[critique jeu] : Duck Tales Remastered

Picsou, ou Scrooge Mac Duck en anglais, est un canard créé en 1947 par Carl Barks. Il est l’oncle de Donald Duck et de surcroît, le canard le plus riche du monde. Mais je ne suis pas ici pour vous refaire son historique ça a déjà été fait dans la critique du Duck Tales original, visible sur ce blog. En effet, notre canard multimilliardaire et avare a eu droit en 1987 à sa propre série, intitulée en France La Bande à Picsou et évidemment à des jeux sur NES et Game Boy en 1989 faits par Capcom. En 2013 le développeur ayant toujours les droits du jeu décide de faire un portage réactualisé. Pour cela, il a confié le développement à WayForward Technologies, qui avait déjà remis au goût du jour la licence Double Dragon avec l’épisode Neon. Reste à savoir si cet épisode Duck Tales « Remastered » est à la hauteur de nos espérances ou si c’est une déception comme on en voit beaucoup dans le genre.

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Avec Picsou, beaucoup pour lui, très peu pour vous.

Un jour, alors que le soleil brille sur Canardville, Picsou qui était dans son manoir, entend l’alarme de son coffre situé en haut de la colline de Killmotor sonner. Les Rapetou se sont en effet introduits à l’intérieur. Arsène conduit immédiatement notre milliardaire à destination. A l’intérieur, Picsou découvre que ses neveux Riri Fifi et Loulou, qui avaient entendu l’alarme, ont été faits prisonniers. Après avoir bouté les brigands hors de chez lui, nos canards découvrent la raison pour laquelle les Rapetou s’étaient introduits dans son coffre : ils voulaient utiliser son détecteur de trésors pour mettre la main sur 5 objets précieux. Maintenant, c’est Picsou qui va se mettre en quête de ces 5 trésors, qui l’emmèneront un peu partout dans le monde et même… sur la Lune. Bon, même s’ils ont un peu étoffé la chose, le scénario ne va pas chercher loin…

Duck Tales Remastered est bien entendu l’épisode original mais refait avec des moyens plus modernes. On note l’arrivée d’un scénario plus étoffé, et de deux niveaux inédits : le coffre faisant officie de tutoriel et le Vésuve de niveau final. Les 5 niveaux originaux sont bien présents, c’est à dire l’Amazone, la Transylvanie, l’Himalaya, les Mines sud-africaines, et la Lune. Mieux encore, ils ont été rallongés : pour progresser dans les niveaux, vous devrez trouver des objets. Peu importe l’ordre, il y a souvent plusieurs façons de faire et surtout, le menu de pause permet de voir le nombre d’objets à ramasser, et une carte se dessine au fur et à mesure dans les modes facile et normal. Autrement dit, l’accent a été mis sur l’exploration. Bien entendu, on peut choisir ces destinations dans l’ordre qu’on désire, comme avant. Et question univers des canards Disney, on retrouve des seconds rôles comme Flagada Jones, qui sera chargé d’emmener notre milliardaire à destination, Géo Trouvetou, et même… Gérard Mentor, le comptable un brin idiot de Picsou défendant le coffre avec son armure sous le nom de Robotik. Si peu de gens s’en rappellent en France, c’est que les épisodes où il apparaît ont été très peu diffusés.

Entre les lapins qui  sautent dans la neige, et les mouflons hargneux, il ne fait pas bon être un canard dans l'Himalaya...

Entre les lapins qui sautent dans la neige et les chèvres hargneuses, il ne fait pas bon être un canard dans l’Himalaya…

« C’est le plus riche (foi de canard) »

Notre milliardaire en redingote dispose toujours de sa canne multi-usages : elle sert notamment à faire des sauts-pogo, qui permettent de rebondir, sur des objets, des ennemis ou sur des surfaces normalement nuisibles, à taper des objets et envoyer d’un bon coup de swing des rochers pour éliminer un ennemi en hauteur ou faire descendre un coffre. Il dispose au départ de trois cœurs d’énergie. Il y a cependant des conteneurs de cœurs supplémentaires cachés dans certains niveaux. On retrouve également les pièces d’invincibilité qui rendent Picsou invulnérable pendant quelques secondes. S’il trouve une salle cachée, il se peut que Mamie Baba ( Bentina Benkley en V.O.) vous aide en vous offrant une glace qui remet un cœur de vie, un gâteau pour la totalité, et une vie supplémentaire symbolisée par une peluche à son effigie. Dans les niveaux, il pourra récolter des diamants à la valeur variable : les petits jaunes valent 2 000 dollars, les gros jaunes 10 000, et les gros rouges 50 000. On notera la disparition du score en points par rapport à l’original pour se concentrer sur l’argent. Le total est multiplié par un coefficient qui varie selon le mode de difficulté une fois un niveau terminé.

