Histoire de daubes #2 : Jeux vidéo et cinéma : je t’aime, moi non plus.

Allez, pour cette histoire de daubes numéro 2, je vous emmène faire un tour du côté du cinéma. Les films adaptés en jeu ont été légion, et à vrai dire, il est facile d’en parler. En général, dans les années 80 et 90, un éditeur payait très cher les droits pour obtenir la licence d’adaptation, et du coup, se retrouvait avec peu de moyens pour adapter ça en jeux vidéo. Dans les années 90, c’était assez courant. Une fois de plus cette énumération ne saurait être exhaustive.

Et cela commence dès 1982 sur Atari 2600 avec E.T. Le film de Spielberg cartonne dans les salles et Atari a acquis les droits, et demande d’en faire un jeu dans un délai très serré, car il doit être prêt pour les fêtes de Noël. Les résultat ? Je pense que ce jeu est responsable du Krach des jeux vidéo qui a eu lieu l’année suivante : un jeu fait à la va vite, où on peine à comprendre le principe ( en fait, notre extraterrestre doit retrouver les éléments pour faire un téléphone, appeler sa planète et repartir chez lui), et qui manque cruellement d’intérêt.

Un aperçu du "jeu".

Un aperçu du « jeu ».

Retour vers le Futur a eu droit à des adaptations NES, Master System et Megadrive notamment pour les épisodes II et III chez Sega. Comment dire… Les jeux sont pleins de défauts : grosses erreurs de gameplay ( la séquence d’overboard est quasiment injouable), mais ils sont également archi-courts : respectivement 3 et 4 niveaux souvent pas intéressants. Quand on payait près de 500 francs la cartouche, il y avait de quoi avoir mal.

La première séquence avec Doc à cheval. "Nom de Zeus Marty, mais c'est une daube!!!"

La première séquence avec Doc à cheval. « Nom de Zeus Marty, mais c’est une daube!!! »

On passe à l’action, avec les films mettant en scène notre ami Schwarzy. Il a crevé l’écran avec le premier Terminator. L’adaptation en jeux de ce film ne s’est pas fait sans heurts. Correcte sur Master System et Megadrive, le jeu était beaucoup trop court. L’adaptation Méga-CD a été faite avec talent, avec des musiques dignes du métrage. Il y avait aussi des extraits du film, mais la qualité était immonde. De plus il était assez court, 4 niveaux seulement. D’un côté, il ne fallait pas trop en demander à un Mega-CD… La pire adaptation revient sans conteste à celle faite sur NES. Un bête jeu d’action frustrant car difficilement jouable, des erreurs de level design,avec un nombre de vies plafonné à 6.

Mais ça ne s’arrête pas là, et en 1991 sort Terminator 2 : le jugement Dernier. Carton mondial mais je pense qu’il n’aurait pas du exister sous cette forme au vu des révélations de Kyle Reese dans le commissariat du premier film. Il n’en reste pas moins un monument d’action. Ce ne sera pas le cas des jeux. T2 a été adapté sous 2 formes : un jeu d’action, et un jeu de tir. Le jeu d’action, baptisé comme le film ( Judgment Day), partait d’une bonne intention. L’intro reprenait même le film. Mais il est plombé par des phases de conduite complètement ratées au niveau des contrôles !!!

Il y a aussi eu un jeu de tir, compatible avec les pistolets des consoles, nommé The Arcade Game. Le problème, c’est qu’on fait toujours la même chose…

Mon dieu les phases de conduites De Terminator II Judgement day ....Il faut y jouer pour le croire.

Mon dieu les phases de conduites De Terminator II Judgement day ….Il faut y jouer pour le croire.

Mais ce n’est pas le pire, non… Je crois que le pire jeu exploitant un film d’Arnold, c’est bien Last Action Hero. J’ai du mal à comprendre un tel massacre. Alors que le film était très bon et versait dans la parodie assumée, le jeu est une daube sans nom. Streets of rage et Final Fight cartonnaient, et comme notre bodybuildé avait l’habitude de mettre des pains dans la tronche, chez Sony Imagesoft, ils se sont dit pourquoi ne pas en faire un beat’em all. Sauf que c’est totalement raté. Le principe même du jeu est foiré. Les graphismes sont immondes, même si les sprites sont grands. Le héros ressemble à Schwarzy comme je ressemble à Angela Merkel ( pas du tout, donc)… Les décors de fond sont sombres et peu détaillés, sans compter l’ATH qui prend le bon tiers supérieur de l’écran !!!

