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On ne nous prendrait pas pour des imbéciles, des fois ?

Guns of the Kikoolols spécial cinéma : Get Wild

Bonjour et bienvenue dans un nouveau GotK spécial cinéma. Cette fois, on va s’attaquer à City Hunter, qui va être adapté au cinéma sous son nom américain, c’est à dire Nicky Larson, par… Philippe Lacheau, déjà auteur de Babysitting 1 et 2 et plus récemment de Alibi.com. Des comédies sympas (à par Babysitting 2, gênant à plus d’un titre). Mais là, rien que de lire ce qu’il a mis sur l’illustration fait peur. Jugez plutôt :

nickylacheau

 

On a fait quoi pour mériter ça ? Je sais c’est pas bien d’émettre des jugements de valeur avant la sortie du film, mais c’est dores et déjà très mal barré. Se baser sur la VF qui passait dans le Club Dorothée, ça annonce déjà la couleur. Autrement dit, Philippe Lacheau n’a pas l’air d’avoir compris le fond de l’oeuvre! Déjà, parler de « détective » ça promet. Ryo Saeba, héros de City Hunter, est avant tout un tueur à gages, plus précisément un « nettoyeur ».

Ensuite, s’il voulait vraiment adapter la chose, il aurait pu, je ne sais pas, lire le manga ou regarder l’anime en VOST. En effet, il suffit de cela pour comparer et voir que les doubleurs français étaient à côté de la plaque. La réalité des propos de l’anime était bien plus sombre que ce qu’on nous a donné à voir dans les années 90. Alors oui sur le coup les doublages des méchants notamment, font rire. Mais ils sont également honteux à plus d’un titre. On pourrait parler de la « qualité » des doublages en français des animés japonais que AB achetait au kilomètre, ainsi que de la censure, car oui, la série, tout comme Ken le Survivant, ne partage pas uniquement des doublages débiles, mais aussi des passages censurés (aucune goutte de sang). Heureusement, cela s’est largement amélioré depuis et on trouve des VF de qualité ( Cow Boy Bebop), même si rien ne remplace les voix d’origine… Et ce sera Nolife qui diffusera en 2008 City Hunter en intégralité en VOST non-censurée. Eh oui… 

Je n’ai pas envie que sous prétexte de nostalgie, des bons souvenirs du Club Dorothée, on adapte une série en se basant sur nos souvenirs de gamins. Ce sentiment ne permet pas tout.  L’enfance non plus. Parce que déjà, nous n’avions pas le même recul qu’aujourd’hui, une fois adultes, et nous manquions donc d’analyse. Ensuite, parce que l’être humain a une tendance naturelle à enjoliver les souvenirs. De plus, se baser sur la version française de l’anime est un aveu de faiblesse avéré. 

Ensuite, parce que Ryo Saeba est un personnage plus complexe qu’il n’y parait et ça m’étonnerait que M. Lacheau ait tout compris du personnage. Oh, oui, lorsqu’il se fait assommer par un marteau de plusieurs tonnes tenu par Kaori, après avoir manifesté son amour à une jolie femme, c’est drôle. Mais Ryo, et par extension City Hunter, ce n’est pas que ça.  C’est peut-être un des mangas les plus sombres et sérieux des années 80/90, avec un personnage plus complexe qu’il n’y parait.

Ryo_Saeba

Le pire c’est qu’il semble que Philippe Lacheau va incarner le rôle-titre… Franchement… Vous l’imaginez, lui, en Ryo Saeba ? Moi pas. Regardez l’image ci-dessus.  Mais, finalement,à qui la faute ? A lui qui veut adapter quelque chose qui a bercé son enfance, ou à la mentalité qui règne dans les médias  et le cinéma français, qui croient encore que les dessins animés ce n’est que pour les enfants, et qu’il faut à tout prix faire des comédies pour être proches du peuple ? Résultat : on a eu pas mal de merdes.  Et M. Lacheau va surement trouver des financements pour ce massacre annoncé d’une oeuvre culte,  vu que les comédies, ça plait au « grand public », qui n’a de grand que le nom, d’après les producteurs… Peut-être serait-il temps que cela change… 

A vrai dire, j’aurais été moins circonspect si l’adaptation avait été faite par un réal français qui a déjà fait ses preuves outre-Atlantique. Je pense notamment à Christophe Gans ( qui montre suffisamment dans ses films qu’il est fan de jeux vidéo et de mangas) ou encore Alexandre Aja. A propos de ce dernier, il avait pour ambition d’adapter Cobra, mais on ne lui a pas donné les droits… Dommage, ça aurait pu donner quelque chose de bien.

