[Critique RPG] Ys: Memories of Celceta

Avec le temps, ça devient de plus en plus une évidence : la Vita est une console de niche, malgré sa richesse technologique. A tel point que Sony ne sait pas quoi en faire. Ce n’est pas pour autant que les jeux qui sortent dessus sont mauvais, bien au contraire. Et en matière de RPG japonais, nul doute que la portable a de quoi se défendre. Ys : Memories of Celceta fait partie de ceux là et nous allons voir pourquoi.

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En avant l’amnésique !

Cet épisode commence par un lieu commun dans le RPG japonais, un cliché comme on en croisait des centaines dans les années 90 : le héros est amnésique. Adol Christin est un jeune homme de 18 ans, retrouvé errant et amnésique dans les rues de la ville de Casnan après s’être aventuré dans ce qu’on appelle « La Grande Forêt ». C’est alors qu’il croise Duren, un informateur qui prétend le connaître. Tous les deux sont convoqués à la caserne militaire où la Gouverneure générale Griselda les charge d’une mission bien particulière : cartographier ladite forêt, et répertorier tous les lieux et créatures qui s’y trouvent, contre belle récompense, bien entendu. Adol,avec l’aide de Duren, va bien évidemment profiter de l’occasion pour se mettre sur les traces de sa mémoire perdue.

Évidemment, au cours de l’exploration, notre jeune homme va vite s’apercevoir que son passage n’a pas laissé des souvenirs heureux à certains.

Duren se proposera de vous aider à retrouver vos souvenirs.

Duren se proposera de vous aider à retrouver vos souvenirs.

Les gens m’appellent l’Adol des jeunes…

Ys : Memories of Celceta est en réalité un remake de Ys IV : The Mask of the sun et de The dawn of Ys. C’est un Action-RPG avec les combats en temps réel. Adol pourra avoir deux autres partenaires dans son équipe combattante, pour un total de 6 personnages jouables. Le bouton Carré sert à donner des coups, Triangle à se mettre en garde, Croix a se déplacer plus vite ou esquiver. Si une action avec un des deux boutons est effectué juste avant qu’une attaque ennemie ne touche, vous réalisez une « Flash Guard » ou un «  Flash Move ». Le bouton Rond sert quant à lui à changer le personnage que l’on dirige. Chaque personnage aura une commande particulière : par exemple, Karna pourra toucher des objets à distance pour les faire tomber et libérer ainsi le passage, Calilica quant à elle, pourra électriser divers mécanismes. Duren est bien pratique pour les coffres verrouillés, Ozma pourra casser des fissures, et Frieda geler des crevasses d’où émanent certains gaz toxiques. Les commandes particulières sont utiles pour avancer dans les donjons.

Notre héros a quant à lui un pouvoir bien particulier. Lorsque vous approchez vers un de ses souvenirs oubliés, l’écran se brouille et une lueur bleue finira par apparaître. S’il touche cette lueur, vous verrez le contenu de celle-ci. Dans la seconde moitié du jeu, il pourra aussi trouver des lueurs rouges, qui sont des souvenirs appartenant à autrui. Il y a au total 36 souvenirs à retrouver. Ceci dit, cette quête reste facultative, étant donné que les souvenirs essentiels viendront grâce aux nuits passées dans un campement et grâce à la progression de l’histoire principale. Il aura un deuxième pouvoir vers la fin du jeu.

Certains ennemis savent se défendre.

Certains ennemis savent se défendre.

La grande Forêt est remplie d’une faune hostile qui semble en vouloir tout particulièrement à notre groupe d’aventuriers : plantes, animaux, reptiles, tous voudront vous faire mordre la poussière.

Heureusement, vous avez pour vous défendre des « skills » de combat : une jauge se remplit en bas à droite de l’écran, et vous pourrez les déclencher en maintenant le bouton R enfoncé et un des quatre boutons auquel le skill est attribué, chacun consommant plus ou moins la jauge. Chaque personnage en a deux attribués d’office. Les autres sont à apprendre en combattant des ennemis, et vous devrez les assigner manuellement. Vous aurez aussi une jauge qui se remplira en jaune au fur et à mesure des attaques. Une fois celle-ci remplie, vous pourrez lâcher une super-attaque sur l’ennemi visé en appuyant sur L. Je vous conseille toutefois de garder cela pour les boss.

Pour battre ce boss, une tapette géante ne suffira pas...

Pour battre ce boss, une tapette géante ne suffira pas…

En effet, si le nombre de donjons n’est pas très élevé, vous ferez au moins deux rencontres de boss dans la plupart d’entre eux. Et très souvent, ils ont des techniques qui sont capables de vous mettre K-O rapidement. Leur barre de vie ( jaune, puis rouge ensuite) s’affiche en haut de l’écran. Plus le combat avance, et plus ils auront recours à des techniques puissantes.

Heureusement, le jeu n’est pas très difficile dans l’ensemble en mode standard. Les ennemis lâchent, en plus de l’argent, des petites billes vertes de santé assez souvent. De plus, rester statique tant qu’on se trouve dans la forêt permet de faire remonter la santé petit à petit. Pour faire la même chose dans les donjons, il vous faudra un artefact d’équipe, qu’on trouve au cœur de ceux-ci ou par l’histoire.

Au cours de vos déplacements, vous ramasserez divers objets, dans des coffres, ou lorsque vous trouvez des points de récolte, en plus des ennemis que vous avez vaincus. Ceux ci sont nombreux et serviront soit de monnaie d’échange, soit pour crafter armes et armures, bien qu’au final, cette fonction soit assez anecdotique.

