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Résultats du PPV, analyse des matchs, de leur qualité et des développements auxquels on pourraient s’attendre. Attention, spoilers inside !!! Si vous n’avez pas vu le show avant, ne venez pas pleurer..

[Catch & Conséquences #4] Review de WWE Extreme Rules 2012

[Attention : Cette review ne prend en compte que le show en lui-même. Ne comptez donc pas sur cet article pour voir ce qui s’est passé depuis.]

WWE Extreme Rules fait maintenant partie de l’Histoire du catch et beaucoup d’attentes et de craintes s’étaient dessinées autour du déoulement de ce Pay-Per-View. Alors, est-ce qu’Extreme Rules fut un show de qualité ? Fut-il extrêmement ennuyeux ? Jetons-y un œil pour en avoir le cœur net.

Un petit mot rapide sur le match d’avant-show qui fut diffusé sur YouTube et qui opposait Santino Marella au Miz pour le titre de Champion des Etats-Unis. Pas grand chose à dire sur ce match, il fut de qualité assez moyenne, du niveau d’un match de show hebdomadaire. Néanmoins, il fut assez solide pour mettre le public de Chicago sur de bons rails avant de voir les choses sérieuses commencer.

Le (vrai) show s’ouvrit avec le Falls Count Anywhere Match qui voyait s’affronter Randy Orton et Kane. On s’attendait à une bagarre à l’ancienne, et franchement on n’a pas été déçu de ce côté là. Ce FCA s’est déroulé de manière on ne peut plus classique. Passage dans les travées, bagarre devant l’entrée des catcheurs, chamailleries dans les coulisses avant de revenir autour du ring et finir le match à l’intérieur de ce dernier, pas grand-chose de nouveau, quoi. On peut quand même signaler l’intervention de Zack Ryder au cours du match. Comme vous le savez si vous suivez mes articles depuis le début, le « Long Island Iced-Z » avait quelques comptes à régler avec le Gros Monstre Rouge depuis tout ce qui s’était passé avec John Cena et Eve, donc bon point sur ce coup-là, puisque Ryder permit à Orton de revenir dans le match alors qu’il était en difficulté.

Par contre, je serais moins indulgent sur le fait de finir un Falls Count Anywhere à l’intérieur du ring. Ou plutôt, sur le fait que ce type de stipulation se termine régulièrement ainsi. Je sais pas, ça me fait le même effet que de voir quelqu’un conduire une Supercar sur circuit fermé à 50km/h : On a quand même la possibilité de s’éclater et de proposer de l’insolite, et au final, on fait dans le pépère.

Mais bon, pour un opener, ça faisait l’affaire.

Ce qui a fait moins l’affaire, c’est le match suivant. Soyons clairs, je n’ai rien contre un peu de fun de temps en temps dans le catch, bien au contraire. Ça permet de faire retomber un peu l’atmosphère générale, permettant au public présent de reprendre son souffle avant de reprendre les choses sérieuses. Mais ces derniers temps, quand la WWE essaye de faire ce genre de choses, ça tombe rapidement dans le grotesque. Vous aurez sans doute compris que je veux parler du cas Brodus Clay , qui était opposé dans ce match de dernière minute à Dolph Ziggler.

On ne peut pas dire que cet affrontement restera dans les mémoires plus de 5 minutes, mais pour une fois que l’on voit le Funkasaurus un peu en difficulté, on ne va pas trop se plaindre. C’est quand même dommage de voir Ziggler réduit à jouer les faire-valoir. D’ailleurs, l'(excellent) public de Chicago était un peu du même avis que moi puisque des chants « Let’s go Ziggler » se sont faits entendre durant le match.

Après l’habituelle danse de la victoire du dinosaure funky, l’heure était venue pour le Big Show de défendre son titre Intercontinental contre l’ancien détenteur de la ceinture, Cody Rhodes.

Pour ceux qui avaient lu mon Brief-Ring sur l’événement, j’avais dit que le match serait sans stipulation. En fait, stipulation il y eut, puisque lors du pré-show diffusé sur YouTube, Eve & John Laurinaitis, les deux principales têtes dirigeantes pour le moment à la WWE, ont décidé de tirer au sort les règles du match par le biais de la célèbre Roulette que l’on peut voir régulièrement à Raw. Teddy Long fut la main innocente qui « décida » du match et ce fut un Tables Match que la roue désigna, au grand plaisir du Big Show et au grand dam de Rhodes.

En effet, avec une stipulation pareille, il semblait pour le moins improbable de voir le Beautiful Disaster remporter ce match, tellement ce genre de match semble taillé pour les plus puissants. Mais comme vous pouvez vous en douter, les choses n’allaient pas se dérouler exactement comme le commun des mortels l’auraient prévu.

Le match pourrait se résumer par des images de Cody Rhodes volant aux quatre coins du ring et à une domination outrageuse du Grand Spectacle. Mais comme vous pouvez vous en douter avec la WWE, tout n’allait pas être aussi simple, puisque sur un coup du sort (en l’occurrence, ce fut un Dropkick de Rhodes sur la jambe levée du Big Show qui essayait de revenir sur le ring), le Big Show transperça de son pied une des tables dépliées aux abords du ring, ce qui causa sa défaite immédiate et le retour du titre Intercontinental autour des hanches de Cody Rhodes (En passant, la tête de l’Athlète le plus large au monde quand son pied passa à travers la table est assez savoureuse).

Vous comprendrez aisément que ce dernier goûta fort peu cette décision, et comme vous pouvez vous en douter, « Quand Big Show fâché, lui toujours son adversaire démonter ». C’est donc par dépit du fait de sa bourde (enfin, je pense) qu’il fit passer Cody Rhodes à travers deux tables. Si ces actions furent pour le moins impressionnantes, le passage à travers la seconde table était peut-être dispensable (un poil trop dangereux).

Après cette démolition en règle et une petite promo de Daniel Bryan ponctuée des habituels « YES ! », l’heure du match pour le World Heavyweight Championship avait sonné.

