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On ne nous prendrait pas pour des imbéciles, des fois ?

Guns of the Kikoolols : quand EA pousse le bouchon trop loin

cpc lootboxesLe jeu vidéo devait-il en arriver jusque là dans ses pratiques honteuses à mon sens ?  Avec Star Wars : Battlefront II, sorti vendredi dernier, Electronic Arts  a poussé le bouchon beaucoup trop loin pour faire passer les joueurs à la caisse. Canard PC titrait dans son avant-dernier numéro : « comment les éditeurs transforment vos jeux en casinos ». Il n’avait pas tort et vient d’en avoir une flagrante démonstration.  En effet, le titre développé par DICE avait des microtransactions dans le mode multijoueur. J’ai bien mis « avait », car devant le bad buzz provoqué, EA a décidé de les retirer temporairement. En effet, soit les joueurs passaient un temps fou sur le jeu pour avoir les héros emblématiques de la saga, de l’ordre de 40 heures et 60 000 crédits pour Luke Skywalker ou Dark Vador, ou ils passaient à la caisse pour des Star Cards ou des lootboxes au contenu parfois aléatoire, chacune coûtant entre 7 et 14 € à l’achat. Certains joueurs ont calculé qu’il faudrait au total dépenser 2100 € pour avoir tout le contenu de BF II. Ou alors, y passer plus de 4 000 (!) heures.

Mais qui pourrait dépenser autant dans un jeu ? EA et DICE étaient ils sérieux ? Qui s’est dit que ce serait une bonne idée de faire payer  les gens, quitte à créer des déséquilibres entre les joueurs ?  Parce qu’en effet, il est avéré que si on paie, on progresse plus vite que ceux qui décident de rester dans la voie  » gratuite ».  C’est sur, ça devient plus facile de gagner avec un perso full set de la mort, qu’avec un glandu équipé d’un simple blaster… Autrement dit, DICE et EA ont mis des entraves à la progression que dans un seul but : gagner encore plus de fric.  Pour vous donner une idée, 2100 €, c’est près de deux mois de salaire au SMIC ou cinq mois au RSA pour les plus modestes. Très franchement, qui pourrait mettre une telle somme en tenant compte des dépenses obligatoires et du coût de la vie ?

Malheureusement pour eux, les problèmes de ce genre se sont vus dès la Bêta. Et ça aurait pu passer, si la presse spécialisée n’avait pas joué son rôle et reporté la chose, et surtout, si Metacritic n’avait pas de section où les joueurs peuvent noter un jeu. Résultat : BF II se prend un 0,8/10 de moyenne suite aux protestations contre le système moisi de microtransactions et lootboxes, c’est sans doute du jamais vu dans un jeu vidéo.  Voilà ce qu’on récolte, à  prendre les acheteurs pour des débiles.

SWBF2_boxForcément, devant un tel tollé, la pression était devenue insoutenable, et craignant des mauvaises ventes, EA et DICE ont fini par reculer. Mais pour combien de temps, sachant que cela n’est que temporaire ? Qui nous dit qu’ils ne remettront pas ce système d’une façon encore plus perverse ?  Parce que Battlefront II, c’est entre 50 et 70 € à l’achat. Et même si la mode des DLC  s’est généralisée et utilise parfois des méthodes détestables, au moins, ils n’entravent pas la progression des joueurs et leur achat n’est pas nécessaire . Là, DICE imposait l’achat quasi obligatoire de contenu supplémentaire.

Peut-être serait -il temps de dire stop à ces méthodes mafieuses ? De dire stop aux lootboxes, dans n’importe quel jeu que ce soit, et de forcer les joueurs à passer par la case « achat » en plus du titre en lui-même pour progresser ?  Perso, c’est le genre de chose qui me met en colère. EA et DICE ont transformé un jeu payant en pay-to-win, il fallait oser! Et ils ont beau dire que « ce n’était pas leur intention » de fâcher les joueurs, et qu’ils allaient tout revoir de fond en comble,  Star Wars Battlefront II est au final une belle saloperie qui ne mérite même pas d’aller sous le sapin pour Noël en plus d’être un gâchis de licence comme pas permis. Ma main à couper qu’il sera à moitié prix dès janvier 2018 (si ce n’est avant) ?

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[Guns of the Kikoolols] Fatigué

conjuration imbéciles

Puisqu’un blog c’est aussi fait pour l’ouvrir, alors, je ne vais pas me priver.  Pour tout vous dire, je suis fatigué.

