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Il est évident que le public visé en priorité est bel et bien les nostalgiques et fans de la trilogie originale, car tout y concourt : la vue de dos, la jouabilité avec des sauts à faire millimètre dont les erreurs d’appréciation et de distance coûteront toujours de nombreuses vies. En cela, nous retrouvons les sensation d’origines, même si certains sauts, notamment les longs, m’ont semblé assez ardus à faire.

Les niveaux sont remplis de caisses à exploser pour avoir des bonus, dont les fruits Wumpas, et en récolter 100 vous donne une vie supplémentaire. Si vous avez eu toutes les caisses du niveau, vous obtiendrez un diamant blanc. Les gemmes de couleurs, elles, s’obtiennent sous certaines conditions, qui varient selon les jeux.

Le premier épisode qui reste tout de même témoin de son époque : le jeu est assez lent, propose des niveaux infernaux dans leur level design ( les ponts en altitude… ) mais les programmeurs ont assoupli un peu les choses. Comme dans les épisodes suivants, si vous perdez des vies trop souvent à un endroit, le titre proposera un bouclier Aku Aku ou un checkpoint plus avancé. Et pour sauvegarder, vous pouvez désormais les faire sur la carte, plus besoin de réussir absolument les niveaux bonus pour cela. L’épisode le mieux structuré est sans doute le deuxième épisode, Cortex Strikes Back, novateur dans la saga avec ses 5 niveaux à parcourir dans n’importe quel ordre avant d’affronter un boss avant de passer à la zone suivante. Warped, le troisième, est également très amusant et reprend les avancées de son grand frère mais dispose d’une structure un peu plus foutraque et certains niveaux mal pensés déjà à l’époque de sa sortie sont encore présents, comme ceux à moto. Là, nous pensons qu’une révision aurait été appréciable.

Le truc en plus, c’est que chaque jeu dispose de sa propre gamme de trophées, ce qui fait que vous pourrez facilement augmenter votre niveau en achetant ce titre.

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Le jeu est graphiquement magnifique,quel que soit l’épisode. Vicarious Visions n’a pas eu accès aux code-sources des jeux et a dû reprendre le tout quasiment de zéro et pourtant, la fidélité est bien là. La seule vue des différents environnements proposés, largement s reconnaissables, suffit à faire revenir la douce odeur des sensations que nous avions avec notre console grise et écran cathodique. De plus, les programmeurs ont inclus des clins d’œil à l’équipe de Naughty Dog, saurez-vous les trouver ? C’est absolument superbe et ce remaster s’accorde parfaitement à la haute définition. Les animations de Crash son encore plus fluides, et le titre est en 30 FPS constant. Ça va vite, parfois trop notamment dans les niveaux de poursuite en caméra inversée et on a parfois du mal à anticiper les dangers. Mais bon, cela est dû sans doute à une perspective à laquelle il faut se réhabituer, car il y a longtemps qu’on ne fait plus de jeux avec une vue de dos pour un jeu de plates-formes. Nous allons en reparler dans le paragraphe suivant.

J’ai glissé, chef !

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La jouabilité est globalement bonne dans l’ensemble, mais la vue peut parfois poser problèmes en fonction des sauts, qui doivent maintenant être dosés. De même, si vous êtes trop près d’un bord, vous irez au fond du précipice que vous auriez dû franchir. C’est vrai, il faut se réhabituer à certaines mécaniques. Certains passages sont franchement très, voire trop difficiles, notamment les « routes de la mort », symbolisés par une plate-forme en tête de mort. Dans le premier Crash, vous pouvez dire adieu à la gemme de couleur si vous perdez ne serait-ce qu’une seule vie dans le niveau où elle se trouve. Heureusement, pour faire passer un peu la frustration, les animations de mort de notre marsupial déjantés sont toujours aussi hilarantes, et les titres proposent les continues infinis, permettant de reprendre dans le niveau où vous avez échoué. Mais, même si les niveaux se basent sur du «  try and error », on apprend à anticiper de plus en plus les choses, et finalement, avec un peu d’habileté, on arrive à passer les obstacles. Ça n’empêche cependant pas de rager sur certains passages…

Wolopega !

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Crash Bandicoot N. Sane Trilogy propose donc trois jeux pour le même prix.Et des jeux bien remplis en plus. Car il faut bien l’avouer, Crash Bandicoot, tout comme ses deux suites n’est pas de ces jeux qu’on termine en 30 minutes ayant juste eu droit à un ripollinage HD, non.

Chacun d’eux comporte entre 30 et 40 niveaux, et certains sont secrets et ne se débloquent que sous certaines conditions. Certes, faire les objectifs de base et terminer les jeux, si vous êtes adroit, se fait assez facilement, bien que le premier soit vraiment très punitif, mais si vous voulez les compléter à 100%, là, il faudra vous accrocher. Les programmeurs ont été très vicieux, accrochez-vous pour tout avoir. La durée, de vie, déjà très conséquente avec trois jeux, s’avère donc énorme, et vous en aurez vraiment pour votre argent avec cette remasterisation des trois épisodes.D’autant plus que les modes contre-la-montre ont été ajoutés dans les premiers et deuxièmes épisodes. Il y a aussi la possibilité de jouer avec Coco, la frangine de Crash, dans tous les épisodes.

Ce titre m’a fait l’effet d’une madeleine de Proust. En y jouant, les sensations de l’époque PS1 sont immédiatement revenues. Je me suis de nouveau éclaté , au sens propre comme au figuré, et ça m’a fait du bien. Et peu de titres sont capables de ça…

Parce qu’il faut bien l’avouer, jamais les épisodes suivants n’ont pu égaler la trilogie de Naughty Dog. Maintenant, vivement le remaster de Crash Team Racing...

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Conclusion :

Crash Bandicoot N.Sane Trilogy est une réussite. Les trois jeux sont magnifiquement refaits et le travail de Vicarious Visions se voit, et réussi l’exploit de moderniser visuellement le titre tout en restant fidèles aux modèles de base.De plus, les sensations sont là, et les fans ne seront aucunement dépaysés. D’accord, quelques défauts subsistent et ils sont parfois témoins, en plus de la difficulté, d’une époque révolue, mais tout de même, quel plaisir de retrouver notre bandicoot déjanté au meilleur de sa forme dans ses meilleurs épisodes !

 

Points Positifs :

Les graphismes jolis et très fidèles

Une durée de vie énorme

Jouer Coco si on le souhaite (sauf exceptions)

L’humour est toujours présent

Des animations délirantes

Difficulté « à l’ancienne »

Une gamme de trophées pour chaque jeu

30 à 40 € pour trois jeux complets et riches

 

Points Négatifs :

Le level design du premier épisode a mal vieilli

Certains passages vous feront rager

Certains niveaux auraient pu être révisés…

 

PS : Certains auront remarqué que Tawna apparaît dans le premier épisode puis disparaît d’un coup dans les suivants. C’est dû à Naughty Dog. La notice japonaise de Crash Bandicoot 2 prétend qu’après avoir été délivrée des griffes de Cortex, elle aurait quitté Crash pour aller vivre avec Prinstripe Potoroo, l’avant dernier boss du premier soft. En réalité, le personnage a a été jugé « trop sexy » pour un public adolescent, et donc, elle n’est pas réapparue dans les épisodes suivants.

