[critique rétro-culte] Final Fantasy VII

J’ai mis du temps avant de me décider à faire une critique digne de ce nom sur ce jeu, parce que je sais que je ne serai pas objectif en la faisant. Mais ce grand jeu méritait bien qu’on revienne dessus, ne serait-ce parce que c’est grâce à lui que le J-RPG a connu un développement exponentiel sur le vieux continent. Mais il n’y a pas que ça et donc je vais vous détailler cela dans les lignes qui suivent. Il est vrai qu’en 14 ans de temps, on a tout dit, tout fait, tout pensé à propos de ce jeu.

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L’histoire que j’entretiens avec ce jeu est particulière. J’ai failli prendre un autre jeu à sa place ( je vous le dirai en fin de critique). Et qu’il m’a comme beaucoup, plongé dans le monde du JRPG.

Final Fantasy VII , sorti le 31 janvier 1997 au Japon, en septembre de la même année aux États-Unis et le 17 novembre toujours de 1997 chez nous, fut le premier Final Fantasy à arriver sur le continent européen et sur une console autre que Nintendo . En effet, Big N, se faisant des royalties monstres sur les support cartouches, avait décidé de garder ce format pour sa Nintendo 64 ( à l’époque « Ultra 64 »). Problème : une cartouche contient moins de place qu’un CD. C’en était trop pour Squaresoft, déjà échaudé suite à un désaccord sur Super Mario RPG, qui se rallia donc à Sony. La nouvelle fit l’effet d’une bombe, et nul doute que le jeu ou même son annonce du développement sur la console grise, contribuèrent au succès de la PlayStation. Comme quoi certains jeux ont une histoire mouvementée…

 

Ce point d'interrogation en forme de cristal est un point de sauvegarde.

Ce point d’interrogation en forme de cristal est un point de sauvegarde.

L’histoire de ce Final Fantasy traite au départ de la lutte pour l’écologie. La Shin-Ra, conglomérat géant qui a le monopole de l’énergie ( et pire qu’Areva niveau Lobbying… j’aurais jamais cru, mais bon…), pompe petit à petit toutes les ressources vitales de la planète avec ses réacteurs Mako. C’en est trop pour le groupe écologiste AVALANCHE, qui a décidé, ni plus ni moins, que de faire sauter lesdits réacteurs. Lorsque le jeu commence, le groupe a réussi à recruter un ancien membre du corps armé de la Shinra, le SOLDIER, devenu mercenaire, du nom de Cloud Strife ( non, non je ne l’appellerai pas « Clad » comme indiqué dans la « véhaiffe » j’y reviendrai). Accompagné de Barret, qui est le second personnage jouable du jeu ainsi que quelques autres PNJ, on vous demandera ni plus ni moins dès le début du jeu faire sauter un réacteur de la ville de Midgar, lieu de départ du jeu.

La première ville que vous visiterez une fois sortis de Midgar sera Kalm.

La première ville que vous visiterez une fois sortis de Midgar sera Kalm.

A ce stade, on ne se doute pas encore que les desseins de la Shin-Ra sont bien plus grands encore, mais qu’une vieille connaissance va essayer de tirer profit de la situation…

Plus que jamais, au fur et à mesure que l’on avance, la survie de la planète est en jeu.

Dit comme ça, cela peut sembler simple, voire simpliste. Il est vrai que résumer les thématiques croisées dans le scénario est difficile tant ils sont nombreux : écologie, pollution, propagande, manipulation, expériences génétiques…

Mais surtout, Cloud, le héros du jeu, est amnésique. Vous devrez également faire en sorte de rétablir la vérité sur son passé, un brin embrouillé il est vrai . D’un côté, et après avoir terminé le jeu, on se dit que ce n’est pas pour rien qu’il a été nommé ainsi…

 

Le retour du premier réacteur se fera en temps limité.

Le retour du premier réacteur se fera en temps limité.

Final Fantasy VII se déroule comme un RPG classique , avec le schéma ville/donjon/carte.

Lorsque vous êtes sur la carte du monde, les ennemis vous attaqueront de façon aléatoire, lorsque vous vous déplacerez pour rejoindre certains lieux. La carte du monde de FF VII est plutôt bien faite et structurée,mais mal optimisée. On regrette en effet que des éléments du décor ( les montagnes notamment) apparaissent ou disparaissent d’un coup sans prévenir… Dans les donjons, vous devrez explorer les lieux et très souvent, battre le boss qui s’y trouve pour pouvoir avancer.