Fatigué de voir à quel point une partie de la communauté gamer est encore immature.

Fatigué de voir  que certains cautionnent des comportements inadmissibles.

Fatigué de voir que le public français lors de la Paris Games Week, a fait des propositions obscènes à une jeune femme sur le stand de Detroit : Become Human.

Fatigué de voir que  le site numéro 1 des jeux vidéo en termes de fréquentation laisse ses forums, notamment le 18-25, gangrené par quelques individus  qui harcèlent et qui doxent celles et ceux qui défendent l’égalité  et le respect entre hommes et femmes.   Il  abrite aussi des racistes, néo-nazis, homophobes , anti LGBT. Bref, certains cumulent.

Fatigué de voir que le propriétaire du site, ne fera pas forcément grand chose. Nommer de nouveaux modérateurs ? Mais bordel, ils se choisissent entre eux! Tu parles d’une efficacité!

Fatigué de voir que les annonceurs dudit site, ne font pas pression sur l’hébergeur  pour éventuellement retirer leurs pubs. D’autant que ce n’est pas la première fois que le site abrite sur ce même forum, des individus de ce genre. [MàJ du 5/11/2017 : ça commence à changer, suite à l’initiative de Sophie Gourion sur Twitter, deux annonceurs ont déjà dit qu’ils suspendaient leur campagne de pub sur JVC. Pourvu que ça dure.]

Fatigué de voir que lorsque tu proposes une idée radicale mais efficace sur les réseaux sociaux, certains abrutis dudit forum te sautent aussitôt dessus et déclenchent une guerre nucléaire en t’insultant, avec des notifications à n’en plus finir.

Fatigué de voir une journaliste harcelée par ces mêmes individus parce qu’elle a osé donner son avis, se faisant la voix de beaucoup de joueurs, sur les ondes d’une grande radio nationale.

Fatigué de voir que les victimes du harcèlement  sont obligées de se protéger physiquement à cause d’eux.

Fatigué de  voir leur pouvoir de nuisance grandir d’année en année.

Fatigué de voir que certains minimisent leurs faits, en disant qu’à côté d’autres sites, c’est le monde des bisounours. Ils ont raison,  harceler les gens, révéler publiquement leur adresse et les menacer jusqu’à leur domicile,  faire preuve de racisme ou d’homophobie en appelant à le tuer, c’est des trucs de bisounours, en effet… Me rappelle pas de ça dans le dessin animé…

Fatigué de voir qu’à cause du pouvoir de ces imbéciles, pour ne pas dire plus,  les avis de beaucoup de joueurs sont confisqués par l’autocensure qu’ils sont obligés de s’infliger.

Fatigué de voir que si les choses continuent comme ça, ce sera tout le monde, absolument tout le monde, qui devra s’auto-censurer pour ne pas froisser des imbéciles qui croient défendre une cause alors qu’ils ne font que la desservir, en l’occurrence, le jeu vidéo. Mais cela est valable dans d’autres domaines. Je pense notamment à l’histoire. Métronome est pour moi du pur révisionnisme.

Fatigué de voir certains comportements, qui risquent de perdurer une fois que certains deviendront de véritables adultes.

Fatigué de voir que personne ne bouge.

Je ne faisais que constater un état de fait. Le monde du jeu vidéo a déjà prouvé qu’il était capable du meilleur, il suffit de  voir les dons lors des marathons caritatifs, qui prouvent une certaine générosité. Mais il est aussi capable du pire à cause de quelques moutons noirs sans éducation aucune dans sa communauté. Alors, soit on bouge, et on les exclut en se désolidarisant de leurs actions, soit on les accepte et dans ce cas, le pouvoir de nuisance très fort qu’ils développent jettera encore pendant longtemps le discrédit sur une industrie qui ne demande qu’à sortir de l’isolement et à laver sa mauvaise image dans les médias.

Donc, les actions du forum 18/25 de JVC : PAS EN MON NOM. 

#1825NotInMyName #BalanceTonForum

Merci de m’avoir lu.

