VII raisons qui font de Final Fantasy VII un monument du RPG.

J’avais promis de ne pas le faire lors des VI raisons consacrées à Final Fantasy VI. C’était sans compter les 20 ans de Final Fantasy VII ce 31 janvier, date de sa sortie japonaise. Les américains, eux,attendront neuf mois de plus, et il ne sortira pas avant novembre de cette même année chez nous. Quelles sont donc les VII (sept) raisons qui font de ce jeu un incontournable du RPG ? Je vais vous le dire. Je ne vais pas revenir sur l’histoire et les personnages, de toute façon il y a une critique sur le blog.

I-Un changement radical

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Final Fantasy VII tranche avec ce que nous avons connu jusque là en matière d’environnement dans la série : de médiéval fantastique, nous passons à un monde plus contemporain, se déroulant dans un futur assez proche. Final Fantasy VI avait déjà apporté une touche de modernité dans son environnement, mais restait essentiellement dans une époque de première Révolution Industrielle. Ici, nous sommes dans un monde dans lequel les communication est essentielle, et les moyens de transports mécaniques existent. Si le train et le zeppelin étaient déjà présents dans l’épisode d’avant, ici, nous avons un buggy, un sous-marin, un avion utilisé de façon très particulière et même…une fusée spatiale.

Mais le changement est également technique. Square a voulu montrer qu’il pouvaient faire de grandes choses avec la puissance de la PlayStation et le support CD, et FF VII est un épisode en 3D. Si les scènes de combats étaient des décors Bitmap en 2D, personnages et monstres étaient, eux, en polygones. De même, les mouvements de caméra lors des combats ajoutent un dynamisme jamais vu auparavant. La vue de dessus est abandonné pour une nouvelle représentation dans l’espace. De plus, comme pour renforcer l’influence du cinéma dans le titre, des scènes cinématiques en images de synthèse ponctuent les moments forts de la narration. Le truc c’est que Square a été le premier à oser faire ça. Les quelques RPG sortis auparavant sur le support, tels Arc The Lad, Suikoden et Wild Arms restaient, eux, sur un héritage de l’âge d’or de la période 16-bits à ce niveau, et on ne pouvait pas dire que ces titres exploitaient pleinement les capacités de la console grise de Sony. Ce qui ne les empêchait pas d’avoir un intérêt.

II-Une influence du cinéma encore plus forte

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Une fois encore, Final Fantasy VI a ouvert la voie avec quelques tentatives de rendre l’épisode plus vivant qu’avant, et y parvenait. Mais , Final Fantasy VII place la barre encore plus haut et pas seulement au niveau technique.

Prenez par exemple la séquence d’ouverture du jeu sur la ville de Midgar. Impossible, pour les cinéphiles, de ne pas penser au Los Angeles futuriste que nous pouvons voir dans Blade Runner, et ce à la fois sur le plan visuel et musical.

De même, les références cinématographiques sont semées ça et là, et nous retrouvons à nouveau deux personnages répondant au nom de Biggs et Wedge, cette fois membres d’Avalanche. Les programmeurs n’ont jamais caché être fans de Star Wars, et cela se sent. Ce qui nous permet d’enchaîner sur le leader d’Avalanche, Barret. Ce personnage au rôle important a pour nom de famille Wallace. Difficile là aussi de ne pas penser à Braveheart et William Wallace, qui résista à l’envahisseur Anglais. Ça tombe bien, chez Avalanche on résiste aussi… contre la toute puissante Shinra qui épuise les ressources de la planète avec ses réacteur Mako. Citer toutes les références ciné prendrait trop de place, et ce ne sont là que quelques exemples parmi d’autres…