Les collisions sont justes foirées. Un ennemi pourra vous taper à 3 kilomètres, même s’il est en dehors de l’écran, tandis que l’inverse ne sera pas possible, en revanche, il est possible de le spammer de coups alors que vous êtes collé à lui. Allez comprendre… Mais surtout, les programmeurs ont « innové » : en effet, la représentation est faite de côté comme dans un jeu de plates-formes, avec le héros se déplaçant sur une seule ligne. Pour un beat’em all… C’est juste ce qu’il ne fallait pas faire. Ça veut également dire que vous affronterez les MEMES ennemis, dans le MEME ordre, venant par groupe de 1. De plus, perdez une vie, et vous recommencez non pas là où vous êtes mort,mais au DEBUT du niveau !!! Les musiques sont des boucles de 10 secondes bien loin de la bande-son faite par AC/DC pour le long métrage. La jouabilité est juste merdique : Slater ne dispose que de deux coups : coup de pied circulaire et coup de poing. Non seulement leur portée est minable, mais en plus, ne comptez pas sur des combos pour vous aider. Quant aux sauts, je me demande s’ils servent vraiment à quelque chose…

Bien entendu le jeu ne dispose pas de mode deux joueurs ( et encore heureux dirais-je, au vu de ce tableau consternant),raccourcissant d’autant sa durée de vie déjà minable, parce que difficile de ne pas hurler devant ce truc qui ne vous fait aucun cadeau : 5 vies, et basta, si elles sont toutes épuisées, c’est le Game Over, sans autre forme de procès. Au moins, vous ne risquez pas de vous brouiller avec vos amis.

Voilà une bonne daube bien gratinée !!!

Last Action Hero cumule les tares abominables. Slater, c'est le mec à droite, si, si, puisque je vous le dis!

Last Action Hero cumule les tares abominables. Slater, c’est le mec à droite, si, si, puisque je vous le dis!

Je passe à Alien 3, adaptation du film du même nom. J’aurais bien voulu aimer le jeu, mais je ne peux pas. Si la version Megadrive a des beaux graphismes qui reflètent bien l’ambiance glauque des lieux, le jeu est non seulement difficilement jouable, mais aussi très difficile. Les aliens apparaissent de façon soudaine, et ils vous fonceront souvent dessus sans que vous n’ayez le temps de leur riposter avec une bonne rafale. Du coup, vous perdez de l’énergie, mais aussi du temps, déjà ultra-serré. Vous devez dans chaque niveau, délivrer un certain nombre de prisonniers, et ensuite gagner la sortie avant que temps n’arrive à zéro. Le problème, c’est que leur emplacement n’est pas clairement indiqué. Une vue d’ensemble des niveaux n’aurait pas été de trop. On erre souvent sans savoir où aller, et le manque de temps vous fera perdre trop de vies. Dur.

Une autre mention spéciale attribuée à Robocop III sur Super Nintendo. Adaptation du navet intégral sorti en 1993 revenir sur le film serait se faire du mal. En gros déjà que le deuxième n’était pas terrible, là on touchait le fond. Le jeu c’est pareil. Graphismes moyens, les gros sprites ne compensent pas l’injouabilité chronique de notre robot flic. Non seulement il pèse des tonnes, mais en plus, les collisions sont affreuses, et on ne peut même pas tirer vers le bas ! Comment gâcher une licence, y compris en jeux vidéo, encore bravo, il fallait oser.

robocop 3

Robocop 3 est à l’image du film : une grosse daube.

Cependant, il ne faut pas croire que toutes les adaptations de film d’action en jeu sont de grosses daubes. Pour cela, je retiens Die Hard Trilogy sorti fin 1996 sur PSX et Saturn. Ce jeu a la bonne idée de rassembler les trois films de l’époque qui sont des monuments d’action : Piège de Cristal, 58 Minutes pour Vivre et Une journée en Enfer. Aujourd’hui, les deux derniers seraient proposés en DLC. De plus, Probe Entertainment a eu la bonne idée de varier les choses, selon le film que vous désirez jouer. Pour piège de Cristal, vous incarnez, bien entendu, Mac Clane dans les étages du Nakatomi Plaza qui doit éliminer tous les terroristes de l’immeuble sur une vingtaine de niveaux dans un jeu d’action à la troisième personne. Vous deviez aussi délivrer les otages, et ne pas les tuer, sous peine de retrait de points au score. John pouvait avoir différentes armes, et une fois le dernier ennemi de l’étage tué, regagner l’ascenseur en moins de 30 secondes et désamorcer la bombe présente, sinon…

Dans 58 minutes pour vivre, vous explorez l’aéroport Dulles de Washington et ses alentours, dans 8 niveaux de rail shooter à la Virtua Cop très bien faits.

