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RPG, qu’ils soient Japonais ou occidentaux

La rétrospective-gaming de la semaine #1

Bonjour tout le monde, voici une nouvelle série d’articles, intitulée la « rétrospective-gaming »  de la semaine, qui fera le point chaque dimanche sur les jeux rétro auxquels j’ai joué.  Pourquoi cela, allez-vous me dire ? Parce que entre les jeux actuels, ceux que j’ai à tester , cela fait du bien de se replonger dans le passé vidéoludique. Certains jeux ne doivent pas être oubliés et donc, nous allons commencer tout de suite, avec les deux qui ont l’honneur d’inaugurer la série. Pour tout vous dire, j’ai rebranché ma première PlayStation.

Final Fantasy VIII : Graines de héros

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Oui, je me suis replongé dans Final Fantasy VIII. Je l’ai repris depuis le début. Alors, je vais être clair, ce n’est pas mon FF préféré, goûtant plus au VII et IX sur la même console, ce qui ne l’empêche pas d’être excellent tout de même.  Pour moi, FF VIII est plus qu’une simple histoire d’amour étudiante. Le jeu met en scène une bande de mercenaires, les SeeDs, engagés dans un conflit international. Le but final sera de détruire une sorcière capable de manipuler le temps et qui menace le monde.  Certes, il y a une romance entre Squall et Linoa, les deux  personnages les plus travaillés du jeu, mais il y a également une histoire derrière.

 

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Ce huitième FF tranche par son environnement, plus contemporain et abandonne quasiment toute référence à l’heroic fantasy. Ça surprend. Tout comme les personnages, représentés de façon réaliste et non plus en SD ( petit corps, grosse tête).  Le système de combat change également :  cette fois les invocations, appelées  Guardian Forces ou GF, jouent un rôle majeur, avec un système d’Association  : Il vous faudra lier l’une d’elle à  un de vos personnages, ce qui vous permettra d’avoir les autres commandes que simplement celle d’attaque, ainsi, parmi les quatre disponibles, c’est à dire GF (pour invoquer la créature), Voler( pour voler des sorts à l’ennemi), Magie (pour utiliser lesdits sorts), et Objets,  vous devrez en choisir trois. Les GF évoluent de façon propre grâce aux AP, c’est à dire les points d’aptitudes pour développer leurs compétences. Leur développement n’est pas à négliger, car certaines compétences sont vraiment utiles. Avec le temps, vous pourrez débloquer d’autres commandes, telles que « Piller » qui permet d’attaquer et de voler l’ennemi… Lorsque vous invoquez une GF en combat, celle-ci se substitue aux héros et prend les coups à sa place, le temps de l’invocation. Plus vous l’utilisez, plus ce temps sera court.  Les personnages  changent de niveau tout les 1000 points d’XP, et les boss et invocations vaincus n’en rapportent pas, en revanche ils sont des fontaines à AP. Les ennemis évoluent en fonction du niveau du joueur.  Les combats ne rapportent pas d’argent, la somme que vous gagnez tombera a intervalles réguliers se fera en fonction de votre rang SeeD, qui pourra augmenter ou diminuer selon vos actions. 

Techniquement, Square a encore assuré, en maîtrisant encore mieux la PlayStation par rapport à FF VII sorti deux ans auparavant. Dommage toutefois que les scènes de combat soient assez pixelisées. Nobuo Uematsu a encore signé une très bonne bande-son. Mais de par son système, ses parti pris, il est vrai que le jeu reste une curiosité, un titre un peu à part dans la saga. Mais qui vaut tout de même le coup. De plus la traduction en français est nettement plus maîtrisée que celle de l’épisode précédent. Il n’y a pas de contresens ou de mot-à-mot flagrant  et pour cause, les traducteurs se sont basés cette fois ci sur la version japonaise.

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Pourquoi y ai-je rejoué ? Le jeu a fêté ses 17 ans en Europe cette semaine, et un anniversaire, ça se fête. J’ai découvert ce jeu lorsque le hors-série de PlayStation Magazine consacré à la saga était sorti, avec le CD de démo qui mettait en scène  l’épisode de Dollet, de l’arrivée depuis la mer jusqu’au retour, soit environ une heure de jeu. Seule différence notable : les persos étaient nettement plus forts que dans le jeu final. Suffisant pour me convaincre d’avoir le jeu pour mon anniversaire.  Bon allez c’est vendu, je vous  fais la critique complète d’ici  peu.

 

Crash Bandicoot 3  Warped : Wolopega!

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Ou plutôt : « Crash Bandicoot 3 Téléportéééé! » comme le disait la voix française à la page de présentation. Le jeu est le troisième épisode de notre marsupial déjanté préféré, et le dernier fait par Naughty Dog.  Le jeu démarre juste après la fin de Cortex Contre-Attaque: la chute de se brave docteur fait libérer le maléfique Uka-Uka de sa prison, et qui était le commanditaire des missions de Cortex. Le masque maudit est très mécontent et met cette fois un plan diabolique au point avec le docteur  Nefarious Tropy : utiliser la Chrono-Tornade pour aller voler les cristaux dans le passé.  Aku-Aku, le masque protecteur, qui avait réussi à enfermer son jumeau maléfique,  explique pendant ce temps la situation à Crash et Coco et les envoie récupérer les cristaux avant que les sbires de Neo Cortex et Uka-Uka ne le fassent. 