Pour finir, et pour la petite histoire, il existe déjà une tentative d’adaptation de City Hunter au cinéma en Film « live »  avec Jackie Chan dans le rôle-titre qui date de 1993 et le résultat n’était déjà pas fameux.  En attendant, cette adaptation française (sans doute) foireuse n’est pas prévue avant 2019. De quoi  largement relire les 36 volumes du manga, revoir les 4 saisons de l’anime ainsi que les OAV et le film, entre autres. 

Et comme dit la chanson de fin : « Get Wild and Tough. »

Le cas Jeux Vidéo Pratique

 

J’aime bien lorsqu’un nouveau magazine papier se lance, notamment en matière de jeux vidéo, même si tous ne seront pas forcément mémorables. Il y a des fois, je veux bien être gentil, me dire que même si ce n’est pas de la grande lecture, certains peuvent contenter un lectorat peu exigeant.

Mais pour Jeux Vidéo Pratique, je ne peux pas laisser passer. J’annonce déjà la couleur ça va ch*** des bulles, dans les paragraphes suivants, mais bordel, faire ça en 2017 c’est juste pas possible.

Il est vrai que le premier offrait déjà un grand moment, d’après ce que j’ai cru voir sur les réseaux sociaux et chez Acksell. On se disait qu’après ça, il ne devrait pas y avoir de numéro 2… Eh bien si ! Ils ont osé ! Il y a un deuxième numéro ! Bon cette fois je vais vérifier si c’est vraiment mauvais. Et… ça l’est.

Mais on va commencer par le début.

1-Un maquettiste ? Où ça ?

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Déjà, la couverture est immonde. Il y a un fond jaune qui prend la moitié de la première. On notera le point d’exclamation du titre… Non, ça c’est à ne ne pas faire.

Le titre joue sur de faux chiffres et est ouvertement mensogère. Pour preuve, Kingdom Hearts : La saga enfin racontée... pourquoi « enfin » ? Je leur ressors mes Rôle Playing Game, mes Gameplay RPG, Background, ou IG ? Juste comme ça… Vous débarquez avec au moins trois ans de retard les gars ! Et c’est quoi l’immonde truc qui ouvre grand sa gueule en haut ? Un chewing-gum la fraise avec des yeux ? Putain, il y a mieux comme mascotte…On notera aussi l’utilisation de Comic Sans MS, grave erreur.

Mais je dois bien le dire, ça annonce la couleur, parce que un maquettiste, en réalité, c’est à se demander s’il y en a un. Les pages sont anarchiques, entre images disproportionnées, superposées coupant parfois un texte en deux, ou rendant sa disposition complètement bancale. Ils ne doivent pas savoir ce qu’est une homothétie correcte…Pourtant, en cours de maquette, j’ai appris que les images ne devaient pas être déformées mais adaptées le plus possible par rapport à la taille du texte. Ici, rien n’est respecté. Pire, certaines images sont si proches les unes des autres qu’on se demande soit pourquoi elles sont là ou ce qu’elles illustrent.

Mais le pire, c’est la partie des tests. Plutôt que de consacrer une ou deux pages pour un seul jeu, non, là, dès qu’un test est terminé, on enchaîne sur un autre, directement. Résultat, certains titres, qui auraient mérité un meilleur traitement se retrouvent testés en dix lignes et trois phrases ! Lorsque je lisais les magazines des années 90, c’était l’apanage des jeux mauvais ou moyens dans la rubrique vite vu /zapping, mais au moins il y avait une maquette.

Ici, à titre d’exemple, on retrouve sur une double page, le test de Poochi’s and Yoshi’s Wooly World, décrit comme « gros coup de cœur », Dead Rising 4, Forza Horizon 3 et le début de Pokémon Soleil et Lune.

Leur « gros coup de coeur » est celui qui occupe le moins de place, et fait la taille d’un mouchoir en papier… Et ça, chez eux, ça s’appelle un test.

