[critique film] Chappie

J’ai découvert Neill Blomkamp avec District 9 il y a plus de 5 ans. Ce film m’avait marqué par son esprit novateur, la bonne exploitation des robots et surtout le message qu’il faisait passer au spectateur. Il a d’ailleurs été l’objet de ma première critique cinéma de ma vie de blogueur. Puis j’ai été déçu par Elysium, pas franchement mauvais, mais trop de défauts pour pouvoir réellement convaincre. Qu’en est il de son troisième film de S-F ? Eh bien le curseur pencherait plus dans mon esprit vers District 9.
Blompkamp retrouve ici son acteur fétiche, Sharlto Copley, qui incarne un robot doté d’intelligence. Il retrouve aussi son terrain de jeu favori, Johannesburg, toujours en proie à la violence des gangs. Pour éviter trop de pertes humaines, une entreprise a mis au point des droïdes policiers intelligents qui permettent une chute de la délinquance en aidant les brigades anti émeutes. Cela ne plait pas à un autre employé qui lui, a mis au point une arme contrôlée par casque neuronal…
Tout bascule lorsque l’ingénieur à l’origine des robots améliore le système en créant un programme capable de doter les robots de penser…
Chappie n’aurait pu être qu’un simple blockbuster mécanisé s’il ne soulevait pas des thèmes qui deviendront de plus en plus actuels avec l’évolution des technologies. Une intelligence artificielle est elle capable de raisonner comme un homme ? Comment inculquer à un robot la notion de bien et de mal ? Difficile de ne pas trouver touchantes les scènes où Chappie apprend…
Les scènes d’actions sont toujours aussi bien mises en scène et filmées et la bataille finale digne des grands films du genre. Niveau musical, Zimmer n’a encore une fois pas fait de la musique de chambre*, mais elle a le mérite d’être assez variée. Bref Blomkamp s’amuse et les bonnes idées dans le scénario abondent, et la fin en surprendra plus d’un.
Chappie est doté d’un certain cynisme et d’un humour très noir, et ne cache pas ses inspirations à d’autres films sortis avant lui, notamment à Robocop. La violence est également très présente, à l’image de la ville où se déroule l’action.
Mais le film a tout de même quelques défauts : Le groupe Die Antwoort qui joue le gang qui a recueilli Chappie, est en pleine promo et les répliques qui leur sont accordées ne resteront pas dans les annales du grand cinéma. Ensuite, les placements produits sont clairement marqués, et Sigourney Weaver est à mon sens sous-exploitée.
Ceci dit, et même si le message qu’il fait passer est moins fort que celui de District 9, et que ses maladresses sont flagrantes, il n’en reste pas moins que Chappie est sans doute un de ces blockbusters d’action qui ose explorer des concepts que peu avant lui ont osé faire, sur un sujet de base pourtant devenu commun.
Pour terminer , je ne ferai pas le calembour tellement évident que vous l’attendez au tournant -surtout de ma part- et me contenterai de dire que Chappie… « Chappue » pas, bien au contraire.

* amis de la langue allemande et des calembours foireux, bonjour! 

affiche chappie

Chappie

Réalisation : Neill Blomkamp

Avec : Sharlto Copley, Dev Patel, Hugh Jackman, Sigouney Weaver…

Genre : Science-Fiction

Durée : 1h54

Distribution : Sony Pictures Releasing France

En salles depuis le  4 mars 2015

* amis de la langue allemande et des calembours foireux, bonjour!

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Publié le 09/03/2015, dans Pur Film !, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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