Le jeu se présente comme le deuxième Crash Bandicoot : chaque zone propose 5 niveaux à parcourir dans l’ordre que vous souhaitez, avant d’affronter un boss. Parmi eux, il y a des revenants, comme Tiny, ou des nouveaux venus, comme Dingodile. Cette fois, Coco est jouable dans certains niveaux. Nos deux marsupiaux peuvent utiliser des véhicules, comme un scooter des mers, une moto et même un avion de chasse! Coco pourra même grimper à dos de tigre pour parcourir la Grande Muraille de Chine… Le jeu offre une plus grande variété dans son gameplay, bien que certaines idées ne soient pas toujours bonnes.

Le jeu offre de nouvelles caisses, comme  les caisses à bonus variable qu’il faut détruire avant qu’elles ne deviennent indestructibles, ou les caisses renforcées. Nos héros gagnent leurs pouvoirs, hormis la tornade et le saut, en battant les boss des zones. Parfois, il vous faudra retourner dans des niveaux déjà parcourus pour  y trouver toutes les caisses ou d’autres gemmes, notamment celles de couleur qui débloqueront d’autres sections de niveaux. Le jeu propose même un mode contre-la montre, avec des temps à battre, pour cela il suffit de s’emparer  du chrono qui apparaît en début de niveau. Certaines caisses permettent de figer le temps quelques secondes. Cependant il vaut mieux attendre d’avoir les chaussures de course, indispensables pour avoir l’or.

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Crash Bandicoot 3 est fun, mais il fait  également partie sans aucun doute des plus beaux jeux de la console dans sa catégorie. Maintenant,  nous en sommes certains, Naughty Dog a toujours su maîtriser le hardware des consoles.Les musiques sont en accord avec les niveaux traversés et le jeu a une nouvelle fois été doublé intégralement en français, mais comme le tout est encore plus délirant, l’aspect cartoon, déjà bien rendu avec une animation ultra fluide, s’en retrouve renforcé. 

Pourquoi y ai-je rejoué ? Pour le fun qu’il procure et pour  les souvenirs qu’il m’a donné. Il peut être assez facile à terminer si on se contente des cristaux, mais récupérer toutes les gemmes  et battre les temps en contre-la-montre  sont des challenges qui peuvent, eux s’avérer assez ardus. En revanche défaut impardonnable  pour un jeu de 1998,  il ne reconnait que les cartes mémoires insérées dans la fente 1 de la console. S’il y en a 2 ce n’est pas pour rien, mesdames et messieurs les programmeurs.

Le saviez-vous ? Le producteur exécutif du jeu, tout comme les deux épisodes précédents, n’est autre que Mark Cerny. Une quinzaine d’années plus tard, il concevra la PlayStation 4, rien que ça. 

Voilà, merci d’avoir lu  ce premier retrospective-gaming et dans le même genre et comme source d’inspiration, je vous invite à aller voir le blog  band of geeks tenu par Romain, qui en est déjà à son deuxième  » Journal Nostalgie »… 

Demain,on se retrouve pour un article spécial Halloween. Oui je vais vous parler de quelque chose qui fait toujours vraiment peur, bien qu’il n’y ait pas de citrouille ni de squelettes ou autre chose du genre…

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VI raisons de rejouer à Final Fantasy VI

Il y a des jeux, comme ça, pour lesquels on ne résiste jamais à refaire une partie même si on le connaît par cœur. Final Fantasy VI est « LE » FF culte qui met au moins tout le monde d’accord sur ses immenses qualités. Et bien que l’ayant fini en long, large, travers, je relance de temps en temps le jeu, et voici mes VI (6) raisons pur lesquelles j’y rejoue.

I-Son époque

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Une raison qui peut paraître à première vue bizarre. En effet, nous savons juste que FF VI se passe 1000 ans après la guerre de la Magie, conflit entre Espers et humains qui ruina le monde, mais la civilisation a survécu. Cependant, plusieurs éléments laissent penser que jeu s’inspire de la Révolution Industrielle anglaise et de l’époque « victorienne », notamment le mobilier de la plupart des habitations : horloges comtoises, poêles à charbon, phonographes, lits, étagères et armoires, redécouverte de la vapeur et du charbon comme combustibles, le premier « donjon » de Narshe est justement une mine de charbon. Ensuite, les transports dans le monde  du jeu sont les chocobos, les mascottes à plumes de la série qui font office de chevaux, le train à vapeur ( il est fait mention que la ligne de Doma a été coupée suite aux affrontements avec l’Empire, et le joueur emprunte un train bien particulier peu après, donc les chemins de fer existent) et Setzer possède un Zeppelin. Les armures Magitek sont à part car issues d’une technologie un peu trop avancée pour l’époque, mais apportent une pointe de cyberpunk.

II-Son histoire

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Ou plutôt « ses histoires ». FF VI contient 14 personnages qui ont tous un passé différent, qui sera parfois révélé sous certaines conditions (Locke, Shadow…) tandis que d’autres font véritablement avancer le scénario, et le fil rouge semble être celui de Terra. Toute ce canevas forme une tapisserie  unique, un scénario qui fait la grande force du titre, qui a su planter le décor dès le départ en nous résumant un conflit en quelques lignes. Mieux encore, le titre aborde des sujets graves, tels que le suicide, la culpabilité ou la grossesse d’une adolescente, ce qui en fait définitivement un jeu unique.

III-Ses moments cultes

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Inutile de nier : Final Fantasy VI possède des putains de moments cultes, et ce du début à la fin : de la scène d’introduction avec les armures Magitek qui marchent vers Narshe dans la neige, en passant par l’opéra, le basculement vers la seconde partie du jeu et la fin, le jeu est rempli d « epicness » à lui tout seul. Pourtant, le jeu ne dispose pas de cinématiques, juste de la technologie 16 bits de la Super Nintendo. Et certains commencent à y voir un aspect plus cinématographique, ce qui sera ensuite amplifié par les épisodes qui suivront sur PlayStation.

