[Critique rétro] Duck Tales, sur NES

Picsou ou Scrooge Mac Duck en anglais,est un canard créé par Carl Barks en 1947 inspiré d’un conte de Noël de Charles Dickens. Appartenant à l’univers des canards Disney, c’est l’oncle de Donald , né d’une union entre une de ses sœurs et un paysan de la ville. Carl Barks ne tarda pas à donner au canard à redingote et haut de forme le rôle principal dans des aventures.

Il vit dans son coffre-fort, situé en haut de la colline de Killmotor de Donaldville et dirige plusieurs entreprises. Si vous désirez savoir comment il est devenu milliardaire, je vous conseille plus que vivement de vous plonger dans La jeunesse de Picsou, seule biographie cohérente écrite par Keno Don Rosa entre 1991 et 1993 et parue chez nous dans Picsou Magazine entre mars 1994 et février 1996. Toutefois ces récits ont fait l’objet de livres séparés regroupant tous les épisodes ( et même de nouveaux arc narratifs) un peu plus tard. Actuellement, c’est Glénat qui édite l’intégrale Don Rosa chez nous, tout comme l’éditeur l’avait fait pour Barks.

la-jeunesse-de-picsou-1-glenat

 

Ses aventures ont été portées à la télévision.

Duck Tales, connue chez nous sous le nom de La Bande à Picsou est une série animée de Disney de 100 épisodes de 25 minutes. Elle est apparue sur les écrans américains en 1987 sur la chaine Disney Channel, qui était disponible depuis longtemps chez eux.

En France, elle fit son apparition sur FR 3 dans l’émission Le Disney Channel en 1988 puis sur TF1 dans le Disney Club jusqu’en aout 1997.

Évidemment, ça évoque pas mal de souvenirs, surtout à ceux qui comme moi, sont nés dans les années 80. Les matinées passées devant la télé, je ne les comptais plus, et il faut bien le dire, Disney, ça nous changeait de Dorothée…

La série, met en scène des personnages de l’univers des canards de Disney, je veux parler bien entendu de Picsou,le milliardaire radin que tout le monde connaît, Riri Fifi et Loulou, ses neveux, et Zaza, sa nièce inventée de toutes pièces pour la série. Mais on y trouve aussi la gouvernante, Mamie Baba, Arsène, le majordome,qui est en réalité un chien anthropomorphe, et bien sur Flagada Jones (ou Launchpad Macquack en anglais), un pélican aviateur et surtout très maladroit.

Les intrigues des épisodes concernaient essentiellement la recherche de trésors autour du monde, mais les personnages devaient parfois protéger le coffre d’éventuels intrus. Les principaux opposants étant les Rapetou ( Beagle Boys en V. O.) ou Miss Tick ( Magica DeSpell). Gripsou y faisait également des apparitions.

Un long-métrage tiré de la série a été adapté en 1991, intitulé La bande à Picsou, le film : le trésor de la lampe perdue, qui bien que perfectible sur certains points, dont un manque de personnalité évident, reprenait les codes du matériau d’origine et concluait en beauté la série.

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Cela n’a pas pas manqué et la série s’est vue adaptée sous le nom de Duck Tales sur NES et Gameboy en 1989, les consoles de l’époque qui cartonnaient.

Je vais donc faire la critique de la version NES du jeu. Pour le premier essai d’adaptation Disney sur la console, Capcom a t-il réussi ou terminé le bec dans l’eau ? Un retour sur ce jeu n’est pas inutile, car il ne faut pas oublier d’où vient la version «  remastered » sortie depuis quelques jours… Analysons donc le matériau d’origine !

 Duck Tales (E)_001

Beaucoup pour lui, très peu pour vous.

Dans ce jeu, vous incarnez le multimilliardaire le plus pingre de l’univers Disney, qui part à la chasse aux trésors dans 5 niveaux différents. Vous avez le choix entre l’Amazonie, l’Himalaya, Les Mines africaines, La Transylvanie et la Lune. Attention toutefois : vous devrez trouver certains objets dans d’autres niveaux pour pouvoir progresser. Zaza, Riri, Fifi et Loulou sont présents dans les niveaux pour vous donner des conseils ou vous demander de trouver un objet ou une personne dans le niveau. Flagada Jones vous aidera soit à franchir certains précipices, soit à vous ramener au Hub de départ si vous lui demandez, pour stocker les richesses accumulées Il n’est utilisable qu’une seule fois par niveau. On peut aussi y trouver Mamie Baba et Géo Trouvetou.

Flagada Jones se trouve  toujours dans des endroits bizarres.

Flagada Jones se trouve toujours dans des endroits bizarres.

Le milliardaire devra toutefois faire attention aux mille dangers qui peuplent les niveaux, d’autant que ceux-ci sont en temps limité. Cependant il pourra trouver gâteaux et glaces, ce qui lui permettra de retrouver de la santé. Un item lui permet même d’être invincible quelques secondes. La structure des niveaux n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle des jeux Megaman.