Un bref rappel de la rivalité entre l’Irlandais et l’ancien roi des fédérations indépendantes et les deux protagonistes prenaient place pour en découdre dans un match au meilleur des trois tombés.

La première partie du match fut juste un régal : Technicité, fluidité, puissance, audace, les qualificatifs me manquent pour décrire ce grand moment. Les deux en ont même profité pour nous sortir des prises qu’ils ne portent pas habituellement (Sheamus devrait d’ailleurs inclure son Cloverleaf dans son arsenal de base, il porte cette prise de fort belle manière). Le tournant du match fut clairement le choc que subit le Grand Rouquin Blanc sur le bras gauche. Bryan décida de se concentrer sur le membre blessé, allant même jusqu’à concéder le premier tombé par disqualification pour causer un maximum de dommages. D’ailleurs, cette tactique a plutôt bien marché puisque quelques minutes après, Sheamus tomba dans les pommes suite au YES Lock de Daniel Bryan, permettant à ce dernier d’égaliser. Après quelques minutes passés au pays des rêves, reprit l’affrontement. Le match devint plus haché, plus lent, mais aussi plus intense et finalement, c’est grâce à un Brogue Kick véritablement assassin que l’Irlandais conserva son titre.

Ce match fut clairement pour moi le match de la soirée. C’était intense, c’était bien construit, c’était… C’ETAIT CE QU’ON VOULAIT VOIR A WRESTLEMANIA, NOM D’UN HITMAN !!!

Bon, excusez ce petit emportement, reprenons la marche du show et enchaînons avec le match de dernière minute n°2.

Après une petite pause, nous retrouvâmes sur le ring deux crevettes, Aaron Relic et Jay Hatton, qui allait vivre leur quart-d’heure de gloire en se faisant démolir par Ryback.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Ryback, il s’agit simplement de Skip Sheffield, ancien membre de la Nexus et participant de la première saison de NXT. Il est de retour depuis peu avec une gimmick proche de Terminator (je suis sérieux), un genre de mix entre Goldberg (pour le style tout en finesse), Rob Van Dam (pour les grenouillères bariolées) et un bernique anémié (pour le charisme). Destruction en règle en l’espace de quelques dizaines de secondes, pas besoin d’en dire plus.

Reprenons les choses sérieuses et parlons du Chicago Street Fight entre Chris Jericho et CM Punk pour le WWE Championship.

Première chose qui en a surpris plus d’un, c’est que les deux catcheurs sont arrivés sur le ring dans une tenue « civile » plutôt que dans leurs tenues habituelles. Si cela peut paraître un peu accessoire de le signaler, cela permet de suggérer de manière inconsciente que ce match ne sera pas livré pour la beauté du sport, mais bel et bien pour vider querelle. D’ailleurs, la famille de Punk, qui fut en première ligne par rapport aux attaques de Jericho, était présente aux premières loges aux côtés d’un public acquis corps et âme au héros local.

Concernant le match, il fut conforme aux attentes. Ce fut violent, ce fut tendu, ce fut un street fight, quoi. Pas mal d’objets furent utilisés : des chaises, des kendo sticks, les tables de commentateurs et même un extincteur. La famille de Punk fut aussi utilisée dans le courant du match. Plus précisément, c’est la sœur de Punk qui fut impliquée. Alors que cette dernière était en train d’encourager son frangin qui était en train de se faire délicatement démolir par Jericho, le Canadien vint la prendre à parti, ce à quoi elle rétorqua une magistrale gifle. Cette intervention permit d’ailleurs au match de reprendre du poil de la bête puisque Punk, pour protéger sa frangine, ré-attaqua de plus belle Y2J.

Mais malgré cette débauche d’éléments extérieurs, nous eûmes quand même droit à quelques phases de catch, plutôt bien exécutées par les deux protagonistes.

Au final, le match fut très plaisant à regarder. Certes, il fut très différent de l’affrontement de Wrestlemania XXVIII mais ce match fut très bien construit et les deux ont su mettre leur science du catch au service de la stipulation.

Après ce match de championnat rondement mené, ce fut au tour des Divas de rentrer en piste.

Originellement, ce match devait opposer Nikki Bella, la championne en titre à Beth Phoenix, l’ancienne championne. Bien que blessée, cette dernière avait reçu le feu vert des médecins. Mais quelques minutes avant le match, Eve vint annoncer à la Glamazon qu’elle ne pourrait pas finalement défendre ses chances. Mais la moitié de la fratrie Bella n’était pas pour autant tirée d’affaire, puisque le match était maintenu et qu’elle devrait affronter une adversaire mystère (ouais!) qui ne serait pas Kharma (ooh!).

C’est finalement Layla, ancienne championne qui faisait son come-back après presque un an d’absence suite à une blessure, qui fut opposée à la championne.

Si le match ne présente en lui-même que relativement peu d’intérêt, il faut reconnaître que Layla est revenue très en forme. J’avoue avoir peu de souvenirs des qualités catchesques de l’Anglaise, mais cette dernière semble avoir mis de l’impact dans ses coups et visiblement, elle n’a pas chômé pendant cette année hors des rings. Les Divas héritent donc d’une nouvelle championne qui sait se débrouiller dans un ring, ce qui est de base une victoire pour le WWE Universe.

L’heure du Main-Event était venue, Brock Lesnar et John Cena allaient s’affronter dans un Extreme Rules Match. Enfin de match, c’est plutôt de tabassage en règle dont je devrais parler. Si ce match devait servir à montrer le potentiel de destruction hors normes de Lesnar, ben c’est réussi. Le pauvre John Cena a littéralement subi la loi de l’ancien champion poids lourds de l’UFC pendant 90% du match. Ground ‘n’ Pound, Kimura, toute la panoplie du champion de MMA fut déployée au cours de l’affrontement. L’impression de puissance dégagée par le revenant était tout bonnemeent effrayante. L’exemple le plus marquant reste le moment où il a soulevé l’arbitre qui était inconscient en dehord du ring d’une seule main.

L’idole des enfants a probablement subi la « raclée de sa vie » à Extreme Rules et pourtant, malgré cette destruction en bonne et due forme, c’est bel et bien ce dernier qui est sorti victorieux de ce match en portant son Attitude Adjustment sur Lesnar, le faisant atterir sur les escaliers que ce dernier avait porté sur le ring.