Testé sur une version achetée par mes soins dans le commerce.

[critique jeu culte] Day of the Tentacle Remastered

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Parler de Day of the Tentacle, c’est me replonger dans les années 90, du club informatique du collège qui me l’a fait connaitre. Pour vous dire, j’ai même réussi à faire jouer ma déléguée de classe à ce jeu. Je n’ai jamais oublié DOTT avec ses graphismes et personnages hauts en couleurs, ses énigmes tordues et son gameplay. Mais, faute de PC à la maison, je n’ai pas pu y jouer chez moi. Quelle ne fut pas ma joie d’apprendre que le jeu allait ressortir en version Remastered! Alors après la séquence « nostalgique » avec l’article sur le Club Informatique du collège, voici la critique du jeu remis au gout du jour.

Tentacules et WC temporels

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Le Chrono-WC, bon pour le concours Lépine…

L’histoire se passe 5 ans après la fin de Maniac Mansion. Alors que le Polu-O-Matic du docteur Fred Edison déverse ses polluants dans la rivière juste derrière sa maison, les tentacules Verte et Pourpre se baladent sur ses rives. Mais Pourpre a soif. Verte le dissuade de boire l’eau polluée, mais l’autre n’en fait qu’à sa tête. Résultat, Pourpre se voit pousser des bras et n’a qu’une seule envie: dominer le monde!
Quelques jours plus tard, Bernard Bernouilli reçoit une lettre de la tentacule Verte, disant que le docteur Fred veut les tuer toutes les deux. Il se rend donc au manoir du savant avec ses deux jeunes amis Hoagie et Laverne. Mais Bernard délivre les deux tentacules… Pour réparer son erreur, le docteur Fred décide d’envoyer le trio arrêter Pourpre avant qu’il ne boive le liquide, un jour dans le passé, grâce à une de ses inventions, le Chrono-WC. Ca ne s’invente pas… Ou plutôt si, d’ailleurs. Le problème, c’est qu’ayant utilisé un diamant synthétique pour les faire fonctionner, ce dernier se brise et envoie nos trois héros dans des époques différentes!
Hoagie est envoyé 200 ans dans le passé, du temps des pères fondateurs de la nation américaine, Laverne 200 ans dans le futur dans un monde dominé par les tentacules et Bernard est lui revenu dans le présent. Maintenant il faut faire revenir les deux égarés temporels en plus de sauver le monde de Pourpre…

C’est quoi, ce bidule  ?

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Hoagie rencontre George Washington…

Le jeu est un Point’n’ clik, c’est à dire que vous voyez les objets et pouvez les prendre ou les utiliser pour résoudre les énigmes qui servent à avancer. Toutefois, dans DOTT, il faut parfois oublier toute logique. Heureusement nos héros peuvent se transmettre des objets les uns aux autres pour avancer. Et bien évidemment, une action faite dans le passé aura des répercussions sur l’avenir. Par exemple, peindre les fruits de l’arbre à Kumquats en rouge permettra à George Washington d’abattre ce qu’il prendra pour un cerisier, permettant ainsi à Laverne de se décrocher de l’arbre auquel elle était suspendue dans le futur… Ce genre d’énigmes, le jeu en regorge. Le moindre objet bizarre que vous pouvez prendre aura tôt ou tard une utilité.

Une technique toujours aussi à la pointe et remise au gout du jour

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…tandis que Laverne est prisonnière dans un monde dominé par les tentacules.

Force est de le constater, Double Fine a fait de l’excellent boulot concernant cette version remastérisée du jeu. Si les nostalgiques et puristes pourront rejouer avec les graphismes de l’époque, il faut avouer que le lifting HD ne trahit aucunement l’esprit d’origine, nos héros sont toujours des têtes de noeuds . Entre Bernard avec son pantalon trop remonté, son nœud pap’ et ses grosses lunettes, Hoagie qui est un pur roadie et Laverne qui a deux de tension et a un penchant sadique pour les animaux, notre trio vedette, sans compter le Docteur et les tentacules, ne sont pas des super héros,ni même des héros tout court. Sans doute est-ce une des forces du jeu. Ensuite, les lieux sont parfaitement reconnaissables et de fait, les habitués, ou nostalgiques, voire les deux à la fois, ne seront pas dépaysés. L’aspect « cartoon » est même encore plus renforcé par la qualité des animations. C’est bien simple, nous avons parfois l’impression d’avoir un véritable dessin animé, mais est-ce étonnant de la part d’un jeu Lucas Arts ?
L’ambiance est à l’avenant : les musiques sont assez discrètes, mais certaines reprennent des thèmes assez connus. Les voix anglaises sont à mourir de rire.
Un des défis de cette adaptation HD était de transposer un gameplay qui se faisait essentiellement à la souris sur une manette de console. Eh bien là aussi l’exercice est plutôt réussi, c’est jouable mais l’adaptation aux nouvelles commandes demandera un léger temps d’adaptation. Ceci dit, une fois les principes assimilés, ça passe tout seul.
Un autre des points forts de DOTT c’est son scénario. Non seulement le point de départ est juste du grand n’importe quoi mais les dialogues donnent souvent lieux à de grands, très grands moments d’absurde. Vous me direz, nous sommes dans un jeu Lucas Arts donc plus rien ne doit m’étonner mais les nouveaux venus sembleront assister à une partie de Kamoulox avant l’heure.

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Bernard  est revenu dans le présent.

Mais DOTT n’a qu’une seule faiblesse : sa durée de vie. Elle est exactement la même que l’original. Si les nouveaux coinceront sur certaines énigmes, les cérébraux termineront le jeu en 4 à 6 heures et les habitués, ceux qui ont fait et refait la version sur disquette, en deux à trois heures, le parcours pouvant se faire très vite . Allez, j’exagère un peu, parce que cette version ajoute des trophées et des succès, et si la plupart d’entre eux tombent assez facilement, tous les avoir vous obligera à faire certaines actions auxquelles on ne pense pas forcément, même si cela n’a rien de compliqué en soi. Mais le plaisir est tel que je ne peux pas sanctionner le jeu sur sa durée de vie, vraiment pas. Et si vous êtes vraiment nostalgique, ou fan des jeux Lucas Arts, vous pouvez trouver et jouer à Maniac Mansion, le jeu précédant DOTT dans son intégralité. Un « gameception » pareil, ça ne se refuse absolument pas…

Verdict :

Day of the Tentacle Remastered a tout pour attirer tout le monde vers lui. Le nouveau public ou celui qui ne l’a pas connu dans les années 90 se régalera des énigmes et de l’histoire ainsi que des scènes absurdes. les habitués, eux, loueront l’effort technique avec des graphismes refaits qui ne trahissent aucunement l’esprit d’origine et prendront également un pied d’enfer à refaire ce qu’ils avaient connu auparavant. Certains argueront qu’en réalité, ce n’est que du réchauffé et qu’on offre au final rien de bien nouveau . Sauf que pour faire aussi inventif, même de nos jours, il faut chercher, et si beaucoup de ceux qui y ont joué gardent comme moi un bon souvenir du jeu, ce n’est pas non plus pour rien.