Une journée en Enfer vous emmène dans une course folle en voiture dans les lieux emblématiques du film : Harlem, China Town, Central Park… pour désamorcer les bombes cachées en un temps très limité. Vous pouviez changer de véhicule à certains endroits, écraser les civils imprudents, ce qui mettait du sang sur le pare-brise nettoyé avec un coup d’essuie-glace, mais vous aviez un kaxon pour leur dire de s’écarter. Plutôt bien fait, il était très long, et les voitures piégées ajoutaient du piment au jeu. Certaines options étaient bien sympa, comme la dynamite qui propulsait votre véhicule dans les airs, ou l’option ambulance qui vous ouvrait la voie en cas d’embouteillages.

Bref, Die Hard Trilogy, même s’il a techniquement vieilli de nos jours, reste un concentré d’action bien pensé. La difficulté était présente, et il n’était pas simple de parvenir au bout des trois jeux.

Probe et Fox interactive récidiveront avec Independance Day, adapté lui aussi du film, en nettement plus raté. Graphismes sombres ne ressemblant à rien, jouabilité foireuse, objectifs peu clairs, bref, cette adaptation en jeu d’avions est à oublier très vite.

Die Hard Trilogy, ou comment réussir à faire 3 jeux en uns tous différents en tirant le meilleur des films. une réussite.

Die Hard Trilogy, ou comment réussir à faire 3 jeux en uns tous différents en tirant le meilleur des films. une réussite.

Le film événement du début 1993 en France fut la sortie du film Dracula de Francis Ford Coppola, adapté du roman de Bram Stocker. Ne l’ayant pas encore vu je ne pourrai juger du film lui-même, mais notre seigneur vampire a depuis longtemps fasciné l’univers du jeu vidéo, il est d’ailleurs de grand méchant de tous les CastleVania. Le film a donc eu une adaptation sur Méga-CD. Au vu des capacités du support, c’est plutôt pas si mal niveau technique. Mais l’incrustation des sprites laisse à désirer, les monstres sont hideux,certains bruitages sont risibles,mais surtout c’est injouable. Les commandes mal calibrées rendent l’expérience de jeu frustrante. Une esbroufe, comme pas mal de jeux Méga-CD en fait.

Je vais mentionner également la sortie du jeu Dracula sur Lynx, console portable d’Atari, sous-titré the undead,  et tiré du même roman.Sorti à la même époque, le jeu, exploite merveilleusement la console, mais a une très grosse tare: Il n’y a aucun moyen de sauvegarder. Super, pour un jeu d’aventure et de recherche… D’autant que les piles de la Lynx s’épuisaient vite… 

J’en ai quand même un que je ne pouvais pas louper, et déjà que je n’en ai pas parlé dans le premier consacré aux jeux de combat, c’est Street Fighter : the Movie. C’est un jeu adapté du film tiré des jeux. Vous savez, le truc là, avec Jean-Claude Vandamme et Kylie Minogue. Je ne m’étendrai pas sur le film, ce serait tirer sur une ambulance à laquelle il manque déjà une roue, je me contenterai de dire que Raul Julia ne méritait pas ça comme dernier film. Le jeu, sorti sur PSX et Saturn, est à son image : moche, personnages digitalisés mal intégrés, et dans le mode solo, vous incarnez bien entendu notre belge « aware » en tant que Guile chargé de délivrer les otages du Général Bison. Sauf que c’est injouable, et très difficile. Le mode Versus ne renversera pas la tendance : c’est bel et bien un mauvais jeu. Faire aussi pire que le film, il fallait oser.

Comment exploiter une licence jusqu'à la lie. SF the Movie est  très mauvais, à l'image du film.Une pensée pour Raul Julia.

Comment exploiter une licence jusqu’à la lie. SF the Movie est très mauvais, à l’image du film.Une pensée pour Raul Julia.

Et même si la tendance n’était pas aussi prégnante que maintenant, il y avait déjà certains jeux adaptés en films : en général, ça donnait quelque chose de très mauvais. Je crois que le parangon des adaptations foireuses de cette époque restera Super Mario Bros de Rocky Morton. Adapter en film « live » un jeu ou deux plombiers délivrent un princesses des griffes d’un « tortudragosaure » ( je n’ai jamais bien su ce qu’était Bowser) qui écrasent des tortues ou des champignons vivants, quand ils n’en mangent pas un pour grandir, ou cueillent une fleur pour lancer des boules de feu, était la pire des idées qu’on puisse avoir. Dont acte. Le film est juste une trahison totale en matière d’environnement et d’histoire.Ajoutez à ça des acteurs paumés qui ne savaient pas dans quoi ils jouaient, des maquillages hideux, et un Yoshi en animatronic qui n’a rien à voir avec le design de l’animal dans le jeu,et vous obtenez une belle purge. Faut-il retenir le fait que le film date de 1992 et qu’à cette époque, les effets numériques n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui ? Pas si sur, même si 21 ans plus tard, faire un film qui se rapprocherait le plus possible de l’univers Mario donnerait tout de même quelque chose de mieux niveau visuel. Sorry Mario, but your movie is in another Castle !

