[Catch & Conséquences #4] Review de WWE Extreme Rules 2012

[Attention : Cette review ne prend en compte que le show en lui-même. Ne comptez donc pas sur cet article pour voir ce qui s’est passé depuis.]

WWE Extreme Rules fait maintenant partie de l’Histoire du catch et beaucoup d’attentes et de craintes s’étaient dessinées autour du déoulement de ce Pay-Per-View. Alors, est-ce qu’Extreme Rules fut un show de qualité ? Fut-il extrêmement ennuyeux ? Jetons-y un œil pour en avoir le cœur net.

Un petit mot rapide sur le match d’avant-show qui fut diffusé sur YouTube et qui opposait Santino Marella au Miz pour le titre de Champion des Etats-Unis. Pas grand chose à dire sur ce match, il fut de qualité assez moyenne, du niveau d’un match de show hebdomadaire. Néanmoins, il fut assez solide pour mettre le public de Chicago sur de bons rails avant de voir les choses sérieuses commencer.

Le (vrai) show s’ouvrit avec le Falls Count Anywhere Match qui voyait s’affronter Randy Orton et Kane. On s’attendait à une bagarre à l’ancienne, et franchement on n’a pas été déçu de ce côté là. Ce FCA s’est déroulé de manière on ne peut plus classique. Passage dans les travées, bagarre devant l’entrée des catcheurs, chamailleries dans les coulisses avant de revenir autour du ring et finir le match à l’intérieur de ce dernier, pas grand-chose de nouveau, quoi. On peut quand même signaler l’intervention de Zack Ryder au cours du match. Comme vous le savez si vous suivez mes articles depuis le début, le « Long Island Iced-Z » avait quelques comptes à régler avec le Gros Monstre Rouge depuis tout ce qui s’était passé avec John Cena et Eve, donc bon point sur ce coup-là, puisque Ryder permit à Orton de revenir dans le match alors qu’il était en difficulté.

Par contre, je serais moins indulgent sur le fait de finir un Falls Count Anywhere à l’intérieur du ring. Ou plutôt, sur le fait que ce type de stipulation se termine régulièrement ainsi. Je sais pas, ça me fait le même effet que de voir quelqu’un conduire une Supercar sur circuit fermé à 50km/h : On a quand même la possibilité de s’éclater et de proposer de l’insolite, et au final, on fait dans le pépère.

Mais bon, pour un opener, ça faisait l’affaire.

Ce qui a fait moins l’affaire, c’est le match suivant. Soyons clairs, je n’ai rien contre un peu de fun de temps en temps dans le catch, bien au contraire. Ça permet de faire retomber un peu l’atmosphère générale, permettant au public présent de reprendre son souffle avant de reprendre les choses sérieuses. Mais ces derniers temps, quand la WWE essaye de faire ce genre de choses, ça tombe rapidement dans le grotesque. Vous aurez sans doute compris que je veux parler du cas Brodus Clay , qui était opposé dans ce match de dernière minute à Dolph Ziggler.

On ne peut pas dire que cet affrontement restera dans les mémoires plus de 5 minutes, mais pour une fois que l’on voit le Funkasaurus un peu en difficulté, on ne va pas trop se plaindre. C’est quand même dommage de voir Ziggler réduit à jouer les faire-valoir. D’ailleurs, l'(excellent) public de Chicago était un peu du même avis que moi puisque des chants « Let’s go Ziggler » se sont faits entendre durant le match.

Après l’habituelle danse de la victoire du dinosaure funky, l’heure était venue pour le Big Show de défendre son titre Intercontinental contre l’ancien détenteur de la ceinture, Cody Rhodes.

Pour ceux qui avaient lu mon Brief-Ring sur l’événement, j’avais dit que le match serait sans stipulation. En fait, stipulation il y eut, puisque lors du pré-show diffusé sur YouTube, Eve & John Laurinaitis, les deux principales têtes dirigeantes pour le moment à la WWE, ont décidé de tirer au sort les règles du match par le biais de la célèbre Roulette que l’on peut voir régulièrement à Raw. Teddy Long fut la main innocente qui « décida » du match et ce fut un Tables Match que la roue désigna, au grand plaisir du Big Show et au grand dam de Rhodes.

