Weekly Retro #17 Whilst our laughter echoed….

Il y a des jeux comme ça, qui méritent qu’on y reviennent. Et qui justifient à eux seuls d’avoir un Weekly Retro entier. Donc, cette fois, je vais revenir sur un jeu que je considère comme le roi de l’âge d’or du JRPG et qui demeure mon préféré d’entre tous. Bienvenue dans Chrono Cross.

1-Une intro juste magique

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Pour bien montrer que le jeu envoie du bois dès le départ, l’introduction du titre est sublime. Ça commence sur une musique douce à la flûte, avec les vers d’un poème, et d’un livre qui s’ouvre sur une table. Et puis, d’un coup, ça s’emballe. Le rythme devient plus rapide, les violons arrivent, et nous font voir des paysages maritimes et les personnages du jeu, des dragons… Mieux encore, nous voyons une jeune fille blonde face à la mer, se tourner vers nous et nous inviter à venir avec elle… Et le titre apparaît. Déjà, si ça ne vous donne pas envie de jouer, c’est à ne rien y comprendre d’autant que la qualité technique est là. Pour un peu on pourrait croire que CC aurait pu tourner sur PS2. Et si vous laissez tourner le jeu après l’écran-titre, vous verrez différents lieux du jeu avec une musique tout aussi formidable. Ce qui nous permet d’enchaîner sur le deuxième point.

2-Des musiques inoubliables

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Yasunori Mitsuda n’a rien à envier à ses pairs, tels que Nobuo Uematsu ( qui l’avait aidé sur Chrono Trigger), et le prouve dans ce jeu. Les mélodies sont magnifiques, variées au niveau de l’instrumentation, et contribuent énormément à l’ambiance du jeu. Le tout tient sur trois CD pour quatre heures de musiques juste incroyables. La seule un peu en dessous est sans aucun doute celle des combats, trop répétitive. Pour le reste, c’est du tout bon et je vous conseille vivement de vous procurer l’OST seule, si ce n’est pas déjà fait. Vous ne le regretterez pas.

3-Une rejouabilité énorme

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Chrono Cross peut se boucler en une quarantaine d’heures lors d’un premier run. Le jeu tient sur 2 CD et propose 45 personnages au total, mais il vous sera impossible de tous les avoir en une seule partie. Pourquoi ? Parce que des embranchements scénaristiques et des choix feront qu’il faudra en être à sa deuxième New Game+ pour les voir tous réunis. Ensuite, parce qu’il se peut, si vous ne connaissez pas le jeu, que vous passiez définitivement à côté de certains.

Ensuite, le jeu propose plusieurs fins. Il y a des chances pour que la première fois vous n’ayez pas compris comment battre le boss de fin et que vous soyez tombés sur une conclusion assez…frustrante. Eh bien, si vous refaites le jeu en New Game+, Serge trouvera dès le début le « Time Egg », qui permettra d’aller au boss final n’importe quand,et la fin variera selon les moments auquel vous l’utiliserez. Qui sait, peut-être aurez vous une fin plus intéressante..

4-Un système d’expérience particulier

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Chrono Cross diffère grandement des autres JRPG de la PlayStation. Ici, les combats ne sont pas aléatoires, mais c’était déjà le cas dans Chrono Trigger. Mais surtout, ils ne rapportent pas de points d’expérience. Lorsque vous combattez des ennemis normaux, seules une ou deux stats augmenteront de façon aléatoire. Pour faire évoluer vraiment votre équipe, vous devrez battre les boss. Là, vous recevrez une étoile, synonyme de niveau d’évolution. Cela améliore les caractéristiques des personnages, et tous auront dans leur grille d’éléments un emplacement supplémentaire. Donc, vous pouvez potentiellement esquiver les ennemis et ne faire que les combats obligatoires pour évoluer. Cependant, vous pourrez toujours récolter des éléments qui seront utiles soit pour vous, soit pour améliorer les armes. Et vous aurez de l’argent, aussi. Autre chose originale : le jeu propose de soigner les personnages après chaque combat avec les éléments qui n’ont pas été utilisés ou d’en choisir dans l’inventaire général.

5-Une véritable suite à Chrono Trigger, qui ne se dévoile que petit à petit

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Au début du jeu, le titre n’a juste une indication au dos de sa boite de jeu : «20 ans après les événements de Chrono Trigger», et se passe dans un archipel, celui d’El Nido. Mais contrairement à CT, le titre exploite la théorie des mondes parallèles et non plus celui du voyage dans le temps. En effet, Serge, le héros du jeu, se réveille un jour sur une plage, et l’environnement qu’il connaissait a changé. Il apprend alors que dans cette autre réalité, il est mort depuis 10 ans ! Qu’est ce qui a provoqué ce schisme ?

Cependant, des indices relatifs au jeu précédent sont distillés tout le long du jeu. Cela va de l’allusion au continent de Porre, d’un dessin de Lucca aperçu dans un flashback jusqu’à une pièce cachée abritant Epoch. Mais les clins d’œil ne veulent pas forcément dire que le jeu est une suite. Sauf que là, plus on avance, plus la convergence avec CT est forte. Pour ne prendre tout son plein potentiel qu’à la fin. Le titre cachait bien son jeu.

6-Une réalisation technique de haute volée

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Nous avons déjà abordé les musiques, mais tout le reste est à l’avenant. Chrono Cross est un des plus beaux jeu de la PlayStation. Il n’y a qu’à voir les décors colorés, les effets, les monstres, tout respire une console exploitée à fond. Il y a peu de cinématiques, mais elles sont bien faites. Et que dire des animations sans faille… En combat, vous pouvez même voir si l’ennemi n’a plus beaucoup de points de vie. Le menu est pensé de façon intelligente, même si la grille d’éléments pourra vous sembler déroutante au départ.

Voilà, j’ai évoqué 6 raisons mais pour moi, le jeu n’a pas de défauts rédhibitoires. J’aurais pu aussi évoquer la qualité de la traduction anglaise et française non-officielle de Terminus Traduction, les lieux emblématiques qui laissent un souvenir indélébile aux joueurs, ou le trio inoubliable formé par Serge, Lynx et Kid… Chrono Cross est une référence à laquelle je rejoue encore, et encore, sans jamais me lasser. A tel point que je regrette que Sony et Square Enix n’aient toujours pas daigné le mettre au moins sur le PSN Européen… Franchement, vous exagérez. Pour plus d’infos, sachez qu’une critique détaillée est dispo sur le blog…

A bientôt pour le prochain Weekly Retro.

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Publié le 27/02/2017, dans Back to the Pixels, Divers, Level Up !, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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