Bilan cinéma 2016

L’année 2016 vient de se terminer (oui, OK , on est en février) et c’est l’heure du bilan ciné, sur la trentaine de films que j’ai vu voici ceux qui méritent les honneurs… ou le déshonneur. Je n’ai pas vu que des belles choses, mais entrons plus avant dans les détails :

Les films qui méritent la palme d’or :

Les 8 salopards, de Quentin Tarantino: Rouge sang

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Tarantino a entamé l’année 2016 en beauté. Les 8 salopards c’est une vision du cinéaste, ultra violente, caricaturale, mais jouissive avec un message final, peut-être que le monde du ciné français devrait le marquer en lettres d’or : l’entre-soi mène, au final, à l’autodestruction. Tout le casting de luxe du métrage finit teinté de rouge, et comme on peut le dire pour la plupart des films du cinéaste, Les 8 salopards, c’est une pléiade d’acteurs au début, un peu moins à la fin. Mention spéciale à Samuel L. Jackson et Walton Goggins. Une fois encore, réussite technique et scénaristique, mais est-ce étonnant ?

Le Garçon et la Bête de Mamoru Hosoda: conte initiatique

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Un joli film comme Hosoda sait si bien les faire. C’est poétique, bien fait et l’opposition entre le garçon et l’ours anthropomorphe est bien amené.Les allers-retours entre le monde des bêtes et des humains sont bien amenés et la fin est riche en action avec un retournement très bien trouvé.

The Nice Guys de Shane Black: Coolitude

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Le réalisateur de Kiss Kiss Bang Bang en 2005 est de retour à la comédie et ça réussit plutôt bien. The Nice Guys, même s’il est de mon point de vue un poil moins percutant que le premier cité, est un buddy movie qui s’assume avec un couple mal assorti, entre un inspecteur bourrin joué par Russel Crowe, et un détective maladroit incarné par Ryan Gosling et cela se voit aussi au niveau physique. Ce film est à l’image qu’on donne des seventies, l’époque où il se déroule : cool. Farci de dialogues percutants, il révèle en plus une jeune actrice que j’espère revoir plus souvent : Angourie Rice. Elle joue la fille de Marsh mais se révèle être la véritable star du métrage, sauvant le duo vedette du pétrin plus d’une fois.

Zootopie : Top

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Sans conteste un des meilleurs Disney de ces dernières années jamais sortis. Oh, certes, cela reste un film d’animation de synthèse. Mais il est construit de façon intelligente, les scènes sont inventives ( celle avec les paresseux deviendra, je pense culte, avec la blague), et délivre, surtout, un message : le droit à être différent. Bien entendu, Disney se sert de l’anthropomorphisme pour le faire passer, mais le couple mal assorti entre une lapine policière et un renard malin qui mène l’enquête sur des personnes disparues fonctionne à merveille. On notera aussi que le doublage français est fait par un casting de choix.

Le dernier train pour Busan, de Yeon Sang-Ho : sans arrêt

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Le cinéma Sud-Coréen se porte bien, et même si les films venant de ce pays se font assez rares dans les salles françaises, Le dernier Train pour Busan est une pièce de choix. Prenant  inspiration sur Snowpiercer pour son cadre, et le film de zombies mélangé à la violence. Il va mener un père de famille et tout un groupe de personnes bien identifiées à bord d’un voyage sans retour, car figurez vous que le pays est envahi de zombies, et seule Busan, la grande ville du sud du Pays, y aurait échappé. Le rythme et les idées sont très bons, et le suspense dure jusqu’à la dernière minute du métrage. Certaines scènes d’actions sont des trouvailles,et le film fait que les passagers du train ne seront jamais totalement en sécurité. Sans doute le meilleur film de zombies depuis bien longtemps. De quoi faire oublier l’immonde World War Z avec Brad Pitt…

 

Dofus, de Jean-Pierre Denis et Anthony Roux : injustice

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Je ne décolère pas du traitement de ce film de la part des critiques français, incapables de traiter correctement quelque chose qui vient pourtant de leur pays. Dofus, c’est un univers propre créé par Ankama, une société basée à Roubaix. C’est aussi un long métrage d’animation plus que valable, avec des scènes qui valent le prix du billet. Mais pour la plupart des critiques, c’était deux lignes, pour ne pas dire deux phrases, voir deux mots, qui disent « c’est de la merde ». Eux devaient sans doute en avoir dans les yeux.