Les loups sont du genre agressifs...

Les loups sont du genre agressifs…

Vous ne serez pas attaqué lorsque vous serez en ville sauf cas exceptionnels. On notera à ce niveau l’effort qui a été fait pour qu’aucune ville ne ressemble à une autre : Junon est un port de guerre , Kalm une ancienne ville fortifiée, Utai fait penser à un village d’Asie …Même 14 ans après, ça a toujours un certain charme…

 

Gongaga, une ville ravagée  par une catastrophe écologique. Référence directe à un fait s'étant passé 11 ans auparavant.

Gongaga, une ville ravagée par une catastrophe écologique. Référence directe à un fait s’étant passé 11 ans auparavant.

Final Fantasy VII se déroule dans un monde que je qualifierais de contemporain. C’est le premier FF à ne pas avoir un monde médiéval ou victorien ( FF VI faisait furieusement penser à cette époque, et à la Révolution Industrielle anglaise),composé de trois continents principaux.

Lorsque vous commencez, vous êtes à Midgar, la plus grande mégalopole de ce monde. Une ville tentaculaire, découpée en 8 secteurs, et où la population la plus pauvre vit sans jamais voir la lumière du soleil. En son centre trône, bien entendu, le siège de la Shin-Râ, un gratte-ciel de 70 étages. Elle se situe sur le Continent Est. Il est vrai que les premières heures sont très guidées et que l’on explore les bas-fonds de cette ville, toutefois, elles sont riches en rebondissements. Mais assez-vite ( comptez au moins 4 heures de jeu), on se retrouve, après une phase hallucinante en moto, plus libre sur la carte du monde. Bien entendu, vous aurez à passer par certains points pour progresser, notamment dans certaines villes. Après Junon, vous prendrez le bateau pour rallier le continent Ouest, où d’autres surprises vous attendent…

Etes vous prêts pour un grand voyage ?

Etes vous prêts pour un grand voyage ?

Le troisième est le continent Nord, en majorité recouvert de glace, mais dont les lieux qui s’y trouvent seront essentiels pour le scénario.

Le tout est entouré d’archipels et d’îles, dont les plus importantes sont celles de Utai à l’ouest, et de Mideel au sud.

Le jeu nous fait découvrir progressivement tous ce monde et les lieux qui s’y trouvent.

Pour cela, si vous devrez en premier lieu vous déplacer à pied, vous aurez rapidement besoin d’attraper un chocobo pour passer un certain lieu ( à moins que vous ne vouliez affronter le serpent), mais ce passage sera assez bref, vous prendrez ensuite le bateau. Puis vous aurez un buggy, qui permettra de rouler plus vite sans toutefois éviter les combats, puis prendrez possession du Tiny Bronco, un avion, qui vous servira à naviguer en eaux peu profondes (!) , vous aurez même un sous-marin pour explorer la mer, mais le top du top reste, bien entendu, de pouvoir se déplacer en zeppelin. Que vous aurez assez tard, ce serait trop facile, sinon.

Au début du  deuxième disque, vous arrivez dans les champs de glace...

Au début du deuxième disque, vous arrivez dans les champs de glace…

Toutefois, le jeu offre de temps à autres, des séquences d’action qu’on ne trouve pas dans les RPG en général : J’en veux pour preuve la fuite de Midgar à moto où vous devrez protéger vos compagnons des troupes motorisées de la Shin-Ra, une séquence en surf des neiges dans les montagnes, ou protéger un fort…

L’œuf et le condor du fort du même nom...

L’œuf et le condor du fort du même nom…

Mieux que ça, il y a même au sein du monde de FF VII un parc d’attractions, le Gold Saucer, qui permet de se reposer un peu et de se changer les idées. Votre arrivée pour la première fois dans ce lieu est véritablement fantastique au niveau de la mise en scène, je ne vous dis que ça. Vous pourrez notamment dormir à l’hôtel, faire des courses de chocobos et même y emmener le vôtre, ou prouver votre valeur au combat. Il est dommage que certaines attractions ne se visitent qu’une seule fois et ne servent plus ensuite… le parc est divisé en plusieurs zones à thèmes. Vous pouvez même rejouer les séquences de la moto et du surf des neiges dans la zone d’arcade du parc.

