Final Fantasy fête ses 30 ans

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C’est un fait : les plus grandes saga de jeux vidéo qui perdurent aujourd’hui sont pour la plupart, trentenaires. Prenez Zelda, CastleVania, ou encore Super Mario. Peut-être que les plus jeunes lecteurs de ce blog n’étaient pas nés lorsque ces sagas sont apparues. Et, en 1987,  ce fut le 18 décembre de cette année que le premier Final Fantasy vit le jour sur la Famicom, le nom de la NES japonaise. Je vous propose un retour rapide et non-exhaustif sur la saga qui fait partie de mes préférées.

Un épisode fondateur 

Une époque où Enix avait déjà sorti Dragon Quest et Squaresoft peinait à survivre dans le monde balbutiant des jeux vidéo. Il y a longtemps que Hironobu Sakaguchi voulait créér un jeu de rôle mais  Square refusa de le laisser mener à bien le projet, redoutant de faibles ventes. Mais le succès de DQ  a fait changer les choses et notre homme eut la permission de faire son jeu. Sakaguchi voulait un jeu s’inspirant de Wizardry et Ultima qui eux, étaient déjà sur ordinateurs. Au final, Final Fantasy  reprend les atouts de Dragon Quest en les améliorant. Toutefois, cela ressemblait à ça :

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Oui, les ennemis et les alliés étaient séparés en deux fenêtres distinctes. Aujourd’hui, le premier Final Fantasy a très mal vieilli, et est surtout très lent.

Final Fantasy raconte l’histoire d’un monde qui dépérit. Les éléments sont gérés par quatre cristaux qui perdent leur éclat petit à petit. Le cristal de l’eau devient noir, et la mer s’épuise et devient hostile. Celui du vent s’assombrit, et il n’y a plus d’alizés dans le monde. La terre pourrit et devient stérile, tandis que des incendies se déclenchent à cause de l’épuisement des cristaux de la terre et du feu.  Mais une prophétie dit la chose suivante :

« Lorsque les ténèbres s’abattront sur le monde, quatre guerriers de lumière apparaîtront. » Et un jour, quatre guerriers ayant chacun un cristal dans la main, arrivèrent dans la ville de Cornélia…

Le pitch est assez simple et reprend les poncifs du genre, à savoir la lutte de la lumière et des ténèbres. Cependant, le jeu propose au joueur de choisir la classe de ses guerriers parmi 6 : guerrier, ninja, mage blanc, mage noir, mage rouge et voleur, chacune ayant ses avantages et inconvénients, il conviendra de bien équilibrer son équipe.

Le jeu n’arrivera en Amérique du nord qu’en 1990, alors que le Japon, lui, avait déjà eu droit à deux autres épisodes. Mais il faut avouer que la boîte de jeu était plutôt jolie :FF1_USA_boxartBien évidemment, on connait la suite, et l’épisode fondateur a donné  ensuite 15 épisodes à ce jour rentrant dans la numérotation canonique, avec des dérivés et des épisodes online et sur smartphones. Chaque  épisode peut se jouer indépendamment des autres,  un peu comme si la saga était un recueil de nouvelles indépendantes. Parmi les épisodes dérivés, on peut compter Final Fantasy Tactics, une sorte guerre des Roses version Tactical RPG,  Crisis Core, préquelle à Final Fantasy VII, Rings of Fate et  le plus récent est à ce jour World of Final Fantasy.

La venue chez Sony et l’arrivée de la série en Europe

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La saga fut aussi à l’origine d’une brouille entre Square et Nintendo : Alors que la PlayStation et la Saturn ont imposé le format CD comme support d’avenir pour le jeu sur consoles, alors que l’Ultra 64 ( nom d’époque) se fait encore attendre, Nintendo choisit de conserver le format cartouche pour sa prochaine console. Un choix étonnant, quand on sait qu’en 1995, une cartouche coûte plus cher qu’un CD à produire et contient moins d’espace de stockage. Square décida donc d’aller voir ailleurs pour ses grands besoins d’espace, et Final Fantasy VII verra alors le jour sur la console grise de Sony.  J’en ai parlé dans l’article précédent, je ne vous refais pas le topo sur le jeu.