 

Ici pas de fioritures, on peut choisir son niveau de difficulté directement sur la page de présentation.

Bien évidemment le jeu se présente sous la forme d’un jeu de plates-formes assez classique.

Vous pourrez trouver dans les niveaux des diamants : les jaunes donnent 30 000 points, convertis ici en dollars , les rouges 50 000 et les petits 2 000 points, le but étant de ramener LE trésor caché dans le niveau. Bien entendu, un boss tentera de vous empêcher d’y mettre la main dessus… Un fois que vous avez battu ces 5 boss, et eu tous les trésors, vous retournerez en Transylvannie pour y affronter le boss final… je vous en laisse la surprise mais le lieu est déjà une bonne indication…

 

La lune, son vaisseau spatial rempli d'ennemis et de pièges...

La lune, son vaisseau spatial rempli d’ennemis et de pièges…

On ne s’entend plus claquer du bec chez nous !

 

Les graphismes sont bons pour la console : on reconnaît facilement nos personnages, c’est très bien calibré pour de la 8 bits et les sprites, aussi bien des alliés que des ennemis,sont de bonne taille. Les décors sont plutôt travaillés pour la console, et en 1989 c’était sans doute un des plus beaux jeux sur le support. Capcom a repris le moteur utilisé dans les Megaman, pourquoi changer une formule qui marche, après tout ?

 

Le yéti  n'a pas l'intention de vous laisser repartir avec le trésor.

Le yéti n’a pas l’intention de vous laisser repartir avec le trésor.

L’animation est plutôt bien faite. C’est fluide dans l’ensemble, bien réalisé. Dommage cependant qu’il y ait des clignotements de sprites et des ralentissements lorsque l’écran est chargé, et des réapparitions d’ennemis pas toujours bienvenues. Mais bon, sur NES, c’était assez courant.

 

Attention, ça glisse...

Attention, ça glisse…

Les musiques sont très bonnes également : le thème de la série s’entend dès la page de présentation, et les thèmes des niveaux, même s’ils peuvent sembler décalés par rapport à la série, accompagnent bien le joueur dans les environnements, c’est bien fait, sur un ton plutôt joyeux. Le thème de la Lune est par ailleurs devenu une référence chiptune.

On regrettera toutefois des bruitages pas très variés. Mais cela ne gâche en rien une bonne ambiance sonore.

 

Un canard milliardaire dans les ruines amazoniennes.

Un canard milliardaire dans les ruines amazoniennes.

 

La jouabilité est bonne : Picsou bouge bien et c’est facile de faire des sauts. Il peut aussi donner des coups de canne mais dispose également d’une fonction très pratique : en appuyant sur A, B et en maintenant la direction bas de la crois directionnelle, cela lui permettra d’éliminer les ennemis et mieux encore, de rebondir sur certaines surfaces qui peuvent s’avérer mortelles pour lui. Très utile, car cela lui permettra aussi de sauter plus haut. Dommage cependant que les ennemis réapparaissent parfois lors de moments peu opportuns : résultat on tombe parfois dans un trou et nous perdons une vie juste parce qu’une guêpe ou un fantôme nous a touché en plein saut, nous faisant rater une plate-forme de justesse. Rageant, mais cela reste toutefois rare, pas de quoi crier au scandale.

 

Le rebond sur la canne, très pratique pour passer des pièges ou dénicher des objets en hauteur.

Le rebond sur la canne, très pratique pour passer des pièges ou dénicher des objets en hauteur.

Concernant la durée de vie, le jeu n’est pas très long : 6 niveaux en temps limité pas spécialement vastes. Cependant, si vous désirez voir la fin alternative, sachez qu’il existe deux trésors cachés de plus. Il faut en plus réunir la condition d’avoir amassé plus de 10 000 000 de dollars de richesses. Et là, le jeu peut s’avérer difficile si vous vous lancez dans cette quête. De plus le jeu ne comporte pas de continues, mais certains personnages peuvent vous offrir des vies supplémentaires ou un point d’énergie supplémentaire…

 

Verdict :

Duck Tales s’impose comme un très bel hommage à la série TV. C’est bien réalisé, et le jeu ne comporte pas franchement de défauts majeurs, si ce n’est une durée de vie un peu faible, mais d’un côté, un jeu Disney doit s’adapter à tout type de public. Pour un premier coup de la part de Capcom et d’une licence Disney sur NES, on peut dire que l’essai est réussi. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé et le jeu est devenu un succès commercial sur la console. On peut encore le trouver à petit prix. Une suite baptisée Duck Tales 2 débarquera ensuite en 1993 sur le support, mais a rencontré un succès moindre, sans doute du au fait que la plupart des joueurs s’étaient à cette époque tourné vers les consoles de génération supérieure.

 Julius

 

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Publié le 18/08/2013, dans Back to the Pixels, Jeux vidéo, et tagué , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Excellente critique. J’ai connu la version Game Boy, bien adapté sur le support. À quand une critique sur Castle Of Illusion ?

  1. Pingback: [critique jeu] : Duck Tales Remastered | D.A.T.A.

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