 

La poursuite à moto est proprement hallucinante.

La poursuite à moto est proprement hallucinante.

Dans les rôles principaux :

Vous pourrez avoir jusqu’à 9 personnages dans votre équipe, dont deux optionnels.

 

Cloud Strife : Le héros que vous incarnez. Autrefois membre du Soldat, âgé de 21 ans, il rejoint au début la cause d’AVALANCHE en tant que mercenaire. Mais les évènements vont faire que le conflit prendra une autre tournure, et Cloud sera au centre de cette intrigue. En effet, il est amnésique. Durant le premier disque, vous passerez beaucoup de temps à savoir qui est vraiment notre héros. Cela est d’autant plus renforcé qu’il semble y avoir une deuxième voix qui lui parle lors de certaines scènes.

En combat, c’est quelqu’un d’équilibré. Il se bat avec des épées plus grandes que lui. Il est également bon en magie.

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Barret Wallace : Cet homme bourru est le leader d’AVALANCHE. La Shin-Ra a brûlé Corel, sa ville natale, et depuis, Barret a plongé dans la clandestinité avec sa fille, Marlène. Il peut sembler désagréable au premier abord, mais c’est quelqu’un au cœur d’or. Il est prêt à tout pour protéger ceux qu’il aime.

Il se bat avec une mitraillette greffée en guise de main, qu’il peut changer, parfois même pour des armes au corps à corps. Il dispose d’une puissance de feu importante, même en dernière ligne, et dispose du plus grand nombre de HP du groupe ( sans la matéria « Super HP » bien entendu). En revanche, la magie n’est pas sont fort.

 

Tifa Lockheart : amie d’enfance de Cloud, elle vient du même village que lui. Ils ont des souvenirs en commun. Au début, elle tient le bar «  7th Heaven » dans le secteur 6, qui est le QG d’AVALANCHE. Elle a des sentiments pour Cloud, mais mettra du temps à le lui avouer.

En combat, elle se bat avec ses poings, et revêt des gants ou des griffes pour attaquer au corps à corps mais avec une puissance réduite par rapport à certains autres membres de l’équipe. La spécialiser en magie est une bonne idée.

 

Aerith Gainsborough : Cette descendante des Anciens rencontrera Cloud dans Midgar. Âgée de 22 ans, elle tient elle aussi un grand rôle dans le scénario à tel point que je n’en dirai pas plus. Elle possède une barre de vie inférieure à celle de ses compagnons et une puissance d’arme plus réduite. En revanche elle a pas mal de points de magie, donc vous savez ce que vous devez faire…

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Rouge XIII : Une espèce de fauve se rapprochant du lion. L’espérance de vie de son espèce dépasse de très loin celle d’un humain. Intelligent et capable de parler, il fait mal en combat et ses limites ( j’en parlerai plus loin) font des ravages. Mais… Est-ce que Rouge XII est vraiment son véritable nom ?

 

Cait Sith : Un chat automate monté sur une peluche géante. Il se bat avec un mégaphone et est manipulé par Reeve, un membre de la Shin-Ra. Occupe un rôle d’espion dans le scénario. Cependant, ses performances en combat et ses limites sont trop aléatoires. A ne prendre que si le jeu nous y oblige.

 

Mince, pas le choix...

Mince, pas le choix…

Cid Highwind : âgé de 32 ans. Râleur,il rêvait d’être le premier pilote à aller dans l’espace avant que la Shin-Ra décide de mettre le projet spatial au placard. Il finira par réaliser son rêve, mais pas comme il l’espérait. Il se bat avec une lance ou des fourches. Un très bon combattant, à ne pas négliger dans une équipe.

 

Youffie Kisaragi : Personnage optionnel. Cette ado de 17 ans se bat avec de shurikens ou des boomerangs. Pour l’obtenir, il faut faire des combats dans une forêt après avoir franchi la mine de Mythril. Elle apparaitra alors sous le nom de Mystérieux Ninja. Après l’avoir battue, répondez à ses questions. Choisissez bien, sinon, elle s’enfuira,en vous dérobant de l’argent. Elle vous promet une partie de cache-cache et un boss bien abusé lorsque vous mettrez le pied sur l’île de Utaï si jamais elle est dans votre groupe…

 

Vincent Valentine : d’âge inconnu, mais aurait sûrement plus de 100 ans. Ce vampire utilise des fusils pour se battre. Pour l’avoir, il faut trouver la combinaison du coffre-fort dans le manoir de Nibelheim, et utiliser la clé au sous-sol lors de l’histoire principale. Lorsqu’il vous répondra « laisse-moi dormir », partez de la pièce et poursuivez votre chemin. Au retour de la bibliothèque, il finira par rejoindre le groupe. C’est un très bon combattant, une bête de somme lorsqu’il utilise ses limites. Il faut toutefois se méfier à ce niveau, histoire qu’il ne redonne pas de la vie à un boss par inadvertance…

 

Bien entendu, dans le camp opposé, vous aurez tous les lieutenants de la Shin-Ra qui tenteront de vous barrer la route. Les dirigeants, tels que Rufus ou Palmer, ne représentent pas une grande menace. Leurs sbires, en revanche, sont plus à craindre.

Affrontement contre Palmer de Shinra  dans Fusée-Cité. Sans doute un des boss les plus simples du jeu. Une formalité.

Affrontement contre Palmer de Shin-Ra dans Fusée-Cité. Sans doute un des boss les plus simples du jeu. Une formalité.

A commencer par les Turks, corps d’élite du conglomérat, composé de Reno, Rude, Elena et Tseng. Heidegger, chef de la sécurité, tentera aussi de vous arrêter, sans compter Hojo, le scientifique fou de la société.

Mais le méchant qui tire son épingle du jeu et compte profiter de la situation s’appelle Sephiroth.

Ce jeune homme aux cheveux d’argent a réussi à se hisser dans l’élite du corps d’armée de la Shin-Ra. Il est doté d’une force sans commune mesure et quand on le voit, on veut jouer avec lui. Ce sera le cas lors d’une courte séquence de flash-back. Lorsque le jeu commence, on ne sait pas ce qu’il est devenu. Mais son ombre plane sur certains événements graves de l’histoire. Très vite, Sephiroth devient l’ennemi à abattre, non seulement pour nos héros, mais aussi pour le conglomérat. Seul problème, comment faire pour chercher un ennemi alors qu’il a disparu il y a déjà plusieurs années ?

Sephiroth est bel et bien au centre de cette histoire complexe, faite de manipulations génétiques, d’expériences interdites,d’entités extraterrestres et de quêtes des souvenirs. Problème : 14 ans après, on a tendance à le classer comme l’idole des kikoolols et des émos. Ce serait nier la profondeur complexe que revêt ce personnage, aux cheveux longs, certes, mais dont la force reste non seulement d’être un fantôme pendant la quasi totalité du jeu, mais aussi son passé.

 

Sephiroth s'en allant dans les flammes de l'incendie de Nibelheim. Inoubliable.

Sephiroth s’en allant dans les flammes de l’incendie de Nibelheim. Inoubliable.

Système de combat:

Le jeu propose des combats aléatoires et au tour par tour, avec l’Active Time Battle présent depuis le cinquième épisode. Chaque personnage se bat avec une arme différente, bien entendu, mais plusieurs points font que le système est intéressant et notamment la façon dont est gérée la magie.

Pour pouvoir bénéficier de pouvoirs magiques, vous devrez équiper vos héros de boules de différentes couleurs sur les armes et les armures, qui répondent au nom de matérias. Il arrivera d’en trouver dans des donjons, dans des coffres, mais vous devrez acheter la majorité d’entre elles. Bien combinées, elles peuvent faire des ravages chez les ennemis. Cependant, les plus puissantes d’entre elles ne vous seront accessibles que vers la fin du jeu, ce serait trop facile sinon. Chaque matéria évolue avec les AP ( Aptitude Points) donnés en fin de combat. Il peut arriver cependant qu’une arme ou armure double ou triple les points donnés pour les matérias s’y trouvant. Certains équipements ne permettent pas de les faire évoluer . Elles ont différents niveaux, qui vont de deux à cinq étoiles. A chaque fois qu’un palier est franchi, une nouvelle étoile s’illumine et donne des pouvoirs supérieurs : par exemple, pour la magie de feu, vous commencez avec Feu, le pouvoir de base. En évoluant, la matéria permettra d’obtenir Feu2 , plus puissant, puis Feu3. Pour les matérias d’invocations, les niveaux permettent d’invoquer plus ou moins de fois la créature.

Acceptez de voir la danse des chocobos à la ferme, et les oiseaux vous donneront votre première matéria d'invocation.

