Weekly Retro #12 Console pourrie, dauphin et anniversaire

Attention, cet article contient deux calembours interdits par la Convention de Geneviève  Genève.  Saurez-tu ( si, si) les retrouver ?  Indice: Amis de la langue italienne et des vieilles séries, bonjour.

Bonjour, et bienvenue pour  ce douzième numéro de Weekly Retro, l’article dominical qui revient sur les jeux et consoles du passé. Aujourd’hui, le menu est un peu chargé, alors, allons-y sans plus tarder.

1-A la recherche de la console la plus pourrie

hyperscan_video_game_system

Faire du rétrogaming, c’est s’intéresser aussi à l’histoire des jeux vidéo. Si nous connaissons tous Nintendo, Sega, Atari, NEC, Sony et Microsoft comme constructeurs de consoles, sachez que d’autres ont également tenté leur chance. Je ne reviendrai pas sur Amstrad et sa GX 4000. Les modèles canoniques ont donné lieu à des clones, au pires complètement foirés, au mieux très médiocres, mais là, je vais vous parler d’une console très particulière, et peu connue en France apparemment et pour cause… Mattel s’était déjà frotté au marché des consoles dans les années 70, avec l’Intellivision, jusqu’au krach de 1983/84 qui vit son retrait du marché. En 2006, le fabricant de poupées Barbie (mais pas que) décide de revenir sur le marché du jeu vidéo en faisant sa propre console : l’HyperScan.  Déjà, rien que le nom, ça me fait penser soit à une chaîne d’hypermarchés, soit à n’importe quel gadget technologique sauf à une console de salon. Bref.

La console disposait d’une charnière et s’ouvrait en deux parties, comme sur la photo. A gauche, il y avait le lecteur DVD. A droite… Oh punaise, elle fait plancha et appareil à raclette? C’est vraiment chouette comme concept, non ? Non. La partie droite servait en fait à… scanner des cartes de jeu, qui étaient dotées de puces RFID. Certaines étaient livrées avec les jeux, d’autres dans des packs. Son prix de départ était aux Etats-Unis de 69,99 dollars, ceux des jeux à 19,99 et  les packs de cartes aux environs de 5 dollars. 

Le pack qu’on pouvait trouver en magasin était  la console+ le jeu X-Men+6 cartes RFID. 

Mais voilà… techniquement, la console est une aberration totale. Le fait de scanner des cartes pour jouer est juste comment dire…insensé,  ces dernières étaient reconnues très aléatoirement par le scanner d’une  part et d’autre part, tous les jeux avaient des temps de chargement absolument honteux, compte tenu de l’année de sortie de la console. Même la Neo-Geo CD chargeait plus vite. De plus, il faut bien reconnaître que  graphiquement, alors que la PS 3, la Wii et la  Xbox 360 étaient déjà là, elle n’était même pas digne  d’une PS 1  ou d’une Saturn  début de vie. Certains jeux, comme Ben 10, étaient jolis, mais injouables. D’ailleurs, seuls 5 (oui, cinq, 1×5, 5×1, 10:2) titres ont étaient faits pour le support. Même le Virtual Boy, pourtant le plus gros échec de Nintendo à ce jour, en avait plus!  C’est vraiment ce qui s’appelle se compter  littéralement sur les doigts d’une main, voici donc la liste des softs qui ont eu… « l’honneur » (?) de sortir sur  ce truc :

  • X-Men (vendu avec)
  • Ben 10
  • Interstellar Wrestling League
  • Marvel Heroes
  • Spider Man

Deux autres projets devaient sortir, mais ils furent annulés. D’un côté, la pauvre HyperScan n’a eu droit qu’a un an de vie. Elle sortit en effet le 23 octobre 2006, et Mattel arrêta la production le 31 décembre 2007. D’un côté, c’est bien de se rendre compte qu’on fait du caca…  je me demande qui a eu l’idée folle de commercialiser quand même ce prototype, conçu avec plus de 10 ans de retard.