Une fois le match terminé et la poussière retombée, John Cena prit le micro pour remercier le public de Chicago (qui fut fantastique, il faut le rappeler) en disant qu’il allait prendre un peu de repos après un tel passage à tabac.

C’est ainsi que se conclut WWE Extreme Rules 2012, une édition de plutôt bonne qualité, avec de très bons matchs et un ensemble relativement solide. On se retrouve bientôt pour aborder le cas de WWE Over The Limit 2012.

C2J

Photos : Copyright © wwe.com

[Catch & Conséquences #3] Review de WWE Wrestlemania XXVIII

[Attention : Cette review ne prend en compte que le show en lui-même. Ne comptez donc pas sur cet article pour voir ce qui s’est passé depuis. Aussi, je sais que je suis encore une fois vachement à la bourre, mais j’y reviendrais lors de l’épilogue de cet article.]

WWE Wrestlemania XXVIII fait maintenant partie de l’Histoire du Catch et tout (ou presque) a été dit au sujet de la qualité de ce show. Un peu de temps a passé depuis et nous avons la tête suffisamment refroidie pour aborder les questions qui fâchent avec sérénité. Alors, est-ce que ce show fut à la hauteur de ce que l’affiche nous promettait ? Nous allons rentrer dans le détail pour tenter de répondre à cette question.

On passera vite sur le match pour les ceintures par équipes qui eut lieu avant le show à proprement parler (il fut diffusé gratuitement sur la chaîne YouTube de la WWE ainsi que sur le site de la fédération), on retiendra simplement que Primo & Epico, les champions en titre, ont conservé leurs ceintures et que le match en lui-même fut anecdotique.

Abordons l’évènement en lui-même et, comme l’an dernier, c’est le match comptant pour le titre de Champion du Monde Poids-Lourds qui fit l’ouverture. L’affiche était fort prometteuse (comme abordé lors du dernier Brief-Ring) puisque l’on retrouvait deux catcheurs dont les qualités physiques et techniques sont reconnus. Alors, que dire de ce match ?… Bah rien en fait, puisque 18 secondes et 1 Brogue Kick plus tard, l’affaire était entendue.

Tout a été dit (ou presque) au sujet de ce match, je ne rajouterais donc pas de pierres à l’immense flot d’insultes qui furent déjà prononcées quant à la décision de la WWE concernant ce match. Je me questionne seulement sur la pertinence du booking de ce match. En l’occurrence, on avait ici un match très alléchant sur le papier qui aurait pu constituer un parfait coup d’envoi capable de mettre le public dans les meilleures dispositions pour la suite. Alors pourquoi sacrifier une telle pépite potentielle au profit d’un « record » qui ne sera abordé au mieux que quelques fois dans l’année en remplissage de commentaire ? Quoi qu’il en soit, ce match eut un effet quelque peu « douche froide » sur l’assistance, et les chants en faveur de Daniel Bryan s’entendirent au moins jusqu’au milieu du show.

Après un petit segment concernant la Team Johnny, ce fut au tour du match entre Randy Orton et Kane. De ce match, soyons honnêtes, nous n’en attendions pas grand chose, les deux catcheurs n’étant pas franchement réputés pour le rythme qu’ils mettent dans leurs affrontements. Nous eûmes donc droit à une bonne Brawl à l’ancienne, brutale et solide. Le match, s’il ne fut pas enthousiasmant (loin de là), est quand même resté suffisamment bon pour ne pas avoir envie d’avancer la pause pipi. De plus, de manière plus étonnante, c’est le Big Red Monster qui sortit victorieux de l’affrontement. Il ne fait aucun doute que ce match ne soit que le début d’une rivalité entre les deux.

La show enchaîna avec un segment inutile (ou presque, un « DAMN ! » de Ron Simmons n’est jamais inutile) avant de laisser place au match pour le titre Intercontinental entre le Big Show et Cody Rhodes. Comme je l’avais dit lors du Brief-Ring, Rhodes a essayé lors des précédentes semaines de jouer sur la confiance de l’Athlète le plus large au monde en lui rappelant les humiliations subies lors des précédents Wrestlemania. Mais force était de constater qu’une fois l’un face à l’autre, le titre ne pouvait échoir qu’au Grand Spectacle. Pourtant, Rhodes vendit cher sa peau mais après un W.M.D. bien senti, le géant repartait avec la ceinture sur l’épaule. Ce ne fut pas un grand match, et ce dernier aurait peut-être gagné en qualité si Rhodes avait joué durant le match sur les vidéos qu’il avait diffusé au cours des semaines, mais pour un match de milieu de carte, cela reste convenable.

Enchaînons directement sur ce que beaucoup considèrent comme étant l’occasion de satisfaire quelques besoins naturels (je parle d’aller aux toilettes, bande de pervers), j’ai nommé le match des Divas. Comme l’an dernier, une célébrité était invitée à croiser le fer avec les Divas de la WWE mais contrairement à ce qu’on pouvait craindre, Maria Menounos ne joua pas les potiches. Si on prend en compte son état physique (je rappelle qu’elle s’était brisée deux côtes avant le match), elle n’a pas à rougir de sa performance et cette blessure a même apporté un supplément de suspense au match. Mais comme on pouvait s’en douter, ce sont Kelly Kelly et Miss Menounos qui remportèrent la victoire. En fait, si on veut bien comparer ce match à celui de l’an dernier, le match féminin de Wrestlemania XXVIII fut honnête. On est bien sur loin de la grande époque (je veux bien sur parler de celle du milieu des 90’s, où nous pouvions voir de vraies catcheuses), mais comparé aux standards actuels, ça pouvait aller.