IV-Sa technique

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Final Fantasy VI était magnifique pour un jeu de 1994, et le pire c’est qu’il n’a pas vieilli d’un poil. Il est le digne représentant de ce que la technologie 16 bits savait faire de mieux. Et le jeu ne se prive pas de faire usage de tout ce que la console de Nintendo peut offrir : Mode 7 pour les déplacements en Zeppelin ou à dos de chocobo, zooms, sprites énormes et effets superbement travaillés. Et même si certains jeux sortis après lui ont fait mieux question graphismes, il ne faut pas nier que FF VI a son propre style, parvenant à se détacher des RPG trop génériques.

V-Ses musiques

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Le point qui mettra tout le monde d’accord je pense. La bande-son de FF VI n’est jamais prise en défaut par qui que ce soit et pour cause : elle est sûrement celle qui est le plus aboutie non seulement de la série, mais aussi de celle de la carrière de Nobuo Uematsu à mon sens. Pour vous dire, le thème de la carte dans la première partie du jeu a tellement résonné que mes parents savaient à quoi je jouais. Et de plus j’ai l’OST du jeu, que je mets de temps à autres dans mon lecteur CD chez moi ou dans ma voiture. « Ah ouais mais c’est pas de la vraie musique, puisque c’est des jeux vidéo ! » La ferme les élitistes, puisque je vous dis que cette OST est sublime. Impossible d’oublier les thèmes de chaque personnage, l’opéra (une performance pour la console), la forêt fantôme, la musique des combats, celle des boss… Bref, la musique utilise la puissance du processeur sonore et ne s’en prive pas.

De plus sachez que je dispose de l’album Grand Finale qui est une reprise de certains thèmes du jeu joués par l’orchestre de Milan que tout amateur de musique de jeux se doit de posséder. Sachez de plus que Uematsu a également déclaré que cette bande son était le travail dont il était le plus fier avec celle du IX. Le maître a également fait des reprises version rock avec son groupe The Black Mages.

Et puisque nous avons évoqué le neuvième épisode, sachez que le début du thème des combats est une reprise de celui du VI.

VI- Son méchant

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Si FF VI expose un postulat somme toute classique, à savoir gentils royaumes et groupes de rebelles contre un méchant Empire, il a sans doute le méchant le plus réussi de la série. Je parle bien sur de Kefka Palazzo, à la santé mentale inexistante, qu’il a perdu à cause d’une expérience Magitek ratée. Il ne vit que pour détruire, et régner sur un monde dans lequel il serait le seul maître face au néant. Ce que nos héros doivent l’empêcher de faire lors de la première partie du jeu mais ils arriveront malheureusement un peu tard… Toujours est-il que Kefka est juste extraordinaire dans sa folie. En effet, il ne paraît pas avec sa tête de clown, mais il  cache un être redoutable. Et que dire lors de l’affrontement final, en ange de la mort… A vrai dire, le cas Kefka mériterait une séance de psychanalyse à elle toute seule. Rien que pour ça, on dit Bravo Squaresoft.

Voici mes 6 raisons principales qui font que je rejoue à Final Fantasy VI. D’ailleurs, je sens que je vais me refaire une partie, d’autant qu’il dispose de retroachievements…

Et vous, quelles sont les vôtres  qui font que vous rejouez à un titre ?

Promis, je ne vous ferai pas le coup des « VII raisons de rejouer à FF VII ». Quoique…

Cette année, « été » rimera avec « RPG »

Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé de jeux vidéo  récents  ou à venir sur le blog. Cela est désormais réparé, parce que je me demande si cette génération de consoles ne serait pas à tout hasard celles qui verront la résurgence du RPG japonais. Et si vous craignez de  vous ennuyer pendant l’été, ne vous inquiétez pas,  les éditeurs ont tout prévu pour que vous passiez la canicule à venir au frais volets fermés et entrain de sauver le monde. 

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Ceci dit, ils  auront déjà pensé à vous  pour Pâques : Night of Azure sort dès le premier avril, vous proposera d’entrer dans la peau d’une sorcière et de ses familiers, qui seront la base du gameplay. Et si vous n’aviez pas assez souffert avec Darksouls I, II et Bloodborne,  From Software se rappellera à vous avec  Darksouls III dès le 12 avril.  Quels genres de pièges et de boss vous ont réservé les programmeurs ? Vous le saurez en jouant.  Et les bosses, c’est vous qui risquez d’en avoir…

Mais lorsque l’été se rapprochera vraiment, ce sera Valkiria Chronicles  Remastered, c’est à dire le jeu Valkyria Chronicles de la PS3  refait pour la PS4 qui sortira dès le 17 mai. Si vous ne l’avez pas fait, ne ratez pas l’occasion. Je l’ai testé en son temps et il avait de très bonnes idées de gameplay malgré une histoire tout de même bien naïve. Mais ce serait bête de passer à côté si vous ne connaissez pas. Trois jours  plus tard, dès le 20 mai, c’est  la sortie de Fire Emblem Fates sur 3DS qui est en réalité une trilogie composée de  Brightright, Conquest et  Revelation. Des heures de Tactical à venir pour les possesseurs de la portable de Nintendo. Dommage toutefois que la version occidentale ait subi des censures de la part de Nintendo of America, et certains dialogues jugés subversifs ont été enlevés tout comme les voix japonaises. Mais le jeu sera plus lourd en taille que la version sortie sur l’Archipel! Bien joué NoA, mais nous européens ne sommes pas obligés de subir ce que tu imposes sur ton territoire, non ?