2-Voici le dauphin

ecco000

En quête de calme et de zen, cette semaine, j’ai rejoué à Ecco the Dolphin. Incarner un dauphin, ça ne peut pas être méchant, un tel animal, Sega avait parfaitement compris comment amadouer les parents, alors que les jeux vidéo connaissaient déjà une polémique sur l’épilepsie. Il faut reconnaître que techniquement, le jeu avait de quoi séduire : il était beau, bien réalisé, avec de belles musiques (encore meilleures sur Mega-CD), et très jouable. la Megadrive, une fois de plus prouvait qu’elle savait faire de jolies choses. Mais il y a un truc qui faisait  littéralement flipper et dont on ne pouvait se rendre compte en voyant le jeu tourner en vitrine des magasins de jeux vidéo : la difficulté. En effet, Ecco était loin d’être un jeu simple. Il fallait réfléchir pour passer les obstacles, tout en surveillant son énergie et sa  réserve d’air pendant une grande partie du jeu. Certaines énigmes étaient même bien tordues. Au moins, on ne risquait pas de le terminer en une heure, mais j’imagine les gamins qui ont dû s’arracher les cheveux dessus, et leurs parents qui au final n’en savaient pas plus qu’eux. D’autant que pour avoir des indices, il fallait maîtriser un minimum l’anglais. C’est con, quand j’étais collégien, j’ai fait allemand première langue…  Le système de mots de passe permettait d’adoucir un peu cela, mais le dernier niveau était littéralement un enfer. Le parcours pour arriver jusqu’au boss était à apprendre par cœur et si vous échouiez face à lui … vous vous retapiez tout pour le rejoindre de nouveau! Heureusement, les vies n’étaient pas limitées. Et ce dont nous étions loin de nous douter, c’est que sa suite, Les Marées du Temps, serait plus difficile encore!  Mais bon, la pub de l’époque ne mentait  pas, elle disait « avant de goûter à l’ivresse des profondeurs, n’oublie pas :SEGA c’est plus fort que toi. »  Jamais un slogan n’aura été aussi vrai! 

3-Blog Level Up!

Enfin, un petit mot pour dire que le 19 janvier, ce blog fêtait ses 5 ans. Avec C2J, nous avions réglé le moindre détail pour pouvoir le faire. Le nom, c’est lui qui l’a trouvé. Nous avons décidé d’être à deux pour qu’il ait un accès facilité pour ses articles, alors que je devais avant  valider plusieurs étapes pour qu’il soit publié sur l’ancien blog. J’aimerais d’ailleurs qu’il écrive plus souvent, ça fait longtemps qu’on ne t’a vu ici… 

Quant à moi (Julius), de simple blogueur, même si la vie n’est pas simple sur le font de l’emploi, j’ai fait la connaissance de blogs qui valent vraiment le coup d’être lu ( liste en bas de l’article), et je suis devenu rédacteur/testeur chez JVL, et membre de l’association Loisirs Numériques. Merci à eux de m’avoir accueilli en leur sein. Certains me demanderont peut-être pourquoi  je ne publie pas ici les tests que je fais pour JVL sur ce blog.  Je n’en ai tout simplement pas le droit. Au niveau de la loi, ce serait un plagiat. Ensuite, au niveau personnel, ce serait un manque criant de respect envers l’équipe. Alors, si je publie des tests de jeux « actuels », ce sera uniquement ceux que je n’ai pas testé pour eux, et je tiens à dissocier mon activité de rédacteur et de blog.

Voilà, je termine en disant à tous un merci, vous, qui êtes passés ici une fois ou l’autre, blogueurs,  anonymes, voire professionnels du métier, qui sait, et qui avez lu les articles ou même laissé un commentaire.  Bien entendu, je ne vais pas m’arrêter là, et on se retrouve bien entendu dimanche prochain, mais le rétro sera à l’honneur cette semaine avec un chiffre à garder en tête: VII. Voilà…

 

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Publié le 22/01/2017, dans Back to the Pixels, Divers, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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