Il est temps maintenant d’aborder le cas de ce qui était l’un des matchs les plus attendus de la soirée, j’ai nommé le match qui fut baptisé « The End of an Era », le Hell In A Cell entre Triple H et l’Undertaker avec Shawn Michaels en arbitre spécial. Et pour synthétiser, ce match fut un peu l’antithèse du match Sheamus/Bryan. En effet, si ce dernier fut porteur de belles promesses, le match entre HHH et le Taker était, lui, porteur d’inquiétudes, surtout au niveau de forme du Deadman, jusqu’alors inconnu. Et alors que le match pour le WHC fut une déception certaine, ce match fut à la hauteur de la légende des trois protagonistes.

Déjà, les inquiétudes concernant l’état physique du Phenom furent dissipés dès les premières secondes, puisqu’il donna un rythme assez enlevé au match dès le début. Il a d’ailleurs su tenir une sacrée cadence durant tout l’affrontement si on prend en compte son âge et son état global. Le Roi des Rois sut aussi tenir son rang comme il le fallait et proposa une partition nettement plus convaincante que lors de ses dernières sorties en tenue de combat. Et que dire de Shawn Michaels, qui sut broder une performance à la hauteur de sa réputation, jouant savamment de son rôle d’arbitre pas comme les autres, refusant de céder aux suppliques de son ancien collègue de DX qui lui demandait d’arrêter le match en sa faveur d’un côté, implorant le Taker d’arrêter là les frais et de quitter le ring certes vaincu mais debout de l’autre. Tout cela nous donna un peu plus de 30 minutes de match fantastiques et mémorables, véritablement dignes de l’évènement. Certes les entrées de cette année furent moins épiques que l’an dernier (mais remettez « Ain’t No Grave » à l’Undertaker, que diable!), mais le manteau du Deadman (Dohvakiin Style) ainsi que sa nouvelle coupe nous ont mis dans le bain au départ. Le reste appartient à l’histoire et je ne peux que vous conseiller d’aller voir ce match de bout en bout pour vous faire une idée réelle de sa véritable qualité. Si ce dernier marquait la fin d’une ère, comme le suggérait son sous-titre, ce fut alors une apothéose, un adieu en très grande pompe.

Difficile d’enchaîner après une telle prestation, mais le spectacle devait continuer, et ce fut donc le moment du match des General Managers.

Après des introductions qui avaient de quoi faire penser aux Jeux Olympiques, il était temps de rentrer dans le vif du sujet. Mais le problème avec ce genre de match « chorale », c’est que si le match n’est pas à élimination, il y a de fortes chances que certains des catcheurs présents passent complètement à l’as. Ce fut le cas ici, puisque David Otunga, pourtant capitaine de la Team Johnny, n’est jamais rentré de manière active dans le match (certains diront que ce n’est pas un mal connaissant son talent, je ne peux pas vraiment leur donner tort). De plus, le match, après une première partie plutôt sage et tenue, s’est vite transformée en foutoir, ce qui a nui à sa lisibilité. C’est finalement de manière assez confuse (surtout du fait de l’intervention d’Eve) que The Miz portit son Skull Crushing Finale sur Zack Ryder, donnant ainsi la victoire et les pleins pouvoirs au GM de Raw. Nous verrons bien si cette prise de pouvoir va aboutir à quelque chose d’intéressant et de long, mais s’il est bien une loi régulière à la WWE, c’est que Teddy Long, s’il n’est plus GM pour le moment, finira bien par revenir aux commandes un jour ou l’autre…

Plus que deux matchs à aborder et, comme vous pouvez vous en douter, ce fut l’heure pour Chris Jericho et CM Punk de rentrer en piste. Mais avant de rentrer dans le détail, John Laurinaitis profita de ses premières minutes de pouvoir absolu en ajoutant une stipulation de dernière minute à ce match. En effet, si CM Punk venait à être disqualifié, il pouvait dire adieu au titre. D’ailleurs, la première partie du match mit clairement l’accent sur ce fait. Jericho a en effet enchaîné les provocations pour tenter de faire sortir le champion de ses gonds, sans grand succès au final.

Le match fut bon, je dirais même très bon, mais il est vrai qu’il différait en de nombreux points avec la plupart des matchs qu’on peut avoir l’habitude de regarder à la WWE. Dans l’ensemble, il fut plus rude, plus porté sur les coups, plus proche de ce qu’on peut avoir l’habitude de voir au Japon, par exemple. Le finish fut particulièrement réussi avec un superbe enchaînement de soumissions mais au final, il manquait quand même ce petit rien qui aurait pu mettre ce match au niveau du Taker/HHH. Néanmoins, cet affrontement vaut le détour et vous pouvez le regarder sans inquiétude.

Le temps d’un énième segment inutile impliquant Brodus Clay, l’heure du Main-Event avait sonné.

Vous avez compris de quel match je veux parler, l’affiche que la plupart des fans attendent depuis maintenant un an, John Cena vs. The Rock.

A match exceptionnel, entrées exceptionnelles vous vous direz. Dans le cas qui nous intéresse, oui et non en fait, puisque les deux superstars ont décidé d’entrer en scène après que les deux thèmes du show ne soient interprétés (un chacun, vous vous en doutez). Même si je pense que ceux qui sont fans de R’n’B furent satisfaits (bien que je pense qu’il y en a peu qui lisent ces lignes), force est de constater qu’on a déjà connu bien plus épique (l’exemple de l’entrée de WM 25 est à mon sens bien marquant).

Concernant le match en lui-même, j’ai lu beaucoup de choses sur le Net avant de le voir, beaucoup de réactions hétéroclites, mais à titre personnel, je ne l’ai pas trouvé mauvais. En fait, il était plutôt solide, même s’il était clairement inférieur au Hell In A Cell et à Punk/Jericho. Néanmoins, Cena a fait le boulot en portant le match sur ses larges épaules (The Rock ayant eu l’air à bout de souffle pendant les deux tiers du match) et le résultat est tout à fait regardable. Cependant, il y a plusieurs choses qui m’ont gêné quant au Rock, son catch m’a paru quelque peu récité, très semblable à sa prestation des Survivor Series. Puis pour un type qui a eu un an pour se préparer à ce match, il est quand même consternant de voir qu’il n’est toujours pas capable de porter de manière correcte un Sharpshooter (même Bret Hart le dit).