En effet, avec une stipulation pareille, il semblait pour le moins improbable de voir le Beautiful Disaster remporter ce match, tellement ce genre de match semble taillé pour les plus puissants. Mais comme vous pouvez vous en douter, les choses n’allaient pas se dérouler exactement comme le commun des mortels l’auraient prévu.

Le match pourrait se résumer par des images de Cody Rhodes volant aux quatre coins du ring et à une domination outrageuse du Grand Spectacle. Mais comme vous pouvez vous en douter avec la WWE, tout n’allait pas être aussi simple, puisque sur un coup du sort (en l’occurrence, ce fut un Dropkick de Rhodes sur la jambe levée du Big Show qui essayait de revenir sur le ring), le Big Show transperça de son pied une des tables dépliées aux abords du ring, ce qui causa sa défaite immédiate et le retour du titre Intercontinental autour des hanches de Cody Rhodes (En passant, la tête de l’Athlète le plus large au monde quand son pied passa à travers la table est assez savoureuse).

Vous comprendrez aisément que ce dernier goûta fort peu cette décision, et comme vous pouvez vous en douter, « Quand Big Show fâché, lui toujours son adversaire démonter ». C’est donc par dépit du fait de sa bourde (enfin, je pense) qu’il fit passer Cody Rhodes à travers deux tables. Si ces actions furent pour le moins impressionnantes, le passage à travers la seconde table était peut-être dispensable (un poil trop dangereux).

Après cette démolition en règle et une petite promo de Daniel Bryan ponctuée des habituels « YES ! », l’heure du match pour le World Heavyweight Championship avait sonné.

Un bref rappel de la rivalité entre l’Irlandais et l’ancien roi des fédérations indépendantes et les deux protagonistes prenaient place pour en découdre dans un match au meilleur des trois tombés.

La première partie du match fut juste un régal : Technicité, fluidité, puissance, audace, les qualificatifs me manquent pour décrire ce grand moment. Les deux en ont même profité pour nous sortir des prises qu’ils ne portent pas habituellement (Sheamus devrait d’ailleurs inclure son Cloverleaf dans son arsenal de base, il porte cette prise de fort belle manière). Le tournant du match fut clairement le choc que subit le Grand Rouquin Blanc sur le bras gauche. Bryan décida de se concentrer sur le membre blessé, allant même jusqu’à concéder le premier tombé par disqualification pour causer un maximum de dommages. D’ailleurs, cette tactique a plutôt bien marché puisque quelques minutes après, Sheamus tomba dans les pommes suite au YES Lock de Daniel Bryan, permettant à ce dernier d’égaliser. Après quelques minutes passés au pays des rêves, reprit l’affrontement. Le match devint plus haché, plus lent, mais aussi plus intense et finalement, c’est grâce à un Brogue Kick véritablement assassin que l’Irlandais conserva son titre.

Ce match fut clairement pour moi le match de la soirée. C’était intense, c’était bien construit, c’était… C’ETAIT CE QU’ON VOULAIT VOIR A WRESTLEMANIA, NOM D’UN HITMAN !!!

Bon, excusez ce petit emportement, reprenons la marche du show et enchaînons avec le match de dernière minute n°2.

Après une petite pause, nous retrouvâmes sur le ring deux crevettes, Aaron Relic et Jay Hatton, qui allait vivre leur quart-d’heure de gloire en se faisant démolir par Ryback.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Ryback, il s’agit simplement de Skip Sheffield, ancien membre de la Nexus et participant de la première saison de NXT. Il est de retour depuis peu avec une gimmick proche de Terminator (je suis sérieux), un genre de mix entre Goldberg (pour le style tout en finesse), Rob Van Dam (pour les grenouillères bariolées) et un bernique anémié (pour le charisme). Destruction en règle en l’espace de quelques dizaines de secondes, pas besoin d’en dire plus.

Reprenons les choses sérieuses et parlons du Chicago Street Fight entre Chris Jericho et CM Punk pour le WWE Championship.

Première chose qui en a surpris plus d’un, c’est que les deux catcheurs sont arrivés sur le ring dans une tenue « civile » plutôt que dans leurs tenues habituelles. Si cela peut paraître un peu accessoire de le signaler, cela permet de suggérer de manière inconsciente que ce match ne sera pas livré pour la beauté du sport, mais bel et bien pour vider querelle. D’ailleurs, la famille de Punk, qui fut en première ligne par rapport aux attaques de Jericho, était présente aux premières loges aux côtés d’un public acquis corps et âme au héros local.