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Les abeilles, les serpents, nul doute, on est bien en Amazonie.

Beaucoup de qualités et quelques couacs…

En réalité, tout dans le jeu a été fait pour que le fan de la série, et même du jeu original s’y retrouve. WayForward est parvenu à faire du neuf avec du vieux sans jamais trahir l’esprit de la série ou même du jeu original, tout en enrichissant le programme. L’aspect graphique pourra surprendre : les décors retravaillés sont magnifiques, avec des éléments de 3D, mais les ennemis tout comme les héros sont des sprites en 2D ! Ceci dit, on ne va pas s’en plaindre tant c’est réussi. C’est parfaitement dans l’esprit Disney, c’est bien animé et les ennemis ont souvent des attitudes et un design à mourir de rire, ce qui est renforcé par une animation sans faille. On saluera aussi le travail énorme de Jack Kaufman, qui s’est chargé de remixer et réorchestrer les thèmes originaux. Cela donne une ambiance joyeuse au titre, et les bruitages restent également dans l’esprit de la série. On notera aussi les voix lors des cinématiques, avec les doubleurs originaux des personnages de la série. Les accents de la langue anglaise ont été également respectés, notre milliardaire a un accent écossais, la sorcière Miss Tick un accent italien et Gripsou un accent sud-africain.

Il faut trouver un moyen de faire tomber les coffres trop haut perchés.

Il faut trouver un moyen de faire tomber les coffres trop haut perchés.

Niveau Gameplay, on est pas dépaysé non plus par rapport à l’original. Un bouton pour le saut, un autre pour la canne, c’est simple mais toujours efficace. Attention toutefois, car le jeu a également conservé les vieilles mécaniques de l’époque : les ennemis réapparaissent, et on a que trois vies au départ pour traverser un niveau. Un peu juste, sachant que le jeu a été rallongé avec parfois des passages très piégeux si on ne fait pas attention, et que les vies supplémentaires sont rares. Et ce d’autant que les boss ont de nouveau patterns parfois très vicieux, et il faudra souvent plus de 10 coups pour les battre. Mais avec de l’entraînement on y arrive.

Ceci dit, le jeu est fait pour être parcouru plusieurs fois, car avec l’argent gagné, vous pouvez débloquer des images des héros et des ennemis du jeu, des story-boards du making-of, et bien d’autres secrets.

 

L’expérience Duck Tales Remastered s’avère vraiment plaisante, mais n’est pas sans laisser quelques regrets mineurs: le jeu est un peu trop bavard et cela hache la progression dans les niveaux, on aurait aussi aimé voir les becs des personnages bouger quand ils parlent, ce détail d’animation ayant été oublié.

 

Plonger dans le coffre n'apporte rien, si ce n'est le plaisir de faire comme dans les bandes dessinées... On peut y voir les trésors récoltés.

Plonger dans le coffre n’apporte rien, si ce n’est le plaisir de faire comme dans les bandes dessinées… On peut y voir les trésors récoltés.

Verdict :

Vous êtes fan de l’univers des canards Disney ? Prenez ce jeu. Vous avez fait votre enfance sur le jeu original ? Prenez-le aussi. Vous appartenez aux deux catégories ? J’espère que vous l’avez déjà acheté. Plus long, plus beau ( mais je crois que c’est normal) un peu plus corsé, il saura vous faire revivre les souvenirs d’avant. Duck Tales Remastered prouve qu’on peut légitimement faire un remake sans trahir l’esprit d’origine. De plus, il est proposé à un prix modique (15 €) sur PC, PSN ou XboxLive. Donc, faites vous plaisir.

 Julius

Points Positifs :

Un remake de qualité

Les souvenirs sont bien présents

Plein de bonus à débloquer

Doublage avec voix originales anglaises de qualité.

Plonger dans le coffre de Picsou !

 

Points négatifs :

Trop bavard

Progression hachée

Certains passages assez fastidieux

 

Duck Tales Remastered

Développeur : Way Forward Technologies

Éditeur : Capcom

Genre : plate-formes

Disponible sur : PC, PSN, Xbox Live

1 joueur

Prix : 15 €

Pour rappel: critique du jeu original :

https://datafr.wordpress.com/2013/08/18/critique-retro-duck-tales-sur-nes/

 

 

 

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Publié le 08/02/2014, dans Passe la manette !, et tagué , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Décidément, Picsou est increvable, LOL. Pour ma part, je suis très porté vers les jeux en ligne.

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