Abordons maintenant le problème du résultat. Comme je l’avais dit dans le dernier Brief-Ring, il était à mon sens important de voir Cena gagner à Wrestlemania, afin de donner de l’importance et du poids à la génération actuelle de Superstars, comme la défaite d’Hogan avait permis de donner une certaine légitimité à l’Ere du Rock et d’Austin. Ici, la victoire du Rock a quelque peu balayé tout cela et ça fait un peu mal de se dire que finalement, un retraité plus intéressé à faire l’acteur dans des séries B à Hollywood que de vraiment s’intéresser au business qui a fait ce qu’il est (et peu importe finalement son passé à la fédé, puisque son dernier match avant les Survivor Series remontait à 2004 quand même) a réussi à battre celui qui est, qu’on l’aime ou non, la figure de proue actuelle de la WWE, celui qui finalement donne l’exemple en backstage à l’heure où j’écris ces lignes. Finalement, c’est un peu triste quand on y pense…

En conclusion, qui retirer de ce Wrestlemania vingt-huitième du nom ?

En matière de qualité absolue, le show se situe dans la bonne moyenne des Wrestlemania. Avec trois matchs qui sortent du lot (deux par leur qualité, le dernier par sa portée historique), le show possède un bon ratio comparé à d’autres WM (celui de l’an dernier était nettement moins bon).

En matière de portée à court-moyen terme, le constat est un peu moins flatteur. Revenons un peu dans le temps, en Décembre dernier pour être précis. Je ne sais pas si vous vous rappelez de l’après-TLC, mais le tableau des champions était fort attrayant. Nous avions de jeunes talents qui détenaient les titres (31 ans pour le plus âgé à l’époque il me semble), la plupart étant fort compétents sur le ring et venant tous d’horizons différents et ayant eu des parcours hétéroclites (allant des filières classiques des fédés-écoles de la WWE aux années passées chez les indépendants en passant par les globe-trotters). Tout cela nous laissait augurer de belles choses pour l’avenir. 4 mois plus tard, force est de constater que la fédération de Stamford est reparti dans une configuration plus classique. Quand on y pense un peu, c’est finalement un peu dommage, mais espérons que cela ne soit qu’une phase…

Enfin, je conclurais cet article par un mini-coup de gueule concernant ce qu’est devenu Wrestlemania. Je vais peut-être passer pour un vieux c** un peu passéiste, mais je pense que ce qu’on appelait « The Greatest Stage of ’em All » a perdu au fil des années une bonne partie de sa magie et de ce qui a fait sa légende. Avant, Wrestlemania était souvent l’occasion d’apporter une apothéose à nombre de rivalités, les faisant rentrer ainsi dans la légende. Les fans de longue date vous citeront souvent l’opposition entre Stone Cold Steve Austin / Bret Hart qui se conclut par un Submission Match fantastique à WM 13. On pourrait aussi parler du Rock/Austin de WM X-7 ou bien du fameux Iron Man Match entre Michaels et Hart à Wrestlemania 12. Aujourd’hui, j’ai l’impression que l’immense majorité des matchs qui se tiennent à Wrestlemania aurait tout aussi bien pu se tenir dans un autre PPV, enlevant ainsi un peu de la magie de cet événement.

Aussi, ces dernières années, on a pu voir se multiplier les segments inutiles et les interventions de célebrités sans rapport avec le catch. C’est d’ailleurs ce qui m’a un peu ralenti pour rédiger cette review, car j’étais pas très chaud à l’idée de devoir passer une bonne partie du show pour voir la seule chose qui m’intéressait, c’est-à-dire du catch. A mon sens, cela participe aussi à la perte d’aura du show car, après tout, Wrestlemania se doit d’être la fête du catch « made in WWE ». Or, on a quelque peu le sentiment que dans sa construction, Wrestlemania se rapproche plus d’un Raw géant que de ce qui doit être LE PPV de l’année.

C’est sur ce constat quelque peu amer que se termine ce Catch & Conséquences consacré à Wrestlemania 28. On se retrouve très bientôt pour Extreme Rules…

C2J

Photos : Copyright © wwe.com

[Catch & Conséquences #2] Review de WWE Elimination Chamber 2012

[Attention : Cette review ne prend en compte que le show en lui-même. Ne comptez donc pas sur cet article pour voir ce qui s’est passé depuis. Aussi, je sais que je suis vachement à la bourre, mais quand on est malade, c’est un peu compliqué d’écrire quelque chose de bien construit et rédigé.]

La porte de la Chambre d’Élimination s’est refermée et Wrestlemania est plus que jamais en point de mire. Alors, est-il nécessaire pour vous de regarder ce Pay-Per-View pour vous mettre en jambes pour ZE événement ? C’est ce que nous allons voir, bienvenue dans le second numéro de « Catch & Conséquences ».

Le show démarra sur les chapeaux de roues avec la première des deux Elimination Chamber Match de la soirée. Et contrairement au Rumble, ce fut au tour du match pour le WWE Championship qui ouvra le bal. C’est ainsi donc que Dolph Ziggler, The Miz, R-Truth, Chris Jericho, Kofi Kingston et le champion en titre CM Punk donnèrent le coup d’envoi du show.

Le début du match fut plutôt enlevé, CM Punk et Kofi Kingston savent bien bosser ensemble et ça s’est vu pendant les 5 minutes où les deux ont évolué en face-à-face. L’entrée de Ziggler a un peu ralenti le rythme mais le catcheur peroxydé a tout de même montré des choses intéressantes. R-Truth n’aura pas laissé un souvenir impérissable durant cet affrontement, mais Punk a su prendre les choses en main pour rehausser le niveau, le tout bien suivi par Ziggler et Kingston. L’autre moment creux du match est à mettre, encore une fois, à l’actif du Miz, qui certes aura fourni un travail solide, mais en-dessous du niveau des autres. Néanmoins, l’entrée en jeu de Chris Jericho fit entrer le match dans une autre phase. Phase qui conduit à l’élimination de Ziggler. Autre bon moment du match, le duel entre CM Punk et Chris Jericho, clairement le morceau de bravoure de cet Elimination Chamber, même si le mouvement du match est à mettre à l’actif de Kofi Kingston. Cependant, ce match connut une rupture de rythme assez brutale quand Jericho fut propulsé en-dehors de la cage (alors ouverte pour permettre à Kingston de sortir suite à son élimination) par un coup de pied asséné par CM Punk. Ce passage, qui fut synonyme de KO et donc d’élimination pour Jericho, fit quelque peu retomber le soufflé et le match mit un peu de temps à reprendre. Le match s’est conclut par la victoire et la conservation du titre pour le natif de Chicago avec la manière.