Points Positifs :

  • L’humour
  • Le génie de Lucas Arts
  • La qualité des énigmes
  • Les dialogues absurdes et remplis de références
  • Une remise au gout du jour qui respecte le jeu d’origine
  • La volonté d’attirer tous les publics
  • Que de souvenirs…
  • Maniac Mansion en version intégrale

Points négatifs :

  • A part le fait qu’il soit très court, notamment si on le connait, RIEN. 

Test réalisé sur une version PS4 achetée sur le PS Store.

[Article de Noël] Hatsune Miku et les jeux Project Diva

Avec le développement d’internet et des jeux vidéo, un proverbe s’est développé : « Haters gonna hate », en français «les haineux vont hainer » ( traduction libre et personnelle). Et ce proverbe s’applique à certaines séries de jeux. Notamment les Project Diva, mettant en scène Hatsune Miku et ses amis.Cette critique de jeu ne sera pas comme les autres, cet article servant à expliquer que cette série de jeux musicaux ne mérite pas la haine que certains lui vouent.

Hatsune Miku, c’est qui ?

Hatsune Miku est une jeune femme totalement virtuelle. C’est une représentation virtuelle créée d’après le logiciel Vocaloid 2. ce qui m’amène à vous explique ce qu’est vraiment Vocaloid.

C’est un logiciel qui a été crée en 2003 par la firme Yamaha qui outre les motos, faisait aussi des synthétiseurs, je suis sur que pas mal d’entre vous en aviez un étant gosses ( non ? Bon, tant pis…). Et c’est justement sur le principe de la synthèse vocale que la firme a créé ce logiciel, fait à partir d’échantillons de voix de chanteurs et chanteuses. N’importe qui peut créer ses propres musiques, ses propres paroles avec ce logiciel. Depuis, il ya eu Vocaloid 2, et Vocaloid 3. C’est à partir de ces logiciels que la firme Crypton Future Media a créé en 2007 le personnage de Hatsune Miku, une jeune femme de 16 ans avec de longs cheveux bleus turquoise et d’immenses couettes. C’est la plus connue des personnages de Vocaloid et son nom signifie « premier son du futur », mais ce n’est pas le premier personnage virtuel à avoir été créé dans ce but, Crypton ayant auparavant créé Kaito et Meiko qu’on retrouve dans les jeux ( je vais y venir).

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Miku est en fait une évolution des premiers Vocaloid, elle fut créée pour la sortie de la deuxième version du logiciel, la première ayant été jugée trop limitée. Peu à peu, avec les améliorations du logiciels apportées, des clips vidéo mettant en scène Miku se sont multipliés notamment grâce au site de vidéos NicoNico Douga, l’équivalent japonais de Youtube. Ces clips et ces musiques ont été faites par des personnes anonymes qui n’avaient pour seul but de laisser libre cours à leur imagination. Le nombre de chansons faites est tellement vaste que les répertorier toutes serait quasiment impossible. Le phénomène est devenu tellement grand que cela a donné lieu à des concerts holographiques même en dehors du Japon.

[Alerte Dies Irae] En France comme d’habitude lorsque les grands médias se penchent sur quelque chose qui vient d’ailleurs et n’ont pas envie de connaître plus avant, ça a donné lieu à une polémique… De merde bien entendu, orchestrée par Le Grand Journal de Canal+, où Tania Bruna-Rosso a osé comparer la chanteuse virtuelle à… RENE LA TAUPE !!! Ou comment opposer un personnage virtuel dont les clips et chansons sont nés de l’imagination de divers auteurs qui pourraient être vous, moi,à un truc tout aussi virtuel MAIS qui ressemble plus à castor qu’à une taupe, qui chante des trucs d’une bêtise rarement vue ailleurs et éditée par un suceur de fric des forfaits des smartphones des ados, j’ai nommé Jamba !!

Bon je me calme, l’Ermite Moderne vous explique cela mieux que moi dans deux excellentes vidéo de Sous-France Culture…

Bref, toujours est-il que Hastsune Miku et ses amis se sont retrouvés en jeux vidéo.

Hatsune-Miku-Project-Diva-F

 

Des jeux vidéo Hatsune Miku ? Mais c’est absurde !

Oh que non, c’est très loin de l’être, je dirai même que c’était une évolution logique. En effet, c’est une héroïne virtuelle, et les jeux vidéo se prêtent parfaitement à la mise en scène de héros virtuels, mais je crois que je ne vous apprend rien. Ce fut donc Sega qui récupéra les droits de la licence auprès de Crypton Future Media et Yamaha. Les premiers jeux ne sortirent qu’au Japon, mais à partir des Project Diva F, la licence est arrivée aux États-Unis et en Europe.

Le concept

Il était évident qu’avec le nombre de chansons disponibles, la meilleur façon de traduire ça en jeux vidéo était d’en faire des jeux de rythme. Le premier est sorti en 2009 sous  le nom de Hatsune Miku : Project DIVA  uniquement au Japon sur PSP. Il y eut ensuite Project DIVA arcade sorti sur borne d’arcade ( et ce sera le seul sur ce support), Project DIVA 2,  Extend,  et ce ne fut qu’à partir de l’épisode Project DIVA F  que les jeux s’exportèrent de façon officielle, notamment en Europe.

Lorsque vous arrivez dans le jeu, vous avez trois chansons disponibles, et vous pouvez choisir la difficulté dans laquelle vous voulez jouer. Vous pouvez aussi voir la difficulté globale de chaque morceau avec le nombre d’étoiles, qui va de 1 à 10.

Une fois la piste lancée, vous devrez valider dans les temps les touches ou enchaînements de touches qui s’affichent à l’écran quand elles se superposent sur les cibles. Dans le mode de difficulté le plus bas, vous n’aurez qu’à appuyer sur la touche Rond, et les patterns ne sont en général pas très durs. C’est déjà moins évident en mode normal, avec l’ajout de la touche triangle, et plus vous augmenterez la difficulté plus vous aurez des touches à valider et des patterns complexes. Les Project Diva F ont ajouté une touche supplémentaire, l’étoile, à valider avec le stick analogique.

