TFGA #22 : les 5 péchés capitaux

Depuis qu’il avait proposé aux participants d’avoir le choix des sujets, Alex avait mis le thème «  les 5 péchés capitaux » comme possibilité. Celle-ci était sur le point de l’emporter, mais finalement ce sont « nos amies les bêtes » qui a remporté le morceau, d’une très courte tête. Alors voilà, le sujet revient cette-fois ci sur le devant de la scène.

En plus c’est l’été, c’est l’époque où on mange des pêches et ses dérivés. Alors oui, les pêchers sont pour moi capitaux, parce que leur fruits me rappellent l’été et le Tarn de mes origines. Mais de là à sélectionner 5 arbres qui comptent… comment dire, il n’y a rien qui ressemble à un arbre en bois qu’un autre arbre… Comment ? Ah, il ne s’agit pas de sylviculture mais de référence à la Bible ? Donc les « péchés » et non les « pêchers » ? J’ai failli confondre !

peche-6

Plus sérieusement, et sans faire un cours d’histoire des religions, les « péchés capitaux » modernes sont au nombre de 7. Il s’agit de l’orgueil, l’avarice, l’envie ( dans le sens « jalousie »), la colère, la luxure (comprendre : plaisirs sexuels), la gourmandise et la paresse. Tout excès de celui ou celle qui s’y était adonné(e) entraînait la peine « capitale », c’est à dire une condamnation à mort.

Mais de là à voir ce qui pourrait correspondre en termes de jeux vidéo, c’est au autre paire de manches, d’autant qu’il ne faut en choisir que 5. En effet, c’est un « Top Five » et non un « Top Seven »…

L’envie : la Neo-Geo

Windjammers_(Neo_Geo)_Game_play

 

Premier péché capital : l’envie. Et je ne vais pas parler d’un jeu en particulier, ou d’un personnage mais d’une console que pratiquement personne, à moins d’être un fils à papa, pouvait s’offrir : la Neo Geo. Depuis, j’y ai joué en convention, mais quand j’étais au collège, les tests dans les magazines me faisaient baver d’envie. Le pire dans tout ça, c’est que j’en ai vu une dans une boutique de jeux, allumée, et qui faisait tourner World Heroes 2. Une console énorme, avec des cartouches de très grande capacité tout aussi énormes, et des pavés en guise de manette avec un joystick et 4 boutons qui se tenaient sur les genoux. Mais le prix aussi, était énorme : 3000 francs la console. Et 1500 francs pour les jeux. Évidemment, un tel prix impliquait de ne pas acheter n’importe quoi. Parce que pour 1500 balles, tu avais une Super Nintendo ou une Megadrive, avec sans doute une deuxième manette et un jeu compris. De toute façon, sur Neo Geo, il n’y avait que des jeux de baston et les Metal Slug, allez-vous me dire. C’est faux, il y avait aussi un jeu de compétition de frisbee. La preuve avec la photo d’illustration.

La Luxure : Tifa

Tifa-FFVIIArt

Et allez, encore un personnage d’un de mes RPG préférés dans un TFGA. Il faut dire que l’arrivée de la PlayStation avec sa 3D a aussi amené à l’hypersexualisation du corps de la femme. Lara Croft, avec Tomb Raider, aurait également fait une bonne candidate, mais Final Fantasy VII m’ayant durablement marqué, je ne pouvais pas m’empêcher de mettre Tifa en représentante de ce péché. Il faut dire que Square a tout fait pour. Etait-il nécessaire de la vêtir simplement d’un T-shirt blanc qui arrive juste en dessous de sa poitrine, et d’un mini-short aussi court ? Sans compter les zooms lors des combats et des poses de victoire… Mais Tifa ne sera que la première, d’autres dans les RPG, suivront la tendance. On sait à qui les programmeurs s’adressaient en priorité… J’aurais pu citer aussi les filles de Dead or Alive mais cela aurait été trop facile.

Je dois avouer que je ne savais pas comment traiter ce péché, qui semblait un peu complexe pour moi. Mais une partie de FF VII m’a donné l’illumination.

L’orgueil : Duke Nukem

the duke

Plus imbu de sa personne, je ne connais pas en jeux vidéo. Cette caricature de macho américain aimant les aliens, surtout lorsqu’ils sont morts et qu’il peut s’en faire un barbecue, ça tombe bien c’est l’été, a une cathédrale (de préférence celle d’Amiens, c’est la plus vaste de France) en guise d’ego surdimensionné. Tout le laisse paraître : il se parle à lui-même, n’hésitant pas à dire des phrases telles que «  Damn I’m Good », mais la plus connue est sans aucun doute « Hail to the King, Baby ! », empruntée à un film mais je vous laisse deviner qui est le roi dans cette histoire…

D’ailleurs, il a même fait un livre, intitulé Why I’m So Great (Pourquoi je suis aussi génial), que l’on peut voir dans Duke Nukem Forever. De plus, il joue au début de cette suite de sinistre mémoire, à son propre jeu ( la séquence de fin lors de l’affrontement avec l’Empereur Cycloide sur le stade de foot américain), et la barre de santé est renommée barre d’Ego. Pour la faire grandir, il faut faire des actions stupides. Orgueilleux, le Duke ? Non, juste un peu.

La colère : Max Payne

MaxPaynepic1

« New York. Fugitive Undercover Cop. A Man with Nothing to lose. ». Voilà ce qu’on peut lire sur la jaquette du premier Max Payne. Flic new-yorkais, dans une ville rongée par le trafic de drogue, il retrouve un soir sa femme et son bébé assassinés par des junkies victimes d’une nouvelle drogue, la Valkyrie. Ivre de rage, Max décide alors de nettoyer les quartiers de Big Apple de la pègre qui l’infeste, quitte à violer les lois, un comble pour un policier. Mais comme on le sait, la colère est mauvaise conseillère et Max s’enfonce de plus en plus dans la douleur, jusqu’à se perdre lui-même… La saga Max Payne est intéressante notamment pour le développement du personnage lui-même. Un digne représentant de ce sentiment qui peut parfois nous amener à commettre l’irréparable…

La paresse: Tous ces héros de JRPG qui se lèvent tard pour démarrer l’aventure de leur vie

Serge

Pour ce péché capital, j’aurais pu laisser un vide, dire que je n’avais plus d’idée au bout de 4 et pas envie de chercher un cinquième, mais non, comme je joue le jeu à fond je vais exploiter un cliché maintes fois répandu dans l’univers du RPG japonais : la paresse, dans le sens « théorie de Serge et Crono ». En effet, le point de départ de pas mal de jeux du genre est : le héros qui se lève trop tard. Mais au final, je me demande s’il ne devrait pas rester couché parce qu’à chaque fois, cette journée commencée tardivement sera le point de départ de tout un tas d’emmerdes, mais c’est toujours valorisant de sauver le monde, voire l’univers… Bien entendu, le fait de se lever tard donne lieu à d’autres clichés par la suite : la jouvencelle que le héros connaît à peine et qui porte sur elle l’objet capable de sauver le monde ou de le détruire, et que ledit héros veut protéger alors qu’il ne la connaît pas depuis une minute, ou le village de départ se retrouve incendié par les méchants…Parfois,ça se cumule. Mais, au vu du destin qui les attend, cela ne vaut-il pas le coup de se lever ?

Allez, debout tas de feignasses ! Le Monde vous attend, butez-moi ce salaud d’Archi-Demon !

Voilà pour ce TFGA. Mais comme c’est l’été, et qu’il faut manger des fruits, et que j’aime les pêches, vous aurez quand même droit à un « pécher » capital.

le pecher

 

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Publié le 20/07/2016, dans Divers, TFGA, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. J’ai adoré ta paresse x) J’avoue qu’il y a de nombreux clichés qu’on retrouve d’un J-RPG à l’autre : le héros se réveille tôt, il n’a pas de parent (ou alors, il va les perdre), on retrouve toujours le même type de donjon comme le feu, la glace, un donjon un peu plus moderne etc… D’ailleurs, j’avais lu un excellent article sur le sujet y’a quelques années, tu le connais probablement 🙂 http://www.ffdream.com/encyclopedie-cliches_rpg.html

    • Oui je connais cette liste depuis longtemps, et ça fait du bien de rappeler dans des articles qu’ils sont une réalité. J’aime bien les lois des voyages, ou encore le mal qui revient tous les 1000 ans, et la dernière fois c’était il y a 999ans, 11 mois et quelques jours…

  2. Tiens, Tifa pour la Luxure, je n’y aurais pas pensé et pourtant à la vue de ton écrit, c’est une évidence ! Elle a été une des premières héroines, avec Lara bien sûr, à être hyper sexualisée.

    Et que dire de ta Paresse, qui fait évidemment mouche là encore ! Ca me fait d’ailleurs toujours rire cette caricature que tu présentes, qui souvent se vérifie. Et les titres les plus mémorables sont ceux qui arrivent finalement le mieux à s’en défaire : donner un vrai but, crédible, à un héros qui n’en était pas un. Pas si facile que ça à mettre en place 🙂 …

  3. Tiens, Tifa pour la Luxure, je n’y aurais pas pensé et pourtant à la vue de ton écrit, c’est une évidence ! Elle a été une des premières héroines, avec Lara bien sûr, à être hyper sexualisée.

    Et que dire de ta Paresse, qui fait évidemment mouche là encore ! Ca me fait d’ailleurs toujours rire cette caricature que tu présentes, qui souvent se vérifie. Et les titres les plus mémorables sont ceux qui arrivent finalement le mieux à s’en défaire : donner un vrai but, crédible, à un héros qui n’en était pas un. Pas si facile que ça à mettre en place 🙂 …

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