L’équipe évolue et monte de niveau au fur et à mesure. Même les personnages en retrait progressent, à un degré moindre que les trois que vous dirigez, mais le jeu ne les laisse pas sur le carreau. Cela évite d’avoir à se traîner des boulets, un très bon point.

Les techniques de combat évoluent au cours du jeu si vous les utilisez souvent.

Les techniques de combat évoluent au cours du jeu si vous les utilisez souvent.

Ys’ rait pas un peu dépassé ton jeu ?

Ne nous voilons pas la face : Ys Memories of Celceta n’est pas le plus beau jeu de la PS Vita. Inutile de le comparer à Persona 4 the Golden ou les versions «  remastered » de Final Fantasy X/X-2, il ne tient aucunement la route. Techniquement, il ferait plus penser à un jeu PSP, en témoignent les textures floues sur la plupart des décors et les sols. Ces défauts sont toutefois compensés par des artworks de personnages très travaillés, des boss gigantesques pour la plupart.

Dommage aussi qu’il y ait des saccades dans l’animation, notamment lorsque pas mal de monde se retrouve à l’écran.

Les musiques sont bonnes dans l’ensemble. Elles ont du punch et donnent envie d’avancer. Toutefois, on regrettera qu’aucun thème ne soit réellement marquant. Difficile de se souvenir d’un titre une fois la partie arrêtée. Les bruitages sont assez nombreux et vous avez droit aux voix anglaises, tout comme les textes. Dommage pour les allergiques à la langue de Shakespeare, mais je le redis, cela ne sert à rien de descendre un jeu juste pour cela.

Tiens, une tribu indigène...

Tiens, une tribu indigène…

La jouabilité en jeu est en revanche le point fort du titre. Le système de combat est bien rôdé, bien adapté, et surtout, nerveux. Il y a de la pêche dans les coups et c’est un vrai plaisir de cogner les adversaires.

Les menus sont clairs, ergonomiques dans l’ensemble, mais passer par le menu pour se remettre de la vie casse un peu le rythme des combats, notamment contre les boss, où nous sommes toujours en mouvement.

Côté durée de vie, le jeu est assez court. En ligne droite, vous pouvez le terminer en une vingtaine d’heures. Toutefois, il faut relativiser : c’est sans compter les quêtes annexes que vous pourrez faire dans les villages traversés, qui peuvent réussir ou échouer. Le jeu propose de surcroît une option New Game + et les trophées demanderont du temps pour les complétistes ( l’un d’eux demandera de terminer le jeu en mode « Nightmare », déblocable uniquement après avoir fini le jeu une première fois), bref, il y a de quoi faire, mine de rien.

Les donjons sont bien construits.

Les donjons sont bien construits.

Ystoire

J’avais parlé en début de critique du cliché du héros amnésique ? Eh bien,sachez que ce n’est pas le seul ! Memories of Celceta est rempli de perles du genre, à commencer par les idiots utiles qui arriveront toujours après la bataille ( Leo, Sancho et Panza), les méchants qu’on voit deux fois au début ( une brute, une magicienne) puis qu’on affronte au dernier tiers du jeu, les autres personnages assez clichés eux aussi, les événements qu’on sent souvent venir à des kilomètres, et un air de déjà vu/déjà joué se dégage. Mais c’est plutôt pas mal fait, et même si certaines phases de dialogues sont un poil longues, on se laisse emporter dans cette course aux souvenirs perdus.

Verdict :

Ys Memories of Celceta ne révolutionne pas le genre auquel il appartient. Ce n’est pas non plus ce qu’on lui demandait. S’il est en retrait par rapport à certains autres sur la machine, il n’en reste pas moins largement valable. Efficace, il bénéficie pour lui d’un système de combat bien rodé et il est bien construit. Ajoutez à cela des personnages attachants et vous obtenez un bon jeu malgré des défauts. Un très bon RPG indubitablement, dont on aurait aimé qu’il sorte un peu plus des sentiers battus.

 

Points Positifs :

Bon système de combat

Bonnes musiques

Personnages attachants

Boss énormes et bien animés

Pas mal de choses à faire, à découvrir

 

Points négatifs :

Des clichés en veux-tu en voilà

Progression trop balisée

Un brin court en ligne droite

 

Astuce : récupérer les deux derniers artefacts d’équipe

Au cours du jeu, vous récupérerez des artefacts qui permettent à l’équipe que vous dirigez d’avoir des avantages pour progresser dans les donjons. Par exemple, les « hydra scales » vous permettent de plonger et de respirer sous l’eau à volonté. Vous en trouverez 6 à coup sur avant le dernier donjon. Mais pour les deux derniers, il faut avoir complété la carte du monde à 100% . Le pourcentage est indiqué en haut de la carte en appuyant sur Select. Si vous en avez découvert la totalité, un trophée en Or doit tomber. Mais ce n’est pas tout : retournez à Casnan via le «  Warp » et parlez de nouveau à Griselda. Elle vous donnera les deux objets manquants et 200 000 ors, une belle somme.

Julius

 

Ys Memories of Celceta

Développeur : Falcom

Éditeur : NIS America

Genre : RPG

Sorti sur : PS Vita

Voix : anglais

Textes : Anglais

Format : Cartouche

Date de sortie : 21 février 2014

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Publié le 10/08/2014, dans C'est quoi ce jeu ?, Level Up !, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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