L’Europe, quant à elle, ne verra arriver la saga qu’avec le VII, dix ans après sa création initiale. Mais le vieux continent a depuis rattrapé son retard : les épisodes pré-FF VII sont sortis sous forme de rééditions modernisées, et nous aurons droit aux épisodes qui suivront.

Bien évidemment, la question du « FF préféré » est toujours sujet à débats, qui sont parfois enflammés. En réalité, le seul que je n’ai franchement pas aimé est Final Fantasy XIII, bien loin des promesses faites par Square Enix et des personnages soit stupides, soit énervants au possible. Pour le reste, celui qui se détache du lot avec le VII pour moi, c’est le VI. Une pièce de théâtre, un drame lyrique en plusieurs actes, qui vaut pour ses personnages, son intrigue complexe et son méchant totalement fou. Je dis toujours que si Shakespeare avait vécu 500 ans plus tard, s’il avait été créateur de jeux vidéo et non dramaturge, il aurait créé le sixième FF. 

Et pour rester dans les polémiques inutiles, j’ai encore vu dans les commentaires, qu’après Final Fantasy IX,  tous les jeux de la saga sont merdiques, ce qui est faux. Il faudrait que certains apprennent à réfléchir. Je pense que tout le monde peut y trouver son compte dans les épisodes X à XV, même s’il peut arriver que l’un d’entre eux ne plaise pas. De toute façon, la série a toujours été clivante, notamment depuis le VII. 

Une série qui réussit en jeux vidéo, mais moins en cinéma

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Mais si FF fit le bonheur de Square, elle fut aussi l’origine de son malheur. Alors que Final Fantasy IX est lancé mondialement et que Final Fantasy X se dévoile petit à petit aux yeux du monde sur PS2,  Hironobu Sakaguchi travaille déjà depuis plusieurs années sur un long-métrage intitulé Les créatures de l’Esprit. Le film est développé dans les studios de Squaresoft à Honolulu. Il est une révolution technique pour l’époque : entièrement en images de synthèse, il est vraiment beau et  toujours fluide dans son animation.  Mais malgré des références évidentes, un casting de doublage en anglais de qualité, le film, un peu bancal il faut bien le dire, ne rencontre pas le succès escompté lors de sa sortie à l’été 2001 et est un four commercial, mettant Squaresoft en danger. De fait, elle oblige l’entreprise à fusionner avec son concurrent direct, Enix.  Hironobu Skakaguchi, le fondateur de la saga,  s’en ira également et fondera ensuite Mistwalker.  Au premier avril 2003, l’entité fusionnée est devenue officiellement Square Enix. La société ne se risquera plus dans la production de films jusqu’à  Advent Children,  suite se passant deux ans après la fin de Final Fantasy VII, s’adressant clairement aux fans du jeu. Là encore, la technique impressionne. 

Voilà dans les grandes lignes les principaux mouvements d’une saga qui je pense, n’a pas fini de nous étonner. Square Enix  n’a pas l’intention de lâcher sa saga phare. Pour le moment, c’est Final Fantasy XV qui est en exploitation. Sorti le 29 novembre 2016, le jeu continue d’être alimenté en contenus annexes, avec notamment les épisodes relatant le passé des trois compagnons de Noctis et un mode multijoueur. Dans quelle direction va partir le seizième épisode ? Nul ne le sait. Et si Square Enix se décidait enfin à sortir Final Fantasy VII Remake ?  Mais je vous avoue qu’en tant que fan du VII ( vous vous en seriez doutés), ce remake annoncé depuis longtemps me fait tout de même peur…

Tout ça pour dire  : Bon anniversaire Final Fantasy. 

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Publié le 18/12/2017, dans Jeux vidéo, Level Up!, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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