Dans l’ensemble, nous eûmes droit à un match de plutôt bonne qualité mais un peu trop inégal au niveau du rythme pour véritablement rester dans les mémoires du genre.

Après un segment « Rockyesque » proposé par Santino Marella, qui nous aura tenté le coup des œufs, avec un succès tout relatif le tout sur la musique d’entrée d’Eugene (ndla : sûrement un des pires personnages de l’histoire de la WWE, bien qu’il fut quand même divertissant), le match suivant fut le match féminin pour le WWE Divas Championship opposant Tamina Snuka, la fille du légendaire Jimmy « Superfly » Snuka, à la championne en titre Beth Phoenix.

La Glamazon en impose et n’hésite plus depuis quelque temps à dire à ses adversaires de quitter le ring pour éviter de se prendre une correction. Mais son adversaire a la tête dure (et pas qu’au sens figuré, visiblement c’est une particularité familiale). Hélàs, et ce malgré un retour en force plutôt crédible dans la seconde partie du match, Phoenix a complètement dominé le match et conserve son titre dans un match au-dessus de la moyenne de ce que les divas nous proposent habituellement. Cependant, ce n’est quand même pas transcendant. Maintenant, la question se pose : Qui pour défier la Glamazon à Wrestlemania ? A mon avis, il n’y a que deux noms crédibles : Natalya (enfin, quand on aura cessé de la faire passer pour une andouille dans des eegments pitoyables) et Kharma (même si, pour ceux qui suivent les infos de près, il y a peu de chances que cela n’arrive).

Le temps d’un autre segment à la Rocky impliquant une fois encore Santino (cette fois aux prises avec un jambon) que c’est (déjà) le moment du deuxième match impliquant l’Eliminaion Chamber, ici pour le World Heavyweight Championship, opposant le Big Show, Wade Barrett, Cody Rhodes, The Great Khali, Santino Marella et le champion défendant, Daniel Bryan.

Avant de rentrer des les détails du match à proprement parler, il faut noter que le meilleur accueil de la soirée est à mettre au crédit de Santino, sûrement grâce aux segments cités auparavant. Le match commença avec le Big Show et Wade Barrett, autant vous dire tout de suite que le début fut peu rapide. Barrett essaya d’intensifier le match en durcissant le match mais il s’est un peu trop concentré sur les jambes de l’Athlète le plus large au monde, rendant finalement l’ensemble répétitif. Rhodes fut le premier à sortir de sa cellule mais passa quelque peu inaperçu du fait qu’il passa pour une marionnette aux mains du Big Show.

Puis, ce fut au tour de Santino Marella de rentrer en jeu, et là le public se leva comme un seul homme pour celui qui serait leur favori du soir. Ce dernier livra d’ailleurs une bonne entrée en scène, n’hésitant pas à reprendre de manière hilarante les mimiques de l’Ultimate Warrior, ce « légendaire » catcheur des années 1990. Néanmoins, le Big Show mit les espoirs de l’Italien sur pause, au grand dam de l’assistance. Arriva alors le tour du Great Khali et… ce fut tellement rapide qu’il est difficile de porter un jugement sur sa prestation. En effet, 2 Punjabi Plunge (sa prise de finition), quelques atémis et c’est tout, le géant Indien ayant été éliminé après avoir subi un Spear du Big Show. Ce dernier devint alors l’homme à battre, sentiment renforcé par le fait qu’il est allé chercher tout seul Daniel Bryan avant que ce dernier n’ait pu entrer en action, tout simplement en brisant les chaînes qui servaient de toit à la cellule du champion. Heureusement pour l’ancien roi des fédérations indépendantes, il fut le suivant à sortir de sa cage, mais le châtiment ne prit pas fin pour autant, en passant notamment par le plexiglas de sa cellule.

Mais alors qu’on s’attendait à voir le Big Show survoler le match, un Big Boot de Barrett, suivi de 2 Disaster Kicks et d’un DDT de Cody Rhodes mirent fin aux espoirs de l’Athlète le plus large au monde. Le tombé fut à mettre à l’actif du « Beautiful Disaster », ce qui eut le don de le mettre en joie. Joie de courte durée puisqu’il fut le suivant à être éliminé par… Santino Marella. Et c’est là qu’on se rend compte que les deux segments qui impliquaient l’Italien avaient du sens. En effet, ces deux vidéos rendaient hommage à Rocky et Santino a semblé être habité par l’esprit de l’Étalon Italien puisqu’il s’est toujours relevé, même après s’en être pris plein la poire.

Finalement, le match aboutit sur une finale Santino/Bryan. Inutile de vous dire que le public exultait en voyant leur chouchou être à deux doigts de rempoter le titre. L’ambiance fut d’ailleurs au pinacle du délire quand Santino porta le Cobra sur le champion et tenta le tombé qui échoua malheureusement. Bryan tira finalement les marrons du feu en portant son LeBell Lock sur Santino qui n’eut d’autre choix que d’abandonner et ce malgré une belle résistance.

Au final, j’ai été quelque peu déçu par ce match. D’abord, à cause de la construction quelque peu bancale du match. Il est ainsi un peu étonnant de voir les deux géants impliqués dans le match être les deux premiers catcheurs éliminés. Même si je ne suis pas fan des deux mastodontes, on pouvait quand même s’attendre à les voir semer un peu plus de chaos. Ensuite, concernant Santino, je regrette qu’il ne doit sa place en finale qu’à son opportunisme et non à son talent car oui, Santino a du talent, et ce malgré son personnage.