2-Un magazine truffé d’erreurs

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Maintenant, intéressons nous au contenu. Jeux Vidéo Pratique, c’est 100 pages, mais 100 pages truffées de fautes. S’ils ont oublié d’embaucher un maquettiste, ils ont aussi oublié d’engager un correcteur-relecteur. D’ailleurs les deux postes n’apparaissent pas dans l’ours (NDJul : pour ceux qui ne seraient pas familiers avec les rédactions de presse, c’est l’encadré qui mentionne tout ceux qui ont participé à l’élaboration d’un magazine). Plein de choses ne vont pas au niveau de l’orthographe, par exemple beaucoup de confusions entre « er » et « é ». Pire, Mario est souvent appelé Mario Bros (et Mickey Mousse, bien entendu) et j’ai vu « Chrono Cross » écrit «  Chrono Chross ». Désolé, mais être incapable d’écrire correctement mon RPG jap favori d’entre tous, ça relève de l’incompétence ! Mais il y a aussi un problème au niveau des titres. Par exemple « Y se passe quoi chez Ubisoft ? », le premier article du magazine. Non les gars. Non. « Que se passe t-il chez Ubisoft ?», ça conviendrait mieux.

Mais ces problèmes ne sont pas les plus graves, non. On notera aussi une utilisation du verlan dès l’édito, mais on en retrouve partout, du style « trop guedin ! » Pire, les conclusions de news ( qui « claquent, tuent, cognent », au choix), sont ponctuées de «brrr !!! » ou de « grrr !! » en tous genres. Si ça peut faire un effet à l’oral, à condition de ne pas en abuser ça ne passe pas du tout à l’écrit !!!

Certains paragraphes sont incompréhensibles, en plus d’être truffés de fautes, mais surtout, ponctués d’erreurs factuelles. Le dossier consacré à Kingdom Hearts est éloquent. Ne le lisez pas si vous êtes fans de la saga, vous auriez des envies de meurtre. Je n’ai pas digéré non plus l’insulte faite à The Last Guardian, décrit comme « Somptueusement Ennuyeux », et testé sur une dizaine de lignes, une colonne et en 4 (quatre) phrases. Fans de Fumito Ueda, à vos fourches !

3-Un ton revanchard malvenu, mais pas que…

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Mais surtout, ce qui m’a déplu, c’est le ton ouvertement revanchard qui se dégage de l’ensemble du torchon.

L’édito annonce dores et déjà le ton : « On est encore là ! » sous-titre : « Prêt à foutre (sic)le souk et tout l’monde est corrd’a  (sic²)». Attention, si vous avez compris cette phrase, ne prenez pas la route.

Du vulgaire et du verlan, ça commence bien.. S’il n’y avait que ça… Mais non, l’édito de Stéphane Moreau est revanchard et accuse les concurrents de collusion avec la publicité et de petits arrangements avec les éditeurs. Sans preuves. Et déclare être venu « secouer les puces » aux autres. Non mais j’hallucine. T’as vu la qualité de ton magazine, sérieux ? Il vaut vraiment n’avoir aucun honneur, aucune race, pour oser sortir un deuxième numéro après la cata qu’a été le premier ! Déjà, c’est très mauvais signe si on ne parie que sur ça pour se placer sur le marché. Et ça continue en faisant un doigt d’honneur à ceux qui les ont épinglés au premier numéro. Je me demande où il est allé pêcher que certains pensaient « enfin un magazine qui dit les choses » parce que rien qu’en tapant le nom sur Twitter je n’y ai vu que des retours négatifs, même sur le deuxième numéro, il y a de quoi !

L’esprit revanchard persiste à la fin du magazine, lorsqu’un type descend en règle Acksell, youtubeur, dans un article intitulé « Pourquoi Cédric est il frustré ? » Révéler le nom d’un Youtubeur de façon publique, je me demande si cela ne tombe pas sous le coup de la loi, tout en l’insultant dans l’article. Le seul tort d’Acksell ? Avoir dit que le magazine était une merde, et il avait raison, car cela se confirme avec ce deuxième numéro.

Ensuite, je n’ai pas aimé non plus le fait d’inciter les gens à dépenser des sous. Un article a pour titre « Il vous reste des sous ? Trop cool ! » Punaise mais non ! Ça vous aurait coûté, de titrer « idées shopping » ou quelque chose de moins simpliste ?