Guns of the Kikoolols spécial cinéma : Get Wild

Bonjour et bienvenue dans un nouveau GotK spécial cinéma. Cette fois, on va s’attaquer à City Hunter, qui va être adapté au cinéma sous son nom américain, c’est à dire Nicky Larson, par… Philippe Lacheau, déjà auteur de Babysitting 1 et 2 et plus récemment de Alibi.com. Des comédies sympas (à par Babysitting 2, gênant à plus d’un titre). Mais là, rien que de lire ce qu’il a mis sur l’illustration fait peur. Jugez plutôt :

nickylacheau

 

On a fait quoi pour mériter ça ? Je sais c’est pas bien d’émettre des jugements de valeur avant la sortie du film, mais c’est dores et déjà très mal barré. Se baser sur la VF qui passait dans le Club Dorothée, ça annonce déjà la couleur. Autrement dit, Philippe Lacheau n’a pas l’air d’avoir compris le fond de l’oeuvre! Déjà, parler de « détective » ça promet. Ryo Saeba, héros de City Hunter, est avant tout un tueur à gages, plus précisément un « nettoyeur ».

Ensuite, s’il voulait vraiment adapter la chose, il aurait pu, je ne sais pas, lire le manga ou regarder l’anime en VOST. En effet, il suffit de cela pour comparer et voir que les doubleurs français étaient à côté de la plaque. La réalité des propos de l’anime était bien plus sombre que ce qu’on nous a donné à voir dans les années 90. Alors oui sur le coup les doublages des méchants notamment, font rire. Mais ils sont également honteux à plus d’un titre. On pourrait parler de la « qualité » des doublages en français des animés japonais que AB achetait au kilomètre, ainsi que de la censure, car oui, la série, tout comme Ken le Survivant, ne partage pas uniquement des doublages débiles, mais aussi des passages censurés (aucune goutte de sang). Heureusement, cela s’est largement amélioré depuis et on trouve des VF de qualité ( Cow Boy Bebop), même si rien ne remplace les voix d’origine… Et ce sera Nolife qui diffusera en 2008 City Hunter en intégralité en VOST non-censurée. Eh oui… 

Je n’ai pas envie que sous prétexte de nostalgie, des bons souvenirs du Club Dorothée, on adapte une série en se basant sur nos souvenirs de gamins. Ce sentiment ne permet pas tout.  L’enfance non plus. Parce que déjà, nous n’avions pas le même recul qu’aujourd’hui, une fois adultes, et nous manquions donc d’analyse. Ensuite, parce que l’être humain a une tendance naturelle à enjoliver les souvenirs. De plus, se baser sur la version française de l’anime est un aveu de faiblesse avéré. 

Ensuite, parce que Ryo Saeba est un personnage plus complexe qu’il n’y parait et ça m’étonnerait que M. Lacheau ait tout compris du personnage. Oh, oui, lorsqu’il se fait assommer par un marteau de plusieurs tonnes tenu par Kaori, après avoir manifesté son amour à une jolie femme, c’est drôle. Mais Ryo, et par extension City Hunter, ce n’est pas que ça.  C’est peut-être un des mangas les plus sombres et sérieux des années 80/90, avec un personnage plus complexe qu’il n’y parait.

Ryo_Saeba

Le pire c’est qu’il semble que Philippe Lacheau va incarner le rôle-titre… Franchement… Vous l’imaginez, lui, en Ryo Saeba ? Moi pas. Regardez l’image ci-dessus.  Mais, finalement,à qui la faute ? A lui qui veut adapter quelque chose qui a bercé son enfance, ou à la mentalité qui règne dans les médias  et le cinéma français, qui croient encore que les dessins animés ce n’est que pour les enfants, et qu’il faut à tout prix faire des comédies pour être proches du peuple ? Résultat : on a eu pas mal de merdes.  Et M. Lacheau va surement trouver des financements pour ce massacre annoncé d’une oeuvre culte,  vu que les comédies, ça plait au « grand public », qui n’a de grand que le nom, d’après les producteurs… Peut-être serait-il temps que cela change… 

A vrai dire, j’aurais été moins circonspect si l’adaptation avait été faite par un réal français qui a déjà fait ses preuves outre-Atlantique. Je pense notamment à Christophe Gans ( qui montre suffisamment dans ses films qu’il est fan de jeux vidéo et de mangas) ou encore Alexandre Aja. A propos de ce dernier, il avait pour ambition d’adapter Cobra, mais on ne lui a pas donné les droits… Dommage, ça aurait pu donner quelque chose de bien.

Pour finir, et pour la petite histoire, il existe déjà une tentative d’adaptation de City Hunter au cinéma en Film « live »  avec Jackie Chan dans le rôle-titre qui date de 1993 et le résultat n’était déjà pas fameux.  En attendant, cette adaptation française (sans doute) foireuse n’est pas prévue avant 2019. De quoi  largement relire les 36 volumes du manga, revoir les 4 saisons de l’anime ainsi que les OAV et le film, entre autres. 

