Cinévrac mars 2017

Bonjour et bienvenue dans un nouveau Cinévrac. Il est vrai que je n’ai pas rédigé de critique cinéma depuis longtemps  sur le blog, eh bien les voici de retour, avec deux films, qui sont Kong : Skull Island et T2 Trainspotting

Putaing, Kong!

1-La salle
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Me rendant sur Paris pour certaines raisons, vint un vendredi gris et triste. Comme je me trouvais non-loin du quartier de La Villette, pourquoi ne pas aller voir un film au nouveau Pathé du centre commercial flambé, flambant neuf ? Il faut que mon Pass serve à quelque chose…
Je m’y rends et je jette un coup d’œil sur les films qui commencent. Tiens à 10 heures, il y a Kong Skull Island... il était 9h55. En VOST ET dans la salle IMAX en plus ? On peut dire que je suis verni. Le cinéma est propre, mais grand, presque trop. J’ai eu du mal à trouver la salle, après avoir monté une foule d’escalators . Remarquez, cela m’a épargné les pubs, je suis à peine installé que les qualités de l’IMAX me sont vantées dans le jingle. Et il est vrai qu’au niveau technique, il n’y a rien à redire : l’image est nette, claire (alors que je trouve que beaucoup de films en 3D sont assez sombres), le son du film était bien spatialisé, la salle avait des fauteuils propres, confortables (mais aussi beaucoup de duos), et une pente assez prononcée avec un écran e 22 m de base. Excusez du peu… Il fallait bien ça pour Kong, non ? Allez, passons à la critique du film lui-même.

2-Le film
affiche kong skull island

Si je devais avoir un seul mot pour qualifier le long -métrage, ce serait l’adjectif « bordélique« . En effet, le film a tendance à partir dans tous les sens, puisant son inspirations dans différentes références notamment celui du film de guerre, dont des pompages flagrants à Apocalypse Now. D’ailleurs, cela se passe juste après la fin de la Guerre du Vietnam. Les troupes américaines doivent se retirer mais un contingent reste pour faire une dernière mission : explorer l’île de Skull Island découverte par les ingénieurs de Landsat. Ainsi, un groupe de militaires menés par Samuel L. Jackson et des civils tel qu ‘une biologiste, une photographe pacifiste, doivent s’y rendre. Problème, elle est inaccessible à cause de la dépression orageuse qui l’entoure. Mais les hélicos de l’armée passent le front dépressionnaire, et arrivent en vue de l’île. Mais voilà, il y en a un qui ne souhaitait pas du tout l’arrivée des Américains sur son territoire : Un très grand singe du nom de Kong. Après que notre géant ait écrasé d’une pichenette les engins volants, tout le monde va se retrouver séparé.
Le film alterne donc entre péripéties d’exploration, de découvertes ( oh, un beau plan emprunté à Jurassic Park!)et de purs moments d’action. Le problème, c’est qu’il est hélas trop manichéen, et tire parfois vraiment sur le nanar question dialogues. C’est tout de même gênant. Les militaires ne sont que des brutes tandis que les civils eux, font la connaissance des autochtones, et découvrent que Kong n’est pas si méchant que ça. L’objectif réel de la mission n’est qu’un prétexte. Je me suis demandé ce que certains dialogues venaient faire là, tant ils n’ont pas la place dans un blockbuster. Mais le métrage offre de purs moments d’action, et les batailles avec notre singe géant préféré sont impressionnantes. Dommage d’avoir mis une séquence où le gentil pourfend plein d’ennemis volants, tout en échappant aux émanations toxiques. Il y a plein de potentiel gâché dans ce film. Il montre des choses, et des belles, mais c’est tellement foutraque dans l’écriture qu’on dirait que c’est un gosse qui a rédigé le script.
Il n’en reste pas moins un plaisir, coupable ou non, idéal pour se vider la tête. Peut être était-ce là son objectif et rien d ‘autre mais comme il prétend aller dans la catégorie « Blockbuster » je pense que l’intention est plus triviale.

Kong: Skull Island

Réalisation : Jordan Vogt-Roberts

Genre : Blockbuster

Durée : 1 h 59

Avec : Samuel L. Jacson, John Goodman, Brie Larson, Tom Hiddleston…

En salles depuis le 8 mars 2017.

 

De quoi se remettre sur de bons rails…

affiche t2 trainspotting

On est pas sérieux, quand on a 25 ans. Oui, certes. Sauf que les 4 junkies de Trainspotting en ont maintenant 20 de plus. Danny Boyle adapte « Porno« , de Irvine Welsh, qui est la suite de Trainspotting.
Le premier film était un coup poing dans le si bien rangé cinéma britannique. Violent, immoral, les héros n’étaient pas des tendres. Mais il laissait une note d’espoir, contrairement à d’autres sur le sujet, notamment Requiem for a Dream.
T2 Trainspotting commence alors que Mark Renton (Ewan Mc Gregor) fait son retour à Glasgow. Le moins qu’on puisse dire c’est que ses trois autres camarades ne sont pas forcement ravis de le revoir, pour des raisons liées à la fin du premier film, que je ne dévoilerai pas ici. Chacun d’eux a évolué différemment, mais aucun n’a réussi à s’intégrer à la société.
D’une façon générale, j’ai trouvé le film moins marquant que le premier, mais ce n’est pas pour ça qu’il est mauvais. Il n’est jamais facile de faire une suite, aussi bien en livre qu’en film et celui-ci s’en tire plutôt bien. On peut même invoquer l’effet de surprise, puisque le précédent avait une fin assez définitive. Une certaine mélancolie se développe dans le métrage, au point d’abuser parfois de flashbacks et de références au premier, comme s’il ne parvenait jamais à s’en détacher réellement. comme le dit Spud :« Tu reposes trop sur la nostalgie ». Le film souffre également d’un manque de rythme, certaines scènes sont vraiment trop longues. Pourtant, il y en a aussi des géniales, (le duo Rent Boy/ Sick Boy dans un troquet et leur chanson improvisée…un pur moment de bonheur). Le film montre également le « non-accomplissement » des personnages dans la vie, qu’ils ont refusé de choisir. Mais le quatuor a plutôt bien vieilli, même Robert Carlyle, dont la transformation est impressionnante. En elle-même, la réalisation est bonne. Le film a également une BO excellente, avec des morceaux de choix. En VO, il faut toutefois se faire à l’accent écossais assez rocailleux des acteurs notamment quand l’oreille est plus habitué à celui britannique…

T2 Trainspotting n’est pas une suite ratée, même s’il aurait pu être mieux. Et il assume plutôt bien le fait d’être une séquelle qui se passe réellement vingt ans plus tard. Ce qui n’est pas le cas de certains autres, notamment s’ils sont français…

T2 Trainspotting

Réalisation : Danny Boyle

Genre : comédie dramatique

Durée : 1h57

Avec : Ewan Mc Gregor, Ewen Bremmer,  Robert Carlyle, Johnny Lee Miller…

Distribution : Sony Pictures Releasing France

En salles depuis le 1er mars 2017

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Publié le 13/03/2017, dans Cinéma, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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