Creed : l’héritage de Rocky Balboa : le successeur

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Faire un film surfant sur le mythe de Rocky, c’était risqué. Et pourtant, c’est peut-être un des films les plus touchants du point de vue humain sur la boxe que j’ai pu voir. Rocky, désormais rangé des camions et devenu restaurateur, va entraîner Adonis Johnson, le fils d’Apollo Creed. C’est bien fait, très bien joué, mais mention spéciale à la bande-son. Comme passage de témoin et de génération au niveau de la saga, difficile de faire mieux.

 

Your Name, de Makoto Shinkai : un conte merveilleux pour une romance contemporaine

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Critique récente. Mais punaise qu’est ce qu’il était beau, ce film. Il raconte l’histoire à deux voix d’un garçon et d’une fille dans deux univers différents et qui pourtant se cherchent et savent que « l’autre » existe. Le récit déconstruit apporte une originalité et permet d’y introduire de très bonnes idées. C’est de plus magnifiquement réalisé aussi bien au niveau graphique que musical. Savoir qu’un film sorti dans les derniers jours de 2016 est un de mes péférés de l’année est également un gros exploit. Chapeau.

#FilmDeMerde

Pas une belle année cinéma sans quelques belles merdes qu’il fallait évacuer dans les chiottes. En voici quelques unes.

Les Visiteurs 3 : la Révolution, de Jean-Marie Poiré: Qui a bouché les toilettes ?

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Rien qu’à évoquer ce titre, j’en ai encore des frissons de honte. Dix-huit ans pour un troisième film qui ferait passer les précédents pour des merveilles du septième art, quelle que soit leur qualité. Dix huit (vous savez, 9×2, 3×6, 1×18) putains d’années, pour lesquelles La Gaumont a dégivré Jean-Marie Poiré qui devait dormir dans une cryo-prison et il a apparemment perdu des neurones en cours de route. Non seulement le scénario est naze de chez naze, écrit par Christian Clavier et Poiré lui-même, et a dû être repêché au fond d’une cuvette de WC, mais en plus la réalisation est digne de Pitof, et ce n’est pas un compliment du tout sachant ce que je pense du bonhomme, regardez donc le massacre qu’ont été Vidocq et Catwoman… « Tout est mauvais » se lamentait Ary Abitan dans une scène. Ben oui, là, on peut dire que ce truc est une grosse merde qui paraîtra durer des heures alors qu’il en dure en réalité moins de deux. Ou plutôt , pour reprendre le langage de Jacquouille, une grosse merdasse qui puire. On aurait dû tirer la chasse avant.

Tenez, je ne résiste pas à vous mettre le remix hardcore de « Y’a pas d’lait ! » fait par Messieurs Stéphane Bouley et Daniel Andreyev.

Vous n’avez plus de cerveau ? C’est normal. Mais ça démontre bien à quel point le film est abrutissant.

Independance Day : Resurgence, de Roland Emmerich : Monument de connerie patriotarde

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Ahahaha. Putain. Celui là aussi il est gratiné, et signé Roland Emmerich qui apparemment n’est toujours pas guéri de ses névroses de destruction-porn. Cette suite vingt ans après le premier, ferait passer celui-ci pour un bon film pour un peu. Toujours aussi patriotard, le scénario est ENCORE PLUS CRÉTIN. Plus de destructions, de scènes d’action débilos à souhait, de persos sans identité et interchangeables (la Présidente meurt ? Allez hop, un autre la remplace directement! Oui c’est un spoiler mais c’est un mauvais film alors j’ai le droit), mais la fin m’a laissé pantois. Déjà que niveau connerie, il se pose là, mais on atteint le coup de grâce avec le dernier dialogue de fin, qui suggère qu’il pourrait y avoir une suite basée sur… les terriens qui veulent mettre la raclée aux extraterrestres sur leur planète à eux. Tant de connerie, ça m’a achevé.

