[Catch & Conséquences #8] Review de WWE SummerSlam 2012

Dans le club très fermé des PPV historiques de la WWE, SummerSlam occupe une place quelque peu à part. Non seulement il est le seul de ces quatre PPV légendaires (avec le Royal Rumble, Wrestlemania & les Survivor Series) à ne rien proposer de spécial dans son programme. Et pourtant, c’est sûrement l’un des Pay-Per-View ayant eu le plus de grand matchs à son actif. Alors qu’en-est-il de l’édition 2012 ? La réponse tout de suite…

 

 

On passera assez vite sur le match pour le titre US entre Santino Marella et Antonio Cesaro puisque l’action se résuma à quelques minutes de comédie avec en place centrale le Cobra de Santino qui ne pouvait s’empêcher de s’intéresser à Aksana dès lors que cette dernière était sur le ring (alors que franchement, cette demoiselle est plutôt quelconque). Par contre, on s’attardera un peu plus sur le résultat puisque c’est finalement Antonio Cesaro qui sortit vainqueur de la confrontation et devint par conséquent Champion des États-Unis. Si je porte l’attention sur ce fait, c’est tout simplement parce que le nouveau champion eut les honneurs de la presse Suisse-Allemande. En effet, Cesaro fit les manchettes de « 20 Minuten » ainsi que du « Luzerner Anzeiger » à la suite de sa victoire. Visiblement, la Superstar originaire de Lucerne semble susciter un certain intérêt chez nos amis Helvètes et il sera intéressant de voir si la récente mise en lumière de Cesaro influera sur la popularité du catch en Suisse.

 

 

Commençons le show à proprement parler avec un match d’ouverture qui promettait puisque nous eûmes droit d’entrée à l’affrontement opposant Dolph Ziggler à Chris Jericho. Un Jericho visiblement affaibli (les bandages en témoignent) suite à l’attaque qu’il subit des mains de Ziggler lors du dernier Smackdown.

La décision de faire tenir ce match en ouverture peut surprendre, mais au final cela a constitué un superbe coup d’envoi. Les deux superstars ont su faire montre de leurs qualités techniques, Ziggler a su se montrer fort intelligent en attaquant Jericho sur sa blessure et les seuls regrets viennent en fait de la durée trop courte du match et de la victoire de Jericho. Non pas que voir Y2J gagner ne me pose problème (loin de là, c’était même mon pronostic), mais au final, cela ne rend pas honneur à Ziggler. En effet, répéter à longueur de temps que son adversaire est rincé, le blesser juste avant le match pour finalement perdre contre lui à la loyale (sur un Walls of Jericho), ça fait quelque peu mal à la crédibilité.

 

 

Enchaînement en coulisses avec une interview de Paul Heyman et Brock Lesnar sur le match à venir contre HHH. Comme d’habitude, les deux rappelèrent que ce match serait un vrai combat et que l’actuel COO de la WWE serait réduit en miettes. Rien de bien nouveau donc.

 

La suite du programme nous proposa le match entre Daniel Bryan & Kane. Ce match entre les deux éléments les plus instables de la WWE à l’heure actuelle avait de quoi interloquer. Au final, nous eûmes un match de qualité tout à fait acceptable. Kane a su mettre Bryan en valeur comme il fallait et ce dernier sut montrer toutes les qualités dont on l’affuble. Rapide, technique, intelligence, tout y était. Bref, on bon petit match, bien mené, et bien conclu par un Tombstone Piledriver contré en petit paquet par celui que l’on surnomme maintenant « Goatface ». A noter aussi qu’à la suite du match, Kane s’est défoulé en coulisses, notamment en envoyant valser le pauvre Josh Matthews dans le décor.

 

 

On poursuit le film de ce SummerSlam avec le match pour le titre Intercontinental entre The Miz et Rey Mysterio (en mode Dark Knight).

Ce match ne fut pas mauvais, mais pas vraiment bon non plus. Certes, The Miz confirme qu’il est bel et bien revenu avec de la bonne volonté et un arsenal catchesque amélioré, mais on sent qu’il a toujours du mal face aux voltigeurs. Cela s’est quelque peu confirmé face à Rey car les deux ont semblé avoir eu du mal à accorder leurs violons sur la même tonalité. Mais le résultat fut correct et grâce à un Skull Crushing Finale bien placé en contre, The Miz conserva son titre. A noter que Mysterio a souffert d’une commotion cérébrale au milieu du match.

 

 

Le show enchaîna avec CM Punk qui exprima une nouvelle fois ses griefs à AJ, la nouvelle GM de Raw, lui rappelant l’injustice d’un match où le champion peut perdre son titre sans même être impliqué dans la fin du match. Griefs qui semblaient rentrer dans une oreille pour en ressortir par l’autre, si l’on en juge par la mine stoïque de la Geek Goddess.

Enchaînement avec un nouveau match, et cette fois, ce fut au tour des deux prétendants pour le World Heavyweight Championship de rentrer en scène, le temps de rappeler ce qui s’était passé ces dernières semaines entre Sheamus, le Champion en titre et Alberto Del Rio, le Challenger n°1 qui faillit bien ne pas faire partie de la fête, suite à ses agissements contre le Champion à Houston quelques semaines auparavant.