Et comme dit la chanson de fin : « Get Wild and Tough. »

Le cas Jeux Vidéo Pratique

 

J’aime bien lorsqu’un nouveau magazine papier se lance, notamment en matière de jeux vidéo, même si tous ne seront pas forcément mémorables. Il y a des fois, je veux bien être gentil, me dire que même si ce n’est pas de la grande lecture, certains peuvent contenter un lectorat peu exigeant.

Mais pour Jeux Vidéo Pratique, je ne peux pas laisser passer. J’annonce déjà la couleur ça va ch*** des bulles, dans les paragraphes suivants, mais bordel, faire ça en 2017 c’est juste pas possible.

Il est vrai que le premier offrait déjà un grand moment, d’après ce que j’ai cru voir sur les réseaux sociaux et chez Acksell. On se disait qu’après ça, il ne devrait pas y avoir de numéro 2… Eh bien si ! Ils ont osé ! Il y a un deuxième numéro ! Bon cette fois je vais vérifier si c’est vraiment mauvais. Et… ça l’est.

Mais on va commencer par le début.

1-Un maquettiste ? Où ça ?

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Déjà, la couverture est immonde. Il y a un fond jaune qui prend la moitié de la première. On notera le point d’exclamation du titre… Non, ça c’est à ne ne pas faire.

Le titre joue sur de faux chiffres et est ouvertement mensogère. Pour preuve, Kingdom Hearts : La saga enfin racontée... pourquoi « enfin » ? Je leur ressors mes Rôle Playing Game, mes Gameplay RPG, Background, ou IG ? Juste comme ça… Vous débarquez avec au moins trois ans de retard les gars ! Et c’est quoi l’immonde truc qui ouvre grand sa gueule en haut ? Un chewing-gum la fraise avec des yeux ? Putain, il y a mieux comme mascotte…On notera aussi l’utilisation de Comic Sans MS, grave erreur.

Mais je dois bien le dire, ça annonce la couleur, parce que un maquettiste, en réalité, c’est à se demander s’il y en a un. Les pages sont anarchiques, entre images disproportionnées, superposées coupant parfois un texte en deux, ou rendant sa disposition complètement bancale. Ils ne doivent pas savoir ce qu’est une homothétie correcte…Pourtant, en cours de maquette, j’ai appris que les images ne devaient pas être déformées mais adaptées le plus possible par rapport à la taille du texte. Ici, rien n’est respecté. Pire, certaines images sont si proches les unes des autres qu’on se demande soit pourquoi elles sont là ou ce qu’elles illustrent.

Mais le pire, c’est la partie des tests. Plutôt que de consacrer une ou deux pages pour un seul jeu, non, là, dès qu’un test est terminé, on enchaîne sur un autre, directement. Résultat, certains titres, qui auraient mérité un meilleur traitement se retrouvent testés en dix lignes et trois phrases ! Lorsque je lisais les magazines des années 90, c’était l’apanage des jeux mauvais ou moyens dans la rubrique vite vu /zapping, mais au moins il y avait une maquette.

Ici, à titre d’exemple, on retrouve sur une double page, le test de Poochi’s and Yoshi’s Wooly World, décrit comme « gros coup de cœur », Dead Rising 4, Forza Horizon 3 et le début de Pokémon Soleil et Lune.

Leur « gros coup de coeur » est celui qui occupe le moins de place, et fait la taille d’un mouchoir en papier… Et ça, chez eux, ça s’appelle un test.

2-Un magazine truffé d’erreurs

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Maintenant, intéressons nous au contenu. Jeux Vidéo Pratique, c’est 100 pages, mais 100 pages truffées de fautes. S’ils ont oublié d’embaucher un maquettiste, ils ont aussi oublié d’engager un correcteur-relecteur. D’ailleurs les deux postes n’apparaissent pas dans l’ours (NDJul : pour ceux qui ne seraient pas familiers avec les rédactions de presse, c’est l’encadré qui mentionne tout ceux qui ont participé à l’élaboration d’un magazine). Plein de choses ne vont pas au niveau de l’orthographe, par exemple beaucoup de confusions entre « er » et « é ». Pire, Mario est souvent appelé Mario Bros (et Mickey Mousse, bien entendu) et j’ai vu « Chrono Cross » écrit «  Chrono Chross ». Désolé, mais être incapable d’écrire correctement mon RPG jap favori d’entre tous, ça relève de l’incompétence ! Mais il y a aussi un problème au niveau des titres. Par exemple « Y se passe quoi chez Ubisoft ? », le premier article du magazine. Non les gars. Non. « Que se passe t-il chez Ubisoft ?», ça conviendrait mieux.