Concernant le match, il fut conforme aux attentes. Ce fut violent, ce fut tendu, ce fut un street fight, quoi. Pas mal d’objets furent utilisés : des chaises, des kendo sticks, les tables de commentateurs et même un extincteur. La famille de Punk fut aussi utilisée dans le courant du match. Plus précisément, c’est la sœur de Punk qui fut impliquée. Alors que cette dernière était en train d’encourager son frangin qui était en train de se faire délicatement démolir par Jericho, le Canadien vint la prendre à parti, ce à quoi elle rétorqua une magistrale gifle. Cette intervention permit d’ailleurs au match de reprendre du poil de la bête puisque Punk, pour protéger sa frangine, ré-attaqua de plus belle Y2J.

Mais malgré cette débauche d’éléments extérieurs, nous eûmes quand même droit à quelques phases de catch, plutôt bien exécutées par les deux protagonistes.

Au final, le match fut très plaisant à regarder. Certes, il fut très différent de l’affrontement de Wrestlemania XXVIII mais ce match fut très bien construit et les deux ont su mettre leur science du catch au service de la stipulation.

Après ce match de championnat rondement mené, ce fut au tour des Divas de rentrer en piste.

Originellement, ce match devait opposer Nikki Bella, la championne en titre à Beth Phoenix, l’ancienne championne. Bien que blessée, cette dernière avait reçu le feu vert des médecins. Mais quelques minutes avant le match, Eve vint annoncer à la Glamazon qu’elle ne pourrait pas finalement défendre ses chances. Mais la moitié de la fratrie Bella n’était pas pour autant tirée d’affaire, puisque le match était maintenu et qu’elle devrait affronter une adversaire mystère (ouais!) qui ne serait pas Kharma (ooh!).

C’est finalement Layla, ancienne championne qui faisait son come-back après presque un an d’absence suite à une blessure, qui fut opposée à la championne.

Si le match ne présente en lui-même que relativement peu d’intérêt, il faut reconnaître que Layla est revenue très en forme. J’avoue avoir peu de souvenirs des qualités catchesques de l’Anglaise, mais cette dernière semble avoir mis de l’impact dans ses coups et visiblement, elle n’a pas chômé pendant cette année hors des rings. Les Divas héritent donc d’une nouvelle championne qui sait se débrouiller dans un ring, ce qui est de base une victoire pour le WWE Universe.

L’heure du Main-Event était venue, Brock Lesnar et John Cena allaient s’affronter dans un Extreme Rules Match. Enfin de match, c’est plutôt de tabassage en règle dont je devrais parler. Si ce match devait servir à montrer le potentiel de destruction hors normes de Lesnar, ben c’est réussi. Le pauvre John Cena a littéralement subi la loi de l’ancien champion poids lourds de l’UFC pendant 90% du match. Ground ‘n’ Pound, Kimura, toute la panoplie du champion de MMA fut déployée au cours de l’affrontement. L’impression de puissance dégagée par le revenant était tout bonnemeent effrayante. L’exemple le plus marquant reste le moment où il a soulevé l’arbitre qui était inconscient en dehord du ring d’une seule main.

L’idole des enfants a probablement subi la « raclée de sa vie » à Extreme Rules et pourtant, malgré cette destruction en bonne et due forme, c’est bel et bien ce dernier qui est sorti victorieux de ce match en portant son Attitude Adjustment sur Lesnar, le faisant atterir sur les escaliers que ce dernier avait porté sur le ring.

Une fois le match terminé et la poussière retombée, John Cena prit le micro pour remercier le public de Chicago (qui fut fantastique, il faut le rappeler) en disant qu’il allait prendre un peu de repos après un tel passage à tabac.

C’est ainsi que se conclut WWE Extreme Rules 2012, une édition de plutôt bonne qualité, avec de très bons matchs et un ensemble relativement solide. On se retrouve bientôt pour aborder le cas de WWE Over The Limit 2012.

C2J

Photos : Copyright © wwe.com

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Publié le 07/05/2012, dans Catch, Catch & Conséquences , et tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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