Le but est de faire des combos de touche validées, qui seront évalués via quatre critères :

« Cool » rapporte le plus de points : vous avez parfaitement validé la touche dans les temps. « Good » vient ensuite, rapporte moins de points mais n’interrompt pas le combo en cours, qui durera jusqu’à ce que vous ayez un «  Safe ». Là, vous sauvez la mise, et votre jauge de chant en bas à droite ne diminuera pas, mais cela cassera votre combo et ne marquerez pas de points. Vous avez ensuite le « Bad », qui comme son nom l’indique, sanctionne une touche validée à contretemps, et « Miss » si vous laissez filer une touche. Il en est de même si vous validez avec le mauvais bouton. Les trois dernières évaluations font baisser la jauge de chant, tandis que les deux premières la font augmenter s’il en manque. Si elle atteint zéro, vous ne terminez pas la chanson. De plus, valider des notes ne suffira pas toujours à réussir, une barre en bas montre votre progression. Vous devez atteindre un minimum de 80% pour réussir une chanson, et la réussite va commence à «  Standard », passe à «  Great » si vous atteignez 90%, à «  Excellent » si vous dépassez les 95% et le «  Perfect » si vous ne faites aucune erreur. Si vous ne réussissez pas à passer mais que vous arrivez au bout, vous verrez « Lousy »ou « So close » s’afficher. Dans tous les cas, le récap des notes et le graphique permettent de voir vos erreurs et où progresser. Et rien ne vous empêche de réessayer… En cas de réussite, vous débloquez d’autres clips, des objets et autres skins, ainsi que des Diva Points à dépenser dans les Diva Room. Sachez que toute validation de cible est basée sur un rythme, une note ou une parole. Les chansons disposes de phases permettant de booster votre score, ce sont les «Technical Zone » et les «Chance Time ». La première est une série de notes à valider, et la moindre erreur vous fait perdre le bonus qu’elle octroie. La seconde fait apparaître des touches avec une traînée arc en ciel qui multiplie vos points, et pour la réussir , vous devez obligatoirement valider l’étoile qui apparaît à la fin.

C’est ça, les jeux Hatsune Miku, des jeux simple à comprendre dans les principes, mais pas pour autant évidents. Et ce sont des titres où on progresse constamment. Ne serait ce que pour améliorer son score. De plus l’aspect coloré des graphismes ravira les amateurs de jolies réalisations.

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Maintenant, passons aux affirmations pleines de mauvaise foi que j’ai pu croiser sur le net… Vous allez voir que ce n’est pas forcément très glorieux.

Voir une fille même pas majeure se trémousser sur des chansons de J-Pop, ce jeu est pour les pervers.

Relis le début de l’article espèce de strudel aux pommes. J’y explique comment Hatsune Miku y a été créée. C’est un être virtuel pour commencer. Ensuite j’opposerai à cela qu’elle n’est pas seule et deux personnages sont majeurs et qu’il y aussi deux garçons dans la bande.

Enfin, je ne vois pas où le jeu est explicitement sexuel même dans les clips. Le plus souvent, ce sont des chorégraphies dans des décors variés, en concert ou de danses à plusieurs. Et ce d’autant que le jeu est classé 7+ et non 18+. Et crois moi pendant la chanson, tu es plus occupé à regarder les cibles pour les valider au bon moment plutôt que de regarder les jolies images qui défilent.

Il a été traduit en français ? Sinon je ne le prends pas !

Non il n’a pas été traduit en français. L’argument serait recevable si c’était un RPG mais ici il s’agit d’un jeu de rythme, donc la langue n’a pas d’importance. Pour preuve j’ai Project Diva f 2nd en version japonaise sur ma Vita et cela ne m’empêche nullement d’y jouer. De plus je doute de la rentabilité du projet de traduction, car en plus du concept lui-même, ces jeux s’adressent en occident à un public de niche. Cela ne serait pas rentable.

Y’a pas de scénario dans ce jeu, c’est nul !

Depuis quand un scénario est obligatoire ? Tetris n’en avait aucun et ça n’a pas empêché des millions de gens d’y jouer.

Ce jeu est trop facile et manque d’inspiration.

Trop facile ? As-tu seulement essayé les autres modes de difficulté que le mode Easy ? Parce que je peux te dire que la moindre erreur en Hard ou Extreme te coûte cher. Ensuite dire qu’il manque d’inspiration, c’est nier le travail fait par des gens qui ont su exploiter correctement le matériel qu’ils avaient à leur disposition.

Appuyer sur les touches lorsqu’elles arrivent sur les cibles ? Facile, n’importe qui peut le faire.

Vraiment ? Il y a une différence entre appuyer bêtement sur une touche et appuyer selon le rythme et la vitesse. Et ça varie au sein même des chansons. De plus les patterns s’affichent un peu partout sur l’écran et les touches arrivent de n’importe quelle direction, il faut donc être très vigilant. 

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Ce jeu est trop répétitif.

Et alors ? Quel jeu ne l’est pas ? Même le plus long des RPG finit par le devenir…Jouer à un jeu c’est accepter ses principes, même une certaine répétitivité. Et ici ce n’est pas comme si les patterns changeaient selon la chanson et/ou le mode de difficulté…

Y’a des DLC. Sans Moi !

Je concède que les DLC finissent par être énervants à force. Cependant rien ne t’oblige à les acheter. Puis avec 40 morceaux de base plus quatre niveaux de difficulté, tu as déjà de quoi faire ne serait-ce que pour arriver à maîtriser une seule chanson. J’ajoute en plus que les Project Diva F /F 2nd sur PS3 permet aussi de créer ses propres clips, au besoin…

Voilà comment avec ces arguments de fiotte, un floodeur /troll aux multiples comptes a fait passer la moyenne de Project diva F 2nd sur PS3 et Vita à 9 et 7/20. Et que la rédaction de jeuxvideo.com ne fait rien pour remonter la moyenne et enlever les avis frauduleux. Ni même de faire un test correct des jeux. Parce que non, même en étant objectif,même si on aime pas ce genre de jeux on ne peut pas dire que les Project Diva sont de mauvais jeux.

De toute façon, je n’aime pas les jeux de rythme/La J-Pop.

Argument tout à fait recevable. Tu dis que tu n’aimes pas mais tu ne dénigres pas avec un «  c’est de la merde » à l’emporte pièce. Après tout, il en faut pour tous les goûts, non ? Je précise toutefois qu’à part les voix qui sont de synthèse, les musiques donnent dans pas mal de domaines et pas que de la J-Pop…

De gauche à Droite: Kaito, Meiko,KagamineLen, Hatsune Miku,Kagamine Rin et Megurine Luka.

De gauche à Droite: Kaito, Meiko,KagamineLen, Hatsune Miku,Kagamine Rin et Megurine Luka.

Puisque tu as démonté les faux-arguments des haters, j’hésite à me lancer…

Maintenant si la question est de savoir si les jeux Hatsune Miku méritent votre attention, ma réponse sera oui. Déjà parce qu’il faut un peu sortir de sa zone de confort et être un tant soit peu curieux.Et ainsi vous découvrirez des jeux, des genres différents auxquels qui sait, vous accrocherez.

Ensuite parce que ces jeux de rythme n’ont rien à envier aux autres, je dirais même que certains patterns de chansons n’ont rien d ‘évident la première fois, même en facile. Et qu’un « safe » vous ruine tout combo… Mais le mieux c’est que ça en devient chronophage ! Je ne m’attendais pas à passer tant de temps à jouer, tenter de passer une chanson, d’autant que tout est fait pour désarçonner le joueur. Pas mal de piste démarrent sur les chapeaux de roues et il faut être tout de suite dans le rythme sous peine de se retrouver vite largué. La fonction « Retry » (rééssayer) est toutefois accessible sans pénalité dans le menu de pause.