Même chose lors de la page pour s’abonner : après avoir choisi une formule, un phrase, en rouge dit «  Voilà c’est fait,je vais à la poste et je suis trop content de m’être délesté d’autant de sous ! » Je trouve ça insultant, notamment pour quelqu’un au RSA.

Non seulement, le titre est revanchard mais incite à la dépense, mais en plus, il fait dans le racolage.

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Dès qu’on tourne la page de l’édito insultant de M. Moreau, on trouve cette page  avec une femme en short latex et nue par ailleurs. J’hallucine.

Mais sur la page d’à côté, le sommaire, on voit en rose pour que ce soit plus voyant : « zoom sur un jeu olé-olé ». Non, pas un jeu sur la corrida, non… On croise aussi une Lara Croft jeune se cachant les seins dans le dossier pourri sur les fangames… je continue ou bien ? Oui, je continue en passant au point suivant.

4- Un manque de contenu flagrant

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Déjà tout ce que j’ai écrit devrait vous éloigner pour longtemps de ce truc. Mais le pire c’est que ça manque vraiment de contenu. Entre tests archi-courts, truffés d’erreurs, les sujets un tant soit peu rédactionnels ne sont pas maîtrisés. Et surtout, vers la fin, il y a 25 pages, soit un quart du magazine, remplis de tutos et d’astuces qui ne sont autre que des copiés/collés trouvés sur Internet. Parfois, on hallucine, comme le fait de tirer dans un FPS, d’affirmer que Super Mario Run est un excellent jeu de plates-formes, alors que c’est un pay to win, ou encore, de profiter de nos photos sur 3DS… Ah c’est sur, putain, je m’entraîne avec mon Reflex à 700 euros pour tenter de maîtriser la macro et le RAW et une résolution de 24,2 Mégapixels pour les revoir sur la portable de Nintendo en résolution max de 640*480 ! J’aurais dû y penser dites donc !

Autrement dit, il n’y a que 75 pages, ou à peu près, de rédactionnel. Ça s’appelle une escroquerie. Mais puisque nous en sommes là, on va aller plus loin. Le magazine se vante d’être indépendant de la pub. C’est con, parce qu’ils ont dû se dire que personne ne lit l’ours, manque de bol, moi je le fais et je vois une section « Publicité, partenariats ». Vraiment indépendants de la pub ? Pourquoi ce département existe t-il donc au sein du magazine ?

Et aussi, niveau arnaque, ils se vantent de tester les meilleurs jeux de 2017. Sauf que dans la liste, au moins la moitié, si ce n’est plus, dataient de 2016.

5-Qui est responsable du désastre ?

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La question qu’on peut se poser, c’est : à qui profite le crime ? Parce ce que sortir un magazine dans cet état, non relu, construit de façon anarchique, revanchard et racoleur, il fallait oser en 2017. J’ai réussi à trouver pire que ceux qui vantaient déjà le prochain Call of qui allait « tout tuer » dès le mois d’août. Qui faut-il accuser ? Les rédacteurs, dont on dirait les travaux d’une classe de CM2, et M. Moreau serait leur instituteur ? Non. Je vais supposer qu’ils sont majeurs, et que comme tout le monde, il veulent bouffer, et ça se comprend. Ce ne sont pas eux qui ont fait le choix de l’exposer à la vindicte populaire. Ce sont plutôt les éditions Balisier, basées en Bretagne qu’il faut blâmer. Et donc, que ceux qui ont participé cela se désolidarisent vite, aillent ailleurs, avec une rédaction sérieuse, tels JV, Canard PC, ou que sais-je. Mais là, on a vraiment atteint le degré zéro de la presse vidéoludique, qui montre tout ce qu’il ne faut pas faire quand on se lance dans la presse papier. Sérieusement, en l’état actuel, il n’y a qu’une place pour Jeux Vidéo Pratique : la poubelle, ou le fond de la cuvette des WC. Il ne reste plus qu’à espérer qu’un numéro 3 ne sorte jamais… Ou alors il faudrait que M. Arfi, directeur du magazine, vire l’équipe en place. J’avais tellement honte que je l’ai dissimulé sous un autre magazine chez mon libraire, honte de voir que ce torchon est vendu 6,90 € alors que So Film, qui n’a pas mérité d’être à côté, m’a coûté 2 euros de moins.