Acceptez de voir la danse des chocobos à la ferme (première réponse), et les oiseaux vous donneront votre première matéria d’invocation.

Une fois le dernier niveau atteint, la matéria devient «  maître » et se dédouble pour en créer une nouvelle.

Seule la matéria Talent de l’ennemi ne fonctionne pas de cette manière : composée de 24 étoiles, cette dernière répertorie toutes les attaques que vous pouvez apprendre si un ennemi la lance contre vous. Attention toutefois, vous devrez manipuler certains ennemis, pour arriver à vos fins.

Les matérias sont de différentes couleurs, qui représentent différentes fonctions.

Les matérias rouges sont des pierres d’invocation : elles permettent d’appeler lors d’un combat une créature . Attention toutefois, elles coûtent de belles sommes de MP.

Les matérias vertes sont des matérias de magie : Elle permettent d’utiliser des éléments, des altérations d’état ou des sorts de guérisons et ce sont les plus les nombreuses.

Les matérias jaunes sont des matérias qui ajoutent une ligne de commande au menu de combat : c’est grâce à celles-ci que vous pourrez dérober des objets aux ennemis ou les manipuler, par exemple.

Les matérias bleues sont celles qui permettent d’ajouter des effets supplémentaires aux attaques de magie. Par exemple, la matéria « effet suppl. » permet d’augmenter les dégâts. Pour un maximum d’efficacité, il est conseillé de les lier à celles de magie ou d’invocation.

Les matérias roses ajoutent des effets concernant les statistiques globales, comme ajouter plus de HP ou de MP à celui qui les porte.

 

le talent de l'ennemis "scaphandre", un poil abusé en terme de puissance.

le talent de l’ennemi « scaphandre », un poil abusé en terme de puissance.

Il vous est de plus possible de lier deux matérias entre elles, pour cumuler les effets : par exemple, si vous liez la matéria Feu (verte) avec la matéria Tout (bleue), lorsque vous lancerez le sort, il affectera tous les ennemis présents. Il faut pour cela que votre arme ou armure ait deux emplacements reliés entre eux et qui leur permettent d’évoluer. L’avantage, c’est que le système est très souple : si vous prenez un autre personnage pour jouer, vous pourrez transférer toutes les matérias de l’ancien sur son arme et armure, via l’option « échanger » et elles gardent bien entendu, leur niveau d’évolution intact.

 

si les magies sont peu puissantes au départ, ça s'arrange en cours de jeu.

si les magies sont peu puissantes au départ, ça s’arrange en cours de jeu.

Une autre nouveauté du système de combat concerne la gestion des « desperate moves ». Mis en place dans l’épisode précédent, ils étaient toutefois assez aléatoires. Ici, à côté de la jauge de temps, vous aurez une jauge de limite. Il s’agit d’un super coup, propre à chaque personnage, que vous pourrez déclencher une fois remplie. Pour cela, il faut que l’ennemi vous frappe. Plus les dégâts sont importants, plus elle se remplira vite. La commande d’attaque se changera alors en commande limite. Cependant, vous êtes libre de l’utiliser ou non et ne dépend aucunement des HP restants, mais du nombre de coups reçus. De plus, si la limite est pleine, mais que le combat arrive à son terme, elle ne se désemplit pas. Vous pourrez l’utiliser au début du combat suivant, par exemple, pour entamer un boss en beauté. Si vous l’utilisez, le personnage sera prioritaire sur les deux autres. Les limites sont d’ailleurs réparties par niveaux. Les trois premiers niveaux en ont deux. Elles se débloquent progressivement, et cela implique une utilisation fréquente du personnage. Au départ, Cloud ne pourra utiliser que Bravoure. Il débloquera ensuite Contre-Taillade. Une fois cette limite utilisée un certain nombre de fois, il aura accès à la première limite de niveau 2, etc. Les limites de niveau supérieur sont plus efficaces que les premières, vous vous en doutez. Mais la jauge se remplira par conséquent moins vite.

La dernière limite, de niveau 4, ne peut s’apprendre qu’en trouvant un objet spécifique à chaque personnage du jeu et ne sera assimilable que lorsque le personnage concerné aura appris et maîtrisé les précédentes.