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En juin, ce sera au tour du remake de Odin Sphere,  baptisé Leifthrasir, de sortir sur PS4 le 17. Une fois encore même si c’est un remake d’un jeu PS2, foncez si vous ne l’avez pas fait. Un jeu de Vanillaware, ça ne se refuse pas, et Odin Sphere vous propose de vivre les histoires de 5 héros différents. Déjà magnifique pour la PS2, avec en plus des compos signées Hitoshi Sakimoto, je n’ose imaginer ce que cela donnera sur PS4. Vanillaware, ou la 2D dans toute sa splendeur. Le même jour Grand Kingdom sera aussi dans les rayons. Un RPG tactique signé Nippon Ichi Software mais qui promet une ambiance différente de Disgaea, plus sérieuse. Prenez la tête d’un groupe de mercenaires dans un monde médiéval. Entre une nouveauté et un remake, lequel choisirez-vous ?

Une semaine plus tard, ce sera, toujours sur PS4, à Fairy Fencer Advance Dark Force  de sortir. Le jeu comportera 3 arcs narratifs différents et jusqu’à 6 personnages en combat. A voir ce que le jeu réserve… 

 

StarOcean5-7-5Et dans ces eaux-là,  le JRPG que j’attends sans doute le plus, Star Ocean 5 : Integrity and Faithlessness devrait arriver. De tous ceux de la période, c’est lui qui aura ma préférence. Pourquoi ? Parce que  c’est une vraie nouveauté. Même si la date n’est pas déterminée pour une sortie occidentale, elle devrait être révélée sous peu et il sort dès le 31 mars au Japon, et il est réjouissant de ne plus avoir à attendre une année, voire plus pour bénéficier des JRPG chez nous. J’ai vu les vidéos, et le système de combat est désormais en temps réel, sans transition lorsque nous rencontrons un ennemi, comme dans Final Fantasy XII, par exemple. D’accord, beaucoup râleront sur l’aspect  des personnages,  mais j’espère avoir un VRAI RPG et un VRAI scénario qui se tient. Parce que The Last Hope,  avec son scénario qui dérive vite sur les clichés malgré un début prometteur et un casting déjà vu ailleurs pour un jeu de 2009,  m’avait déçu sur ces points. Mais le système de combat était chouette. Au moins ça de sauvé avec la technique, même si la version 360 ne proposait qu’une version « américanisée » des menus est des personnages. Cependant, Yoshiharu Gotanda a révélé que le développement du quatrième SO avait été chaotique. Je veux bien le croire. Allez, pour le cinquième, j’ose espérer que nous en aurons vraiment pour notre argent et qu’il réconciliera les fans de la franchise, dont je fais partie. Attention toutefois, américains et européens n’auront droit qu’à la version PS4 du jeu.

Bien entendu, nous attendons toujours la date de la sortie mondiale de Final fantasy XV. La date devrait être connue d’ici la fin du mois et certaines rumeurs tablent sur fin septembre. Mais ce ne sont que des rumeurs et seule une annonce officielle d’une date permettra d’en savoir plus. 

Voilà, pour conclure cet article,  je tenais à préciser plusieurs choses : que cette liste n’est pas exhaustive, d’autres titres du genre  pourront sans doute apparaître entretemps et les dates peuvent changer. Ensuite, j’ai vu sur certains forums notamment pour Star Ocean 5 la réaction suivante : « Vivement une version PC ». Franchement, ce genre d’attitude m’énerve. Ce n’est pas la première fois que je vois ça et ne jurer que par le PC  et mépriser les jeux consoles c’est juste n’importe quoi. Enfin, j’espère vous avoir apporté un peu de gaieté  dans cette période chargée en actualité lourde…

[critique RPG] Skies of Arcadia

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Il y avait un moment que je n’avais pas écrit sur le blog… Les raisons sont diverses, allant du manque de motivation à un emploi du temps chargé. Mais aujourd’hui, je répare cette erreur en vous parlant d’un RPG, ma grande passion que j’ai énormément aimé.Si la Dreamcast a eu une carrière hélas trop brève, cela ne l’a pas empêchée d’accueillir des titres ambitieux. Et des RPG . Parmi ceux-ci, impossible de passer à côté de Skies of Arcadia un des grands jeux de la machine et qui se doit d’être joué. Et je vous explique pourquoi dans ma critique.

Les Robin des Bois des cieux

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Il y a longtemps, la Pluie de la Destruction anéantit le monde d’Arcadia. Cette pluie destructrice a profondément changé le monde, Arcadia étant réduit à un groupe d’îles flottant dans les airs.

Mais la civilisation naquit de nouveau, et le nouveau monde se mit à prospérer en profitant des bienfaits des lunes élémentaires.

Maintenant, Arcadia est entré dans un âge d’exploration. Nombreux sont les voyageurs à découvrir de nouvelles contrées et de nouveaux passages.L’Empire Valua, dirigé par l’impératrice Theodora, a décidé de mener cette conquête par la force en envoyant son armada conquérir les nations voisines.

Mais c’est sans compter un petit groupe de rebelles, les Pirates de l’Air, un mouvement divisé en deux factions: Les Pirates Noirs, qui pillent tous les navires, peu importe leur provenance, et les Voleurs Bleus, dont l’idéal est de piller les riches pour donner aux pauvres.