Et dites-vous bien que je m’en fous d’être traité de frustré par ces gens dans leur prochain numéro comme Acksell, si jamais il sort… Et j’en ai vu d’autres sur les réseaux alors vous pensez s’ils me font peur… N’empêche, j’ai mal pour les arbres abattus qui ont servi à faire la pâte à papier de ce torchon. Il est vrai que ça fait cher le rouleau de PQ.

Guns of the Kikoolols épisode #76

Encore un article coup de gueule, autant je n’en avais pas tellement fait l’année dernière, mais là, j’en suis déjà à trois en quelques semaines. il faut dire aussi que si les gens étaient moins stupides, je n’en viendrai pas à dénoncer certaines démarches. Cette fois, je vais parler du dernier spot de la Fédération Française de Cardiologie et de certains qui nous prennent pour des idiots.

1-Message faussé

On attaque avec le spot publicitaire de la Fédération Française de Cardiologie,  parce que là, c’est moi ai failli avoir une attaque en voyant la fin de la chose. Ne vous méprenez pas, oui, les malaises cardiaques sont problématiques dans notre pays, la France étant le pays d’Europe dont la population est la moins formée aux gestes de premiers secours et la moins équipée en défibrillateurs dans les lieux publics. Vouloir tout faire pour les prévenir, c’est normal et en soi la démarche de la FFC se défend dans l’absolu. Mais alors en pratique c’est autre chose. Pourtant, ça commence plutôt pas mal, où on voit  es enfants faisant du skate, certains réussissant les tricks, d’autres ayant plus de mal. Puis, on passe à un plan fixe, où on voit un ado, obèse, hagard, assis sur un canapé, dont les mains appuyaient frénétiquement sur les boutons… d’une manette de jeu. Ensuite,  le message « assis, votre enfant prend plus de risques ».  Là, j’ai failli envoyer mon verre dans la téloche. Le message qu’on retient est « les jeux vidéo c’est mal, ça fait des obèses zombies et  provoque des crises cardiaques ». Je vais finir par croire que la FFC n’est composée que de vieux schnoks en blouse qui n’ont jamais rien compris au loisir. Une fois encore, on juge le côté négatif  du loisir, sans chercher à comprendre que maintenant, une majorité de la population y joue, ni même de connaitre les bénéfices notamment sur le cerveau. D’ailleurs, je peux aussi faire le compte des arrêts cardiaques provoqués par une activité sportive trop intense, si vous voulez jouer à ce petit jeu. Et n’en déplaise à la FFC, les jeux vidéo sont aussi devenu un sport. Oui, à tel point que le grand quotidien sportif national lui consacre une rubrique. 

2- Ah, t’as ri ? Pas moi!

atari flashback classics

Dans le genre on nous prend pour des saucisses, je dois vous avouer que j’en ai vu une belle hier dans un magasin spécialisé. Non pas une boucherie, une enseigne de jeux vidéo. Le rétrogaming est à la mode et certains se sont dit qu’ils allaient surfer dessus quitte à refourguer des choses antiques sur une console je ne sais  combien de fois surpuissante par rapport à l’originale.  Je vous explique, j’ai vu deux compilations d’anciens jeux Atari… sur PS4.  Vous savez, les jeux de la grande époque de l’Atari 2600/5200/ 7800, qui fleurent bon la fin des années 70 et le début des années 80, ou une couche bleue fait un ciel et un triangle un avion, et un trait vert en dessous, le plancher des vaches.  On se contentait de peu à l’époque mais ça faisait fonctionner l’imaginaire au moins…Ouais. Sur PS4. Chaque compilation ( il y en avait au moins 2) était vendue… 29 €.  Si c’est pas se moquer de nous quand même… oser vendre ça à ce prix sur une console qui a presque  40 ans de moins, c’est clairement se foutre du monde et prendre les adeptes de rétro pour des gogos.  Déjà que la passion coûte cher…  Tu m’étonnes que cela ne prenne « que » 500 Megabits en taille ! D’autant que les images que j’ai vues montrent clairement que les jeux ne prennent pas toute la place sur l’écran, mais seulement un tiers, avec parfois des illustrations sur les côtés, et la beauté est laissée à l’appréciation de chacun. Autant prendre la console d’origine, une bonne vieille TV cathodique et la brancher dessus, mais ça n’a rien à faire sur des écrans HD et les consoles surpuissantes de maintenant.  Et ce ne sont pas le fait d’y avoir ajouter des trophées, des modes online et des leaderboards qui vont me faire changer d’avis. Sérieusement rien ne justifie selon moi l’arrivée de ces jeux, qui pour la plupart ont désormais un intérêt très limité et une durée de vie très réduite.  Mais ce n’est pas les revendeurs qui sont à blâmer dans cette histoire, ils ne font que leur boulot après tout, mais plutôt l’éditeur qui a eu l’idée de sortir ça.  Pour 29 € vous pouvez avoir des jeux dignes de la bécane, bien que peut-être un peu anciens ou en promo, ou en occasion. Mais je vous en conjure, n’allez pas gaspiller votre fric là dedans. La nostalgie a ses limites, notamment après le passage de Nintendo et Sega. Atari, c’était sans doute bien. Mais c’était avant. 

