Metal Gear Solid : 15 ans de Solid Snake

Hier, cela faisait 15 ans que Solid Snake faisait son grand retour dans nos contrées. Et ce fut fracassant. Le 26 février 1999, Metal Gear Solid d’Hideo Kojima débarquait enfin en Europe, plusieurs  mois après les Japon et les Etats-Unis dans nos PlayStation.  Le jeu tenait sur 2 CD, ce qui était rare pour un titre qui n’est pas un RPG. Ce fut comme pour beaucoup une de mes plus belles expériences de joueur.Une réalisation en 3D avec des angles de vue en caméra fixe  qui impressionnait pour l’époque, des musiques épiques, et une intelligence ennemie travaillée à l’extrême. 

Metal_Gear_Solid_1_logo

Dans MGS, il ne fallait pas y aller  en force, à moins d’être suicidaire. En effet, dès que vous étiez repéré, l’alerte se déclenchait et vos adversaires appelaient du renfort. La solution était de vous cacher jusqu’à ce que les choses se calment, sans être vu, sinon les gardes  faisaient tout pour vous déloger. Les soldats pouvaient aussi  réagir au bruit ou à la vue d’empreintes de pas. Snake pouvait cependant surprendre les gardes par derrière et les assommer en cas de besoin. Evidemment, le parcours était jalonné de boss, et chacun demandait une tactique particulière pour les battre. Certains restent dans les souvenirs comme les plus mémorables du jeu vidéo. Comment oublier les deux rencontres avec Sniper Wolf, ou celui avec Psycho Mantis, dont il fallait brancher la première manette sur le second port pour éviter qu’il n’anticipe vos mouvements ? Le jeu regorgeait de trouvailles, comme par exemple, la fréquence de Meryl sur le dos du boitier CD (tant pis pour ceux qui l’ont eu en tipiak ou en gravé!). Le rythme était intense et ne s’arrêtait jamais, même si ça baissait un peu au début du deuxième disque. les séquences sont variées et ne se ressemblent jamais.  la variété dans la progression était aussi un des points forts du jeu. Le tout était en 3D intégrale, et les scènes cinématiques utilisaient le moteur du jeu, car les images de synthèse étaient gourmandes en mémoire. 

J’ai oublié de vous parler de l’histoire et de la mission de notre héros. Dans cet épisode, un groupe de rebelles terroristes du nom de Fox Hound menés par Liquid Snake  prend d’assaut les îles de Shadow Moses en Alaska. Ils affirment détenir une ogive nucléaire qu’ils n’hésiteront pas à lancer sur la Maison Blanche si une rançon d’un milliard de dollars ne leur est pas remise, ainsi que les restes de Big Boss, le plus grand soldat de tous les temps. En outre, ils détiennent Donald Anderson, le chef du DARPA, et Kenneth Baker, le président d’ArmsTech  ayant participé à un projet d’armement qui intéresse le groupe de rebelles. Le colonel Roy Campbell fait alors appel à Solid Snake, un soldat d’élite, pour aller délivrer les otages et voir si Fox Hound a vraiment la capacité de mettre ses menaces à exécution… Snake pourra communiquer avec Campbell et ses alliés ( le docteur Naomi Hunter, Mei-Ling, Otacon…) par codec.

MGS_screen_psx

Derrière cette trame se cache une histoire touffue, entre manipulations génétiques, clonage, rivalité entre soldats, mais c’est surtout un plaidoyer pour un désarmement nucléaire mondial et en faveur de la nature ( le passage avec les loups est révélateur). Et encore, la dernière scène après le générique entretient le mystère, qui restera entier jusqu’au deuxième épisode, trois ans plus tard. Parce que Metal Gear Solid  a tellement marqué  qu’il donnera lieu à quatre jeux suivant celui-ci, sans compter les épisodes  sur PSP, expliquant le contexte et l’histoire plus en détail, et l’épisode Ground Zeroes,  première partie de MGS 5, ne devrait plus tarder à sortir à l’heure où j’écris ces lignes. 

Metal Gear Solid est un jeu qui frôle la perfection. Seulement, en France, la perfection a été gâchée par des doublages absolument affreux, qui « nanardisent » l’aventure. Konami ne fera pas l’erreur deux fois et pour les jeux suivants, se contentera de sous-titres en français et des voix américaines…

Mais ça n’enlève rien au contenu intrinsèque du jeu. Même 15 ans après sa sortie, MGS fait partie des jeux cultes, et nul doute qu’il le restera encore longtemps. La technique a vieilli quoique mieux que certains autres jeux de l’époque, mais les sujets dans l’histoire  sont plus que jamais d’actualité. C’est peut être ça qui fait que le jeu est intemporel… Donc, Bon anniversaire, Metal Gear Solid

Julius

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Publié le 27/02/2014, dans Back to the Pixels, Jeux vidéo, et tagué , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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