Vyse et Aika, deux amis d’enfance, font partie de ceux-là. Lorsque le jeu débute, ils lancent un abordage sur le cuirassé de l’Amiral Alfonso. Ils trouveront à son bord une jeune femme blonde, vêtue d’étranges habits…Ils ne savent pas encore que cette jeune femme, Fina, est la clé d’un secret terrifiant…

Tant que j’y suis, laissez-moi vous présenter les personnages,d ont le trio vedette plus en détails :

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Tout d’abord, voici Vyse, le héros que vous incarnez. Il a 17 ans, et c’est le fils du capitaine Dyne, pirate bleu réputé. De nature joyeuse et enjouée, il adore les défis. En combat, c’est quelqu’un d’équilibré qui peut attaquer de près comme de loin . Ses attaques spéciales sont basées sur les techniques d’épées.

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Il est accompagné d’Aika, son amie d’enfance. La couleur rousse de ses cheveux est à l’image de son caractère : volcanique. Souvent souriante, elle peut se montrer très jalouse dès qu’une autre jolie femme tente de séduire Vyse. Elle utilise un boomerang, mais sa force de frappe est un peu faible. Ses attaques spéciales sont basées sur le feu ou la défense du groupe.

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Puis très vite, vient Fina. Cette jeune femme est une silvite, issue de la civilisation d’argent. Elle a pour mission de réunir les cristaux de lune pour les mettre à l’abri. Mais l’Empire Valuan la capture… D’un caractère timide, elle est accompagnée de Cupil, son animal multiforme, qu’elle utilise comme arme. Pour augmenter la puissance, vous devrez capturer des «  chams » et les donner à manger au compagnon de Fina.

 

Au fil de l’aventure, d’autres personnages rejoindront le trio principal, de façon temporaire dans un premier temps, pour des raisons scénaristiques. Parmi ceux-ci on peut citer Gilder, Drachma ou encore Enrique, ce dernier étant le fils de l’impératrice de Valua mais estime que la politique de sa mère est mauvaise !

En face de vous, se dressent les 6 amiraux de l’Armada de Valua, chargée par l’Impératrice de s’emparer des cristaux de lune. Vous devrez les affronter, eux, et surtout leurs vaisseaux lors de combats homériques, mais j’y reviendrai plus loin.

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Le monde de Skies of Arcadia est un univers enchanteur, qui se découvre au fil de vos déplacements. Certes, on ne peut pas aller partout dès le début, les régions étant délimités par des barrières flottantes ou des courants trop forts pour être franchis. Cependant, le secteur qui vous est donné à explorer est suffisant pour se perdre dès le début! De toute façon, si les monstres deviennent trop forts pour votre niveau, c’est que vous n’avez pas pris le bon chemin… Si vous êtes perdu, une carte est toutefois disponible en appuyant sur Start pour vous permettre de vous repérer. Cependant, la carte vous sera révélée au fur et à mesure de votre progression.

Dans le détail, il existe 6 civilisations pour autant de lunes différentes : Nasr est celle de la lune rouge, Ixa ‘ Taxa celle de la lune verte, Valua dépend de la lune jaune, Yafutoma s’est développée avec la lune bleue, tandis que les civilisations de glace ( Lune violette) et d’Argent (lune de même couleur) sont sensées avoir disparu. Chacune s’est développée en fonction de l’astre dominant : Nasr est une civilisation désertique avec quelques oasis, il y fait très chaud, Valua a pu se développer grâce à la découverte de l’électricité, et celle de Ixa’Taka vit en harmonie avec la nature, permettant ainsi de développer des sorts guérisseurs ou de poison. Ils sont séparés par des « océans » célestes, composés de vents, pouvant favoriser votre avancée ou au contraire, tenter de vous freiner. L’un d’eux sera d’ailleurs un véritable donjon que vous devrez parcourir avec votre vaisseau.

United Colors of Game System

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Bien entendu, SoA est un RPG dans la plus pure tradition, entendez par là à combats aléatoires.

Ces derniers se déclenchent bien évidemment dans les donjons, mais également lorsque vous naviguez sur votre navire volant. Les membres de votre équipe combattent alors sur le pont. On notera que la musique est différente selon que vous soyez soit dans un donjon ou sur le navire.

Mais la première chose qui frappe lorsque l’on entre en phase de combat, c’est l’immense barre verte plus ou moins remplie qui occupe le haut de l’écran: les Point d’Esprit, ou ES, qui permettent d’utiliser des sorts ou des attaques spéciales. Plus elles seront puissantes, plus elles demanderont de points dans la barre d’ES.

On retrouve ici les commandes habituelles d’un RPG proposant des combats au tour par tour : Attaque à l’arme, utilisation de la magie, mais aussi de techniques spéciales que les héros peuvent apprendre en utilisant des Baies de Lune. Cette option n’est pas à négliger, car certaines peuvent faire de gros ravages même sur les boss. Tâchez d’attribuer les objets permettant cet apprentissage de façon équitable à vôtre équipe. Vous pouvez également demander à un personnage de se concentrer pour augmenter la barre d’ES. La commande tout à droite permet d’utiliser une technique d’équipe, qui fait encore plus mal que les techniques individuelles, mais qui nécessite d’avoir la barre d’ES au maximum. La commande tout à gauche est, bien entendu la fuite. Toutefois, seul le personnage ayant l’initiative en premier dans le combat peut utiliser cette commande. Il faut de plus ne pas en abuser, voire ne pas l’utiliser du tout, sous peine de faire baisser votre réputation de pirate des cieux. Tout est représenté sous forme d’icônes très facilement repérables.