 

Bob Hoskins en Mario, et Dennis Hopper en Koopa. Le scénariste aurait avoué n'avoir jamais joué aux jeux.  On veut bien le croire, au vu du résultat.

Bob Hoskins en Mario, et Dennis Hopper en Koopa. Le scénariste aurait avoué n’avoir jamais joué aux jeux. On veut bien le croire, au vu du résultat.

Bon, et si pour finir, on allait voir ce qui se trame chez Disney ? En réalité, le studio n’a pas fait que de la très belle ouvrage. Pour moi Aladdin sur Megadrive reste la plus belle réussite. Concocté par Virgin et le génial David Perry, non seulement ce jeu suivait au plus près la trame du long métrage avec des séquences narratives en anglais entre les niveaux, mais en plus, il n’y a rien à dire question technique. C’est magnifique, les musiques reprennent celles du film, parfaitement jouable et fluide et la qualité des animations laissait sur le postérieur . L’adaptation du Roi Lion, l’année suivante, avec une version identique sur Super Nintendo et Megadrive est également très réussie. En parlant de réussite, entre ces deux jeux était sorti à l’été 1994 l’adaptation du Livre de la Jungle, dans laquelle Mowgli doit rejoindre le village des hommes.

Pocahontas, sorti en 1995 en même temps que le film, est à mon sens un ratage. C’est lent, voire soporifique, et surtout, trop court. Hercule sur PSX en 1997 est bien réalisé, bien animé avec des extraits du film, mais beaucoup trop facile en mode normal.

Mais ne croyez pas que je vais oublier les deux immondices sorties adaptées de longs métrages de la firme. La première est sortie en 1991. jeu veux bien sur parler de Fantasia, développé par Infogrames. Ah, ça, il est joli, le jeu. Mais il n’a que ça pour lui. Non seulement l’ambiance sonore n’est pas top et on peine à reconnaître les morceaux, mais je pense que les processeur de la console y est aussi pour quelque chose, mais surtout, il a une difficulté abusée et UNE JOUABILITE DE MERDE. Vous raterez trop souvent vos sauts, qu’il faut, en plus, doser. Pour tuer les ennemis, non seulement vous devrez sauter dessus, mais pour éviter que le jeu comprenne que vous prenez un coup, maintenir le bas de la croix directionnelle. Aberrant, d’autant que notre souris met une seconde à se retourner. Combien ont craqué et jamais fini ce truc ?

Ensuite, l’adaptation de La Petite Sirène, pourtant sortie chez nous après le film. Une aberration à tous niveaux. Moche, trop facile et court ( 4 niveaux, non mais on se moque de qui, sérieux) le jeu avec Ariel est loin d’être le nec plus ultra en matière de Disney ou de jeu Megadrive je dirais même qu’il fait carrément tache. Quand à côté, World of Illusion sorti à peu près en même temps, se révélait magistral bien que trop facile lui aussi, ça fait mal.

Je vais également signaler le semi ratage de l’adaptation de la série connue chez nous sous le nom de Super Baloo, mettant en scène l’ours du Livre de la Jungle et dont le titre original de la série est Talespin. Non seulement , le jeu n’a rien d’extraordinaire niveau technique, il est même assez décevant niveau graphismes mais il est de plus plombé par des erreurs de gameplay lors de certaines phases. Le scénario se révélait pas si mal pour un jeu de paltes-formes : La mairie de Crête Suzette, ville où se passe la série, organise un concours aérien pour l’obtention d’un contrat commercial à vie avec la ville. Deux compagnies sont retenues : Khan Industries, dirigée par le tigre du long-métrage, et celle de Rebecca Cunningham pour qui travaille notre ours, connue sous le nom de Loopi-loc en français ( « Higher for Hire » en VO). Les deux compagnies doivent ramener des caisses de cargo de différents pays et revenir au point de départ. Khan Industries réussit le défi en 7 jours. Baloo, accompagné de l’ourson Kit, doit faire mieux pour espérer remporter le contrat. Dommage que la réalisation soit si exécrable…Ça aurait pu être un très bon jeu.

La Petite Sirène en jeu vidéo, comme quoi Disney peut aussi nous pondre des horreurs.

La Petite Sirène en jeu vidéo, comme quoi Disney peut aussi nous pondre des horreurs.

Voilà, vous avez déjà un bon aperçu des choses dans cette période troublée. La prochaine fois, je vous emmène faire un tour du côté de certaines mascottes animales.

Julius

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Publié le 25/04/2013, dans Back to the Pixels, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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