Leur utilisation varie selon les personnages : Caith Sth n’a que deux limites, et certains personnages l’utilisent de façon différente : Vincent n’en a qu’une par niveau et se transforme et agit par lui-même. Tifa les enchaîne à la suite grâce à une roulette. Toutefois, les limites ne font pas forcément que des dégâts aux ennemis, certaines peuvent apporter des statuts bénéfiques aux personnages, comme restaurer les HP, ou des altérations d’état aux ennemis.

Cloud s'apprête à lancer sa limite. Ça va barder!

Cloud s’apprête à lancer sa limite. Ça va barder!

Les commandes sont donc « attaque », « magie » « invoquer » et «  éléments » la première et la dernière se trouvant forcément dans le menu de base des commandes, les autres dépendant du type de matérias que vous aurez installé sur les armes et armures.

Si vous y avez installé une ou des matéria jaunes, vous pourrez avoir les commandes suivantes, comme «  voler » « sentir » ( voir les HP de l’ennemi) « TalentE » ( matéria Talent de l’ennemi) « CoupM »( coup mortel) « mimer »…

Le système est fluide, souple, permet de bien préparer sa stratégie. Mais ce ne sont que 3 personnages que vous pourrez inclure dans votre équipe de combat. On notera aussi, arrivée sur console plus puissante oblige, que les animations de victoire ne sont plus qu’un simple bras levé : Cloud fait tourner son épée au dessus de lui, ou Cid allume une cigarette, par exemple… Un détail qu’il fallait signaler.

Les combats sont rapides et se déroulent de façon fluide.

 

Le Hautvent au dessus du désert du Gold Saucer (en bas à droite).

Le Hautvent au dessus du désert du Gold Saucer (en bas à droite).

L’histoire du jeu est fouillée, et plutôt bien trouvée, pour qui prend la peine de s’y plonger et de ne pas s’arrêter à la fin du premier CD. Une véritable quête initiatique dont les enjeux deviennent de plus en plus importants au fil de la progression, virant même à l’introspection, avec des relations entre personnages très poussées. Un voyage inoubliable, notamment pour ceux qui sont capables de surpasser une VF atroce. Traduite depuis une version américaine qui n’était pas géniale, je peux vous dire qu’on y trouve tout ce qu’il ne faut pas faire lors d’une traduction : mot à mot, coquilles, et même bouts de phrases en anglais non effacées, c’est dire… Parfois, il vous faudra faire une gymnastique de traduire la phrase telle que vous l’auriez trouvée en anglais pour ensuite proposer une version correcte en français… C’est dommage car l’effort était louable, pour le premier FF sorti sur un territoire européen sans avoir à passer par l’import.

J’avais espéré une traduction retravaillée, au moins un minimum pour la réédition du jeu en 2009 sur le PSN, il n’en a rien été. Dommage, parce que certains aspects du scénario, pas simples à comprendre, deviennent encore moins clairs!

Un exemple de traduction ...

Un exemple de traduction …

 

Les graphismes sont magnifiques pour un jeu datant de 1997. Certes, maintenant, ça pique tout de même les yeux . Mais il faut se remettre dans le contexte de l’époque : Oui les personnages sont cubiques, ils n’ont pas de mains, ni de bouche, mais il faut se dire qu’au même moment, des jeux comme ça, il y en avait plein et même des pires. On saluera l’effort fait sur les décors en général, au niveau artistique, notamment les villes et les écrans de combats, avec des héros et des ennemis modélisés en 3D et de très bonne manière. C’est beau, varié, et vous allez voir du pays. Les décors 2D ne déméritent pas même de nos jours. Squaresoft avait optimisé le support CD-ROM pour que les transitions entre les différentes phases soient quasiment imperceptibles, parfois, il arrivera même d’enchaîner séquence de jeu et cinématique sans temps morts! Et si les cinématiques sont sujettes à caution sur certains points, elles interviennent au bon moment et n’envahissent pas le jeu. Bref, on le voit, Squaresoft maîtrisait la machine sur laquelle elle a fait son jeu.Et de nos jours le cachet dégagé par FF VII a toujours son charme.

 

C'est notamment grâce aux effets de lumière  qu'on se dit que le jeu est magnifique, compte tenu de son époque de sortie.

C’est notamment grâce aux effets de lumière qu’on se dit que le jeu est magnifique, compte tenu de son époque de sortie.