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Les ennemis du jeu sont sensibles à une couleur élémentaire particulière. Le principe du jeu repose là dessus, et ceux qui ont joué à Chrono Cross doivent en avoir un bon aperçu. Les personnages peuvent orner leurs armes de différentes couleurs, chacune représentant un élément. Si vous trouvez le bon, les dégâts seront doublés. A la fin du combat, vous récoltez bien sur de l’expérience et de l’argent. Mais aussi des points pour faire évoluer la couleur qui était sur votre arme lorsque la joute s’est achevée. Au bout d’un certain nombre de points, vous gagnez un niveau dans cet élément et débloquez une aptitude nouvelle que vous pourrez utiliser ensuite en combat. Mais si les autres combattants avaient une couleur différente sur leurs lames, vous récolterez aussi des points dans celles-ci. Un bon système, mais qui réclamera de la patience, car développer chaque couleur prendra du temps.

 

Mais ces combats présentent tout de même quelques défauts. Cela manque cruellement de dynamisme. La vitesse d’exécution est lente. Je n’ai rien contre le fait que cela ne soit pas rapide, car cela nous permet de bénéficier des excellentes musiques, mais là c’est carrément lénifiant. De plus, une technique consiste à faire utiliser la troisième technique d’Aïka , qui fait littéralement des ravages sur tous les ennemis présents dans le combat. Il ne reste ensuite plus qu’à les achever à l’arme. Le problème, c’est qu’une fois qu’on a compris que ça nous facilitait grandement la tâche, et vu la longueur des combats, on utilise plus que cette façon de jouer. Mais n’oubliez pas une chose : si les combats contre les ennemis de base vous semblent faciles, notamment avec la technique que j’ai décrite plus haut, les boss font beaucoup plus mal. Ils disposent de coups vraiment fourbes et même d’altérations d’état pouvant devenir vraiment handicapantes pour votre équipe. Une bonne maîtrise de la barre d’ES, des tours et des soins est impérative pour s’en sortir sans trop de bobos. La musique lors de ces phases varie en fonction de la tournure du combat. Si un de vos alliés est très mal en point voire mis hors combat, elle deviendra très stressante au point de vous rendre fou. Si vous êtes quasiment sur le point de gagner le combat, la musique deviendra plus joyeuse, comme si elle vous encourageait à l’achever.

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Heureusement les combats de vaisseau à vaisseau ou contre les Gigas sont beaucoup plus intéressants . Vous devez déterminer vos actions selon un damier et les actions de l’ennemi selon trois voyants : Vert, vous ne risquez rien, Jaune, il peut tenter une action dangereuse, Rouge, il vous nuira à coup sur et risque de plus, de faire assez mal. Votre vaisseau a un nombre de HP déterminé, mais vous pouvez le réparer avec des Kits de réparation . Là aussi , les combats sont longs, mais bien mis en scènes et assez dynamiques. Parfois, vous devrez prendre des décisions dans l’urgence. Si vous prenez la bonne initiative, vous prendrez un avantage certain sur vos adversaires, qui seront les amiraux de l’Armada, que vous affronterez tour à tour.

Comme Skies of Arcadia se passe dans un monde flottant dans les airs, vous changerez de vaisseau au fur et à mesure de l’histoire. Ce qui vous permettra également de recruter votre propre équipage pour naviguer. Et, vers le milieu de l’aventure, vous découvrirez même une île pour pouvoir loger tout ce petit monde. Le jeu est une aventure qui vous mènera de surprise en surprise.

Réputation, piège à cons !

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Dans Skies of Arcadia, le jeu vous demandera de choisir entre deux décisions lors de phases de dialogues, essentiellement. Si vous choisissez la bonne réponse, une musique gaie se fera entendre, améliorant ainsi votre réputation de fier à bras. Dans le cas contraire, un autre jingle retentira, et une mauvaise réponse peut faire baisser de manière significative cette réputation. Faites attention… Par exemple, dans l’Empire, une fois Fina délivrée, ne dites pas «cela me semble équitable » lorsque l’on vous propose de l’échanger contre la vie sauve… Un autre moyen de monter sa réputation est de faire des combats, mais cela risque d’être très long. D’autant que, même si elle est permise, je rappelle que la fuite fera également baisser votre réputation.

Un monde de rêve

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Le jeu est beau pour de la Dreamcast, jamais les cieux n’ont été aussi resplendissants avec des effets à tout va. Les personnages sont bien modélisés et les boss sont souvent énormes. Les différentes régions célestes sont toutes inspirées de différentes civilisations existantes : Par exemple, Marmaba , la région de la lune rouge, est inspirée de la culture égyptienne, et celle de Yafutoma, qui dépend de la lune bleue, de la culture asiatique. C’est une excellente idée d’y avoir pensé !

A tel point qu’il est dommage que le jeu accuse des chutes framerate ou des ralentissements lors de certaines phases, notamment lors des attaques spéciales. Mais cela reste marginal par rapport aux grandes qualités techniques du titre.

Les musiques font également partie de la grande réussite du titre. La bande-son se compose de 67 morceaux réparties sur 2 CD et ce sont pour la plupart de grands morceaux. Outre le thème des boss, déjà évoqué, on saluera certains thèmes de donjons, de villes, ou même celle des combats sur le pont du vaisseau.

En revanche, le point assez fâcheux concerne les voix digitalisées. S’il y en a presque pas pendant les phases de dialogues, et les personnages s’expriment souvent pas onomatopées, elles sont présentes dans les combats. Mais nous avons souvent l’impression que les personnages parlent dans un seau en fer blanc, ou que le volume change d’un personnage à autre : par exemple, Vyse pourra être presque inaudible pendant qu’il lance une attaque tandis que Aika vous brisera les tympans en faisant les siennes… Mais c’était un problème courant de l’époque, nombre de RPG sur PS1 et PS2, même certains titres faisant partie des plus grands du genre présenteront ce défaut. On le voit, le jeu n’a strictement à envier à ses concurrents de l’époque sur le plan purement technique.