Mais les jeux ne présentent qu’une petite partie des chansons créées avec les logiciels de synthèse et de ces chanteurs virtuels, pour vous faire une idée du potentiel que ces programmes possèdent, je vous invite à faire un tour sur les sites de vidéo en ligne. Et imaginez qu’on mette des patterns de touches sur ces clips pour les rendre jouables.

Enfin, j’ajoute que nous avons depuis quelques semaines une chanteuse virtuelle crée par des Français… et elle s’appelle ALYS. De ce que j’ai pu entendre/voir, la voix fait encore trop artificielle, et c’est un prototype en phase de tests, mais là encore il y a tout un potentiel extraordinaire que n’importe qui avec de l’imagination et la richesse de la langue française pourra exploiter.

Voilà pour cet article qui vous aura peut-être donné envie de découvrir ces jeux. L’équipe du D.A.T.A. tout comme Miku et ses amis vous souhaitent à toutes et tous un très joyeux Noël.

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Hatsune Miku : Project Diva F et F 2nd

Genre : jeux de rythmes musicaux

Développeur: Sega/Crypton Future Media

Editeur : Sega

Sortis sur : PS3, PS Vita

[Critique jeu] Thearhythm Final Fantasy Curtain Call

La musique dans Final Fantasy fait partie intégrante du jeu depuis les débuts de la saga en 1987. On en a sorti des albums, aussi bien des OST originales que remixées ou en version orchestrale (à titre d’exemple, lisez ma critique de Final Fantasy VI Grand Finale dans la rubrique «Mode Shuffle» de ce blog). Les concerts de musiques de jeux vidéo jouent aussi les principaux thèmes, et les Distant Worlds et autres Video Games Music Live sont à guichets fermés.D’autres chantent et adaptent les chansons dans leurs langues ( allez voir le portrait de Mi0une, toujours dans la rubrique «Mode Shuffle»). Chez Square Enix, on s’est dit que ce serait bien de faire un jeu de rythme sur les musiques en question. C’est ainsi qu’est né le premier Theatrhythm Final Fantasy en 2012.

Lors de sa sortie, les avis étaient partagés entre bon jeu et foutage de gueule intégral. En effet, c’était un bon jeu dans ses principes, mais le contenu était un peu chiche, avec seulement 70 morceaux, et surtout, faisait l’apanage des DLC à outrance : en effet, Square Enix facturait 1 € chaque morceau supplémentaire. De quoi miser sur la crédulité des fans, à n’en pas douter. Alors en 2014, lorsque ce deuxième opus de Theatrhythm vient à sortir, on est en droit de se demander si Square-Enix est sur le point de commettre les mêmes erreurs que par le passé.

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Concerto pour les fans

Il n’y a pas vraiment d’histoire dans ce jeu, tout juste une bribe de scénario. Le Grand Cristal a appelé les différents héros de FF pour défendre la déesse Cosmos contre le retour de Chaos, que les ennemis du bien voudraient bien faire revenir à la vie. Pour cela, ils devront jouer correctement des airs de musique tout en voyageant. Mais ce n’est pas ce qui est primordial dans un jeu musical.

Le concept est donc celui d’un jeu de rythme. Vous devrez appuyer dans les temps lorsque les notes arrivent sur la cible, un concept éprouvé mais efficace, d’autant plus que les principes dans Curtain Call sont identiques au premier jeu. On ne peut pas dire qu’on soit dépaysé à ce niveau.

La première fois que le joueur démarre le jeu, il devra composer une équipe de quatre héros issus de différents épisodes. Le jeu propose plusieurs modes de jeux : Le premier est le «  Music Stage », où vous pourrez choisir parmi les différents morceaux des épisodes de la saga et cette fois, au moins, on ne peut pas dire que Square Enix se soit foiré. Ils rattrapent le coup de la dernière fois en proposant d’entrée pas moins de 221 morceaux ! Et tous les épisodes sortis jusqu’à présent sont là, de FF I à XIV, en passant par Christal Chronicles, Tactics, Type-Zero (jamais sorti chez nous à l’heure actuelle, mais ça va changer avec sa réédition HD) ou Mystic Quest Legend et même du long métrage Advent Children. A vous de choisir entre les morceaux d’environnements, les Field Music Stages (FMS) où nos héros de relaient pour marcher, et dont la récompense dépend notamment de la distance effectuée en plus du score,et les thèmes de bataille ou Battle Music Stages ( BMS) où ils combattront ensemble. Vous aurez aussi des morceaux de cinématiques mais ils se débloqueront au fil du jeu.

Chaque note validée est évalué selon quatre critères : « Bad » est la plus mauvaise, vous avez ensuite la « Good », « Great » et la meilleure validation reste la «  Critical ». Chaque mauvaise note ou choix de touche vous fera baisser votre barre d’énergie présente en haut à droite de l’écran, et une barre complètement vide signifie une fin de partie. Il en est de même si vous ratez trop de notes, c’est dire trop de « miss » en oubliant de valider. Je dirais même que c’est encore plus pénalisant qu’un « bad ». A la fin, chaque chanson est sanctionnée par une note, qui pourra aller de F si vous vous ratez et ne finissez pas la chanson à SSS si vous faites que des notes critiques et atteignez le score maximum de 9 999 999 points.

Vous pouvez jouer chaque chanson selon trois modes de difficulté : le «Basic Score » reste le plus abordable, vous avez ensuite le « Expert Score » déjà plus rapide, et les plus téméraires se frotteront au mode « Ultimate Score ». Avant de vous lancer, vous avez la possibilité de vous entraîner sans que cela ne devienne pénalisant, ou de voir une démo…

Plus vous enchaînez bien, plus vous marquez.

Plus vous enchaînez bien, plus vous marquez.

Vous récoltez aussi des point D’XP selon votre score, permettant de faire évoluer vos personnages, ces derniers pouvant aller jusqu’au niveau 99, et développer des compétences. Vous gagnez aussi des points de Rhythmia permettant de débloquer divers bonus, dont des gemmes de couleur. Ces gemmes permettront de débloquer d’autres personnages.

Le deuxième mode est le « Medley Quest », où vous effectuerez des quêtes en plusieurs étapes pour récolter du loot et des objets, et plusieurs chemins sont possibles pour atteindre le boss. Il vous est possible d’interrompre une quête pour la reprendre ensuite. Ces dernières sont de longueurs différentes, courtes, moyennes ou longues, et chaque étape représente une journée. Vous pouvez aussi utiliser des objets de votre inventaire en cas de coup dur. Évidemment on ne sait pas à l’avance de quelle difficulté va être l’épreuve qui nous attend, histoire de pimenter un peu les choses. Ce mode remplace le « Chaos Shrine » du jeu précédent. Et bonne nouvelle, les scores effectués sont  désormais conservés d’un mode de jeu à l’autre.