Gods of Egypt, de Alex Proyas : plus kitsch, tu meurs !

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Alors là… Dire qu’il aurait pu être bon… Mais Proyas se foire sur à peu près tout. Le scénario tente de raconter quelque chose, mais est trop confus pour réellement convaincre. Mais c’est surtout la réalisation qui est ultra foirée. Les mouvements de caméras constants rendent les batailles difficilement lisibles, mais le plus raté, ce sont les effets spéciaux. Ça faisait longtemps que je n’avais rien vu d’aussi kitsch ! Il aurait fait un carton dans les années 70 avec ça mais nous étions en 2016 et donc forcément, j’ai eu du mal à comprendre comment une aussi mauvaise utilisation des effets numériques a pu être possible. Il faut vraiment le voir pour le croire. Peut-être est il sorti trop vite, sous pression des producteurs, et Proyas n’a peut-être pas eu le temps d’achever complètement le métrage… Parce que si c’est délibéré c’est juste n’importe quoi.

Assassin’s Creed, de Justin Kurzel : jeu vidéo oh-oh-oh

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Critique récente, mais déception immense devant le potentiel gâché par un scénario confus, et des acteurs en roue libre, seul Michael Fassbender fait ce qu’il peut pour sauver ce qui peut l’être dans ce naufrage, véritable trahison des jeux et fans de la franchise. Une fois encore ce n’est pas avec ce film que les jeux vidéo auront un métrage qui soit digne d’eux.

 

 

 

Pour en finir avec les mauvais films, je n’ai pas vu Camping 3 mais il paraît qu’il est encore plus malsain que les Visiteurs 3, avec un message homophobe clairement établi. D’un côté si la finesse et la tolérance étaient des choses défendues par Fabien Ontoniente, ça se saurait…

Voilà, voici pour ce bilan cinéma. Et puisque nous sommes en février, j’ai vu depuis le début de l’année La La Land et La Grande Muraille. Mais je vais vite augmenter mon nombre de films vus. D’autant qu’en 2017, certaines suites, tels que Les Gardiens de la Galaxie 2 et Kingsman 2 sont annoncées…

Je tiens à remercier pour l’immense majorité d’entre eux les cinémas Pathé Orléans et Pathé Saran, qui m’ont permis de me poser dans des salles climatisées et confortables. Et le cinéma Art et Essai Les Carmes pour les deux films d’animation japonais.  Il se dit même, dans notre région de bouseux, qu’une salle IMAX pourrait voir le jour à Saran d’ici l’année prochaine, croit savoir le canard local.

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Publié le 01/02/2017, dans Cinéma, et tagué , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. un IMAX à Saran? Je suis curieux de voir ça (même si le prix risque de faire mal, déjà que le plein tarif « classique » est très élevé!)

    Il faut vraiment que je sorte Creed de ma pile des trucs à regarder dans laquelle il est depuis trop longtemps…

    • En effet, c’est le risque, l’augmentation des prix pour ceux qui n’ont pas de Pass ou de tarifs réduits par les comités d’entreprise… Et encore à Paris, tarif plein, c’est 14 à 16 € dans les cinés du groupe dans une salle « normale ». Ajoute deux à 3 € pour une spéciale IMAX… Après, je pense que ça peut apporter des choses, le pays étant sous-équipé dans ce type de salles par rapport à ses voisins. Mais surtout, je pense que Pathé devait réagir dans la région pour éviter la fuite d’une partie du public, parce que le promoteur du futur cinéma de Gien,qui aura 6 salles, promet un confort de son que même Orléans ne possède pas…

  2. Excellente cette liste de films !
    Vu aucun des films de merde parce que…ça sentait le renard faisandé avant même de les avoir visionnés. 😀

    Dans les tops, pas encore vus « Your Name » et « Creed » mais c’est prévu.

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