La jouabilité est exemplaire elle aussi : les personnages se manient très facilement, le menu de jeu et de combat sont clairs et faciles à utiliser. Donc, pas de problèmes si vous avez déjà joué à un jeu du genre.Les vaisseaux se pilotent quasiment tous seuls, mais on regrettera tout de même une trop grande fréquence des combats lors de la navigation, ce qui peut agacer à la longue.

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Quant à la durée de vie, vous n’êtes pas près de finir cette invitation à l’exploration et au voyage. Le jeu tient sur deux GD ROM et non seulement l’aventure est longue en elle même mais si vous faites les à-cotés, vous en aurez pour un sacré moment. Le jeu a de plus été traduit en français, pas toujours de façon très heureuse, mais il fallait souligner l’effort.

Il est dommage que le titre soit arrivé chez nous alors que Sega avait déjà annoncé la fin de la production de la console, mais comme on dit : mieux vaut tard que jamais.

Verdict :

Skies of Arcadia est une invitation au rêve et à l’aventure. Le jeu se déroule dans un cadre original digne des plus grands récits de voyages et est magnifiquement réalisé. Bien que les combats soient un peu redondants à force, tout possesseur de la Dame Blanche aurait eu tort de passer à côté de ce chef d’œuvre fait par Overworks, à moins, bien entendu de ne pas aimer le genre. Ce qui serait dommage, vous en conviendrez. Une pièce unique à avoir impérativement dans sa collection.

 

La version Gamecube :

Le jeu est sorti sur la console de Nintendo en 2003, et devait aussi sortir sur Xbox et PS2 mais les versions pour ces deux consoles furent annulées. Il fut renommé en Skies of Arcadia Legends. Le jeu ajoute de nouvelles quêtes de pirates, de nouveaux lieux à découvrir ainsi qu’une nouvelle ennemie, Piastol. Les personnages ont subi un petit lifting avec plus de polygones sur certaines parties du corps mais en dehors de ça le jeu reste graphiquement identique. La fréquence des combats est moins élevée que sur la version d’origine mais il rapportent en contrepartie un peu plus d’XP. En revanche, et c’est plus dommageable, il tient sur un seul mini-disque, tandis que la version DC tenait sur deux. Cela s’est fait au détriment de la qualité musicale, nettement inférieure sur Legends et je peux vous dire que cela s’entend clairement. Pour le reste, que vous le trouviez sur l’un ou l’autre support à un bon prix…n’hésitez pas.

Points Positifs :

Une belle réalisation

Les musiques

Le scénario

Une aventure vraiment épique

Traduit en français

 

Points Négatifs:

Fréquence élevée des combats

Des ralentissements…

Les voix mal échantillonnées

 

Skies of Arcadia

Console : Dreamcast

Développeur : Overworks

Éditeur : Sega

Genre : RPG

Format : 2 GD-ROM

1 joueur

sauvegardes : 27 blocs

Date de sortie : 27 avril 2001 (Europe)

Xenogears, l’âge de la majorité

Xenogears fait partie pour moi de la sainte trinité des RPG import de la PlayStation avec Valkyrie Profile et Chrono Cross.

Et si vous vous éclatez aujourd’hui avec Xenoblade Chronicles X sur Wii U, et il y a de quoi, sachez que Tetsuya Takahashi a également été le réalisateur de ce bijou de la console grise de Sony. D’ailleurs, la racine, Xeno- ( qui vient du grec et qui signifie « étranger ») aurait dû vous mettre la puce à l’oreille, non ? Cependant entre le dernier hit de Monolithsoft et le jeu dont je vais vous parler, bien des choses se sont écoulées depuis.

Xenogears, c’est en réalité la première œuvre de Takahashi en tant que réalisateur. Et je garde un souvenir marquant de ce jeu, pour plusieurs raisons. Alors, non, je ne vais pas faire un article détaillé, ça viendra plus tard, mais je ne pouvais pas oublier un jeu qui vient d’avoir 18 ans. En effet, il a été lancé au Japon le 11 février 1998, où il s’est vendu à près de 1,1 million d’exemplaires. Pendant ce temps, en Europe, un autre jeu de la firme, Final Fantasy VII a fait l’objet d’une déferlante sans précédent. Mais c’est une autre histoire, et concentrons-nous sur Xenogears.

Plus qu’un RPG, un RPG-Fleuve

Xenogears jour d'aprèsLe jeu est doté sans doute du script le plus long jamais vu dans un RPG Japonais, avec des tonnes de textes à lire. Le scénario, se déroulant sur plusieurs millénaires est d’une maturité rarement vue, traitant différents sujets pas forcément simples, oscillant entre des principes relevant de la psychanalyse de Freud et Jung, de la philosophie de Nietzsche (l’homme, le surhomme et nihilisme, entre autres), des religions et de la pure science-fiction. Le scénario est donc très complexe, et chaque personnage a également fait l’objet d’un travail très soigné sur leur personnalité. A commencer par le héros, Fei Fong-Wong, vivant dans le village de Lahan et qui a été retrouvé amnésique trois ans plus tôt. Notre jeune homme a vite été très apprécié des autres habitants de ce lieu reculé, assez loin du tumulte de la guerre qui ravage le monde,et n’hésite pas à leur rendre de menus services. Tout bascule lorsqu’un soir, en revenant de chez le médecin du village, il voit deux gros robots géants se diriger vers le village. Lahan est en proie aux flammes et les habitants tentent de fuir. Pensant réussir à sauver le village, Fei monte dans un des robots, dont le cockpit était vide. Malgré les avertissements du docteur de ne pas le faire, il est trop tard. Voyant un de ses amis se faire tuer, Fei explose… et détruit le village dans sa colère.Lorsqu’il se réveille, perçu comme un monstre par les habitants, le jeune homme se prépare pour un voyage qui va le mener très loin.

