Julius Ciné Awards 2013

Salut à tous, voici le bilan cinéma 2013 établi par un vote entre moi-même et personne d’autre. Je suis allé au ciné assez souvent, et j’ai vu plus de bons films que de mauvais, mais autant vous prévenir tout de suite, jamais le cinéma français n’a été aussi pauvre en films grand public. A tous les niveaux : aussi bien en matière scénaristique qu’en matière de réalisation ou de distribution. Pourquoi la plupart des films plutôt intéressants sont ils distribués pour la plupart en réseau « art et essai » ? Pour la plèbe, ce sera Turf d’Ontoniente, qui massacre le cinéma mais qui ensuite vient se plaindre à la télé qu’il ne fait pas assez d’entrées sans se remettre profondément en question, ou les adaptations de BD : cette année, nous avons eu droit à Boule et Bill et celle des Profs, qui est pourtant une bande dessinée faisant partie des « moins pires » parmi celles sur un métier donné. Ne soyons pas trop méchant, cette fin d’année semble remonter le niveau pour les films français. J’en ai quand même vu 2 qui m’ont plu.

Je commence par les Reines du Ring : ou comment des caissières de supermarché se mettent au catch entraînées par André Dussolier. Il faut bien le dire c’est plutôt un bel essai pour un premier film, le sujet est bien traité et on passe un très bon moment, ce n’est toutefois pas le film du siècle, mais il sort du lot.

Ensuite, je suis allé voir 9 mois ferme de Dupontel, et là, le réalisateur-acteur signe un très bon film et le duo qu’il forme avec Sandrine Kiberlain est juste excellent, on notera aussi des seconds rôles pas piqués des vers comme Nicolas Lemarié en avocat bègue, à se demander commet il l’est devenu. Le seul reproche que je ferai est qu’il est un peu trop sage, notamment à la fin, par rapport à ce que Dupontel nous avait habitués.

 Je tiens à préciser que ce classement est purement subjectif, n’engage que moi et est basé sur ceux que j’ai vus. Il y a sans doute pire ( quoique pour l’un d’entre eux, j’en doute), sans doute mieux à votre gout, mais là ils s’agit du mien.

Maintenant, nous allons passer au podium des pires films de l’année.

 navet

Navet de bronze pour : World War Z.

Ou comment dénaturer le roman d’origine. Brad Pitt fait ce qu’il peut pour tenter de sauver un scénario indigent et la réalisation de Marc Foster n’aide pas à comprendre les scènes d’action systématiquement hors-champ lorsque le sang coule, car il voulait en faire un film pour toute la famille. En plus de dénaturer le mythe du zombie,la fin complètement toc laisse le spectateur complètement pantois de l’avoir à ce point pris pour un con.

 affiche World War Z

Navet d’argent pour : After Earth.

La bande annonce n’annonçait rien de bon,et on en a eu la confirmation lors de la projection. A croire que M. Night Shyamalan ne sait plus faire de bons films. Le scénario, taillé pour Will Smith et son fils Jaden, est inspiré d’un roman fait par Ron Hubbard, le père de la scientologie dont papa et fiston sont de fervents adeptes. C’est mal joué, trop long, et surtout les effets spéciaux sont ratés.On y croit de plus pas une seconde et les scènes complètement over the top achèvent ce navet intégral. Nul doute qu’il n’y aura pas « d’after » pour celui-ci.

 affiche after earth

Navet d’or pour : Die Hard : Belle Journée pour Mourir.

Je ne pouvais pas le rater et la critique parue en début d’année est éloquente : ce film est complètement pourri, et le potentiel nanar est anéanti d’entrée par deux choses : déjà par la réalisation de John Moore, qui donne l’impression d’avoir Alzheimer en plus de Parkinson, c’est tellement mal réalisé et peu lisible à tel point qu’on devrait l’enfermer tout de suite pour ne plus qu’il nuise au cinéma. Ensuite, le scénario imaginé par Skip Woods prouve qu’il n’a jamais vu un seul film de la trilogie originale, et dénature totalement le concept. Cela donne un gloubi-boulga indigeste, entre du Jason Bourne de 99e zone (au moins) un conflit père-fils complètement bâclé, des scènes over 9000 qui arrivent même à faire bailler le spectateur lorsque celui-ci n’est pas consterné devant le tas de merde qu’on lui donne à voir tellement ça se prend au sérieux. Bruce Willis cabotine, Jai Courtney aussi et ce n’est pas les courtes apparition de Mary-Elizabeth Winstead qui le sauvent du naufrage. A tel point que pour un peu, il ferait passer Die Hard 4 de Len Wiseman pour un quasi bon film. C’est vous dire le niveau de celui-ci. Die Hard 5 ou comment mettre à mort une licence qui a su en son temps réinventer le cinéma d’action.

affiche die hard 5

Die Hard 5 remporte sans trop de mal le prix peu glorieux de pire film de 2013. Tellement pourri qu’on ne pourra pas en faire un nanar. Bravo.

Mais j’ai vu heureusement de très bon films et cette fois, qui sont les lauréats des caméras de bronze, d’argent et d’or, ceux pour qui le ticket vaut vraiment le coup  ?

 golden ticket

Caméra de bronze pour :Pacific Rim.

Ce film a divisé mais il ne pouvait pas ne pas figurer dans mon top. Fait pour les geeks par un réalisateur de la même trempe, Guillermo Del Toro signe ici un superbe film d’anticipation S-F dans lesquels de gros méchas font la guerre  dans des batailles épiques à des créatures « infra-terrestres » qui sortent d’une faille dans le Pacifique. Le scénario est un peu léger et les acteurs pratiquement pas connus, mais le film est truffé de références à d’autres mais aussi de jeux vidéo. Parmi les gros blockbusters d’action, Pacific Rim est celui qui s’en est le mieux tiré.

 affiche pacific rim

Caméra d’argent pour : Le loup de Wall Street.

A peine arrivé sur les écrans et déjà dans le top made in Jul’. Oui car le loup de Wall Street est excellent. Martin Scorsese s’amuse et Leonardo Di caprio fait un grand show, et comme la critique est encore visible, étant donné que c’est la plus récente, je vous invite à la lire pour en savoir plus.

 affiche wall street

Caméra d’or pour : Django Unchained.

Quentin Tarantino est revenu en force en début d’année et signe tout de suite un film blockbuster qui fait office de tour de force, et montre que lorsqu’il s’attaque au Western, il réussit à faire mouche de façon décomplexée comme les balles et le sang qui repeint toute une maison en rouge dans son film. C’est enlevé et jouissif, souvent drôle, et le duo Jamie Foxx/ Christopher Waltz fait des étincelles. Une fois de plus, Tarantino nous donne une belle leçon de cinéma.

 

Là où Tarantino passe, la concurrence trépasse!

Là où Tarantino passe, la concurrence trépasse!

Voilà, c’est tout pour le moment, je précise toutefois que je n’ai pas encore vu Albator au moment où j’écris ces lignes, et je tiens à remercier les cinémas Pathé d’Orléans et ses environs qui m’ont permis de poser mes fesses dans un fauteuil confortable d’une salle de cinéma. Maintenant, reste à voir ce que 2014 nous réserve…

 Julius

 

 

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Publié le 29/12/2013, dans Cinéma, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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