Mais ces problèmes ne sont pas les plus graves, non. On notera aussi une utilisation du verlan dès l’édito, mais on en retrouve partout, du style « trop guedin ! » Pire, les conclusions de news ( qui « claquent, tuent, cognent », au choix), sont ponctuées de «brrr !!! » ou de « grrr !! » en tous genres. Si ça peut faire un effet à l’oral, à condition de ne pas en abuser ça ne passe pas du tout à l’écrit !!!

Certains paragraphes sont incompréhensibles, en plus d’être truffés de fautes, mais surtout, ponctués d’erreurs factuelles. Le dossier consacré à Kingdom Hearts est éloquent. Ne le lisez pas si vous êtes fans de la saga, vous auriez des envies de meurtre. Je n’ai pas digéré non plus l’insulte faite à The Last Guardian, décrit comme « Somptueusement Ennuyeux », et testé sur une dizaine de lignes, une colonne et en 4 (quatre) phrases. Fans de Fumito Ueda, à vos fourches !

3-Un ton revanchard malvenu, mais pas que…

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Mais surtout, ce qui m’a déplu, c’est le ton ouvertement revanchard qui se dégage de l’ensemble du torchon.

L’édito annonce dores et déjà le ton : « On est encore là ! » sous-titre : « Prêt à foutre (sic)le souk et tout l’monde est corrd’a  (sic²)». Attention, si vous avez compris cette phrase, ne prenez pas la route.

Du vulgaire et du verlan, ça commence bien.. S’il n’y avait que ça… Mais non, l’édito de Stéphane Moreau est revanchard et accuse les concurrents de collusion avec la publicité et de petits arrangements avec les éditeurs. Sans preuves. Et déclare être venu « secouer les puces » aux autres. Non mais j’hallucine. T’as vu la qualité de ton magazine, sérieux ? Il vaut vraiment n’avoir aucun honneur, aucune race, pour oser sortir un deuxième numéro après la cata qu’a été le premier ! Déjà, c’est très mauvais signe si on ne parie que sur ça pour se placer sur le marché. Et ça continue en faisant un doigt d’honneur à ceux qui les ont épinglés au premier numéro. Je me demande où il est allé pêcher que certains pensaient « enfin un magazine qui dit les choses » parce que rien qu’en tapant le nom sur Twitter je n’y ai vu que des retours négatifs, même sur le deuxième numéro, il y a de quoi !

L’esprit revanchard persiste à la fin du magazine, lorsqu’un type descend en règle Acksell, youtubeur, dans un article intitulé « Pourquoi Cédric est il frustré ? » Révéler le nom d’un Youtubeur de façon publique, je me demande si cela ne tombe pas sous le coup de la loi, tout en l’insultant dans l’article. Le seul tort d’Acksell ? Avoir dit que le magazine était une merde, et il avait raison, car cela se confirme avec ce deuxième numéro.

Ensuite, je n’ai pas aimé non plus le fait d’inciter les gens à dépenser des sous. Un article a pour titre « Il vous reste des sous ? Trop cool ! » Punaise mais non ! Ça vous aurait coûté, de titrer « idées shopping » ou quelque chose de moins simpliste ?

Même chose lors de la page pour s’abonner : après avoir choisi une formule, un phrase, en rouge dit «  Voilà c’est fait,je vais à la poste et je suis trop content de m’être délesté d’autant de sous ! » Je trouve ça insultant, notamment pour quelqu’un au RSA.

Non seulement, le titre est revanchard mais incite à la dépense, mais en plus, il fait dans le racolage.

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Dès qu’on tourne la page de l’édito insultant de M. Moreau, on trouve cette page  avec une femme en short latex et nue par ailleurs. J’hallucine.

Mais sur la page d’à côté, le sommaire, on voit en rose pour que ce soit plus voyant : « zoom sur un jeu olé-olé ». Non, pas un jeu sur la corrida, non… On croise aussi une Lara Croft jeune se cachant les seins dans le dossier pourri sur les fangames… je continue ou bien ? Oui, je continue en passant au point suivant.