Mais Curtain Call a maintenant ajouté un mode Versus vraiment bien fait. Vous pouvez jouer contre la console ou contre des gens soit dans vos amis 3DS soit du monde entier. Ce mode se distingue par l’apparition de phases de «  burst » qui apporte des pénalités aléatoires parmi quatre : les flèches qui changent de direction en permanence, les notes qui n’apparaissent qu’au dernier moment, le changement de vitesse aléatoire ou encore la pénalité qui impose de ne faire que des « Critical ». Cela ajoute du piment aux parties. On a de quoi s’amuser dans le jeu, d’autant qu’il n’est plus nécessaire de désactiver les compétences ou objets des personnages pour atteindre le score maximum, gros défaut du premier jeu. On débloque les bonus beaucoup plus facilement, et si on ajoute régulièrement des nouveaux personnages dans nos équipes, il est désormais possible de réinitialiser leurs niveaux une fois arrivés au niveau 99 pour acquérir de nouvelles compétences. Le jeu dispose de trophées qui se débloqueront selon vos exploits.

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A la recherche de l’harmonie parfaite

Techniquement, c’est plutôt bien fait. Les musiques sont de bonne qualité, et entre les remix et originaux, vous aurez le choix. L’interface graphique est bien pensée et intuitive. Les décors de fonds sont symboliques des Final Fantasy, après, j’admets qu’il faut accrocher au style SD et mignon dans lesquels les personnages et ennemis sont dessinés. Mais on les reconnaît aisément. Le jeu est globalement coloré et ça chatoie sur l’écran.

Musicalement, c’est l’extase pour les oreilles. On appréciera les originaux mais aussi les morceaux remix, mais surtout le choix offert est juste hallucinant. Si on retrouve de quoi faire via les épisodes canoniques de la série , inclure des épisodes dérivés était une très bonne idée. Le jeu permet également des outils de classement des morceaux et inclut un moteur de recherche pour directement arriver à ses morceaux favoris. Et la qualité sonore n’en souffre pas le moins du monde, c’est impeccable. Le contraire eut été fâcheux pour un jeu musical, non ?

Curtain Call  ne se contente pas d’une légère refonte graphique et des mêmes mécaniques de son prédécesseur, et il propose trois styles de jouabilité différents : vous pouvez désormais jouer aux boutons de la console, une nouveauté bienvenue,soit intégralement au stylet en tapant l’écran tactile comme avant, ou en un style hybride permettant de mêler les deux. C’est bien trouvé et permet à chacun d’adopter le style qui lui convient.

Avec tout le contenu qu’il propose la durée de vie est conséquente. Les plus acharnés tenteront des «  Full Chain » et « All Critical » en visant le score maximum, sachant que la deuxième condition entraîne forcément l’obtention de la première… Et ils n’hésiteront pas à recommencer en cas de faux pas, sachant que la différence entre un «  Great » et un « Critical » se ressent au niveau des points marqués. Le Versus offre bien entendu de quoi faire avec des joueurs du monde entier.

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Dièse Irae

Alors Curtain Call, c’est mieux que le premier jeu ? La réponse est oui. Square Enix ne s’est pas moqué de nous et si on apprécie le contenu gargantuesque, cela ne va pas sans quelques défauts. Le premier étant bien entendu, que des DLC sont toujours de la partie. Par exemple pour le thème de Vincent dans FF VII, il faudra raquer.

D’autres râleront sur le fait que le jeu soit en full english, et personnellement ça ne me dérange pas. Déjà parce que ce n’est pas un RPG mais un jeu musical, et que l’histoire passe au second plan (voire plus loin encore), on demande ici de valider des touches dans une rythme donné. Sur la console portable concurrente, je joue bien à un jeu du même genre intégralement en japonais et ça ne pose aucun souci. Alors la non-traduction est à mon sens un faux problème.

En revanche, la colère de ceux ayant acheté le premier volet est plus légitime, je peux comprendre le sentiment d’entubage  (vaseline non incluse), étant donné la grande différence de contenu de base.

Grand Final :

Theatrhythm Final Fantasy Curtain Call corrige les défauts de son aîné : un contenu gargantuesque, avec de nouveaux modes de jeu offrant largement de quoi s ‘amuser et on se surprend à améliorer ses scores. Les nouveautés sont bien là, et le jeu ne se contente pas que d’un simple fan-service pour faire craquer ceux qui ont déjà le premier jeu. Si vous aimez les jeux musicaux, vous n’avez aucune raison de vous en priver, idem si vous êtes fans de Final Fantasy ou des musiques de la saga. Les quelques fausses notes n’entachent en rien son intérêt.

 

 

Points Positifs :

Le contenu gigantesque

L’arrivée d’un mode Versus et Online

Trois types de jouabilité

Des bonus à foison

 

Points négatifs :

Tu le sens, l’entubage du premier volet ?

Des DLC toujours prévus.

 

Theatrhythm Final Fantasy Curtain Call

Éditeur : Square Enix

Développeur : Indies Zero

Console : Nintendo 3DS

Genre : Jeu de rythme/musical

1 joueur

Signalétique PEGI : 12

[Critique RPG culte] Valkyrie Profile

Jusqu’en 2003, Squaresoft et Enix étaient concurrents.Les deux éditeurs sont connus dans le domaine du RPG en matière de jeux-vidéo. Square avait pour licence phare Final Fantasy, et Dragon Quest était celle d’Enix. Mais à l’aube de l’an 2000, le studio Tri-Ace affilié à ce dernier et qui s’est fait connaître grâce aux deux Star Ocean déjà sortis à l’époque, nous pond une petite bombe basée sur la mythologie scandinave. Son nom : Valkyrie Profile. Le jeu sortira aux États-Unis mais ne franchira jamais l’Atlantique pour arriver en Europe, du moins pas avant son portage sur PSP en 2006.

Autant le dire tout de suite, la plupart des gens qui ont posé leurs mains dessus on eu du mal à s’en remettre. Et c’est pour cette raison que je vous propose un retour sur ce jeu assez méconnu.

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An Epic Poem on a Sacred Death

Dans le village de Coriander une jeune fille, Platina, découvre que ses parents ont décidé de la vendre comme esclave. Elle s’enfuit de la maison avec son amour d’enfance, Lucian. Les deux adolescents partent et arrivent dans un champs aux fleurs empoisonnées. Platina, ne pouvant plus avancer et ses mauvais souvenirs refaisant surface, meurt du pollen toxique dégagé par les fleurs. Lucian, désespéré, pousse un cri déchirant.

Le temps a passé. Le Royaume d’Asgard est en proie à de sanglantes batailles entre les Vanes de Surt et les Ases d’Odin. Ce dernier réveille la valkyrie Lenneth, une des trois déesses guerrières et lui dit que la situation est très urgente.

Odin

Sa mission sera de rassembler des âmes et de former une armée pour l’affrontement final entre Ases et Vanes, lors du Ragnarök. Odin le sait, cet événement aura lieu. Lenneth doit donc quitter Asgard pour le monde des humains, Midgard, et recueillir les âmes courageuses sur le point de mourir afin d’aider les dieux. Car les hommes, eux aussi, se font la guerre. Ils deviendront alors des Einherjars, des soldats au service d’Odin, que Lenneth devra choisir et former.

Oui, dans Valkyrie Profile, on voit des gens mourir. La mort sera d’ailleurs un thème omniprésent tout le long du jeu. Mais cette quête pourra aussi réveiller le passé de Lenneth…

Une image symbolique que vous comprendrez en jouant.

Une image symbolique que vous comprendrez en jouant.

