[Critique livre] Final fantasy VII

Si vous voyez la rubrique dans laquelle j’ai classé cet article, vous devez penser que j’ai pété un câble. Parce que c’est vrai, j’adore Final Fantasy VII. En revanche j’aime moins les jeux et le film  faits autour de l’original, les histoires me paraissant trop tirées par les cheveux pour paraitre crédibles et cohérents.  Mais je m’explique dans les lignes qui suivent.

Lorsqu’un livre édité par Console Syndrome est sorti sur le jeu et son univers étendu, cela ne pouvait que me plaire en espérant  trouver des réponses à certaines questions. Mais voilà, soit le livre sort trop tard, soit il rate sa cible. Il s’est passé plus de 15 ans  ( 14 pour l’Europe) entre la sortie du jeu au Japon et celle du livre. Autant dire qu’on a eu le temps de tout voir, tout lire, tout dire, sur Final Fantasy VII, et le développement d’internet a grandement aidé. En lisant ce livre, j’ai eu l’impression de relire des pans entiers de sites comme FF Dream ou FF World, voir de certains magazines papiers, comme pour le passage de l’interprétation sur Advent Children! Cette impression m’est venue dès le chapitre III, avec les secrets de FF VII,  que j’ai déjà lu autre part, screenshots à l’appui, ce dont le livre est totalement dénué.  Parlons-en, tiens, cela va me permettre d’enchainer avec la maquette du livre. Le fait qu’il n’y ait aucune photo d’illustration n’est en soit pas préjudiciable. Les polices d’écritures sont respectueuses et lisibles. Cependant, le plan, trop scolaire,  ne fait que renforcer l’impression de copié/collé, le long des 10 chapitres de l’ouvrage. D’ailleurs il faut noter que le premier d’entre eux occupe un bon tiers, si ce n’est plus,  de la totalité des pages ( 109 sur 308)…  Le livre se lit vite, la faute notamment à des tailles de polices assez grosses et une maquette des plus aérées.

Si vous  avez retourné Final Fantasy VII en long, en large, en travers, comme moi,  vous n’apprendrez rien de plus avec cet ouvrage, et même sur les produits dérivés, pour peu que vous ayez lu les histoires sur les sites dédiées. Une interview des créateurs du jeu aurait été plus judicieuse, pour avoir des réponses à certaines questions qui restent en suspens ( du moins, pour les miennes), ou même pour étayer certaines affirmations du livre.

L’idée de départ du livre était bonne. Malheureusement, elle  a été exploitée de façon trop paresseuse et maladroite pour pouvoir prétendre à la qualité  « d’ouvrage de référence » sur l’œuvre. Ce manque d’ambition est d’autant plus dommageable qu’avec sa couverture cartonnée et en relief, le livre fait bien dans une collection. Dommage qu’il soit si décevant.

Cela m’a été dur d’écrire cette critique somme toute assez négative, sur un livre qui veut rendre hommage à un jeu que j’adore. Malheureusement, être fan de FF VII ne veut pas non plus dire avoir des œillères et tout laisser passer sans rien dire.

Julius

Final Fantasy VII

Auteurs : Nicolas Courcier,  Mehdi El Kanafi

Éditeur : Console Syndrome

Prix : 20 €

Pages : 309

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Publié le 16/07/2012, dans Couillon de Bulture, et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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