4- Un manque de contenu flagrant

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Déjà tout ce que j’ai écrit devrait vous éloigner pour longtemps de ce truc. Mais le pire c’est que ça manque vraiment de contenu. Entre tests archi-courts, truffés d’erreurs, les sujets un tant soit peu rédactionnels ne sont pas maîtrisés. Et surtout, vers la fin, il y a 25 pages, soit un quart du magazine, remplis de tutos et d’astuces qui ne sont autre que des copiés/collés trouvés sur Internet. Parfois, on hallucine, comme le fait de tirer dans un FPS, d’affirmer que Super Mario Run est un excellent jeu de plates-formes, alors que c’est un pay to win, ou encore, de profiter de nos photos sur 3DS… Ah c’est sur, putain, je m’entraîne avec mon Reflex à 700 euros pour tenter de maîtriser la macro et le RAW et une résolution de 24,2 Mégapixels pour les revoir sur la portable de Nintendo en résolution max de 640*480 ! J’aurais dû y penser dites donc !

Autrement dit, il n’y a que 75 pages, ou à peu près, de rédactionnel. Ça s’appelle une escroquerie. Mais puisque nous en sommes là, on va aller plus loin. Le magazine se vante d’être indépendant de la pub. C’est con, parce qu’ils ont dû se dire que personne ne lit l’ours, manque de bol, moi je le fais et je vois une section « Publicité, partenariats ». Vraiment indépendants de la pub ? Pourquoi ce département existe t-il donc au sein du magazine ?

Et aussi, niveau arnaque, ils se vantent de tester les meilleurs jeux de 2017. Sauf que dans la liste, au moins la moitié, si ce n’est plus, dataient de 2016.

5-Qui est responsable du désastre ?

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La question qu’on peut se poser, c’est : à qui profite le crime ? Parce ce que sortir un magazine dans cet état, non relu, construit de façon anarchique, revanchard et racoleur, il fallait oser en 2017. J’ai réussi à trouver pire que ceux qui vantaient déjà le prochain Call of qui allait « tout tuer » dès le mois d’août. Qui faut-il accuser ? Les rédacteurs, dont on dirait les travaux d’une classe de CM2, et M. Moreau serait leur instituteur ? Non. Je vais supposer qu’ils sont majeurs, et que comme tout le monde, il veulent bouffer, et ça se comprend. Ce ne sont pas eux qui ont fait le choix de l’exposer à la vindicte populaire. Ce sont plutôt les éditions Balisier, basées en Bretagne qu’il faut blâmer. Et donc, que ceux qui ont participé cela se désolidarisent vite, aillent ailleurs, avec une rédaction sérieuse, tels JV, Canard PC, ou que sais-je. Mais là, on a vraiment atteint le degré zéro de la presse vidéoludique, qui montre tout ce qu’il ne faut pas faire quand on se lance dans la presse papier. Sérieusement, en l’état actuel, il n’y a qu’une place pour Jeux Vidéo Pratique : la poubelle, ou le fond de la cuvette des WC. Il ne reste plus qu’à espérer qu’un numéro 3 ne sorte jamais… Ou alors il faudrait que M. Arfi, directeur du magazine, vire l’équipe en place. J’avais tellement honte que je l’ai dissimulé sous un autre magazine chez mon libraire, honte de voir que ce torchon est vendu 6,90 € alors que So Film, qui n’a pas mérité d’être à côté, m’a coûté 2 euros de moins.

Et dites-vous bien que je m’en fous d’être traité de frustré par ces gens dans leur prochain numéro comme Acksell, si jamais il sort… Et j’en ai vu d’autres sur les réseaux alors vous pensez s’ils me font peur… N’empêche, j’ai mal pour les arbres abattus qui ont servi à faire la pâte à papier de ce torchon. Il est vrai que ça fait cher le rouleau de PQ.

Guns of the Kikoolols épisode #76

Encore un article coup de gueule, autant je n’en avais pas tellement fait l’année dernière, mais là, j’en suis déjà à trois en quelques semaines. il faut dire aussi que si les gens étaient moins stupides, je n’en viendrai pas à dénoncer certaines démarches. Cette fois, je vais parler du dernier spot de la Fédération Française de Cardiologie et de certains qui nous prennent pour des idiots.