Pour conclure sur ce match, il est à noter que Sheamus est venu défier le champion et lui porter sa nouvelle prise de finition, rendant ainsi « officiel » leur affrontement à Wrestlemania.

Après ce match, nous eûmes droit à un segment atterrant impliquant Natalya et son système intestinal (J’en resterais là, je souhaiterais rester poli). Mais le segment suivant fut un peu plus intéressant puisqu’il permit d’annoncer un match de dernière minute entre Justin Gabriel et Jack Swagger pour le compte du titre US.

Il n’y a pas franchement grand chose à dire sur ce match, si ce n’est que le public était complètement amorphe , que Gabriel montra quelques bonnes choses et que le match fut du niveau et de la durée d’un match de show hebdomadaire. Rien de bien excitant quoi…

Enfin, pour conclure ce show, ce fut l’Ambulance Match entre Kane et John Cena qui nous fut proposé. Après les habituels chants concernant Cena, le match commença de manière musclée à l’extérieur du ring. Les civières furent utilisées en guise d’armes et le rendu n’était pas moche à regarder. Les choses se gâtèrent quand les deux protagonistes retournèrent sur le ring. En effet, le match prit une tournure quelque peu ennuyeuse et lente. Il faudra attendre le second souffle de Cena pour voir un peu de nouveau puisque, pour calmer les ardeurs de l’ancien Champ’, Kane prit le parti de l’étouffer avec son gant. Dès lors, le match prit son rythme de croisière. La table des commentateurs hispanophones fut détruite (comme de coutume dans ce genre de match) et après un Attitude Adjustment porté du haut de l’ambulance, John Cena enferma son adversaire dans l’ambulance et remporta la victoire.

Au final, si on ne pouvait pas décemment s’attendre à quelque chose de mirobolant (surtout au vu du match du Royal Rumble), je ne peux m’empêcher d’être déçu par le match, ou plutôt par ce qui s’est passé avec Cena. Au final, ce dernier n’aura pas changé d’attitude et aura finalement su s’élever au-dessus de la haine. Si, en théorie, tout cela est très noble, en réalité, on ne peut s’empêcher de penser « Tout ça pour ça ». On a l’impression que rien n’a vraiment avancé, que Cena est au même niveau que lors des Survivor Series et que le Rock va le manger tout cru à Mania s’il reste à ce niveau (même si ce qui s’est passé lors des derniers Raw nous rassure quelque peu, mais je digresse).

En conclusion, WWE Elimination Chamber 2012 fut un PPV un peu bancal. Il y eut certes de bons moments, mais les choses n’ont finalement que peu avancé en vue de Wrestlemania. J’en veux pour preuve le Main-Event du show qui aura finalement accouché d’une souris alors qu’on s’attendait à quelque chose de bien plus excitant, et c’est bien là le problème…

Et c’est ainsi que se clôt ce second numéro de « Catch & Conséquences », on, se retrouve très bientôt pour le Brief-Ring consacré à Wrestlemania…

C2J

Photos : Copyright © wwe.com

[Catch & Conséquences #1] Review de WWE Royal Rumble 2012

[Attention : Cette review a été écrite sans prendre en compte les weeklys qui ont eu lieu après le show. J’en parlerai lors du prochain Brief-Ring. Merci de votre compréhension.]

Le Royal Rumble 2012 fait maintenant partie de l’histoire et le coup d’envoi de la Route vers Wrestlemania a été donné en même temps. Mais est-ce que ce show mérite votre intérêt ? Nous allons y répondre dans cet article, bienvenue dans le premier numéro de « Catch & Conséquences ».

Après les feux d’artifice de rigueur, le Pay-Per-View a été lancé sur des chapeaux de roues avec ni plus ni moins que le match en cage à trois pour le World Heavyweight Championship opposant le Big Show, Mark Henry et le champion en titre, Daniel Bryan. Si le choix de mettre un match aussi important en ouverture du show peut sembler surprenante (cette place étant normalement réservée à des matchs de moindre importance), elle permet néanmoins de démarrer en force et de chauffer comme il faut le public. Petite aparté d’ailleurs pour signaler que la foule de St-Louis fut à la hauteur de l’événement et véritablement vivant et ce tout au long du show.

Revenons au match même et ce fut un plutôt bon opener, même sans tenir compte de l’état de forme précaire du Big Show et de Mark Henry. La grosse interrogation de ce match concernait la manière dont Bryan allait être montré. Force est d’avouer que son booking fut habile sur ce match, car après un début de match passé à tenter de voler la victoire en tentant de s’enfuir par le haut de la cage (chose logique), il décida de rendre les coups et tenta même de finir le match de manière normale en portant sa prise de finition, le LeBell Lock, sur le Big Show.

On peut regretter que la fin soit si abrupte (Show essayait de remonter Bryan par la main, mais ce dernier a lâché et est retombé en dehors de la cage, obtenant ainsi la victoire) et que le match soit si court (environ 9 minutes), mais le rendu est tout à fait crédible. Bryan n’est pas ressorti affaibli du match, idem pour Show et Henry qui auront rendu une copie plutôt propre. Ne manquait que quelques gros spots et quelques minutes d’action pour en faire un vrai main-event de PPV.

Après plusieurs dizaines de « YES ! » crié par Daniel Bryan à la fin du match, le show enchaîna sur un match de Divas, le premier match rajouté à la dernière minute à la carte du PPV. Ce fut en l’occurence un 8-Divas Tag Team Match opposant l’équipe de Beth Phœnix, Natalya et les Bella Twins à l’équipe de Kelly Kelly, Alicia Fox, Tamina et Eve Torres. Avant d’aborder le match en lui-même, je trouve quand même étrange que la WWE ne nous ait pas proposé un match pour le titre des Divas dans un show du calibre du Royal Rumble. Enfin, passons.

Le match est clairement oubliable, se soldant par la victoire de l’équipe de la championne. Il est clairement décevant de voir que la division des Divas est retombé dans ses travers habituels. Enfin, passons.