C’est quoi un Eingérard…pardon, un Einherjar ?

Le jeu est découpé en 8 chapitres principaux de 24 périodes en mode normal. Entreprendre des actions, comme se reposer, aller dans un village ou dans un donjon entraînera une consommation de ces périodes. Une fois toutes les périodes écoulées, vous passez au chapitre suivant. Donc on sait qu’on ira inexorablement vers cet affrontement final,ce crépuscule des dieux de la mythologie nordique. Mais le chemin sera long. A la fin de chaque chapitre, vous devrez rendre des comptes à Freya, la déesse de la fécondité qui a été envoyée par Odin pour vous surveiller, lors des « Sacred Phases ».Vous devrez lui envoyer des guerriers qui devront répondre à certains critères. N’envoyez jamais un personnage avec des « traits » et une « Hero Value » trop faibles, sinon il mourra pendant la guerre.

Vous pourrez voir les Exploits de vous Einherjars au Valhalla lors des "Sacred Phases".

Vous pourrez voir les Exploits de vous Einherjars au Valhalla lors des « Sacred Phases ».

Vous pouvez parcourir la carte comme bon vous semble étant donné que Lenneth vole au dessus du monde des humains. Pour repérer un futur Einherjar, elle devra utiliser la « concentration spirituelle ». Le lieu du drame s’affichera alors et vous pourrez y aller. Vous serez témoin de la mort de la personne. C’est souvent dramatique et poignant à la fois. C’est dur de dire ce que l’on ressent lorsqu’on assiste à ces scènes, souvent assez longues, d’ailleurs.

Si vis pacem, Gerabellum. Pas d'applaudissements, merci.

Si vis pacem, Gerabellum. Pas d’applaudissements, merci.

Pour entraîner vos recrues, vous devrez aller dans des donjons, eux aussi trouvables au moyen de la concentration. La musique change selon la recherche.

Le fait d’avoir divisé le jeu en périodes demande toutefois une certaine organisation des événements, notamment dans les chapitres avancés.

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Les combats ne sont pas aléatoires. Vous voyez les formes des ennemis à l’écran et il faut qu’il y ait contact pour qu’un combat se déclenche. Lenneth pourra aussi les geler temporairement avec des cristaux de glace en appuyant sur la touche Carré. Ces cristaux peuvent aussi servir à grimper le long des murs, au besoin, ce qui est idéal pour aller dénicher des coffres haut perchés.

Vous devrez fouiller si vous voulez les trésors les plus précieux des donjons.

Vous devrez fouiller si vous voulez les trésors les plus précieux des donjons.

La chevauchée de la Valkyrie

Une fois au combat, chaque bouton de la manette correspond à un personnage disposé à peu près de la même manière à l’écran. Tous attaquent en même temps.Chaque coup porté remplit une jauge de combo, en bas à gauche qui une fois arrivée à 100, permet à un personnage de lâcher une furie qui laissera des traces, notamment contre les boss. Attention, certaines peuvent demander un temps de récupération faisant sauter un tour voire plus au personnage l’ayant lancée, notamment si elle est à base de magie.

Les boutons correspondent à un combattant. déclenchez-les dans le bon ordre.

Les boutons correspondent à un combattant. déclenchez-les dans le bon ordre.

 

Si vous combattez bien, les ennemis lâcheront des cristaux qui donnent 5% d’Expérience en plus à la fin du combat, et plus rarement, des orbes qui remettent de la vie et parfois, des coffres à trésor qui seront dévoilés dans le «  War Trophy ».Vous récoltez également de l’expérience lorsque que vous faites une action essentielle dans les donjons, ou lorsque vous en terminez un après avoir battu un boss : il s’agit de l’« Event EXP » ,elle est stockée dans « l’Exp Orb » et vous pourrez la redistribuer comme bon vous semble si vous désirez faire monter en niveau vos personnages plus rapidement. Vous l’avez compris, les combos sont la clé pour pouvoir se débarrasser le plus vite possible de vos adversaires. Valkyrie Profile est un jeu qui abandonne un peu le tour par tour pour proposer un système plus basé sur l’action.

Le " final blast" d'Arngrim est toujours efficace...

Le  » final blast » d’Arngrim est toujours efficace…

Pour la progression des « traits » des personnages, vous aurez des Points de Capacité, que vous récoltez en faisant des combats. L’amélioration des traits fera augmenter la « Hero Value » une valeur qui sera nécessaire pour les envoyer au Valhalla sans que cela ne se transforme en opération-suicide. Vous ne pouvez pas les envoyer si cette valeur est négative, mais c’est également inutile si elle est à +2. Donc, vous en ferez, des combats, pour parfaire leur entraînement. Et comme ce n’est pas automatique, vous devrez le faire manuellement en passant par le menu «  Skills » pour leur apprendre des compétences. Certaines d’entre elles s’obtiennent via des livres qui seront stockés dans l’inventaire, et la magie fonctionne de la même façon. Valkyrie Profile vous oblige donc à avoir un minimum de curiosité pour pouvoir optimiser le développement de vous personnages et aussi vous faciliter les combats( « Guts » et «  First Aid » étant à assimiler dès que possible).

Vous n’aurez pas d’argent de tout le jeu, mais des « Materialize Points » que vous pouvez transformer en objet ou en équipement pour vos guerriers.Vous en obtiendrez à la fin de chaque chapitre.

Vous devrez assigner manuellement les compétences à vos personnages.

Vous devrez assigner manuellement les compétences à vos personnages.

Là où le jeu se distingue de la plupart des RPG, c’est qu’une fois entré dans un village ou un donjon, le jeu se déroule… de profil, comme un jeu de plates-formes 2D. Vous évoluez donc sur un seul plan, cependant, il est possible de passer à l’arrière plan grâce aux portes ou passages en appuyant sur le haut de la croix directionnelle. Cependant les villages ont un rôle différent de ce qu’on connaît dans ce type de jeu. Ils servent à recruter les âmes des personnes qui viennent de mourir, et rien d’autre. Si vous y allez pendant une phase de temps libre, vous constaterez que les gens son bien peu bavards et qu’il n’y a aucun magasin. Cependant, on saluera l’effort de les avoir rendus tous différents les uns des autres.

Allons faire un tour à l'académie des mages...

Allons faire un tour à l’académie des mages…

 

Les donjons sont également bien construits. Certains sont facultatifs et n’apparaissent pas lors de l’histoire principale. Ce sont de vrais labyrinthes, et vous mettrez du temps avant de parvenir au boss. Une fois vaincus, ces derniers laissent derrière eux des coffres contenant des artefacts sacrés appartenant à Odin. Vous êtes libre de les lui envoyer…ou de les garder, certains pouvant avoir leur utilité. Mais dans ce cas, votre note d’évaluation baissera. Et ne soyez pas trop gourmand.

Avec les cristaux, les boss permettent d'amasser un beau paquet d'XP.

Avec les cristaux, les boss permettent d’amasser un beau paquet d’XP.