1-Message faussé

On attaque avec le spot publicitaire de la Fédération Française de Cardiologie,  parce que là, c’est moi ai failli avoir une attaque en voyant la fin de la chose. Ne vous méprenez pas, oui, les malaises cardiaques sont problématiques dans notre pays, la France étant le pays d’Europe dont la population est la moins formée aux gestes de premiers secours et la moins équipée en défibrillateurs dans les lieux publics. Vouloir tout faire pour les prévenir, c’est normal et en soi la démarche de la FFC se défend dans l’absolu. Mais alors en pratique c’est autre chose. Pourtant, ça commence plutôt pas mal, où on voit  es enfants faisant du skate, certains réussissant les tricks, d’autres ayant plus de mal. Puis, on passe à un plan fixe, où on voit un ado, obèse, hagard, assis sur un canapé, dont les mains appuyaient frénétiquement sur les boutons… d’une manette de jeu. Ensuite,  le message « assis, votre enfant prend plus de risques ».  Là, j’ai failli envoyer mon verre dans la téloche. Le message qu’on retient est « les jeux vidéo c’est mal, ça fait des obèses zombies et  provoque des crises cardiaques ». Je vais finir par croire que la FFC n’est composée que de vieux schnoks en blouse qui n’ont jamais rien compris au loisir. Une fois encore, on juge le côté négatif  du loisir, sans chercher à comprendre que maintenant, une majorité de la population y joue, ni même de connaitre les bénéfices notamment sur le cerveau. D’ailleurs, je peux aussi faire le compte des arrêts cardiaques provoqués par une activité sportive trop intense, si vous voulez jouer à ce petit jeu. Et n’en déplaise à la FFC, les jeux vidéo sont aussi devenu un sport. Oui, à tel point que le grand quotidien sportif national lui consacre une rubrique. 

2- Ah, t’as ri ? Pas moi!

atari flashback classics

Dans le genre on nous prend pour des saucisses, je dois vous avouer que j’en ai vu une belle hier dans un magasin spécialisé. Non pas une boucherie, une enseigne de jeux vidéo. Le rétrogaming est à la mode et certains se sont dit qu’ils allaient surfer dessus quitte à refourguer des choses antiques sur une console je ne sais  combien de fois surpuissante par rapport à l’originale.  Je vous explique, j’ai vu deux compilations d’anciens jeux Atari… sur PS4.  Vous savez, les jeux de la grande époque de l’Atari 2600/5200/ 7800, qui fleurent bon la fin des années 70 et le début des années 80, ou une couche bleue fait un ciel et un triangle un avion, et un trait vert en dessous, le plancher des vaches.  On se contentait de peu à l’époque mais ça faisait fonctionner l’imaginaire au moins…Ouais. Sur PS4. Chaque compilation ( il y en avait au moins 2) était vendue… 29 €.  Si c’est pas se moquer de nous quand même… oser vendre ça à ce prix sur une console qui a presque  40 ans de moins, c’est clairement se foutre du monde et prendre les adeptes de rétro pour des gogos.  Déjà que la passion coûte cher…  Tu m’étonnes que cela ne prenne « que » 500 Megabits en taille ! D’autant que les images que j’ai vues montrent clairement que les jeux ne prennent pas toute la place sur l’écran, mais seulement un tiers, avec parfois des illustrations sur les côtés, et la beauté est laissée à l’appréciation de chacun. Autant prendre la console d’origine, une bonne vieille TV cathodique et la brancher dessus, mais ça n’a rien à faire sur des écrans HD et les consoles surpuissantes de maintenant.  Et ce ne sont pas le fait d’y avoir ajouter des trophées, des modes online et des leaderboards qui vont me faire changer d’avis. Sérieusement rien ne justifie selon moi l’arrivée de ces jeux, qui pour la plupart ont désormais un intérêt très limité et une durée de vie très réduite.  Mais ce n’est pas les revendeurs qui sont à blâmer dans cette histoire, ils ne font que leur boulot après tout, mais plutôt l’éditeur qui a eu l’idée de sortir ça.  Pour 29 € vous pouvez avoir des jeux dignes de la bécane, bien que peut-être un peu anciens ou en promo, ou en occasion. Mais je vous en conjure, n’allez pas gaspiller votre fric là dedans. La nostalgie a ses limites, notamment après le passage de Nintendo et Sega. Atari, c’était sans doute bien. Mais c’était avant. 

Voilà, c’est tout, à bientôt pour un prochain article, qui sera surement plus calme.