III-Il a ouvert la voie à une arrivée massive du genre en Europe

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Final Fantasy VII se classe à la deuxième place des jeux les plus vendus de la PlayStation, juste derrière Gran Turismo et devant Gran Turismo 2 avec 9, 72 millions d’exemplaires vendus dans le monde. Il a donc ouvert grand les portes d’un marché qui ne voyait jusque là que quelques titres arriver au compte-gouttes, celui de l’Europe. Bénéficiant d’une communication massive avec des pubs dans les magazines et même un spot télévisé ( qui spoile pas mal un événement marquant, mais bon…)FF VII a fait fort pour tenter de s’imposer, lui et le genre entier du RPG japonais, qui ne pouvait rêver meilleur ambassadeur sur le vieux continent. Et ce même si l’Europe verra arriver certains titres avec beaucoup de retard, et pas forcément traduits en français, ou alors de façon souvent calamiteuse. Le jeu dont nous parlons en est d’ailleurs un sacré client à ce niveau. A titre d’exemple, nous pouvons citer Star Ocean : The Second Story, Wild Arms, Grandia ou The Legend of Dragoon, qui sortiront avec plusieurs mois de retard, variant souvent entre un à deux ans. Mais FF VII a ouvert la voie, et certains jeux qu’on attendait plus forcément finiront par arriver. Et encore, beaucoup d’entre eux, trop à mon goût, nous sont passés sous le nez, tels que Valkyrie Profile, Chrono Cross ou Xenogears. Et là encore ce ne sont que des exemples. FF VII a fait passer le RPG japonais de niche n’intéressant que quelques joueurs à genre avec lequel le public devra désormais compter, mais cela s’est fait avec le temps. La suite pour la série, nous la connaissons : Square éditera chaque FF suivant en Europe et rééditera les épisodes antérieurs sur consoles. Ainsi, FF I, II, IV, V et VI finiront par sortir au sein de compilations, avec le cas échéant une technique revue à la hausse sur la même console. La suite est une autre histoire…

IV- Un système de combat offrant de grandes possibilités

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Un FF sans système de combat innovant, ça n’existe pas, mis à part pour FF XIII ( je n’aime pas cet épisode). FF VII offre un système de jeu absolument dingue, fait de pierres de couleurs, les matéria. Chaque couleur annonce la fonction de chacune. Les vertes sont de la magie pure, les rouges sont pour les invocations, les roses modifient les stats des personnages, les jaunes ajoutent une action de commande, et les bleues sont des matérias de soutien. Il existe également de la matéria blanche et de la matéria noire, mais je ne vais pas vous spoiler l’histoire.

Le truc c’est que les matérias peuvent s’associer entre elles. Par exemple, une matéria de soin verte avec une bleue « tout » permettra de soigner tout votre groupe. Vers la fin du jeu, si vous répartissez bien les matérias à votre groupe de combattants, vous pourrez faire des combinaisons de malade, par exemple, une combinaison «  Phénix »+ « Attaque Finale »+ « 4X »+ »Chevalier de la Table ronde » sur l’arme de Cloud, et « Mimer » sur celle des deux autres combattants permettront de faire des ravages aux boss ultimes.

V-Son méchant

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J’en vois venir certains : «  ouin, ouin, Sephiroth ce n’est rien qu’un émo ». Ça suffit les pleurnichards. Sephiroth est un méchant réussi pour plusieurs raisons.Et attention ça va spoiler méchamment. Fruit d’une expérience scientifique, l’homme aux cheveux argentés en sera traumatisé et cherchera à régner sur Gaïa. Lorsque le jeu débute, Sephiroth est présumé mort dans un mystérieux incident qui vous sera révélé pendant le jeu. Mais le tour de force du titre, c’est de réussir à créer l’illusion. En effet, durant l’aventure, nous l’affrontons vraiment qu’à la fin. Pour le reste, c’est juste dans des flashbacks fort bien amenés par ailleurs. Alors vous allez me dire que si, qu’il apparaît notamment sur le cargo et à d’autres endroits. C’est oublier une chose : le pouvoir de Jenova, véritable fléau des cieux, qui peut changer d’apparence et tromper son monde. En réalité, c’est la créature qui modifie certaines choses, pour que Cloud le retrouve. N’oublions pas qu’il a comme lui, des cellules du monstre dans son corps.C’est donc elle qui manipule le jeune homme et dupe d’autres personnages au milieu du jeu.