Comparé aux précédentes confrontations entre les deux, ce match fut bien plus équilibré. Les deux ont eu du temps pour s’exprimer, que ce soit dans la puissance et l’endurance pour Sheamus ou que ce soit dans la technicité et l’intelligence pour Del Rio. Sheamus a d’ailleurs été très impressionnant, j’en veux pour preuve la Powerbomb qu’il a porté avec un bras et demi pour contrer le Cross-Armbreaker du Mexicain. C’est d’autant plus dommage de voir que Sheamus ait conservé son titre par un coup du destin. En effet, le fait de le voir utiliser la chaussure de Ricardo Rodriguez (que ce dernier avait envoyé à l’origine à son patron) puis de faire valider le tombé alors que Del Rio avait mis le pied dans les cordes ne profite au final ni à l’un, ni à l’autre. Néanmoins, le match fut solide dans son ensemble mais il me semble opportun que Sheamus se trouve un nouvel adversaire…

 

 

On poursuit le fil de ce SummerSlam avec le match pour le titre par équipes entre d’un côté Kofi Kingston & R-Truth et de l’autre les PrimeTime Players.

Plus le temps passe, moins Darren Young & Titus O’Neil passent pour des prétendants crédibles. Déjà que l’équipe a perdu son « plus » charisme qu’était Abraham Washington, ils semblent en plus bien inférieurs aux champions, comme l’a démontré ce match. En effet, à l’exception de quelques minutes en milieu de match, les PTP ont été clairement dominés par les champions, qui ont d’ailleurs conservé leur titre. Quant au match en lui-même, il ne restera pas dans les mémoires.

 

 

Le temps d’une petite promo sur le SummerSlam Axxess qui s’est tenu durant la semaine et l’heure du Triple Threat Match pour le WWE Championship était arrivé. Au passage, 1h20 pour deux matchs, ça fait quand même beaucoup, mais on en reparlera plus tard.*

Pour ce qui est du match pour le WWE Championship en lui-même, il ne fut pas foncièrement mauvais, loin de là, mais deux choses me turlupinent concernant ce match : D’abord, il fut beaucoup trop court. Une dizaine de minutes, pour un match de championnat majeur, c’est clairement trop peu. Et quand on sait que le PPV a fini avec 10 minutes d’avance, y’a de quoi être quelque peu circonspect. L’autre problème vient du déroulement du match en lui-même et surtout du fait qu’on ait fait du Big Show l’élément central du match. C’est bien simple, le match s’est résumé à du Show vs. Punk, puis du Show vs. Cena, puis à nouveau du Show/Punk et ainsi de suite. Non pas que ce soit mauvais en tant que tel, mais on aurait préféré voir évoluer Punk et Cena ensemble plus longtemps. Néanmoins, le final fut assez intéressant puisqu’après une double soumission portée sur Show, l’arbitre se trouvait un peu gêné pour désigner le vainqueur du match. C’est donc la sautillante GM de Raw qui se chargea de dénouer l’affaire en… redémarrant le match, tout simplement. Pas pour longtemps d’ailleurs, puisqu’après un Attitude Adjustement bien placé sur lke Big Show, c’est CM Punk, qui portait d’ailleurs des couleurs très Hitmaniennes ce soir-là (Bret Hart apprécia d’ailleurs l’hommage), qui tira les marrons du feu et conserva son titre.

 

 

Après un mini-concert complètement inutile de Kevin Rudolf (vous savez, celui qui fournit en gros les thèmes des PPV). La grande heure était venue, Brock Lesnar et HHH allaient s’affronter.

Première remarque, c’est la forme impressionnante dans laquelle s’est présenté Lesnar. Nettement plus affuté que lors d’Extreme Rules, on a eu presque l’impression de le voir dans l’état de forme qu’il arborait quand il combattait à l’UFC. On ne peut malheureusement pas en dire autant concernant Triple H. Le successeur désigné s’est présenté quelque peu enrobé (rien de trop voyant cependant), en tout cas suffisamment pour nous faire penser que The Game est maintenant plus enclin à fréquenter les grands dîners que les salles de sport.

Pour ce qui est du match, on nous l’a martelé pendant des semaines, ce match devait être un combat, et ce fut un combat. Peu de technique ici (même si je m’attendais à pire) et une véritable volonté de destruction mutuelle. En effet, alors que Lesnar s’acharnait sur le bras du Cerebral Assassin, ce dernier s’attaquait quant à lui à l’estomac fragile de l’ancien Champion Poids Lourds de l’UFC (je tiens à rappeler que Lesnar avait contracté il y a un an une grave infection intestinale qui le conduisit à subir une lourde opération). Mais comme on pouvait s’y attendre, c’est finalement l’ancien champion de MMA qui remporta la victoire en faisant abandonner Triple H grâce à sa Kimura. Finalement, il est bon de voir HHH mettre un peu son ego de côté (même si ce dernier n’a pu s’empêcher de se mettre en main-event) afin de permettre à Brock de briller et surtout de devenir une véritable menace pour les Superstars de la WWE. Et même si on ne sait pas ce que ce dernier fera dans les semaines à venir, il y a fort à parier qu’un fort challenge l’attend. Pour ce qui est de Hunter, c’est finalement penaud qu’il rentra aux vestiaires, le bras visiblement cassé, comme si c’était le signe de sa fin de carrière active.

 

 

En conclusion, on ne peut pas dire que SummerSlam était mauvais, bien au contraire. La carte était homogène et rien n’était vraiment à jeter. Mais bon sang que ce PPV fut tiède ! Car si aucun match ne fut véritablement mauvais, aucun de ces matchs ne furent véritablement exceptionnels non plus. Certes, nous avions eu de bons matchs (Ziggler/Jericho en tête), mais rien de bien transcendant. C’est un peu dommage, car on avait moyen de voir sortir quelques pépites de ce show…

 

Voilà qui conclut cette review de SummerSlam, on se retrouve dans quelques semaines pour la couverture de Night Of Champions.

 

 

C2J

 

 

Photos : copyright © wwe.com

Publié le 30/08/2012, dans Catch, Catch & Conséquences , et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :