[critique rétro]Parodius

Dans les années 90 Konami était le fournisseur de pas mal de titres sur Super Nintendo, mais aussi un des rois du shoot’em up en arcade, notamment avec la série Gradius. Parodius est du même genre, mais moins connu. Pourtant, il mérite aussi qu’on s ‘y attarde tellement le jeu est complètement barré. Je peux vous dire que c’est sûrement le shoot le moins sérieux auquel j’ai joué.

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Le shoot WTF par excellence

Parodius

Le bateau-chat  va se faire cramer les moustaches…

D’abord sorti en arcade en 1990, Parodius fut ensuite porté sur les consoles de l’époque : NES, Super Nintendo, Game Boy et même PC-Engine. Le titre européen se permet même de préciser sur la page de présentation «  Nonsense Fantasy ». Je crois que les joueurs ne tarderont pas à s’en apercevoir.

Parodius est un shoot à scrolling horizontal. Le jeu propose une options à deux joueurs mais aussi un mode « Lollipop », qui vous permet de reprendre pile à l’endroit où vous êtes mort.Vous avez le choix entre quatre vaisseaux différents : le Vic Viper , seul véritable vaisseau du jeu, tiré de Gradius, dont le jeu est une parodie, une pieuvre rose (tout à fait), Pentarou, un pingouin (il vole donc c’en est bien un et non un manchot), et Twinbee, du jeu Pop’n’ Twinbee. Déjà, le casting, tiré des jeux Konami, est assez loufoque, ça commence bien. Cependant, chacun se joue de façon différente. Après avoir sélectionné votre type de tir, automatique ou manuel, vous vous lancez… Et si ça commence comme dans tout bon shoot, dans l’espace intersidéral, vous ne tardez pas à croiser des seringues volantes,des bonus en formes de bonbons et des cloches dont l’effet varie selon la couleur… Vous êtes transporté dans un monde à l’ambiance maritime avec des pingouins au sol, au plafond et le premier gros gag ne tarde pas à apparaître : le bateau-chat qui fait miaou quand on lui tire dessus. Mais ce n’est pas le boss du niveau, non, c’est le gros zoziau à chapeau de pirate et nombril proéminent, qu’il est stupide de laisser sont point faible apparaître…Et là, je ne vous ai décrit que le premier niveau du jeu, mais les gags et les situations loufoques sont tellement nombreuses que je ne vais pas toutes vous les faire par le menu. Vous évoluerez dans des univers colorés, avec des boss et des mini-boss aux patterns souvent étonnants. Le tout s’enchaîne sans transition ce qui permet une continuité de jeu. Mais attention, Parodius est aussi drôle qu’il est dur !

Une zone safe ? Où ça ?

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Eh oui, vous vous imaginiez que ce drôle de délire avec pingouins, pieuvres volantes et autres univers colorés abritant des statues de l’île de Pâques et autres cochons-cupidon serait une promenade de santé ? Que nenni ! D’accord, vous pouvez moduler la difficulté dans les options, mais si vous ne connaissez pas le jeu, je peux vous dire que des vies et des continues, vous allez en perdre beaucoup ! Entre les ennemis qui tirent des boulettes dans votre direction, ceux qui sont au sol, au plafond, qu’il ne faut surtout pas toucher sous peine de mort immédiate, je peux vous dire que vous risquez d’en voir de toutes les couleurs et qu’il faudra gérer vos déplacements sur l’écran au micro-poil. Trop en avant, vous ne pourrez anticiper le danger, trop en arrière vous laissez le feu ennemi vous canarder ou n’êtes pas à l’abri d’une boulette égarée… Bien gérer les déplacements est primordial pour avoir une chance de passer certains passages. Cependant, le jeu bien qu’assez punitif, vous fait reprendre au dernier checkpoint si vous utilisez un continue.

Une réalisation de haute volée

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La réalisation sur Super Nintendo est de très bonne facture, avec des décors chatoyants et de très gros sprites, qui prennent parfois tout l’écran. Outre l’aspect graphique, ce qui vous fera mourir de rire, ce sont les animations. Les programmeurs de chez Konami sont allés très loin dans le délire,utilisant zooms, rotations et tout ce que la console sait faire, on croirait voir parfois un véritable dessin animé, notamment pour les boss. De plus c’est assez rapide et il faudra également faire attention avec les bonus d’accélération : aller trop lentement vous pénalisera, il en sera de même si vous allez trop vite, faute de pouvoir anticiper.

La prise en main du jeu est immédiate, et vous pouvez, que dis-je vous devrez faire preuve de précision, et votre vaisseau répondra immédiatement à vos commandes. Heureusement que le tout est optimisé, sinon cela aurait été problématique…

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Les bonus sont régis selon la même règle que Gradius, notamment en mode manuel. Vous trouverez aussi des cloches issue de Pop’n’Twinbee, dont les bonus varient selon la couleur : cela peut être du scoring, ou divers changements d’état, comme par exemple le bonus complètement hilarant du mégaphone avec une phrase qui fait très mal et rend les boss totalement gratuits. L’ambiance sonore est du même acabit : totalement délirante avec des remix d’œuvres tirées de la musique classique pour les musiques et des voix typiquement japonaises dans l’obtention des bonus, les bruitages sont nombreux et variés.

La difficulté du jeu lui assure une bonne rejouabilité tant vous voudrez toujours aller plus loin, ne serait-ce que pour voir les délires des programmeurs.

Verdict :

Parodius sur Super Nintendo est une excellente adaptation de l’arcade. Tout aussi délirant, coloré et drôle, ce shoot se doit de faire partie de votre ludothèque si vous aimez le genre. Crise de rire assurée à chaque partie. Il faut toutefois faire attention à sa difficulté, tant certains passages sont vraiment punitifs et durs à passer. Mais bon, un jeu de ce genre change des shoot jugés trop sérieux, et est une vraie bouffée d’air frais, même avec plusieurs années de recul.

Parodius

Éditeur : Konami

Développeur : Konami

Genre : Shoot’em up

Nombre de joueurs : 1 ou 2 en alternance

Année de sortie : 1990 (Arcade) 1992 (Super Nintendo)

 

À propos de Julius

Gamer aimant les jeux actuels et rétro, aimant aussi le cinéma les chats, la photo. J'écris aussi. Pour moi, ici, et aussi ailleurs.

Publié le 27/02/2016, dans Back to the Pixels, Divers, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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