Avant d’enchaîner avec le match suivant, nous vîmes Zack Ryder arriver dans une chaise roulante afin d’assister au match entre John Cena et Kane, qui allait suivre. Je voudrais d’ailleurs faire une petite remarque concernant Ryder. Lors des entrées de Cena et Kane, les commentateurs nous ont dit que le « Long Island Iced-Z ! » souffrait d’une hernie discale. Pour avoir vécu cette blessure personnellement, il était évident pour moi que cette blessure était clairement « kayfabe » car normalement, quand on souffre d’une hernie discale et à moins d’être fortement médicamenté, il est très difficile de ne rester ne-serait-ce qu’assis pendant une longue période. Je sais que certains rétorqueront que je n’avais pas la même forme physique que Ryder, mais quand même…

Revenons au match qui nous intéresse, à savoir John Cena vs. Kane. Un petit mot sur l’entrée de Cena qui fut copieusement hué par le public de Saint-Louis. On a l’impression que la WWE a du mal à inverser la vapeur concernant l’ancien Champ’, et ce malgré une vidéo très convaincante à la gloire du Marine qui fut diffusée avant le match. Cependant, durant le match, on a senti que l’écart entre les « Let’s go Cena ! » et les « Cena sucks ! » commence un petit peu à se réduire.

Concernant le match en lui-même, il fut un peu décevant. Décousu, manquant d’intensité, il m’a semblé que Kane manquait un peu de forme. Ce match ne vaut clairement pour les développements qu’il apporte à la rivalité, avec notamment la bagarre d’après-match entre Kane et Cena en dehors du ring (le match s’est soldé par un double décompte à l’extérieur) ou encore le Tombstone Piledriver sur Ryder.

Enchaînons sur le deuxième match de dernière minute, qui opposa Drew McIntyre au « Funkasaurus » Brodus Clay. La construction autour de McIntyre est clairement casse-gueule, vu que les séries de défaites n’aboutissent généralement sur rien de bon. On peut dire de même concernant Clay, mais là, c’est plus à cause de sa gimmick qui risque de le limiter au bout d’un moment. Au final, nous héritâmes d’une victoire expéditive de Clay qui ne nous amène à rien. Dommage d’avoir utilisé les deux à ce moment-là, ils auraient pu apporter de belles choses au Rumble match.

A peine le temps de dire « ouf » que l’heure du match de championnat entre Dolph Ziggler et CM Punk a déjà sonné. Avant de lancer les hostilités, John Laurinaitis fit son entrée, étant donné qu’il devait officier en tant qu’arbitre spécial pour ce match. Afin de montrer de la bonne volonté, il décida de n’officier qu’en tant qu’arbitre externe, laissant un véritable arbitre faire le boulot principal. La manière dont est dépeinte le General Manager par intérim de Raw est véritablement habile, il est clairement difficile de savoir où il veut en venir en réalité. D’ailleurs, ses interventions durant le match ont contribué à nourrir cette ambiguïté car même si elles étaient en défaveur de Punk, elles furent faites de telle manière qu’il est quasiment impossible de savoir si elles étaient faites à dessein.

Concernant le match lui-même, l’excellente alchimie entre Punk et Ziggler s’est encore vérifiée sur ce match. Les deux s’entendent très bien et ça se voit. Ziggler semble se « Ric Flairiser », cela colle parfaitement à son personnage et le public a réagi positivement à cela. Le match fut très fluide, il y eut peu de temps morts et nous avons eu droit à beaucoup de beaux mouvements, comme la powerbomb de Punk ou le contre du Go 2 Sleep en Fame-Asser par Ziggler. Espérons que ces deux-là se retrouvent bientôt pour d’autres matchs de championnat, car c’est véritablement un plaisir de les voir évoluer ensemble. En tout cas, Punk a conservé le titre et a de fortes chances de le rester au moins jusqu’à Wrestlemania…

Enfin, « last but not least », nous avons eu droit au traditionnel 30-Men Royal Rumble Match, qui devait désigner l’un des challengers pour Wrestlemania. Il est difficile de parler d’un Royal Rumble de manière exhaustive sans écrire un roman, donc je vais essayer de faire court.

Le Rumble fut correct, sans trop de longueurs, contrairement à l’an dernier, mais a quand même manque de morceaux de bravoure.

Au rayon des mauvaises surprises, je placerais The Miz, qui a clairment manqué de présence et de prise de pouvoir, alors qu’il était numéro 1 à rentrer. C’est dommage de le voir stagner ainsi. On peut aussi regretter les présences du Great Khali (sérieusement?) et de Michael Cole (SERIEUSEMENT???).

Pour ce qui est des bonnes surprises, je donnerais un point aux moments comiques que nous ont apporté Santino Marella, Ricardo Rodriguez (qui nous a fait une entrée à la Alberto Del Rio version Leader Price) & Mick Foley (le duel Socko vs. Cobra fut simplement épique).

On pourrait aussi parler de Kofi Kingston, qui nous a fait l’acrobatie de l’année, en évitant l’élimination en marchant en-dehors du ring sur les mains, grillant ainsi la règle d’élimination vu qu’elle ne concerne que les pieds. Aussi, je citerais le bel accueil qu’on reçut les anciens invités cette année au Rumble, j’ai nommé « Hacksaw » Jim Duggan et le « Road Dogg » Jessie James, qui était d’ailleurs en grande forme. Enfin, un petit coup de cœur pour Kharma, qui est devenue la 3ème femme à intégrer un Rumble et qui nous a livré une belle prestation bien qu’un peu courte.

Finalement, c’est le « Great White » Sheamus qui est sorti vainqueur du match et qui ira donc défier l’un des champions majeurs à Wrestlemania en Avril prochain. Vous noterez d’ailleurs que parmi le Final Four de cette année, se trouvait trois des quatre catcheurs que je voyais en vainqueur potentiel (en l’occurrence Sheamus, Jericho et Orton). Mais une question se pose : que va-t-il advenir de Jericho ? L’avenir seul nous le dira…

Voilà, ce premier numéro de « Catch & Conséquences » est terminé, nous nous retrouverons dans quelques semaines pour le Brief-Ring n°2 qui sera consacré à Elimination Chamber.

Photos: Copyright © wwe.com