Nobuo Uematsu s’est encore collé aux musiques. On sent l’effort du maître pour nous donner des mélodies qui resteront dans les mémoires car leurs compositions ne souffre d’aucune contestation. Les thèmes de cartes, du Gold Saucer, ou même des boss et de certaines villes, résonneront dans votre tête, tout comme certaines musiques d’ambiance et celles de carte du monde.

Hélas, ce potentiel est  parfois gâché par les sonorités MIDI qui offrent un rendu synthétique souvent désagréable. Mais rien de méchant, cependant.

Il n’y a pas de voix dans le jeu, et les bruitages sont assez peu nombreux et se rapprochent plus des sonorités 16 bits que 32 bits, mais comment leur en vouloir ?

 

Je ne dirais rien pour le thème de ce combat... après, vous avez terminé le premier disque.

Je ne dirai rien pour le thème de ce combat… après, vous avez terminé le premier disque.

La jouabilité est excellente pour ce genre de jeu, le système de combat est à la fois simple et vous promet des heures de personnalisation poussée au niveau des matérias, mais attention, une fois n’est pas coutume, on valide un ordre avec Rond et Croix sert à l’annuler, comme sur les consoles Japonaises. Pour le reste,le personnage est assez lent dans ses déplacements en ville ou dans les donjons, mais la touche Rond servira aussi à le faire courir plus vite. Et si vous êtes perdu en combat, vous aurez une aide qui s’affichera en appuyant sur Select. Triangle sert à appeler le menu de jeu. Il est possible de mettre le jeu en pause lors des combats, le temps ne s’écoule plus. Ceci dit, je ne remercierai jamais assez les développeurs d’avoir mis au point un des meilleurs systèmes de combats de la saga . Ce n’est pas objectif, je sais, mais vous avez été prévenus…

 

Petite soirée romantique avec Tifa...

Petite soirée romantique avec Tifa…

La durée de vie du jeu est garantie, et surtout très longue : comptez une cinquantaine d’heures pour finir le jeu en ligne droite, le long de 3 CD bourrés à craquer, ce qui était du jamais vu pour l’époque. Ajoutez-en autant si vous désirez faire toutes les quêtes annexes , notamment l’élevage de chocobos, les montées en puissance de vos matérias, récupérer les matérias-maitresses, récupérer toutes les limites et tout explorer, et mettre la pâtée aux Armes Rubis et Emeraude… Et puis vous savez quoi ? C’est un jeu sur lequel on revient avec plaisir, même après l’avoir fini plein de fois… L’appel de l’aventure épique, sans doute ? Heureusement, son arrivée sur le PSN européen a permis d’épargner ce qu’il me reste de mes trois CD qui ont bien servi…

Séquence infiltration  pour prendre le cargo. Et mini-jeu pour distraire le président. FF VII sait varier les plaisirs...

Séquence infiltration pour prendre le cargo. Et mini-jeu pour distraire le président. FF VII sait varier les plaisirs…

 VERDICT:

Final Fantasy VII fut l’aventure qui fit aimer le genre du RPG japonais à beaucoup de personnes sur le continent européen. Et rien que pour ça, il mérite qu’on lui dise merci. Mais je lui dis aussi merci pour la qualité globale de l’aventure, qui, malgré quelques défauts techniques pas bien gênants, et une VF calamiteuse ( oui, je le reconnais), reste une des meilleures faites dans la série. Il est maintenant ressorti à 10 € sur le PSN, vous n’avez aucune excuse de manquer ce grand RPG de l’âge d’or de Squaresoft. Il y a des perles intemporelles, et FF VII en fait assurément partie. La saga a réussi son passage sur consoles de génération supérieure, et Squaresoft améliorera encore sa maîtrise technique de la machine pour les deux épisodes qui suivront.

Et dire que j’ai failli prendre à sa place le deuxième jeu des aventure d’une certaine… Lara Croft…

Je crois que je n’ai pas perdu au change.

