La pire génération de joueurs ? (Première partie)

Bienvenue dans cette troisième version de La pire Génération de Joueurs ? En cette fin 2012, Qu’ai-je donc encore à dire par rapport à l’année dernière ?

 

Première partie : 2012, une année-charnière ?

Nous voici donc à la fin de 2012. Une année charnière, qui assurera le transfert de la septième génération de consoles vers la huitième. D’ailleurs, le jour où paraissent ces lignes vous devriez pouvoir vous procurer la Wii U, la nouvelle console de Nintendo. Nintendo occupe le segment encore laissé libre par Microsoft et Sony dont les successeurs de la 360 et de la PS3 restent à l’état de fantômes. On ne sait rien de leurs spécificités finales, ni de leur nom définitif. On ne peut que se réjouir de la venue de Nintendo sur le segment de la HD, la Wii ne l’étant pas, mais quid du matériel embarqué ? N’est-il pas obsolète par rapport aux technologies actuelles, et par rapport à ses futures concurrentes ? Apparemment  les premiers tests semblent donner une réponse positive à ces questions, Jeuxvideo.com n’hésitant pas à dire que la Wii U tient « plus d’une console actuelle fortement optimisée ». Mais il ne faut pas oublier que ce qui fait le succès d’une console, ce ne sont pas les composants embarqués, mais les jeux. Une console surpuissante ne fera pas le poids si de mauvais jeux sortent dessus. Vers le milieu des années 90, certaines ont fait les frais de leur sous-exploitation malgré des arguments comme le fait d’être 32-bits et à support CD-Rom. D’ailleurs, le Jaguar d’Atari n’a jamais été une console 64 bits. En informatique, comme en mathématiques, 16 ( pour l’unité centrale) et 32 ( pour le processeur graphique) ne font pas 64.

En ce début d’année est sortie la PlayStation Vita. Désignée par Sony pour succéder à la PSP, qui s’est pourtant pas si mal débrouillée, elle est un monstre de puissance, pour une console portable, c’est un fait, et ne s’embarrasse pas de 3D. Mais elle ne se vend pas. La faute à un nombre de jeux réduit, dont la cause s’explique vite : les éditeurs-tiers sont absents sur la console pour le moment. De plus, je ne lui trouve aucun killer-app’ susceptible de faire vendre la console par paquets de 12. Passez dans n’importe quelle grande surface, spécialisée ou non, mais ayant un rayon jeux vidéo tout de même conséquent, et comparez par rapport aux autres : les rayonnages pour la PSVita occupent une toute petite place. On peut espérer que cela vienne à changer pour les mois à venir, sinon, elle risque de devenir un poids mort pour Sony.

Des genres saturés ?

Dans le monde du jeu vidéo, il est amusant de remarquer que les modes tournent vite. Cependant, le fait que certains éditeurs aient à leur tête des hommes d’affaires et non des connaisseurs en jeux vidéo font que certains genres arrivent à saturation. Il n’y a qu’à voir le nombre de FPS sortis ou prévus pour Noël : entre Call of Duty annuel, Dishonored, Borderlands 2 ( bien que pas FPS à 100% pour les deux derniers cités), et d’autres à venir, je peux vous dire qu’on a pas fini d’entendre parler les armes. En revanche, certains autres genre sont proches du désert. Le RPG japonais se cherche un nouveau souffle, une originalité qu’il a du mal à retrouver, du moins sur console de salon. Comme RPG japonais susceptible de se faire remarquer sorti en 2012, à part Tales of Graces f ( sur PS3), et encore ce dernier est l’adaptation du jeu sorti sur Wii, et la suite de Final fantasy XIII affublée d’un 2 derrière, on ne peut pas dire que le genre ait cassé vraiment des briques cette année. On attend d’ailleurs toujours Final Fantasy Type-0 sur PSP… Les consoles portables sont elles une porte de sortie viable ? On pourrait le penser, au vu des premiers échos qu’on a eu pour Bravely Default sur 3DS : Square Enix semble avoir retrouvé sa créativité d’antan. Reste à voir si ces promesses seront tenues. Niveau RPG occidental, on saluera tout de même l’arrivée de The Witcher II : Assassins of Kings sur Xbox360 et Les royaumes d’Amalur : Reckoning bien que non exempt de défauts.

Mais je doute qu’ils se vendent pour les fêtes. Sinon, il y a aussi Fifa et PES13 pour les fans de football virtuel. Mais justement, cela reflète quelque chose que je ne comprendrai jamais : pourquoi acheter la version de l’année suivante si on a déjà la simulation de l’année précédente ? Qu’est ce que ça apporte de mieux ? Les cheveux de Cristiano Ronaldo sont mieux modélisés, sans doute ? Mais les éditeurs ne voient que les chiffres de ventes. Donc tant que ça rapporte, ils auraient tort de se priver.

J’aimerais cependant que les gens se réveillent et qu’on cesse de les prendre pour des vaches à lait. 70 € un jeu neuf qui ne change pas forcément grand chose à celui de l’année dernière, je ne sais pas je trouve ça écœurant. Je ne le redirai jamais assez, mais je suis pour une mise en place de remise de l’ordre de 30 € pour ceux qui viennent échanger leur jeu de sport de l’année précédente pour prendre le jeu actuel. Mais cela ne se fait pas. telle est la dure loi du capitalisme…

Je continue sur ce créneau en constatant que les jeux vidéos se déplacent de plus en plus sur smartphones et tablettes, certains leur sont même exclusifs. Il ne faut pas le nier, les smartphones actuels ont de quoi faire tourner des jeux vidéo dignes de ce nom. Ce n’est cependant pas une raison pour vouloir gagner du fric sur le dos des joueurs. J’en veux pour preuve le freemium, qui en gros consiste à avoir un jeu, du moins une grande partie du jeu, gratuitement. Mais si les gens en veulent plus comme des armes plus efficaces, par exemple, ils doivent dépenser quelques centimes de plus. Au final, les centimes se transforment en euros entiers. Certains éditeurs font même une sorte de chantage pour ceux qui veulent des mises à jour gratuites : mettre 5 étoiles sur 5 comme note , sinon il ne faut pas y compter. Non seulement cet échange est proprement scandaleux, mais cela permet également de truquer les moyennes dans les tableaux récapitulatifs. En réalité, le freemium n’est autre que le principe des DLC poussé à son pire extrême.

Pour faire passer la pilule somme toute amère de la chose, certains éditeurs font maintenant ce qu’on appelle des «  season pass ». C’est le cas pour Gearbox avec Borderlands 2 : pour 30 € vous avez les quatre DLC prévus dans le jeu dès leur disponibilité. Néanmoins, cela fonctionne t-il comme le « online pass », c’est à dire qu’il faut racheter un code si le jeu est vendu d’occasion et la fonction déjà utilisée ?

Bref, les principes mêmes de rentabilité à tout prix n’ont pas fondamentalement changé par rapport à l’année précédente, mais on peut se demander qui sont les fautifs dans tout ça. Les éditeurs ? Ne soyons pas naïfs, vu le modèle économique imposé, attendre un retour sur investissement est normal. Faire un jeu coûte de plus en plus cher. De là à en vouloir toujours plus, c’est une vision que je ne partage pas. Mais ne faut-il pas non plus sanctionner les joueurs eux-mêmes ? La pratique des DLC abusifs et autres pour inciter les gens à dépenser plus cesserait si personne n’achetait, je dirais même cautionnait ce système. En gros qu’on cesse en tant que joueurs de penser comme des moutons.

 Next : Call of Hardcore

Julius

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Publié le 30/11/2012, dans Guns of the Kikoolols, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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