Je ne vous ai résumé que la première heure de jeu et déjà, on s’en prend plus que dans pas mal de ses concurrents. Fei va s’apercevoir très vite que beaucoup de monde lui court après. Pour quelles raisons ?Xenogears Grahf

Le jeu tient sur 2 CD, remplis d’événements qui se succèdent quasiment sans temps morts, mais le jeu souffre tout de même d’un grave déséquilibre. Le premier disque est un bonheur complet, on joue, tout s’enchaîne vite et on accumule les exploits et morceaux de bravoure. Malheureusement, cela ne s’est pas poursuivi dans le second disque. En effet, Takahashi avait déjà largement dépassé le budget alloué par Square lorsque le premier disque fut finalisé, et la firme lui coupa alors les vivres. Beaucoup d’événements sont donc racontés par Fei, avec quelques séquences de jeu, notamment pour combattre des boss, mais l’essentiel est sauf, nous avons droit à un final extraordinaire.

Techniquement, le jeu est tout en 3D avec une caméra que nous pouvons manipuler à 360 degrés, chose rare pour l’époque. Du coup les graphismes sont un peu inférieur à ce dont nous avait habitués la console grise, mais difficile de ne pas souligner le soin apporté aux artworks des personnages et de leur représentation en jeu. Le tout reste largement au dessus de la moyenne. Le jeu dispose de séquences cinématiques animées.

Les musiques ont été composées par Yasunori Mitsuda qui a fait de l’excellent travail. Les thèmes sont parfaitement adaptés aux situations, et restent dans les mémoires : difficile d’oublier, entre autres le thème des combats, celui de Grahf, de la carte du monde, ou encore, la chanson de fin…Le jeu dispose de voix en plus de bruitages lors des combats et des séquences animées, dommage toutefois que le doublage américain de ces dernières soit totalement aux fraises.

Combos et gros robots

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Xenogears a su séduire grâce à un scénario fort et ses personnages, mais son gameplay a également été très bien pensé. Bien entendu, les combats sont aléatoires, comme dans nombre de jeux du genre. Cependant, le jeu alterne les séquences à pied et les séquences à bord des gros robots, les Gears.

Les combats à pied obéissent à la fois à une jauge de temps mais aussi à une jauge de points : une attaque faible vaut un point, une moyenne en vaut deux et une puissante trois. Vous réalisez ainsi des combos en appuyant sur les touches Triangle Carré ou Croix et mélanger le tout permet de débloquer de nouveaux gestes au fil du temps. La magie, utilisable par certains personnages, est appelée « Chi ». Vous pouvez également stocker les points non utilisés lors d’un tour dans une barre qui une fois remplie permettra de lâcher un énorme combo, pouvant faire mal face à certains boss.

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Les combats en Gears arrivent très tôt dans le jeu et obéissent aux même principes dans leur globalité, sauf que chaque geste consomme des réserves de carburant, en plus ou moins grande quantité. Le fait de se mettre en garde permet de remplir de nouveau sa réserve de quelques unités. Il faut faire attention, parce que certains ennemis ne se priveront pas de vous infliger par exemple, des statuts comme « fuite de carburant »… Chaque personnage (sauf un pour des raisons évidentes) possède au moins un Gear, mais les rôles principaux en auront plusieurs au cours de l’aventure. Vous pourrez également assez vite acheter des pièces de rechange pour améliorer les capacités des engins. Le jeu est largement jouable mais le saut est assez dur à maîtriser entièrement, certains donjons vous donneront par ailleurs mal à la tête à ce niveau ( la Tour de Babel…. quel cauchemar!). De plus, dommage que les programmeurs n’aient pas désactivé les combats pendant cette phase, il n’est pas rare qu’une bataille survienne en plein saut. Mais ce n’est rien par rapport à ce que le jeu offre.Les phases à pied et en Gears sont très bien équilibrées dans le déroulement du jeu.

Stand Tall and Shake the Heavens

Xenogears femme

Xenogears fait partie des jeux que je refais parce qu’il m’a marqué à plus d’un titre, même s’il n’est pas parfait. Bien qu’il soit marqué « Episode V » à la fin du générique, sur une série de 6 jeux que Takahashi ne parviendra jamais à faire jusqu’à maintenant, je le considère comme une pièce unique, un jeu particulier mais qui vaut le coup d’être joué. Cependant, Square fera tout pour ne pas le mettre en avant, et s’il sortit dans la douleur aux Etats-Unis, avec un temps de traduction record, il ne franchira pas l’Atlantique de façon officielle. Pourtant je rêve qu’il atterrisse un jour sur le PSN européen, ou mieux encore, d’avoir la version complète,c’est à dire que certains événements résumés du deuxième disque deviennent de véritables donjons ou cinématiques servant l’histoire. Là, ce serait le rêve.

Je m’arrête là pour cet article déjà bien long alors qu’il ne devait célébrer que les 18 ans du jeu, bon anniversaire donc à un titre qui contient déjà tout ce que Takahashi mettra ensuite dans tous ses jeux : la science-fiction et des robots de combats, et c’était déjà énorme.