 

Coup de Gueule de fin : Guns of the Kikoolols mini :

Je vais finir par croire que Square Enix veut tuer un mythe… En effet, je n’ai pas compris la compilation indigeste sortie depuis 2007 pour les 10 ans du jeu. Advent Children, le second film de Square après le bancal ( et c’est rien de le dire) Les Créatures de l’esprit, est encore plus beau, mais n’apporte hélas rien de plus au background du jeu et ne s’adresse qu’aux fans…

Crisis Core partait d’une intention louable : faire un jeu mettant en scène Zack parce que son ombre transparait tout le long du jeu original, et se passant avant les évènements décrits dans FF VII. Oui mais voilà, il s’est révélé lassant et répétitif au bout de quelques heures malgré une réalisation de haute volée, et un scénario dont qui a joué au jeu d’origine connaît la fin avant même de le terminer, mais plutôt bien écrit. Après ce n’est que mon avis. Sachez qu’au Japon, une préquelle à Crisis Core est parue sous forme d’épisodes sur téléphones mobiles et s’appelle Before Crisis, qui raconte comment s’est formé le groupe AVALANCHE, et ce qu’il s’est passé à la Shin-Ra. Je ne sais pas ce que ça apporte, je trouve que FF VII se suffit à lui même !

Quant à Dirge of Cerberus, se passant après le jeu, je ne l’ai pas franchement trouvé terrible… Dommage parce que j’aime bien Vincent…

Pour vous parler franchement, je préfère voir FF VII comme une pièce unique, prendre le jeu pour ce qu’il est et pourquoi je l’ai aimé, plutôt qu’il soit au centre d’une mosaïque hétérogène de morceaux qui ne vont finalement pas ensemble et dont la qualité est très discutable… Ou alors, qu’on m’explique le but du brodage fait autour du jeu, si ce n’est capitaliser sur l’argent des fans absolus… Et le pire, c’est que ça a marché.

Le village enneigé renferme bien des secrets. C'est sans doute à partir d'eux, au moins en partie, que les jeux suivants sont dérivés.

Le village enneigé renferme bien des secrets. C’est sans doute à partir d’eux, au moins en partie, que les jeux suivants sont dérivés.

Points Positifs :

Un cachet artistique indéniable, même de nos jours, pour les graphismes.

Une aventure longue et passionnante

Plein de mini-jeux et de séquences différentes

Le Gold Saucer, véritable Disneyland vidéoludique

Un support optimisé pour l’époque

Le système de combat, très dynamique, avec de très bonnes idées.

Le système de matéria, très permissif

A 10 € sur le PSN, foncez!

Tifa, la première héroïne de RPG avec boobs modélisée en 3D ( laul!)

Uemtasu nous fait de très bons morceaux musicaux…

 

Points négatifs :

… Mais la qualité MIDI se fait hélas trop sentir

La « Véhaiffe » truffée de fautes, de coquilles, et mal traduite.

La compilation faite 10 ans après le jeu, POURQUOI ???

 

Final Fantasy VII

Éditeur : Sony Computer Entertainment Europe

Développeur : Squaresoft

Date de sortie : 17/11/1997 en Europe

Genre : grosse claque…pardon JRPG

Textes : français

Voix : non

Sauvegarde : un bloc

3 CD

Un joueur

Critique basée sur la version PSX du jeu. La version PC est éditée par Eidos.

 Julius

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Publié le 03/04/2013, dans Back to the Pixels, Level Up !, Passe la manette !, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Article bien fournit !
    Bien qu’il ne soit pas mon favoris, sans lui nous ne connaîtrions pas tant de rpg japonais sur nos consoles.

    Quand aux effets créés pour les 10 ans du jeu, c’était un peu too much. En même temps il y a un nombre incalculable de fans aveuglés capables de sauter sur tout ce qui a un rapport plus ou moins poussé avec FF VII. Donc forcément ça rapporte. Cependant j’avoue avoir apprécié Dirge of Cerberus, on changeait de point de vue, c’était fun (pi on me l’avait offert, on ne résiste pas au charme de Vincent :p). Mais bon ça cassait pas des briques c’est sur.

  2. Très bon article rédigé par un fan du jeu. Ça me donne envie d’y rejouer 🙂
    Effectivement les thèmes abordés sont contemporains, je dirais même d’actualité, et c’est l’une des choses qui m’a le plus touchée dans ce jeu.

    Je lui vois quand même un défaut supplémentaire (je dirais plutôt un regret) par rapport à ce que tu as mentionné: les villages graphiquement sont toutes différents et plutôt beaux. Par contre côté musique certains villages ont le même thème. J’aurais préféré un thème différent pour chaque village.

    Sinon,il y aurait peut être une correction à apporter dans l’article. D’après le livret de jeu, Aerith a 22 ans et non 19. D’ailleurs durant le jeu, il est indiqué qu’elle est plus âgée que Cloud (qui en a 21)

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