Voilà, c’est tout, à bientôt pour un prochain article, qui sera surement plus calme.

Guns of the Kikoolols episode #72

Triste épilogue pour Passion Culture

Un Guns of… spécial  car on ne va pas parler ni de jeux vidéo ni de cinéma, mais… de livres. Ou plutôt, d’un magasin qui en vendait. Je vais d’abord remettre les choses dans le contexte.

En 2011, la fameuse « halle » de la Place de Loire a Orléans avait enfin trouvé un occupant sur la moitié de sa surface.  Passion Culture avait ouvert ses portes.Un temple indépendant  dédié aux livres, sur deux niveaux, 1600 m² clair et spacieux. Il était même possible de prendre une collation après je ne sais pas, un film au cinéma Pathé d’en face par exemple. Elle avait accueilli beaucoup d’écrivains en dédicaces et trouvé son public.  Malheureusement, Passion Culture a été contrainte hier ( le 22 juin 2016) à la liquidation judiciaire et ferme donc définitivement. 

Vous me direz,ce sont des choses qui arrivent. Sauf que l’histoire a de quoi me mettre vraiment en colère. Déjà les librairies, notamment indépendantes, ne sont pas forcément très nombreuses  à Orléans. Ensuite, la halle a été pendant des années une gabegie, un gaspillage d’argent public  avec la municipalité qui ne savait quoi en faire. Petit à petit elle avait trouvé des occupants.  Mais voilà, la fermeture de cette librairie est due  à l’intransigeance de la filiale immobilière du Groupe Casino, qui prouve que  ce sont bien des enflures. Alors qu’au départ, elle était d’accord pour baisser le loyer,  la librairie ayant fait des travaux pour près de 900 000 € , Casino a alors fait volte-face, réclamant le manque à gagner de près de 600 000 € et avait assigné Passion Culture devant les tribunaux. La librairie n’a eu d’autre choix que de se placer en redressement judiciaire, période qui connait aujourd’hui un triste épilogue. Le groupe Casino a même refusé les conseils de l’administrateur judiciaire!!! 

Mais ce n’est pas tout hélas. Pendant ce temps, Casino a  négocié avec un repreneur des lieux un bail trois à quatre fois moins cher de ce que le groupe exigeait pour Passion Culture! Vous le sentez, l’enfumage ?  Le communiqué de la librairie vous donnera tous les détails. 

Naouri m’a tuer

Casino met donc au chômage sa directrice, Sylvie Champagne, et  ses 12 salariés, tout en leur jouant un tour de cochon. La mairie d’Orléans, elle, est restée muette. Dans le même temps, la fondation Casino vante l’accès « aux bienfaits de la culture » aux enfants… J’ai le droit de rigoler ? Oser prétendre ça en faisant fermer une librairie ? Même si Madame Champagne dit qu’elle « se battra jusqu’au bout », j’ai bien peur que malheureusement, dans le cas de Passion Culture, on regrette qu’une fin s’écrive ainsi. 