Vous l’avez vu, le jeu dispose d’innovations et d’un parti pris qui méritent déjà qu’on s’y attarde. Mais s’il n’y avait que ça…

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Ragnarök and Roll

Tri-Ace a fait d’énormes efforts pour rendre faire de son jeu une réussite artistique. On savait que le studio était doté de graphistes doués et les deux Star Ocean sortis avant l’ont prouvé, mais ici, le souci du détail a été extrême. Chaque décor a été fait à la main, et le résultat est magnifique, aussi bien dans les villages et les donjons. Regardez donc l’esthétisme de certains bâtiments… Mieux encore, les graphismes sont faits sur plusieurs plans, exploitant à merveille les capacités de la console. Les personnages sont également très réussis et leurs artworks 2D sont très bien rendus. En 3D on sent qu’ils ont un peu de mal à s’intégrer aux plans 2D mais rien de bien méchant. Valkyrie Profile bénéficie d’atours magnifiques, lui donnant une atmosphère unique, d’une mise en scène magistrale et d’une animation sans faille. Il n’y a qu’à voir le dessin animé d’introduction pour s’en convaincre.

N'hésitez pas à retourner dans les villages  d'une nouvelle recrue, vous y gagnerez des objets souvent utiles.

N’hésitez pas à retourner dans les villages d’une nouvelle recrue, vous y gagnerez des objets souvent utiles.

L’ambiance sonore est également à la hauteur du jeu. Motoi Sakuraba, déjà à l’origine des formidables bandes-sons des deux Star Ocean, s’est clairement lâché, et on sent tout son être dans la composition des morceaux. Celui des combats fait sentir un sentiment de puissance incroyable. Au total, en allant des morceaux les plus calmes pour les villages aux plus tonitruants (au hasard, Confidence into domination), c’est plus de 71 morceaux qu’ils nous a pondu, sur trois CD d’OST au total. Le jeu comporte des voix, mais concernant le doublage anglophone, on a souvent l’impression que les personnages parlent dans un seau. De plus, il est trop surjoué à mon goût.Ceci dit un RPG « parlant », c’était assez rare, et cela ajoute à l’immersion. Il y a également des bruitages assez nombreux.

Dommage que vous ne puissiez entendre la musique pendant cette séquence...

Dommage que vous ne puissiez entendre la musique pendant cette séquence…

Ajoutez à ça une prise ne main quasi-immédiate, bien qu’assez déroutante, et vous obtenez quelque chose qui tient techniquement très bien la route. Squaresoft avait un concurrent qui n’avait vraiment rien à lui envier. Et je n’ai pas encore fini de vous le prouver.

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Le bon Profil(e)

La durée de vie est peut être un poil limitée par le découpage du temps en périodes et certains regretteront que l’idée ne soit pas exploitée à fond. Comptez tout de même 30à 40 heures de jeu pour le boucler. Puisque j’en suis là, sachez qu’en fonction de vous actes, vous pouvez déboucher sur trois fins différentes, numérotées A,B, et C. Pour décrocher la fin C, il faut vraiment le faire exprès, et un joueur lambda aura accès à la deuxième. Mais il saura qu’il a manqué quelque chose. Il est toutefois regrettable que la fin A, la meilleure, ne soit disponible qu’à l’aide d’une solution, étant donné que certaines actions seraient impossibles à deviner par soi-même ! Terminer le jeu en mode Easy permet de faire un tour rapide du jeu, et il sera moins long à boucler, de plus certains personnages recrutables n’apparaissent pas et vous ne pourrez en aucun cas accéder à la meilleure fin. Le faire en Hard permet de débloquer un donjon secret dans sa totalité, le Seraphic Gate. De quoi ajouter à un contenu déjà conséquent. D’autant que la difficulté choisie au départ du jeu n’influe pas sur la vie et la résistance des ennemis, mais sur le nombre de périodes données par chapitre, les objets et surtout, le nombre de choses à faire, le mode Hard comprenant plus de personnages et de donjons. Il faut aussi noter que toutes vos recrues commenceront au niveau 1.

Certaines armes permettent de faciliter certains combats. Si vous avez la " Dragon Slayer" équipée, Ce dragon n'aura même pas le temps de frapper.

Certaines armes permettent de faciliter certains combats. Si vous avez la  » Dragon Slayer » équipée, Ce dragon n’aura même pas le temps de frapper.

Que serait un RPG sans un bon scénario ? Pas grand chose. Dans Valkyrie Profile, on en tient sans doute un  comme on en verra probablement jamais plus. Il est tout simplement sublime. C’est bien écrit, c’est poignant, le jeu ayant une narration simple mais efficace, et les relations entre les personnages sont bien retranscrites. Certains sont complètement tarés comme Lezard Valeth. Plus que des mots, ce sont parfois les images qui parlent. Ou la musique. Ou les deux.Quoiqu’il en soit, un amateur de RPG n’en sortira pas indemne après avoir fait le jeu et obtenu la meilleure fin. La tragédie, inexorablement, avance, jusqu’à son dénouement. On peut lui reprocher de ne pas respecter à la lettre la mythologie dont il s’inspire (parfois, il y a même de grosses confusions) mais c’est vraiment pinailler vu ce qu’il nous offre. En effet, on ne va pas se plaindre, pour une fois qu’on s’éloigne des sentiers bien trop rebattus du RPG japonais, je pense même qu’on devrait s’en réjouir.

Frei est représentée en tant que femme dans le jeu. Dans la mythologie scandinave, c'est un  homme.

Frei est représentée en tant que femme dans le jeu. Dans la mythologie scandinave, c’est un homme.

Verdict :

Les mots sont dérisoires pour arriver à décrire ce qu’est Valkyrie Profile. Plus qu’un jeu, une œuvre d’art, que tout passionné de RPG se doit de faire une fois, ne serait ce pour sa culture vidéoludique. Tant et si bien que ses qualités outrepassent largement ses quelques défauts. Une tragédie scandinave en jeu vidéo, c’est rare pour être souligné. Et si on la remettait dans la lumière ?

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Points Positifs :

Magnifique en tous points

Une atmosphère unique

Le scénario

Le système de jeu

La construction des donjons et des villes

Les musiques de Sakuraba…

 

Points Négatifs

Le doublage anglais

Les instructions sont parfois peu claires

Impossible d’avoir la meilleure fin sans une solution à côté

Aelia

La version PSP :

Le jeu en version PSX n’a jamais vu le jour en Europe. Pour cela, il faudra attendre le remake fait par Square-Enix, porté par TOSE en 2006 et intitulé Valkyrie Profile : Lenneth. Les séquences animées ont été remplacées par des images de synthèse, je trouve que ça enlève du charme. Pour le reste malgré les temps de chargement sur le menu du jeu, le son a été amélioré, la traduction un peu améliorée, mais le contenu est le même, donc à faire si vous n’avez pas la version d’origine.Vous passeriez à côté d’un grand jeu… Je sais, je me répète.

Julius

 

Lenneth

Valkyrie Profile

Développeur : Tri-Ace

Editeur : Enix

Genre : RPG

Année de sortie : 1999 ( Japon) 2000 (Etats-Unis)

Sorti sur : PlayStation

Format : 2 CD

Sauvegarde : 3 blocs

Existe aussi sur : PSP (2006).