VI-Pour son héros

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Oui, oui, nous allons nous attarder sur Cloud. Parce qu’on a parlé de Sephiroth, donc Cloud est indissociable. En effet le jeune homme est un héros très travaillé. Littéralement, si on traduit son prénom et son nom, il s’appelle « Nuage Conflit ». Nuage, parce qu’il s’est fabriqué des faux souvenirs à partir de ceux vécus par Zack. Conflit, parce que cela a créé chez lui une sorte de déboulonnement de personnalité, que Jénova exploitera plus d’une fois, pour non seulement provoquer les événements au milieu du jeu,mais pour également le faire douter de lui-même. Et c’est à cause de ce doute, de ce conflit intérieur, qu’il s’est substitué aux souvenirs de Zack. Heureusement, rien de tel qu’une amie d’enfance telle que Tifa pour remettre les idées du blondinet en place… comme quoi les amis, ça sert.

Mais surtout, Sephiroth et Cloud ont un passé commun, qui vous est conté dans l’aventure mais aussi dans Crisis Core.

VII- Pour l’aventure

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Le terme regroupe deux choses : l’aventure dans le jeu lui-même, et mon aventure personnelle et mes rapports avec lui. D’abord, le jeu. Square avait vu les choses en grand et malgré la supériorité du CD sur la cartouche, il ne lui en a pas fallu moins de 3 pour faire entrer toute l’épopée de ce septième épisode. FF VII est un voyage extraordinaire, et impossible d’oublier certains moments cultes, comme la sortie de Midgar, le Gold Saucer, la fin du premier CD, et la fin du jeu elle-même d’ailleurs… Il proposait ce qu’il y avait de mieux. L’aventure était entrecoupée de séquences prenant l’allure de mini-jeux, comme la poursuite à moto en sortant de Midgar, ou la descente en snowboard dans le glacier. Le lieu qui permettait de faire oublier les combats quelques instants était le Gold Saucer, véritable parc d’attractions virtuel, et c’était un tour de force que de le mettre, même si certaines attractions ne se visitent qu’une seule fois pour les besoins du scénario. Le jeu proposait aussi une foule de quêtes annexes, telles l’élevage de chocobos, les matérias ultimes, ou battre les armes Rubis et Diamant ajoutées dans le jeu pour les version occidentales.

Maintenant, mon aventure personnelle. Je l’ai déjà raconté, mais tout commence avec Lara Croft. Qu’est ce qu’elle vient faire ici, celle là ? Facile, j’avais cédé aux sirènes du premier Tomb Raider, et je ne l’ai pas regretté, malgré sa difficulté abusive sur la fin. Lorsque Tomb Raider II a été annoncé, il était ma priorité, à avoir pour mon anniversaire ou Noël, les deux étant assez proches me concernant. Oui, mais il intéressait aussi un de mes cousins, également possesseur de la console de Sony, et nous avions promis, habitant le même village, de ne pas prendre les mêmes titres, pour pouvoir ensuite les échanger. J’ai accepté de changer et dans les magazines de l’époque, Internet n’étant pas encore généralisé dans les foyers, je voyais qu’un autre jeu récoltait des notes excellentes qui tutoyaient la perfection : 97% dans Player One, 96% dans Consoles+, 19/20 dans PlayMag, et j’en passe. C’était FF VII. Vous savez quoi, je n’ai pas regretté ce changement. Ainsi, le 25 décembre à minuit, je mets le premier CD dans ma console et découvre, médusé, l’intro du jeu. J’étais très loin de me douter jusqu’où ce que cette découverte m’emmènerait. C’est lui qui m’a fait découvrir le genre, et cet amour pour le genre n’a pas changé. Bien évidemment, je me suis ouvert à d’autres séries, j’en ai découvert de tout aussi extraordinaires, tenez, à titre d’exemple, maintenant que FF XV est sorti en fin d’année dernière, je suis sur Tales of Berseria, je suis impatient de voir ce que donneront NieR : Automata en mars et Persona 5 qui sort le 4 avril. Là encore les chanceux qui ont pu le tester en import disent que le titre est juste extraordinaire. Info de dernière minute, pour le remake du jeu, il faudra apparemment encore attendre assez longtemps.

Voilà, j’espère que cet hommage à Final Fantasy VII vous aura plu, et je vous dis à bientôt. Putain, 20 ans… Bon anniversaire.

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Publié le 31/01/2017, dans Jeux vidéo, Level Up !, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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