 

Guns of the Kikoolols épisode #71

Spécial cinéma : Jul et les connards, une étude sociologique

Il y avait longtemps que je n’avais pas fait de Guns of the Kikoolols et cette fois, ce sera un retour sur l’expérience cinéma d’hier. Voulant voir ce que donnait l’adaptation en long-métrage de Warcraft, saga de jeux bien connue, mon expérience fut des plus désagréables. Non pas à cause du film lui même, mais à cause de certains individus dans la salle. Concernant le métrage, pour en parler vite fait, je dirai qu’il a été assez plaisant mais je ne lui ai pas trouvé de chose lui permettant de se détacher de films heroic-fantasy, mais il respecte le matériau dont il est tiré et est largement valable comme adaptation de jeux vidéo en film. Et il y aura une suite. Bref.

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Mais justement, mon multiplexe favori, exploité par une enseigne ayant un coq et le jaune pour couleur dominante, le proposait en 3D.  J’ai plusieurs paires de lunettes à la maison, je prend la première qui me  tombe sous la main. Je m’installe dans la salle, les sors… et là je constate qu’elles ont déjà bien vécu, celles-ci. les verres sont abîmés, mais sait-on jamais. Je teste la vision sur le premier écran qui s’affiche. Le résultat a été sans appel,  mettre ces lunettes, c’était comme voir dans Los Angeles un jour de smog.  Je dois donc en chercher d’autres. Le temps d’avoir ma nouvelle monture, la salle s’est remplie, et du coup pour avoir les places centrales, c’est un peu foutu. Bon, pas grave,  je vais m’installer  sur le côté gauche de la salle, je me ferai la séance tranquille dans un coin. Oui, mais… Voilà que deux types décident de s’installer au même rang, bientôt suivi d’un troisième, ne laissant entre eux et moi qu’un siège de distance. Pour la tranquillité solo, c’est foutu. Mais bon… On ne leur a jamais dit à ces types qu’une fois  dans un lieu public, il faut enlever sa casquette ? Parce que là, ils en avaient tous et ils l’ont gardée tout le temps de la séance. mais ce n’était pas le plus gênant. Qu’ils délirent à voix haute pendant les pubs, ça passe. Mais  pendant le film bordel… Oui, ils l’ont fait. J’avais donc un huitième canal de son à ma droite, par trois énergumènes qui visiblement n’en avaient rien à foutre  du confort des gens.  J’ai décidé de prendre mon mal en patience, mais parfois c’était vraiment dérangeant.  Je n’ai pas besoin de commentaires sur ce que je vois. Sans compter les téléphones allumés sur lesquels ils pianotaient. Heureusement qu’ils n’ont pas sonné et n’ont pas répondu à voix haute, sinon je faisais comme le Fossoyeur de films dans  son guide du savoir vivre au cinéma… que certains comme eux auraient bien fait de revoir!

Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Non seulement ils ont gâché ma séance, et dès le premier nom au générique, ils se sont barrés aussi vite qu’ils étaient venus. Ils ont plutôt bien fait parce que je n’aurais pas hésité à leur dire le fond de ma pensée en version pas gentille.  Les places sur lesquelles ils se sont assis, ils les ont laissées dans un état déplorable. Gobelets de chez McDo, emballages de burger, serviettes partout…  Bref, ils se sont posés là pour bouffer, et n’ont rien ramassé en partant. Et ça m’a énervé encore plus. 

La question que je me pose est la suivante : Quelle éducation a t-on donné à ces types ?  C’était quoi ce sans-gêne? On se pose, on bouffe, on comment à voix haute, et on laisse les autres ramasser  ? Je ne suis pas le plus soigneux des hommes, ni le plus ordonné non plus (désolé de vous décevoir). Et pourtant, si j’avais consommé quelque chose, la moindre des politesses, ç’aurait été  de reprendre les emballages et de les mettre dans la première poubelle venue! Et une salle de cinéma, la plus grande  en plus, ce n’est pas une poubelle géante. En tout cas en plus d’une fiction, j’ai eu une étude de cas de sociologie et ce n’était vraiment pas beau à voir.  Peut-être que j’aurais été plus tranquille si  j’étais retourné voir The Nice Guys ( critique sur ce blog)…

Conclusion : ne jamais oublier ou négliger  l’état de lunettes 3D, cela peut vous éviter de tomber sur des connards.